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On fait connaissance avec les neuf finalistes du WiPT

- 3 mars 2015 - Par Benjo DiMeo

Les amateurs dominent dans cette finale du plus grand circuit amateur de poker, et c'est tant mieux ! Découvrez les profils hétéroclites des prétendants au titre...

Bios par Kinshu/Harper/Benjo (Winamax), Florence (Poker52), et Steven (ClubPoker).



Wael Razouk, 28 ans - Paris - 4 600 000 de tapis

A seulement 28 ans, Wael Razouk est loin d’être un amateur à ce jeu. Les cartes, il les dompte depuis quelques années, que ce soit en live ou online : « Je suis spécialiste des hypers turbos en Pot Limit Omaha sur Internet ». Grossiste en téléphonie dans la vie, le parisien  a pu participer à ce tournoi grâce à la générosité d’un proche à lui : « J’avais 33% de mon action, mais maintenant que je suis en finale, je viens de passer à 50%. C’était le bonus ! » Wael semble avoir vécu un tournoi normal, jusqu’à ce coup décisif contre Rémy Hobard alors qu’il restait 11 joueurs, qui l’a propulsé au sommet du classement. « Je pense que mon destin était d’arriver là ». Discret mais très efficace, Wael sera sans aucun doute l’un des favoris pour aller décrocher l’épée et les 100 000 euros promis au vainqueur.

Jérôme Hananel, 24 ans - France - 4 190 000 de tapis
Si l’on ne disposait que d’un seul mot pour décrire Jérôme, ‘irrégulier’ ne serait pas un mauvais choix. Il se décrit en tout cas comme tel : irrégulier de par la fréquence avec laquelle il s’adonne au poker (peu élevée : les études d'abord ! On approuve chaudement), et irrégulier de par son style de jeu : « je relance tout le temps du même montant, mais avec des tas de mains différentes ! » explique t-il. Cinq ans après avoir terminé en troisième place (sur plus de 2 000 joueurs) d’un tournoi réservé aux étudiants chapeauté par Partouche, Jérôme retrouve les joies d’une table finale. Entre les deux, Jérôme a peu joué, et presque uniquement en live : « Des tournois au cercle Cadet, à 100 ou 200 euros, j’y ai fait quelques résultats. J’ai aussi participé au lancement du WiPT à La Villette en septembre dernier. Mais la finale WiPT est mon premier tournoi de cette ampleur. » Jérôme (qui a racheté son ticket à un joueur du CCM faute d’avoir pu s’inscrire aux satellites proposés par le cercle) étudie les mathématiques, et son style de jeu s’en ressent quelque peu. « Je calcule mes risques en fonction de la profondeur de mon tapis et de celui de mes adversaires », explique t-il notamment. « Le premier jour du tournoi fut le plus difficile. J’ai fait un joli call [avec une paire de 10 sur un board contenant un As et une doublette]. Arrivé à ce stade, il ne reste plus que des bons joueurs, certains sont vraiment imprévisibles. »

Stéphane Nadot, 45 ans - Bougival (Yvelines) - 3 845 000 de tapis
Gérant d’une SARL informatique, Stéphane pratique le poker en amateur passionné depuis maintenant dix ans. Une décennie durant laquelle il a accumulé un joli palmarès en live, fait de finales et places payées dans des tournois de Dublin, Paris, Las Vegas ou encore Amnéville. Fondateur d’un club de poker, le ’21 Poker Street’, Stéphane, qui ne joue pas en ligne (si ce n’est pour quelques heads-up, « histoire de m’entraîner ») poussait le vice jusqu’à filmer ses parties entre amis : « J’avais mis en place une table TV maison, avec des GoPro, c’était sympa pour ensuite étudier les tells et avoir un souvenir. » Cette accession en finale du Winamax Poker Tour lui permettra de réaliser quoi qu’il arrive sa meilleure perf sur un tournoi live, d’autant qu’il l’entame avec un gros tapis. Son début de Day 1 ne fut pas facile (« Je suis tombé à 7,000 après deux heures, j’ai réussi à doubler avec une paire de 4 contre les Rois, j’ai trouvé le brelan.» La suite fut plus heureuse avec une progression constante durant les trois journées suivantes : Stéphane entamera la finale avec un beau tapis. Et nous confie faire le pèlerinage annuel aux World Series of Poker depuis quatre étés. Son rêve ? « Etre un jour en heads-up pour le bracelet… Contre ma femme ! »

Shakil Gill, 38 ans - Sérézin-du-Rhône - 3 510 000 de tapis
Shakil disputait cette semaine son premier tournoi Winamax Poker Tour après avoir remporté sa qualification sur un satellite online à 50 euros. Le Lyonnais partage deux choses avec son frangin : sa passion pour les cartes, et une société de recyclage. « Du coup, il a fallu choisir, on ne pouvait pas venir tous les deux à Paris ! » Régulier des tournois organisés à Aix-les-Bains, Shakil ne joue que très peu en ligne, et attribue sa réussite dans le tournoi à sa lecture du jeu. « Je suis là grâce à mes calls ! », sourit t-il en évoquant notamment un call avec hauteur Roi pendant le Day 1, à la fin duquel il a du survivre à trois confrontations à tapis. Shakil sera soutenu en finale par sa femme et ses deux enfants, qui suivront ses progrès à distance sur le stream.

