Il n'a pas fini sa croissance

- 28 septembre 2019 - Par Flegmatic

Le Winamax Poker Open continue de grandir pour sa dixième édition
1 389 inscriptions : record battu !


Salle tournois
Parce qu'on ne considère pas votre présence comme étant acquise, parce qu'on travaille d'arrache-pied toute l'année pour organiser un gros et beau évènement qui donne envie de revenir, les chiffres continuent de nous étonner autant que nous ravir, année après année. C'est devenu officiel aujourd'hui, après les Day 1B et Day 1C : avec 1 389 inscriptions au total, la dixième édition du Winamax Poker Open est la plus grosse de toutes !

Avec un constat, à mi-chemin du Main Event : si les fidèles sont toujours là, certains depuis le tout début (salut kroktachon, coucou sixcoups, bongiorno Ivan Tonini !), les nouvelles têtes continuent d'affluer par dizaines, par centaines. Aux premiers, on dira un grand merci, pour votre confiance et votre motivation toujours renouvelée. Aux seconds, on espère que votre découverte du tournoi que l'on appelle avec un peu de prétention "le plus fun de l'année" correspond à ce que vous aviez en tête avant de venir.

Sans plus attendre, le bilan du plus gros Day 1 jamais organisé chez nous : 829 inscrits, et seulement 161 encore en course treize heures plus tard...

Etot a résisté jusqu'au bout

On vous l'avait dit après la dernière pause : il y avait de fortes chances que Jeremy Etot conserve son statut de chipleader lors de l'ultime heure de jeu. C'est finalement ce qui s'est produit, puisque le Sudiste a baggué 736 000 jetons, soit plus de 14 starting stacks, pas si loin du chipleader du Day 1A, George Stoddart (750 000). Jeremy, en plein rush, a bien déroulé, comme nous le confirme son voisin de droite Naim Caulet, qui termine lui aussi parmi les gros tapis (561 000) : "C'était vraiment difficile avec ma position. Il relançait une main sur deux, il était super aggro et gagnait tous les coups. Je me suis fais 3-bet plusieurs fois, je n'ai pas pas bronché. Bon il s'est un peu calmé sur la fin..."

Elisha Benguigui
D'ailleurs, Jeremy a vu son trône contesté par Elisha Benguigui (photo), qui finit dans la roue du chipleader avec 700 000 jetons tout rond. "Vous me connaissez, j'ai fait les montagnes russes, nous racontait Elisha au moment de résumer sa journée. Ma première table était vraiment très faible, j'ouvrais toutes les mains dès qu'elles étaient suitées. On ne me croyait jamais, notamment un Anglais qui me payait hauteur As quand je misais six fois le pot ! Je suis ainsi monté à 350 000, avant de retomber à 30 BB, en tilt complet. J'ai grindé pour revenir à 300 000, et j'ai pris un gros pot à la fin avec une couleur." Finalement, __Elishark __ , qui avait déjà tenté sa chance sans succès sur le High Roller, a su cette fois-ci rester dans les cimes du classement.

Le Top 10 du Day 1B

Jérémy Etot 736 000
Elisha Benguigui 700 000
Loïc Daspres 606 000
Pierre-André Devoille 595 000
Yann Boussaton 594 000
Rémi Debord 578 000
Naime Caulet 561 000
Mathieu Gomez 527 000
Sven Mc Dermott 515 000
Martin Olali 511 000

Day 1B : les 161 qualifiés (scrollez vers le bas)

Et les autres dans tout ça ?

Forcément, le plus gros Day 1 de l'histoire de nos festivals live ne nous a pas permis de partir à la rencontre de tous ceux que l'on aurait voulu évoquer dans ces colonnes. Rattrapons-nous avec une petite galerie de ceux qui sont passés entre les mailles de notre filet ainsi qu'entre les balles de cette journée en forme de guépier.

Papito

Au moment de résumer son Day 1, notre collègue Antoine dit 'Papito' nous a offert la traditionnelle phrase digne des grands champions : "J'ai grindé, je n'ai pas joué de coups incroyables. J'ai simplement récupéré deux fois vingt blindes sur des flips." De quoi monter un joli pécule de 432 000, légèrement inférieur à celui de son poto Sacha Théry, qualifié la veille.

BenP
"Souffrance" est en revanche le mot que nous a soufflé notre trader en paris sportifs Benjamin, au moment d'empaqueter ses quelques 107 000 pions. "Je me suis maintenu entre 10 et 25 blindes de 19 heures à 1 heure du matin donc je suis déjà content d'être encore là."

