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Il n'y a pas assez de Belges dans ce tournoi

- 20 septembre 2018 - Par Benjo DiMeo

Dominique Potenza termine le Day 1A au poste de chip-leader
Main Event (Fin du Day 1A)

Chip-count officiel

"Un véritable phénomène. Je n'ai jamais vu ça de ma vie.
" Ce n'est pas moi qui parle comme cela du chip-leader du Day 1A, c'est Guignol, au moment de ranger les jetons à la fin de la journée. Mais j'aurais pu dire la même chose. Car ce n'est pas seulement la manière dont Dominique Potenza a monté un tapis de 655 000 (13 tapis de départ - "Ca me prendrait une heure pour t'expliquer,", toujours selon Guignol) qui impresssionne, c'est aussi la façon qu'il a de nous raconter.

Dominique Potenza
A gauche, Dominique Potenza, chip-leader du Day 1A

C'est simple : en cinq minutes d'entretien avec le Belge, j'ai appris plus de choses que sur celle de bien de pros que je cotoie depuis plus de dix ans. A un tempo de mitraillette évoquant les meilleures heures de Benoit Poelvoorde, Dominique m'égrène pêle-mêle une multitude de détails avec un franc sourire et un air débonnaire : "Je joue beaucoup à Namur ! Je viens de faire une finale à Blankenberge... Ce sont des amis qui m'ont dit qu'ils allaient à Dublin, je suis parti avec eux... Sinon, je serais retourné à St-Amand... En plus, j'ai pas dormi cette nuit ! Une demi-heure, à peine ! J'ai pris 1 800 euros, et j'ai enchaîné direct avec le tournoi. Comment j'ai joué aujourd'hui ? Ha, mais des gros bluffs, genre, le coeur tombe, je mets 100 000 comme si j'avais le coeur, j'ai pris 70 000. Mais j'ai jeté des grosses mains, hein ! Par exemple, As-Roi, je mets 20 000, au bouton ["Les blindes sont à 1 000 / 2 000", intervient Guignol avec un air attérré], l'autre me met 70 000, mais il n'avait que 300 000, j'ai pas voulu jouer, ça servait à rien."

Je demande à Dominique ce qu'il a pensé de Guignol. "Je lui ai mis cher !" Le cadre de Winamax confirme : "Il m'a défoncé !"

"Je vous ai dit que j'ai étudié la psychologie ? Non, parce que je suis acteur ! Les gens, ça me connaît. Tenez, le petit jeune à lunettes [il montre Maxime Chilaud], j'ai compris que dès qu'il mettait 10 000, il allait passer si je mettais 30 000. Du coup, je lui mettais tout le temps 30 000, et il passait. Faut que je vous montre mon film. Mince, où est-ce que j'ai mis mon téléphone. Ah, mais oui, il est en train de charger. Vous regarderez sur Google ! Mais sinon, je suis dans l'immobilier. Acteur, c'est un hobby, comme le poker. Et puis j'ai enregistré une chanson, ça s'appelle Remue-toi. [Il se met à rapper quelques couplets.] Je vais enregistrer un clip !"

"J'aime beaucoup l'auto-dérision. On me prend parfois pour un débile, on se moque, mais la vie est plus marrante comme ça, vous ne trouvez pas ?"

Vrai ! Elle existe encore, l'émission Strip-Tease ?

Un Irlandais qui nous est familier

Marc MacDonnell
Juste derrière l'excentrique joueur belge, c'est un professionnel du cru qui occupe les hauteurs du chipcount, avec 639 000 jetons. Car si nous connaissons Marc MacDonnell pour sa quatrième place réalisée en 2013 sur ce WPO, le natif de Dublin est un véritable globe-trotter du circuit, qui approche des deux millions de dollars de gains en carrière, accumulés depuis 2008.

