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Le ténacité a payé

- 4 mars 2015 - Par Kinshu

C'est tout simplement l'aboutissement d'une véritable histoire amour entre Olivier Decamps et Winamax auquel nous venons d'assister ce mardi soir. En 2006, le Toulousain était l'un des premiers joueurs du site qui vient d'ouvrir ses tables de poker. En 2008, Olivier gagne un package pour le Main Event des World Series Of Poker en se qualifiant sur un satellite organisé par Wina. En 2009 et 2013, il atteint les phases finales du KING5, la compétition par équipes de la salle au W rouge, grâce auquel il remporte gratuitement deux nouveaux packages pour Vegas. En 2011, il se qualifie pour l'étape de Deauville du circuit européen, toujours sur un satellite organisé par Wina. Et en 2013, il ajoute à son palmarès le plus gros tournoi hebdomadaire du site - le Main Event.

Point culminant de cette fidélité jamais démentie le mercredi 4 mars 2015 : Olivier décroche son premier succès en live, et pas n'importe lequel : le Toulousain s'impose dans la finale du Winamax Poker Tour devant 1305 adversaire et rafle ainsi la bagatelle de 91 500€ ! 

Seul professionnel au milieu des amateurs de cette finale, Olivier Decamps a fait parler son expérience et son talent pour venir s'imposer dans cette quatrième édition du Winamax Poker Tour. Le Toulousain a géré de main de maitre cette finale en changeant de vitesse aux bons moments et en négociant chaque tournant avec beaucoup d'habilité. Résumé de sa finale.

Avec un tapis moyen au début de l'ultime table, Olivier patiente sagement, regardant ses adversaires s'entretuer avant de lui-même passer à l'action. Olivier sort du bois pour évincer l'un de ses concurrents, Etienne Ben Said, lors d'un coup à tapis avant le flop où il est favori, et reste ainsi au contact du peloton de tête. Mais les orbites s'enchainent et les blindes augmentent en conséquence. Et Olivier, comme la plupart de ses adversaires, est obligé de prendre des risques : il engage donc son tapis à plusieurs reprises et parvient à voler les blindes. Jusqu'à être payé et jouer un coinflip crucial qu'il remporte.

Un coup décisif qui va ensuite permettre au Toulousain de monter petit à petit en puissance. Olivier enclenche la troisième et commence à faire étalage de sa palette technique, au grand dam de ses adversaires. Au fur et mesure que le nombre de joueurs à la table diminue, Olivier devient de plus en plus présent. Il en profite pour éliminer celui qui était chipleader au début de la finale, Wael Razouk, et arrive même à rentabiliser un carré face à El Mostafa Ederoua. La machine est lancée. 

On passe en 3-handed et aucun obstacle ne semble pouvoir barrer la route d'Olivier qui s'impose rapidement comme le capitaine d'un navire hyptonisé par son jeu. Mais c'était sans compter sur Shakil Gill, qui après l'élimination de El Mostafa Ederoua, s'impose comme le dernier rempart séparant Olivier de la victoire. Et quel rempart ! Le qualifié en ligne va donner du fil à retordre au professionnel pendant près de quatre heures, devant une assemblée épatée par le duel que se livrent les deux hommes.

Mais comme souvent, le pro finit par triompher de l'amateur et c'est bien Olivier qui l'emporte. Ereinté, comme son dernier adversaire, par ce finish haletant, le Toulousain ne manque pas de saluer l'endurance et la solidité de son runner-up, et savoure son tout premier succès en live : « C'est la première fois que je ne suis pas frustré d'être éliminé d'un tournoi, ça fait tout drôle » confie Olivier qui résume parfaitement son fin de tournoi : « J'ai essayé de jouer small ball et de grappiller des jetons à droite à gauche, au final, ça s'est joué sur un flip ».  Les victoires se finissent souvent par des flips, mais c'est sur des petits détails que se fait généralement la différence. Et ces détails, Olivier Decamps les a complètement maitrisés durant cette finale.