Pierre André
En deux allers-retours à la Leisure Room pour saluer les copains, le coach Kill Tilt Pierre-André (à gauche) a tout de même trouvé le moyen de monter un stack presque aussi grand que lui, de 595 000, qui devrait le placer dans le Top 10 au départ du Day 2.

FishermanX
Vainqueur du Winamax Club Trophy en 2017 sous la bannière du Paname PC, Clément "FishermanX" sera au Day 2 avec 252 000

Tony Miles
Après deux bullets envoyés en vain sur le Day 1A, Tony Miles est finalement passé à son troisème essai. Le runner-up du Main Event WSOP 2018 termine avec un très respectable tapis de 325 000.

Patrick Schull
Première visite du WPO Dublin pour Patrick Schuhl, qui a connu l'époque glorieuse du WPT à l'Aviation Club de France (il y termina en 6e place en 2006) Patrick emmène un stack confortable de 461 000 au Day 2

Thomas Alarcon
La troisième tentative fut la bonne pour Tom Larson ! L'amateur sera cependant sur ses gardes dès le début du Day 2, avec un stack de 111 000 (15 BB)

Autre joueur passé au travers de nos radars aujourd'hui : "Jaybee", qui termine avec 177 000. Le président du club Poker@Lyon, venu en weekend sur ce WPO, nous explique qu'il n'a pas vu beaucoup de jeu ce vendredi, mais qu'il avait sa mascotte pour lui porter chance : "Si j'en suis là, c'est grâce à mon koala avec le drapeau irlandais !"

Alexandre BB77
On n'oubliera pas non plus l'une des vedettes du KING5 de Winamax : Alexandre "BV77", qui pour rappel a gagné la compétition en 2018 avec sa Team "Les Flambleurs". Leur épopée à Vegas avait été immortalisée par un documentaire signé Tapis_Volant. Alexandre finit à 293 000 après avoir de son propre aveu laissé filé un pot de 600 000 en fin de journée, dans une confrontation deux paires contre deux paires supérieures. Le leader de l'équipe, Romain "Le-Capitaine", a aussi joué ce Day 1B, mais n'a pas franchi le cut.

Pour le coup d'envoi du Day 2, nous retrouverons aussi Kevin Goillot (364 000), Jeremy Leger (324 000), le vainqueur de l'édition 2014 Tom Kitt (252 000), Alexandre Blanc (202 000), Jérôme Launay (187 000), Nicolas Langlois (183 000), Armand de Juniac (154 000) et Peter Jacksland (94 000).

Enfin, les objectifs de notre photographe de choc Caroline Darcourt les ont manqué aujourd'hui - ils ne perdent rien pour attendre -, mais nous n'oublions pas pour autant les irréductibles Irlandais Sven Mc Dermott et Sam Baneham. Finaliste en 2016, le premier a terminé avec 515 000, tandis que son compatriote s'est lui bien rattrapé après une première élimination éclair ce midi. Le récent demi-finaliste du High Roller, quatrième du Main Event l'an passé pointe à 401 000.

Le Team Winamax tient bon la barre

Aladin Reskallah 2
Du côté des cinq rescapés du Team W, on a tangué, mais on sera au Day 2 : le tout frais quarantenaire Davidi Kitai (231 000), Ivan Deyra (219 000), Aladin Reskallah (149 000, photo), Leo Margets (127 000) et Gaëlle Baumann (124 000) terminent tous en dessous de la moyenne. Cela n'empêche pas "Aladar", qui n'a utilisé qu'une bullet dans ce Main Event, de se monter satisfait : "J'ai bien joué, c'est l'essentiel. Je suis monté jusqu'à 350 000 aujourd'hui, mais j'ai un stack pour demain, tout peut arriver !"

Tournée générale de sortants

DA SILVA BOSKI ALEKSANDER
668 éliminations en dix heures de jeu effectives, le calcul n'est pas des plus compliqués, cela nous donne tout simplement plus d'un sortant par minute ! Un énorme pourcentage de casse, qui n'a ainsi pas épargné, entre autres, Kevin Conesa, le papa de la famille Blanc Thierry, le streamer de Solary Jbzz, le qualifié KING5 Denis, Guillaume Maréchal, le membre de la Team des Branleurs Karel, Mathieu Alciato, Cédric 'JojoLeSinge' mais aussi Thomas Papazoglou,, le vainqueur du Warm-Up de l'édition 2018 Aleksander Boski Da Silva (photo), Jonathan Therme, Rémy 'TroisBoudix', notre collègue trader Jo Guez, le Wameur Haygus et Corentin Ropert (qui se sont refait ensuite, voir plus bas), Benjamin Saada ou encore Andy Black.