"C'est un pro, un vrai !, lâche un João Vieira qui a termine la journée à sa droite. Depuis combien de temps tu tournes ? Ça fait longtemps !" Quatrième du Millionaire Maker des WSOP l'an passé, quatrième du WPT LA Classic en février, runner-up d'un Event Turbo des WSOP en 2015 et vainqueur d'un 1 100 $ à Seminole en août, "MacDo" comme peut-être personne ne l'appelle, a fait des États-Unis sont terrain de jeu favori, mais n'en délaisse pas pour autant la mère patrie. "Je n'ai raté ce tournoi qu'une seule fois, l'an dernier, précise-t-il en vidant une deuxième bouteille de cidre de 568ml (!) dans sa pinte en plastique remplie de glaçons. En revanche sur le cidre, j'ai un peu perdu le compte. On ne doit pas être loin de la douzaine."

Aussi ne sera-t-on pas tellement surpris de retrouver en fin de journée un Marco "ne se [souvenant] pas très bien," du pourquoi du comment de son tapis si élevé. Une nouvelle fois, João vient à notre rescousse. "Tu as gagné avec Roi-Dame contre une paire d'As quand même !" "Ah oui, c'est vrai ! J'avais KQ sur un flop avec deux carreaux. Tout est parti et j'ai rentré ma flush." "Et ensuite, il a très bien joué," poursuit le Portugais. "J'ai joué énormément de mains, enchaîne l'Irlandais. À vrai dire, j'étais d'humeur joueuse et "gambleuse" aujourd'hui." Une condition sine qua none pour monter près de treize tapis de départ en quelques heures. Reste à savoir s'il sera dans le même mood samedi et surtout s'il rencontrera la même réussite.

Leur premier essai fut le bon

João Vieira
Surfant sur son impressionnante vague de résultats online des dernières semaines (un titre Winamax Series et deux autres chez le concurrent), João Vieira termine ce Day 1A dans la peu du meilleur élément du Team Winamax. Alors que Pierre CalamusaGaëlle Baumann et Leo Margets pliaient le genou un à un, le Portugais n'a eu besoin que d'une bullet pour se qualifier pour la suite des événements, avec une belle trentaine de blindes.

Sylvain Loosli
Constat similaire pour Sylvain Loosli, qui s'est même vanté sur Twitter d'avoir réussi à conserver son précieux bounty. Le Toulonnais reviendra samedi avec 142 000 pions.

Aurélien Guiglini
"On est allés chercher la qualif' pour le tournoi de beer pong !Aurélien Guiglini ne cachait pas sa satisfaction ce soir, juste avant de placer ses 296 500 jetons dans le sac. "C'est parfait, j'ai passé le Day le plus important, maintenant le Club Med va pouvoir commencer. On va se mettre une grosse race !" S'il est en un qui a compris comment tirer profit au maximum de ce Winamax Poker Open - normal, quand on en est l'un des inventeurs - c'est bien notre Guignol.

Le Main Event a démarré en douceur

Day 1A
Si l'on se contentait de comparer les chiffres des Day 1A d'une année à l'autre, on serait tenté de conclure que le Main Event a loupé son démarrage : 183 inscrits, re-entries inclus, contre 373 l'an passé ! Sauf qu'il y a un truc : cette année, le Main Event a commencé un jour plus tôt, avec l'ajout d'un troisième Day 1 au programme. Si pas mal d'entre vous ont accueilli avec plaisir cette extension du programme, se pointant avec une journée d'avance, beaucoup d'autres sont encore en train de faire leurs valises. Sans compter les petits soucis météorologiques que subit en ce moment la capitale irlandaise : c'est un véritable tempête qui agite régulièrement Dublin depuis lundi, ayant causé d'innombrables retards dans les transports aériens, quand ce ne fut pas purement et simplement des annulations.

