Winamax

Ça commence à chauffer

- 13 mai 2022 - Par Benjo DiMeo

533 entrées sur ce Day 1B portent le total à plus de 900
Le groupe de tête est beaucoup plus compact qu'hier
Journée noire pour le Team Winamax
Main Event 500 € (Fin du Day 1B)

Madrid
00h38 au casino Torrelodones. Le Day 1B s'est achevé trente minutes plus tôt. Après avoir compté et emballé les jetons, les joueurs ont quitté la zone de jeu, rejoignant les copains déjà éliminés au bar. Pour nous, il est l'heure de comptabiliser tout ce beau monde. Ils sont 83 à avoir franchi la deuxième journée de départ du Main Event du WPO Madrid sur un total de 533 participants, re-entries inclus. C'est moins de 16 % du field, et exactement la même proportion qu'hier sur le Day 1. Et 16 %, c'est très, très proche des 15 % d'ITM réglementaires sur la plupart des tournois live. Conclusion : si le même ratio venait à être observé sur les deux derniers Day 1 à venir, alors le Day 2 débutera aux portes de la bulle.

Mais gardons la charrue bien ancrée derrière les chevaux. Pour l'heure, place aux félicitations d'usage, adressées aux joueurs les plus performants du Day 1B.

Julien Robert
Celui qui termine tout en haut du classement fait partie de ces nombreux français dont le patronyme est aussi un prénom : Messieurs Dames, faites place à Julien Robert ! Un joueur visiblement encore sous le coup de l'adrénaline au moment d'emballer ses 768 000 jetons, après une fin de journée menée tambour battant : "J'ai gagné trois gros pots, l'un de 380 000 avec A-J contre A-10 à tapis préflop, un autre à 360 000, et un dernier où je rentre une quinte sur la river alors que mon adversaire avait floppé une quinte inférieure." Là encore, on parle de près 450 000 jetons gagnés, qui ont permis à Julien de grimper à 900 000 à son meilleur dans ce Day 1B, avant de perdre quelques pions sur la toute fin. L'ascenseur émotionnel est d'autant plus fort que notre chipleader, qui a re-entry aujourd'hui (après avoir déjà utilisé une bullet hier), confie avoir "bien galéré pendant trois heures. J'avais 110 000 jetons à 45 minutes de la fin !"

Et le swing en live, Julien sait ce que c'est : nous sommes en présence d'un joueur d'expérience avec 171 000 $ de gains sur les tournois en "dur", qui tâte du poker depuis 2007 et s'est illustré par une finale au WPT Amnéville en 2010, un podium sur un Partouche Poker Deepstack en 2011, et plus récemment par une 3e place à 68 000 $ sur les WSOP Circuit Marrakech 2019. Charcutier-traiteur dans la vie - il tient une affaire du côté de Besançon - Julien confie qu'il ne joue pas beaucoup en live en raison aussi de sa vie de famille, mais qu'il se donne à fond quand c'est le cas : "Je fais un ou deux festivals par an, mais je joue toute la semaine. Ici, je suis venu avec quatre potes, mais je ne fais que jouer depuis lundi, alors qu'eux sont partis visiter Madrid. Je devrai faire de même demain..." En attendant, Julien est comme chez lui en terre madrilène : "Il y a beaucoup d'Espagnols qui viennent jouer à Marrakech, je connais leur style un peu fantasque." Il était cependant étonné du niveau hétéroclite du field, avec "des tables très faciles ou très dures", ce qui peut parfois l'arranger : "Moi, je suis un joueur d'instinct, très aggressif, et je m'en sors souvent mieux sur des tables de joueurs compétents, sinon j'ai tendance à trop mettre la pression et je me fais attraper..."

Ha oui, et Julien joue aussi sur Winamax sous le pseudo JU2K7, où il grinde les Series et a déjà atteint le podium de l'un de nos tournois à 1 million d'euros garantis. Pour le Day 2, il veut déjà atteindre l'ITM : "Si je ne fais pas l'argent, j'arrête le poker". Le Franc-Comtois est en tout cas bien armé pour viser plus haut dans ce tournoi... On ne manquera pas de suivre ses progrès samedi.