Day 1C : une dernière rafale en mode Turbo

Aurélien Guiglini
L'anecdote la plus amusante de la journée, on la doit à un membre de l'équipe de reportage qui a involontairement coûté un billet mauve à un de ses collègues. Voyant Aurélien Guiglini sauter du Day 1B peu après minuit (paire de 8 contre paire de 9), Benjo lance "Hé Guignol ! Il reste six secondes avant la fermeture des inscriptions pour le Day 1C !" Guignol s'en va aussitôt d'un pas pressé à l'autre bout de la salle vers le bureau des inscriptions, histoire de rejoindre le troisième et dernier Day 1 (joué à rythme ultra rapide avec des niveaux de 15 minutes) avec une quinzaine de blindes en guise de stack de départ. Cinq minutes plus tard, le téléphone de Benjo vibre. Un SMS de Guignol. "lol j'ai sauté première main." Et voilà comment on fait crâmer 500 balles à un mec avec qui on bosse depuis douze ans.

Estelle Denis
200 inscriptions au total sur cet ultime flight en mode "no limit re-entries" (contrairement aux précédents), et 40 qualifiés de dernière minutes au final. On en reconnaît pas mal, à commencer par le chip-leader Philippe Guillou, 3e du Highroller il y a 48 heures et qui termine avec le plus gros tapis parmi tous les survivants des trois flights ! Derrière il y a Nicolas Plantin, Corentin Ropert, notre WIP Estelle Denis (photo), Haygus, Joffrey Lhote, et deux joueurs du Team Pro : Guillaume Diaz et Adrian Mateos.

Le Top 10 du Day 1C

Philippe Guillou 764 000
Samuel Bovy 647 000
Darragh Osullivan 480 000
Marko Duric 450 000
Bastien Laffeter 445 000
Robert Mc Cormach 411 000
Nicolas Plantin 349 000
Cédric Danneker 342 000
Jaye Renehan 342 000
Kevin Killeen 324 000

Day 1C : les 40 qualifiés (scrollez vers le bas)

Rendez-vous samedi à midi (13 heures en France) pour la reprise aux blindes 3 000 / 7 000. Il reste 266 joueurs et l'échelle des prix sera révélée au moment du coup d'envoi. Si le taux d'ITM de l'édition 2018 est respectée (12,5%), il devrait avoir quelque chose comme 210 payés. Traduction : la bulle va arriver très, très vite !

Flegmatic, Rootsah & Benjo

'Les joueurs de poker font plus de sport que Valère Germain !'

- 28 septembre 2019 - Par Benjo DiMeo

Momo Henni survit à une journée de poker de treize heures
Aucune TV cassée à déplorer sur le plateau télé du WPO Dublin !
Main Event 500 € (Fin du Day 1)


Il était minuit passé. Il ne restait plus que quelques minutes avant que la journée ne s'achève. Enfin ! Cela faisait plus de douze heures que ça durait. Pour les 150 et quelques joueurs de poker encore assis autour des tables (une fraction des 829 qui avaient part à la partie), il était temps que cela se termine. L'un de ces joueurs semblait plus pressé d'en finir que les autres. Normal : son tas de jetons, longtemps imposant à force de démonstrations de force et de coups fumants, avait fortement baissé au cours des dernières heures et désormais, n'importe quel des prochains coups risquait d'être le dernier. "Je ne joue plus une main ! Les As ou les Rois, et c'est tout !", nous a t-il lancé entre deux mains, depuis le podium télévisé où sa notoriété l'avait naturellement installé tout au long de la journée. "Chut !", lui a t-on répondu. "Les autres vont t'entendre et te compliquer encore plus la tâche." Mais très vite, le gong a retenti. Délivrance ! Mohamed Henni était qualifié pour le second tour du WPO Dublin. "Thank you ! Good job !", lance t-il à la croupière avant de quitter le plateau.

Momo Henni
80% des participants au tournoi ne franchissent pas le premier tour, y compris des pros bardés de titres. C'est la loi des compétitions de Texas Hold'em. La présence de Momo, simple amateur de poker mais guest star de luxe, au Day 2 de notre réunion annuelle de gambleurs et de fêtards, constitue donc un petit évènement en soi. Il faut dire que sa présence à Dublin tout court en était déjà un, d'évènement. Aimant à selfies dans les allées du WPO, booster d'audience pour le streaming du tournoi, Momo le casseur de télés, Momo le perpétuel fan déçu de l'OM, Momo le fin analyste de la vie sociale moderne pour un million d'abonnés Youtube, Instagram et Snapchat, bref Momo la star 2.0 s'est forcément fait quelque peu remarquer. C'était le but. A la base, avec Momo on a surtout discuté de sport et de paris, forcément. Mais quand on a appris qu'il aimait bien aussi les cartes et les jetons, il était difficile de ne pas lui proposer de goûter l'ambiance de nos évènements.