Leisure Room
Ce mercredi, la Leisure Room s'est remplie petit à petit à mesure que les avions en provenance de Paris, Lyon, Belgique, Angleterre finissaient par arriver à bon (aéro)port, chacun y allant de son anecdote sur les turbulences à l'approche de l'Irlande, la dextérité du pilote, où les gémissements des voisins au moment d'entamer l'approche finale. Le WPO monte en puissance, mais il ne fait que commencer !

Les 10 plus gros tapis du Day 1A

Notre collègue au sein du Staff Winamax Etienne Lagand s'est installé sur le podium provisoire, après avoir notamment éliminé Leo Margets sur une confrontation toute faite et toute belle : deux paires contre deux paires, au flop !

Dominique POTENZA 655 000
Marc MCDONNELL 639 000
Etienne LAGAND 418 500
Craig BURKE 353 500
Matthieu LAMAGNERE 347 000
Zuanyu ZHENG 345 500
James J. O'BRIEN 338 500
Pierre-Guy GENTIL 327 500
Arnaud CRESSENT ARNAUD 325 000
Louis-Emmanuel DESHOULIERE 311 000

L'ancien Team Pro Adrien Guyon, Fabrice Gouget, Maxime Chilaud, Sonny Franco, ou encore Thomas Papazoglou se sont eux aussi déjà qualifiés pour le Day 2.

Cliquez ici pour le classement complet des 37 survivants de la journée

Ils ont sauté une fois aujourd'hui, et n'ont pas re-entry : Dimitri Halliez, Paul Patouilliart, Nicolas "kroktachon" Pignon, Franck "Youki" Besnard, notre reg italien préféré au WPO Ivan Tononi, Michael Graydon...

Ils ont sauté deux fois aujourd'hui, on les reverra peut-être (sûrement) sur le Day 1B : le tenant du titre Otto Richard, Leo Margets, le Red Diamond Julien EhrhardtSonny Franco, le finaliste de l'an dernier Teunis Kooij ou encore Anthony Kazgandjian.

La stat du jour : 60. En minutes, c'est le temps qui s'est écoulé avant que l'on assiste à la première élimination du Day 1A.

L'autre stat' du jour : 80%. C'est le taux d'éliminations sur le Day 1A !

La suite, c'est tout de suite

WPO DUBLIN
Félicitations à tous les héros du jour : ceux qui ont gagné un side-event, ceux qui ont monté des pions sur le Main Event, ceux qui ont hurlé sur le Deglingo de minuit, ceux qui sont déjà bourrés après trois pintes, ceux qui ne visent pas droit au beer pong, et j'en passe. On se donne rendez-vous jeudi midi pour la suite, autrement dit le Day 1B du Main Event (on y retrouvera probablement deux fois plus de joueurs que sur le Day 1A) et une nouvelle brochette de side events.

Benjo, Flegmatic, PonceP, et Chriis
Photos : Caroline Darcourt

Le Papa de l'année

- 19 septembre 2018 - Par Flegmatic

Main Event 550 € (Day 1A)

Thomas Papazoglou

Il y a un an presque jour pour jour, Thomas Papazoglou était couronné bubble boy officiel de ce Main Event. Non, pas celui éliminé juste avant l'entrée dans les places payées, récompensé d'un buy-in pour l'édition suivante. Celui sorti à la place juste avant, dernier joueur à repartir bredouille de ce tournoi.

Avant de revenir sur la terre de son "exploit", Thomas a conjuré le sort sur une épreuve Winamax, se classant à une belle douzième place sur le SISMIX, malgré un Day 3 décevant, pour engranger 71 000 Dirhams. À cette première - et unique à ce jour - perf' en live, réalisée dans la peau d'un qualifié online, ce véritable shark de nos MTT en ligne a ajouté deux lignes de choix sur notre site, deux victoires Winamax Series réparties entre janvier et septembre, sous un pseudo qu'il préfère garder secret, pour un total de plus de 13 000 €.