S'il y a une table qui a assuré le spectacle jusqu'à la toute dernière main de la journée, c'est la numéro 2 de la Mandalay. Alors que l'on voyait déjà Jean-Charles Remaud, le bourreau de Guillaume Diaz, s'envoler vers le million de jetons pour venir contester le chiplead global à Pierre Calamusa, il a été légèrement freiné dans son ascension par un certain Simon Wiciak.

Simon Wiciak
Le fameux LURAKEN (c'est son pseudo), dont on vous rebat les oreilles depuis des semaines et des semaines termine à un joli 600 000 tout rond, mais surtout passablement épuisé. "Je n'ai pas l'habitude de jouer en live, souffle-t-il. Déjà quand j'ai passé le Day 1 du Battle Royale, j'ai fini rincé, mais là je crois que c'était encore plus dur."

Le constat est grosso modo le même pour JC, qui avait qui plus est connu une longue journée de poker infructueuse hier. "J'avais un peu plus de la moyenne sur le Day 1A en revenant de la pause dîner, mais j'avais réussi à me faire sortir dans les deux dernières heures. Bon je vais quand même sûrement aller pousser des jetons demain..." Un sentiment du devoir accompli doublé d'un immense soulagement que partageait également Clément Guillot : "Quel kiff' de bagguer ! C'est quand même fou, on préfère bag et ne pas être ITM plutôt que, comme sur le Colossus par exemple, faire ITM sans bag." À méditer chez vous si vous n'arrivez pas à trouver le sommeil.

Hayg Badem
C'est après la pause dîner que les choses sont véritablement devenues intéressantes pour Hayg Badem. Il ne restait que deux heures à jouer au sortir du restaurant, mais elles ont été largement suffisantes pour propulser le finaliste du SISMIX Costa Brava d'un tapis sympa (180 000) à un tapis de podium (748 000). Deux rencontres d'abord, qui l'ont fait bondir de 20 BB à chaque fois : les Rois contre As-Valet, puis les Valets contre As-Roi. Puis "plein de coups sympas", dixit, "et un hero call. En fait, j'ai réussi à casser une table à moi tout seul en bustant tout le monde." Depuis la reprise du poker en live, Haygus s'était contenté de jouer localement, dans son cher Club Montmartre. Pour son premier vrai festival en mode vacances, le Wameur semble voir les choses en grand.

Hayg Badem & Victor Salinier
Et vous aurez droit, dans ce compte rendu, à une seconde photos d'Hayg puisqu'il a terminé le Day 1B à une table croulant sous les jetons : "Il devait avoir 2 millions cumulés !" On en veut pour preuve son voisin Victor Saliner : cet habitué du circuit mid-stakes live Français (plein de résultats un peu partout entre Paris et le Sud) boucle son Day 1B avec plus de 100 BB.

Mikale Busto
Parmi les autres têtes connues ayant franchi le cut, un reg de nos festivals a aussi vécu une bonne journée : ce bon vieux Mickael "Shishi" Busto, qui termine avec 574 000 et paraissait satisfait de sa journée, même s'il a un peu serré la vis en fin de partie : "Il n'y avait plus que des regs à table, alors ça grindait tranquillement. Tu sentais que personne ne voulait jouer de gros pots... Si l'on croise souvent Shishi sur nos festivals, c'est avant tout de par sa casquette de taulier de la Club Poker Radio, le plus ancien programme audiovisuel dédié à notre jeu favori. Son poker, il le pratique principalement en cash-game et en ligne. "Si je fais 5 tournois live par an, c'est un miracle." C'est donc un poil plus fatigué que ses camarades qu'il a bouclé ce Day 1B en 12e position au classement. "C'est long ! Je suis exténué." D'autant que ShiShi est du genre bavard à table. Normal pour quelqu'un qui passe une soirée par semaine à tirer les vers du nez à des invités venus de tous horizons. "Oui, faut que je parle à table, pas de téléphone ni d'écouteurs. Le but c'est de s'amuser." De ce côté-là, la mission est remplie aussi. "Il fait beau, c'est cool, plein de gens viennent me voir pour commenter mon travail, la radio et les contenus stratégiques." Pour cette rare longue session en live, ShiShi l'assure : "J'essaie de ne pas faire trop nimp". En ce qui concerne la CP Radio spéciale Madrid, l'émission sera enregistrée en plusieurs morceaux toute la journée de vendredi. Des petits bouts de Daniel Riolo, Alex Romero, Caroline Darcourt, et il l'espère Kool Shen, qui seront ensuite rassemblés pour former une grosse émission à écouter en différé.