Mais on va vous dire la vérité : aujourd'hui à Dublin, Momo n'a bousillé aucun écran, Momo ne s'est pas mis en colère, Momo n'a pas hurlé "NUL, NUL, NUL !" après avoir perdu un coup. On n'a pas été spécialement surpris, mais au contact le gars qui nous fait marrer sur nos téléphones se révèle être quelqu'un de tout à fait adorable et respectueux, sans la moindre trace de prétention. Il nous a fait kiffer et en vrai, il a bien failli la casser, cette table télé, mais juste dans le sens où il y a éliminé un paquet d'adversaires, avec des mains pas toujours règlementaires. Il a joué le jeu, quoi, allant même jusqu'à être chip-leader de sa table pendant un bon moment. Même si la fin de la journée fut pour lui un peu plus compliquée, avec l'arrivée à table de plusieurs joueurs affûtés, dont deux membres du Team Pro, l'essentiel était de franchir la première étape sur ce Main Event, au lendemain d'une 8e place déjà prometteuse dans un tournoi parallèle du festival. Voilà qui est fait. Champion du monde ? "Champignon du monde, ouais !"

Momo Henni
"J'ai 50 000 tout pile", compte Momo. C'est le capital de départ dont disposaient tous les joueurs treize heures plus tôt. Autant dire que cela ne représente plus beaucoup : les blindes sont trente fois plus élevées qu'au départ de la partie. Au sortir de la plus longue partie de poker qu'il a jamais jouée, Momo semblait voir d'un autre oeil ce métier tout aussi bizarre que le sien, celui de joueur de cartes. "Il faut être endurant. C'est des sportifs les joueurs de poker. En tout cas ils font plus de sport que Valère Germain !"

Momo Henni
Un gros coup à retenir aujourd'hui parmi d'autres ? "Avec Dame-10 de trèfle, je trouve le tirage quinte et le tirage couleur sur le flop. J'envoie le tapis !" Son adversaire jette ses cartes et les spectateurs du stream le découvriront une demi-heure plus tard : il avait deux Dames, la meilleure main à ce stade du coup ! Un semi-bluff digne des pros. Sur les réseaux, les fans ont apprécié, les screenshots ont défilé. Mais comment on gère ces émotions, quand on tente un tel coup de poker ? "Je gère rien du tout, j'étais sous Ventoline, je voyais ma vie défiler !"

On l'a dit, l'arrivée de plusieurs pros à la table de Momo a compliqué la fin de sa journée. "J'ai pas cassé de télé, c'est eux qui m'ont cassé. Celui qui est très fort, c'est Aladin [Reskallah]. Lui, j'avais envie de faire comme Matt Damon dans Les Joueurs, quand il joue contre Johnny Chan : gagner un coup contre lui, et me barrer ! Mais il est trop fort pour ça..." Quoi qu'il arrive sur un Day 2 qui s'annonce forcément diffiicile, le moment est déjà "historique" pour Momo. "On va tout faire pour aller au bout, pour la communauté et surtout pour la daronne !"

Restez branchés pour un récap complet du Day 1B. En attendant, le classement est ici.

Happy happy Davidi

- 28 septembre 2019 - Par Benjo DiMeo

Davidi Kitai
Les joueurs de poker l'appellent volontiers "Le Génie". Pour sa famille et ses proches, c'est simplement "Daves", en prononçant le "s". Ce soir à Dublin, les seconds ont rejoint les premiers pour célébrer la quarantième bougie d'une des personnalités les plus chéries de la planète poker.

On jouait les toutes dernières mains de la journée. L'horloge s'est arrêtée, une musique a retenti. Les joueurs du Team Winamax se sont avancés en file indienne vers sa table, en chantant et en rigolant. Par une porte dérobée, un petit groupe a surgi : la maman, la moitié, la dernière arrivée, et le frangin. Ainsi que quelques copains, arrivés en dernière minute par un avion tardif, histoire que l'effet de surprise soit total.

