Des Nitros au Desperado

- 3 avril 2025 - Par Phil Anthropik

Détenteur du statut Red Diamond, Tristan Laverdet s'impose sur l'un de ses premiers tournois live et empoche 5 300 €.
Event #18 : Desperado 150 €

Desperado
Sur tous nos festivals, on voit un florilège de patchs orner les vêtements des joueurs. Entre les WIP, les membres du forum WAM-Poker, les écussons de plus de 100 clubs répartis dans toute la France, il y en a certains qui brillent d'un peu plus de prestige. On veut parler de l'écusson au diamant rouge (Red Diamond en VO), qui est généralement réservé aux joueurs d'Expresso ou de cash game. Si les tournois ne sont, a priori, pas leur domaine de prédilection, leur compréhension profonde du jeu permet de compenser certaines "faiblesses".

Mercredi soir, au milieu de la nuit, c'est Tristan Laverdet, un aficionado du format Nitro qui remportait le Desperado. Passé pro tout récemment après avoir quitté son travail dans la finance, Elabysse (son peusdo online), découvrait les joies d'une première victoire en live, après avoir déjà signé quelques ITM sur nos événements. Habitué d'ordinaire à multi-tabler 18 tables, c'est justement pour sortir de cette routine qu'il inclut quelques live dans son planning : "Je suis venu avec une bande d'amis depuis samedi. Depuis le début du festival, j'étais plutôt dans la team "turbo-bust" que dans celle de ceux qui vont loin dans les tournois." 

Une vapeur que le Parisien a réussi à inverser sur un tournoi qu'il avait particulièrement mal débuté. "J'ai très mal commencé en perdant 80 % de mon stack très vite." Habitué aux parties jouées avec 15 BB de profondeur, il en fallait plus pour le décourager. À la force du poignet, il remonte progressivement, gagnant notamment un gros coup contre notre membre du Winamax Stream Gang Etienne "WithMyCap".

Tristan Laverdet
Rapidement, la moyenne de ce tournoi à la structure véloce tombe autour d'une quinzaine de blindes, permettant au futur vainqueur de profiter de son edge dans le jeu short stack. Petit à petit, il grappille les paliers jusqu'à se hisser en table finale. "On a beau avoir l'habitude de cette profondeur, il y a des paramètres tels que l'ICM qui sont particulièrement compliqués à calculer dans une situation de live où tout le monde est très short." Arrivé avec le sixième tapis de l'ultime table, il opte pour la solution passive, laissant ses adversaires s'éliminer entre eux jusqu'à arriver en tête-à-tête. Un dernier défi de taille puisque Tristan pointait à 3 BB quand son adversaire en possédait sept fois plus. C'est ensuite l'alliance entre la chance et le savoir-faire qui lui ont permis de remonter ce déficit pour finir par s'imposer. 

Quand on lui demande ce que ça fait de gagner en live pour un professionnel des parties virtuelles, il répond : "J'étais content, mais étonnamment je n'ai pas eu trop de réaction. J'étais trop fatigué. Aujourd'hui, je réalise un peu plus et je savoure davantage."  Préférant profiter d'un jour de repos aujourd'hui, on retrouvera cette terreur des tables online vendredi, sur le Day 1E.

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