Alexandre Dana
Nous vous causions d'Alexandre Dana hier, dont la première bullet fut infructueuse. Aujourd'hui, nous sommes passés complètement à côté du "Stéphane pâteux de Lisbonne" (comme il dit), chaperon autoproclamé de la bande de grinders des PokPokBulls. Excellente surprise, donc, que de le découvrir au moment du décompte en septième position au classement avec 635 000 unités. Alexandre rejoint le coloc Rémi Parpillon au Day 2, tandis que Romain "Le Capitaine" et Mathieu Pinson devront retenter leur chance vendredi s'ils souhaitent les rejoindre.

Moundir
Tombé à une blinde à une heure de la fin du Day 1B, Moundir a bien failli nous sortir une remontadada de légende, doublant son tapis à plusieurs reprises en quelques orbites pour revenir au-dessus de la barre des 20 blindes. Las : au moment de compter les points, l'aventurier avait disparu du classement final.

Parmi les 84 % d'éliminés du jour, citons aussi Daniel Riolo, Ignacio Barcenas, Xavier Dumortier, tout le Team Winamax (Romain, Mustapha, Davidi, Gaëlle, Adrian, Alex, François, Kool She, Guillaume, purée ça fait beaucoup), Arthur Grimbot, Alexane et Virgile (l'inédit duo duo soeur/frère Red Diamond), Jonathan Therme, Adrien Heracles ou encore Anthony Soules.

Tom Bedell
L'un des grands animateurs des Winamax Live Sessions espagnoles Tom Bedell est venu nous faire coucou aujourd'hui. Un passage de trop courte durée, comme celui de Nacho Barbero : on espère retrouver les deux internationaux au départ du Day 1C.

Day 1B : le Top 7

Top 7 Day 1B

Day 1B : le chip-count complet

On vous donne rendez-vous vendredi à midi pour le coup d'envoi du Day 1C, qui pourrait bien rassembler autant de joueurs que les Day 1A et 1B cumulés, si l'on en juge par l'affluence au bar ce soir. Vous êtes très, très nombreux à être tout juste arrivés à Madrid !

Benjo, Flegmatic & Rootsah

Une carte pour quatre buy-ins

- 12 mai 2022 - Par Rootsah

Main Event 500 € (Day 1B)

Heracles
Quasiment quatre buy-ins du Main Event : c'est ce qu'Adrien a gagné il y a deux jours sur un Midnight deglingo ! Nous avons donc ici affaire à l'un des bons chattards de ce WPO. Joueur pro sur les sit'n gos au format Expresso 25 €/50 € Nitro depuis un an et demi - notamment sous le pseudo "-Heracles-" -, ce membre d'un site de coaching/staking bien connu sait qu'il faut déjouer les probas pour en arriver là : "Pour prendre ces 1 900 €, j'ai dû finir premier sur trois tables de dix joueurs. Cela fait 1 chance sur 1 000 de l'emporter. Mais en tant que spécialiste des sit'n gos, j'étais obligé de gagner !" sourit Adrien. Il nous explique qu'il a mis en place un process simple avec quelques potes : "On avait une bullet chacun, et on a swap entre nous une partie des éventuels gains. C'était la folie en finale : on ne jouait qu'une seule carte pour gagner, l'As de carreau pour faire flush. Et on a chatté ! Bon, clairement, c'est moins stressant que les Expresso, ici tout le monde a une bière à la main..."