Olivier Decamps, 34 ans - Saint-Gaudens - 2 850 000
Originaire de la région Toulousaine, Olivier Decamps vit de sa passion depuis maintenant quatre années après avoir appris les règles il y a dix ans. Joueur de cash-game avant tout, Olivier ne manque cependant jamais la session de tournois du dimanche sur laquelle il obtient régulièrement quelques bons résultats sous le pseudo de 'bansheeFTW'. Fidèle parmi les fidèles de Winamax, Olivier se déplace de temps à autre sur les tournois importants du circuit européen où il s'est forgé une belle expérience en live, et disputait les WSOP dès 2008 aux couleurs de Winamax. C'est sa troisième participation au Winamax Poker Tour en quatre éditions : Olivier avait notamment terminé dans les places payées en 2012 avec une 139e place. Venu cette année avec son pote Sabri avec qui il avait participé au Multiplex Poker au Printemps 2013 (link : ), Olivier s'est payé l'inscription avec ses Miles. S'il n'a pas vu une seule paire d'As durant les quatre premières journées du tournoi, le grinder en ligne a toutefois pu se constituer un beau tapis à l'aide d'un jeu small ball si cher aux joueurs de cash-games.

David Pecheur, 33 ans - Paris - 2 175 000 de tapis
David Pecheur est un joueur amateur bien connu des fins connaisseurs du circuit live Français. A 33 ans, le Parisien présente un palmarès assez intéressant : finaliste lors du Grand Prix de Paris en 2009 (5e), victoire sur le Marrakech Poker Open en 2010, ainsi qu’une 16e place sur le France Poker tour la même année ! Ce spécialiste de MTT a directement posé 550$ sur la table pour participer à cette finale du WiPT, sans passer par la case ’satellites’, et n’a pas vraiment tremblé durant les quatre jours de l’épreuve : « J’ai surtout profité de la bulle pour pratiquement tripler mon tapis sans showdown ! » Mardi, lors de la table finale, il pourra compter sur la présence de quelques uns de ses amis pour le soutenir, comme David Jaoui, Marc Trijaud ou encore Omar Dahmani.

El Mostefa Ederoua, 35 ans – Région Parisienne - 1 975 000 de tapis
Imprimeur de métier et passionné de poker, El Mostafa Ederoua écume les tables de cash game de la région parisienne depuis 2007. Le résident de Clichy-sous-Bois participe désormais à quelques tournois sur le circuit live Français sans pour autant avoir accompli des performances notables. A 35 ans, il joue très peu online : "mais j'ai quand même déjà gagné l'After Work sur Winamax une fois" précise-t-il. Après une première journée difficile, Ederoua a augmenté progressivement son tapis, infligeant même un gros bad beat à Karim Bennani Smires à 21 joueurs restants, trouvant une quinte river avec As-3 face aux as de Karim. Pour son premier WIPT, El Mostafa a récupéré le ticket d'un ami qui n'était pas disponible alors que le tournoi affichait déjà complet. Que fera-t-il avec la somme gagnée ? Peut-être s'acheter une nouvelle voiture puisque que cet ami de Miroslav Alilovic a perdu ses clés de voiture au moment du coup d’envoi, et n’a pas eu une minute pour les rechercher depuis !

Arnaud Schnorfeil, 31 ans - Franco-Allemand - 1 895 000 de tapis
Arrivé sur Paris il y a dix ans, ce Berlinois n'a pas envie de choisir entre son pays natal et celui qui l'a adopté : "je suis Franco-Allemand", sourit-il. Ingénieur commercial au sein de la société Siemens, Arnaud est un bourreau de travail ne se déplaçant jamais sans son ordinateur portable. "J'ai travaillé tous les matins précédant le tournoi", précise-t-il, "et je vais encore devoir poser un après-midi pour jouer la finale." Déjà 32ème du tournoi Warm-up organisé en introduction au Main Event, Arnaud précise avoir atteint l'argent sur 8 des 13 tournois qu'il a disputés dans sa carrière. "C'est depuis que j'ai mon Bouddha en protège-cartes", s'amuse-t-il. Ne touchant jamais au poker en ligne, cet habitué des cercles parisiens a récemment fait de Clichy-Montmartre son nouveau lieu de prédilection pour pratiquer son hobby. Il débutera la table finale avec un tapis de dix-neuf blindes et une stratégie simple, "trouver une bonne main pour pousser ! ».

Etienne Ben Said, 25 ans - Paris - 1 100 000 de tapis
Actuellement en recherche d'emploi, cet ancien croupier fait trembler les tables de cash game du CCM, où il joue régulièrement - certains voient en lui l’un des meilleurs joueurs de la table à 2€/4€. Pour son premier WIPT, le Parisien a 'direct buy in' sur les conseils d'un ami. Joueur de cash game live "et un peu online sur Winamax", Etienne a découvert le poker à sa majorité. "Je n'ai joué que cinq tournois live dans ma vie, avec un seul deep run à mon actif lors d'un 200 euros du cercle Clichy", explique "Le Chimiste » - c’est ainsi que le surnomment ses amis du cercle, "en raison de ma ressemblance physique avec un savant fou ». Le tournoi d'Etienne a pris une autre tournure lors du Day 2A, lorsqu'il a réussi à tripler avec un brelan de 7 face à un brelan de 6 et une over-paire. Puis il a trouvé une quinte miraculeuse avec KJ face aux Rois, à tapis couvert pour sa survie dans le tournoi alors qu’il restait 18 joueurs. Etienne entamera la finale avec le plus petit tapis - onze blindes à peine.