Sil avait réservé depuis un moment sa chambre au City West Hotel pour ce qui allait être son troisième WPO, Thomas a eu la chance de faire partie du tout dernier wagon de qualifiés online, lui qui a gagné sa place le mercredi 5 septembre, il y a tout juste deux semaines, sur l'un de nos ultimes satellites.

Heureux au grattage donc, mais pas le plus chanceux au tirage de sa table, qu'il partage avec deux autres habitués de nos tournois live, dont un qu'il doit beaucoup croiser sur nos MTT high stakes, Matthieu Lamagnère et Maxime Parys. Sans compter son voisin de gauche, un certain Louis-Emmanuel Deshoulière, qui pointe à environ 250 000, pour une moyenne qui tourne autour des 150 000.

Comme on se retrouve

- 19 septembre 2018 - Par Flegmatic

Main Event 550 € (Day 1A)

Pierre-Guy Gentil

Il fut l'un des visages français du dernier Main Event des WSOP. Qualifié pour 0 € grâce au KING5, Pierre-Guy Gentil s'est hissé jusqu'au Day 5 du plus beau tournoi du monde, terminant finalement 49e pour 49 335 $, devant les caméras d'un Tapis_Volant en train de bûcher sur un documentaire qui s'annonce riche en émotions. Depuis, Pedro a affiché sa mine réjouie aux quatres coins de l'Europe et du Maghreb, se baladant d'un festival à l'autre, avec l'assurance de celui qui vient de réaliser la plus grosse perf' de sa vie, qui plus est en freeroll.

"J'ai fait mon premier EPT à Barcelone, rembobine cet éminent membre des Flambeurs. J'ai cash le tournoi à 1 100 €, ensuite je me suis qualifié pour le Day 2 du Main Event, mais je suis sorti sur une main où je ne suis vraiment pas content de moi." Derrière, tout est allé très vite pour le jeune Frenchie, qui est allé se balader du côté de Marrakech, puis à Madrid, à chaque fois pour taper le carton.

Un véritable marathon, qui l'amène aujourd'hui à Dublin, pour son tout premier tournoi Winamax. "Je suis venu tout seul, précise-t-il. Cela faisait un moment que j'avais prévu ce voyage, j'avais très envie de venir." Un séjour prévu de son côté donc... ce qui ne l'empêche pas de se retrouver à la droite de l'un de ses collègues du KING5, Alexandre. Ah, les facéties du seat draw.

Nous souhaitons donc aux deux tourtereaux de belles et longues retrouvailles, même si Alex vient de laisser échapper une douzaine de blindes, soit le tiers de son stack, en faisant doubler un short stack avec A9 contre un KJ transformé en flush sur la river. Quoi qu'il en soit, pour Pedro le plan est clair : passer la journée coûte que coûte pour profiter des activités annexes lors des deux prochains jours. N'est-ce pas notre envie à tous ?

Le tenant et les aboutissements

- 19 septembre 2018 - Par Flegmatic

Main Event 550 € (Day 1A)

Otto Richard

Listé parmi les premiers sortants de la journée, Otto Richard n'a pas attendu bien longtemps pour remettre une pièce dans la machine aujourd'hui sur ce Main Event. Éliminé lors des tout derniers instants de la journée d'hier sur le High Roller, le tenant du titre est en donc déjà à sa deuxième chance pour tenter de défendre son titre acquis l'an dernier.

Et si, douze mois plus tard, son statut a considérablement évolué au sein du field de ce tournoi, son caractère lui, reste le même. Discret, presque effacé. À l'image de ses sorties live, guère fréquentes durant les mois écoulés. "J'ai passé trois semaines à Vegas, souffle Otto. J'ai joué quelques petits tournois et le Main Event, mais ça n'a pas donné grand-chose." Les chiffres parlent pour lui : une seule place payée au compteur sur un Event à 1 500 $, à laquelle s'ajoute une 23e place sur le Main Event des WSOP-C de Paris remporté par Marius Conan et... c'est tout. Il faut plus qu'une victoire en live à 92 000 € pour changer les habitudes de jeu d'un tel grinder de l'ombre des tables online.