Et les gros jackpots, Adrien connait bien : "J'ai une chaine Youtube, Adri Spin, où je me filme en train de jouer des Expresso notamment. J'ai déjà gagné un Expresso à 250 000 € !" Et ce qui ne gâte rien, ce WPO se passe vraiment bien pour notre grinder : en plus de la victoire sur ce Deglingo, il a fait la bulle de la finale du Wanted KO, remportant un autre buy-in du Main Event (525 € exactement) pour ce qui constituait son tout premier MTT live, rien de moins. Bon, la première bullet sur notre plus beau tournoi s'est mal passée, puisqu'Adrien a sauté en fin de journée. Mais il lui reste encore un peu d'argent à réinvestir pour les deux derniers Day 1 de vendredi...

Le chasseur vendéen

- 12 mai 2022 - Par Flegmatic

Main Event - 500 € (Day 1B)

Jean-Charles

Le dinner break approchait à grands pas, les bruits de moquettes de la salle Mandalay nous annonçaient un Guillaume Diaz voletant en parfaite liberté autour des 350 000 jetons. Et puis, à 20h58, un message apparait sur l'un des chans WhatsApp du Team Winamax, signé de notre bon Volatile38 : "Bust Main Event". Pour comprendre où sont passés les jetons de notre Top Shark historique, nul besoin de diplôme en astrophysique. L'oiseau du Team Winamax a simplement vu arriver à sa table un chasseur prénommé Jean-Charles, qui a dégainé son calibre 12 pour stopper net l'ascension du Grenoblois. Bon, d'accord, ce n'est pas exactement comme ça que cela s'est passé.

"Lorsque j'arrive à table, il a environ 350 000, et tous les autres ont entre 50 000 et 80 000, précise JC. Je comprends rapidement qu'il est en train de marcher sur tout le monde, en jouant davantage les joueurs que ses cartes. Ils me paraissent tous assez impressionnés et n'osent pas ou n'ont tout simplement pas les moyens de répliquer. Moi j'ai 150 000 à ce moment-là et derrière je vais toucher pas mal de jeu." De la poignée de coups que les deux hommes vont disputer ensemble, Jean-Charles en retient un, capital. "Il ouvre au bouton et je le 3-bet depuis la small blind avec As-Roi. Flop 10-9 et une brique, disons un 3. Je fais quelque chose comme un tiers du pot et il paie. Turn 9. Je joue le mec un peu embêté, en essayant de représenter un 10, que je n'ai pas bien sûr. Je mise 18 000 et il relance à 70 000. Évidemment, je peux passer ma main, mais je le sens tellement en train de me jouer moi plus que le board que je me pense devant. C'est là toute la différence entre penser et savoir, tu noteras. La river est belle : un As. Je check, il mise 140 000, je call rapidement et il muck."

Guillaume Diaz

Mais Jean-Charles ne s'arrête pas là et se charge de récupérer les derniers 80 000 de Guillaume, dans un bon vieux flip moustache avec une paire de 4 qui tient contre le Roi-Dame du jeune papa. Et alors qu'il nous déroule son récit, il ajoute un nouveau scalp à sa collection. Après avoir 3-bet depuis la grosse blinde l'ouverture du joueur UTG+1, il met ce dernier à tapis sur 958, qui tank call avec Q9. Il est devant le JT mais un J puis un A viennent intervertir les positions des mains. Avec un peu plus de 700 000 jetons devant lui, Jean-Charles est le nouveau chipleader incontesté de ce Day 1B.

"Je joue depuis des années, déroule-t-il au moment de lui demander quelques détails sur son parcours. J'ai commencé en club, en Vendée, et je ne sors que rarement de là-bas pour jouer. Le online ce n'est pas trop mon truc, disons que j'y ai jamais trouvé mon intérêt. En revanche, je me déplace pour les événements Winamax : j'étais à Lloret et je suis déjà allé à Dublin. Jouer en 6-max c'est vraiment agréable. Les tables à neuf ou dix, c'est bon pour les robots !" Assurément, Jean-Charles n'en est pas un, mais c'est bien lui qui tient tous ses voisins de table en joue.