Davidi Kitai
Joyeux anniversaire, Davidi Kitai ! Mettons de côté ton palmarès, que tout le monde connaît. Oublions un instant tes coups de poker légendaires, ton art de la divination, ta science du bluff, tous ces talents que les joueurs du futur continueront de découvrir avec incrédulité au cours des siècles à venir. Ce soir, on a juste envie de se rappeler à quel point on a de la chance de t'avoir dans notre joyeuse famille du poker, cette famille où tu fais désormais figure de patriarche.

Davidi Kitai
A la table de poker comme en dehors, tu étais déjà un grand bonhomme lorsque nous avons fait ta connaissance il y a déjà treize années de cela. On ne sait pas trop comment tu as fait, mais tu as réussi l'exploit de te bonifier avec le temps. Les quarante premières années ont été belles. Trinquons ce soir aux quarante prochaines !

Un WPO pour une lune de miel

- 28 septembre 2019 - Par Flegmatic

Main Event 500 € (Day 1B)

Fabrice Davidi

"Fabrice va gagner le tournoi, ce n'est pas possible autrement. Son histoire est incroyable !" Cette affirmation catégorique est signé d'un Davidi Kitai tout juste quarantenaire (joyeux anniversaire Dav' !) et concerne son voisin de gauche, un certain Fabrice donc. Voilà qui nécessite quelques éclaircissements.

"En fait, on revient de lune de miel avec ma femme, explique l'intéressé. On a passé deux semaines à Bali, c'était vraiment incroyable : les plages et les paysages sont magnifiques et on a aussi fait de la plongée." Un rêve bleu vécu tout juste un an après la cérémonie et qui semble se poursuivre en terre dublinoise, même si le trajet entre l'Indonésie et Dublin fut long et éprouvant. "Au total, on sort de 36 heures de voyage ! On est arrivés à Paris hier matin, un ami est venu nous chercher pour nous emmener jusqu'à Beauvais et on a atterri ici tard hier soir. Donc là, on est pas mal éclatés, surtout avec le décalage horaire."

Un état de fatigue prononcé qui n'a pas empêché les deux tourtereaux de disputer chacun une longue journée de poker. Engagée sur le One Day à 150 €, Maria Jose, la seconde moitié du couple, a fait durer le plaisir jusqu'en sixième place pour un gain de 440 €. Quant à Fabrice, il ne réalisera malheureusement pas la prophétie du Génie, puisque le temps d'écrire ces quelques lignes, il a dû s'avouer vaincu, à moins de trente minutes de la fin de journée.

Deux époux qui partagent la même passion de notre jeu favori, voilà qui est suffisamment rare pour être souligné. "En fait, on s'est rencontrés grâce au poker, précise Fabrice, et même via Winamax. C'était il y a huit ans, on discutait régulièrement ensemble et puis un jour, elle est montée faire un live au Havre et elle n'est presque plus jamais redescendu." Comme quoi, loin des clichés, le poker ne contribue pas qu'à briser des couples, il peut aussi en créer. Tous nos voeux de bonheur !

Etot sera le mieux

- 28 septembre 2019 - Par Rootsah

Main Event 500 € (Day 1B)

Jeremy Etot
Des centaines de joueurs dans le Day 1B : cela signifie que certains en ont profité pour monter des tonnes de jetons, alors que nous approchons de la fin de la journée, et sont, sauf accident, assurés de terminer parmi les gros tapis du jour. C'est le cas de Jéremy Etot, qui pointait à environ 700 000 à la dernière pause de la journée, et est bien parti pour finir chipleader ! Le Français nous explique que son Main Event avait commencé sous les meilleurs auspices : "J'ai doublé sur la première main du jour, avec les As contre les Rois ! J'ai fait carré sur la river, et mon adversaire, un Irlandais, a payé mon tapis ! Il était incrédule, visiblement, il ne me croyait pas..."

Par la suite, tout s'est déroulé comme dans un rêve pour Jeremy : "J'ai run comme Jésus, j'ai eu beaucoup de bonnes rencontres", déroule cet ancien joueur de cash-game des casinos du Sud de la France. Déjà 8e du Win The Button jeudi soir, Jeremy joue à Dublin son deuxième festival live Winamax, après avoir tenté sa chance au Sismix Costa Brava en mai, sans succès. "Je me suis dit que je n'allais pas rater ce WPO, et j'ai bien fait !" Il faut dire que le joueur de 31 ans a décidé de se mettre sérieusement aux tournois live cette année, n'hésitant pas à se déplacer à l'étranger pour grinder, à Namur ou San Remo notamment. "Je joue aussi les tournois d'Apo Chantzis. J'ai vraiment envie de perfer en live !" Et si Jeremy réussissait son premier résultat d'envergure à Dublin ?