Sonny Franco

Un parcours qui tranche avec celui qui avait terminé runner-up l'an passé, Sonny Franco. De Marrakech à Barcelone en passant par Prague, Paris, Monte-Carlo, Vegas et Cannes, où il a remporté la plus belle victoire de sa carrière sur le Main Event des WSOP-C, le Sudiste a poursuivi sur son impressionnante lancée, pour dépasser le million de dollars de gains en live. Les deux hommes ont beau évoluer à une table d'écart actuellement, c'est bien un monde qui semble les séparer.

Une affaire de passionnés

- 19 septembre 2018 - Par Benjo DiMeo

Main Event 550 € (Day 1A)

Etienne
Dans un festival organisé par Winamax, vous croiserez deux types de membres du staff : ceux qui sont là pour organiser tout le bazar (ou vous raconter ce qu'il se passe), et ceux qui ont posé des congés. Forcément : nos collègues, on ne cesse de leur rabâcher que nos tournois sont les plus cools du monde. Du coup, ils viennent se la couler douce et profiter de l'ambiance, pendant que nous, on bosse. Comment leur en vouloir ? Étienne appartient à cette catégorie. Employé au support depuis trois ans et demi - c'est lui qui répond à vos mails, donc - notre collègue vit cette semaine sa troisième édition du Winamax Poker Open, mais seulement la première en tant que joueur-slash-fêtard, après avoir bossé à deux reprises au sein de l'équipe en charge du streaming (et assuré la modération du Multiplex Poker version radio durant de longues années).

Avant de rejoindre Winamax, Étienne était déjà un joueur d'expérience, avec huit années de pratique derrière lui. Rejoindre une boîte où l'on vit et parle poker 24h/24 n'a fait que renforcer sa passion pour les cartes. "Quand on cotoie tous les jours des passionnés, certains avec un très bon niveau, ça nous tire forcément vers le haut." Outre les tournois live organisés tous les deux mois par le Comité d'Entreprise dans la cafétéria de nos locaux (à la clé pour les meilleurs : des cadeaux, mais surtout des opportunités de brag non-négligeables), Etienne progresse avec les collègues au travers de home games et de sessions online disputées en groupe, et a réalisé l'an passé le rêve de bien des amateurs : le pélerinage à Las Vegas, qui s'est concrétisé par une belle victoire à 3 200 dollars sur un tournoi low-stakes organisé au Golden Nugget.

Côté boulot, le support client a vécu, comme l'ensemble de Winamax, une grosse révolution en 2018, avec l'arrivée d'une armada de nouveaux collègues en provenance d'Espagne. "Les Espagnols sont arrivés à peu près au même moment où les horaires de nos shifts ont été complètement revus. Désormais, on alterne tous entre des horaires de jour, d'après-midi/soirée, et de nuit. C'est mieux pour ceux qui avant travaillaient principalement la nuit ! On essaie de se mettre à l'Espagnol, tout en essayant faire progresser les nouveaux en Français. Ce que je peux te dire, c'est qu'ils ont le sens de la fête !"

Engagé sur le Day 1A, Etienne compte bien monter un gros stack et se qualifier pour le Day 2 dès aujourd'hui, afin de profiter des animations hors-poker organisées au cours des prochains jours. "J'ai profité de la profondeur des premiers niveaux pour jouer plein de coups, mais j'ai fait le yoyo. J'ai trouvé un flop 4-2-2 avec une paire de 2 en main, j'ai pris deux barrels de value. Mais après, j'ai perdu avec une overpaire." Au bureau, Étienne peut traiter jusqu'à 200 mails en une seule journée. Parviendra t-il à placer 200 relances préflop au cours de ce Day 1A ?