Nouveau départ, et mise en orbite

- 12 mai 2022 - Par Rootsah

Main Event 500 € (Day 1B)

Anthony Soules
"Heureusement que tu es arrivé, je commençais à en mettre partout !" Autant dire qu'Anthony Soules était plutôt d'accord pour discuter un peu au milieu de son Main Event. S'il joue très peu en live, vous avez peut-être eu l'occasion de faire sa connaissance il y a trois ans sur le WPO Dublin, un tournoi qu'il avait bien failli ne jamais pouvoir disputer... En revanche, pas de problème avec sa banque pour cette édition madrilène, lui qui revient tout juste de trois ans passés en Thailande. Une destination prisée de quelques grinders : Anthony est justement un régulier des tournois high-stakes de Winamax, lui qui gagne sa vie aux tables en ligne "depuis cinq ou six ans". Pourtant, Anthony confie qu'il n'a "jamais eu la bankroll pour faire du live", la faute à quelques downswings. Auparavant, le globe-trotter a "bourlingué à droite et à gauche", en Amérique du Sud, au Chili et en Argentine notamment, mais aussi à Lisbonne. "J'aime rester longtemps à l'étranger", explique le joueur, qui cherche maintenant un nouveau point de chute après "une année difficile". Malgré tout, il est très confiant pour ce Main Event : "Tu peux l'écrire, je vais gagner le tournoi ! Je sens que les vibrations ont changé."

Anthony Soules
On souhaite évidemment un tel dénouement à Anthony, mais il n'aura pas la partie facile sur ce Day 1B. Pour l'instant, il joue à la table d'un des gros stacks du tournoi, Clément Guillot (ci-dessus), un autre grinder qui pointait à plus de 350 000 jetons peu avant le dinner-break, et qui semble faire des misères à sa table. Le concernant, il semble que nous ayons affaire à un amateur éclairé, régulier des mid-stakes de Winamax : "Je joue les tournois entre 10 et 100 €, confirme-t-il. J'ai bossé et j'ai grimpé les limites pendant le confinement. Je suis ingénieur en aéronautique, et c'est vraiment le challenge intellectuel qui m'intéresse dans le poker : les maths, l'adaptation, la complexité du jeu... Pas du tout l'aspect financier." En revanche, le joueur résidant en région parisienne, venu à Madrid avec quelques potes, confie n'avoir jamais joué plus d'une dizaine de tournois live dans sa vie. Pour l'instant, il s'en sort plutôt pas mal...

John, futur maillot jaune ?

- 12 mai 2022 - Par Rootsah

Main Event 500 € (Day 1B)

Jonathan Therme
Les belles histoires sur un tournoi de poker, ça commence souvent comme ça : "Je ne devais pas venir, puis je me suis décidé sur un coup de tête..." Et pan, le mec gagne le tournoi ! On n'en est pas encore là pour Jonathan Therme, mais en tout cas le début du scénario est déjà écrit : "J'étais à Monaco pour l'EPT, puis je suis rentré à Londres. J'ai joué online dimanche, mais je me suis rendu compte que je n'avais pas la tête à ça. Alors je suis venu ici avec Romain Lewis [les deux joueurs sont en colocation à Wimbledon, avec Corentin Ropert et Maxime Parys], car je connais pas mal de monde. En plus, je ne connaissais pas Madrid." Ce qui ne gâte rien, une place était libre dans la grande villa que partagent ici Nico Vayssières et co : l'occasion de bouger était belle pour le grinder [il joue notamment les Wina Series chez nous sous le pseudo travala.com], qui de surcroît a décidé de se concentrer un peu plus sur le poker live cette année.

D'ailleurs, le Bordelais a prévu un gros Vegas : "Je pars le 6 juin, je reste quasiment un mois et demi. J'ai prévu de tout jouer jusqu'à 5k de buy-in, et peut-être le 10k 6-Max et le Main Event. Je vais buy-in entre 80k et 100k.". En attendant, John, qui nous a confié aussi se sentir à l'aise à Londres ("On vit dans un quartier avec plein de parcs, quelques bars, c'est plus calme que le centre") se chauffe donc sur ce WPO, où il joue actuellement sa seconde bullet après avoir échoué une première fois hier. Et ça se passe plutôt pas mal, puisqu'il a monté près de trois tapis de départ en moins de trois heures de jeu. L'histoire est en marche...