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Beer Pong Open : un sérieux bordel, un bordel sérieux

- 22 septembre 2018 - Par Benjo DiMeo

"C'est mon rêve, de gagner ce tournoi. J'y pense tous les jours." (Aurélien Guiglini)

"Je le jouerai toute ma vie." (Adrien Delmas)

"Quand j'étais encore un amateur, je ne pensais qu'à ça : le disputer un jour." (Sylvain Loosli)

"Si je pouvais faire une perf' sur celui-là, cela m'assurerait de voir mon contrat renouvelé." (Pierre Calamusa)

"On ne gagne jamais, mais c'est quand même le tournoi que l'on préfère." (Les mecs de la FNL)

Mais de quel tournois parlent-ils ? Du Main Event des WSOP ? Non. D'un EPT ? Non plus ! Du WPO Dublin, alors ? Du tout. Ce tournoi qu'ils chérissent et attendent toute l'année, il s'agit bien entendu du Winamax Beer Pong Open.

Winamax Beer Pong Open96 équipes ont pris part jeudi soir à l'édition 2018 de ce que beaucoup appellent "Le vrai Main Event du WPO". Pas mal d'habitués, quelques anciens vainqueurs, pas mal de costumes, des pros du poker, des amateurs de bière, des pros de la bière, aussi. Une ambiance survoltée, six tours de jeu à franchir, des cordes vocales qui se sont fait mal, des foies qui ne s'en remettront jamais vraiment. Le Winamax Beer Pong Open, c'est à la fois quelque chose de totalement débile et de tout à fait sérieux. Même à la fin d'un tournoi de poker, on n'observe pas autant de visages aussi concentrés au moment de lancer, aussi libérés au moment de réussir leur tir, et aussi déçus au moment de se faire éliminer. La fièvre, la fureur, des décibels et de la sueur.

Qu'est-ce qui explique un tel engouement ? Pourquoi des adultes, a priori responsables, se transforment t-ils en animaux de foire doublés de compétiteurs acharnés une fois la balle de ping pong en main ? Posons la question à Harper : un grand connaisseur du sujet, ayant animé toutes les éditions passées du WBPO avant de... remporter la dernière en date !... accompagné de son binôme dans la vie comme dans la bière, j'ai nommé Gaëlle Baumann. Sans surprise, le responsable de Winamax TV à beaucoup d'explications à proposer.

Winamax Beer Pong Open
"Déjà, si tu enlèves l'aspect picole, c'est quand même une vraie compétition, avec de la stratégie, de la tension. Ici, il n'y a que des joueurs de poker, donc de base ils aiment jouer, ils aiment l'enjeu. Et on se prend au jeu en deux secondes ! Et puis, par rapport au poker, c'est bien plus animé. Quand tu deep-run un MTT, tu es soutenu, mais ça reste calme. Là, derrière nous, ça chantait, ça faisait la ola quand on lançait, on était portés par le rail, Ivan Deyra lançait les champs de supporters, tout le monde suivait ! Bien entendu, l'alcool aide à désinhiber. Mais le truc le plus important, c'est la simplicité du jeu : même si tu n'as jamais joué, même si tu ne connais pas du tout, il te suffit de regarder une partie trois secondes pour comprendre ce qu'il se passe. Mais il faut faire attention. Avec le système des rebonds, on n'a pas le droit de détourner la tête, on doit être focus à 100% ! D'ailleurs, j'ai remarqué un truc : pendant tout le tournoi, personne ne regarde son portable à aucun moment. De nos jours, c'est super rare.'"

Winamax Beer Pong Open
Et sinon Harper, entre gagner un tournoi de poker et un tournoi de beer-pong, c'est quoi le mieux ? "Franchement, sans vouloir en rajouter, il y a une émotion sportive véritable. Avec tout le bordel autour en finale, les chants... Et avec Gaëlle, on s'est réveillés avec une énorme banane ! Dans les couloirs, on nous félicite comme si on avait gagné le Main Event ! [rires]"

Winamax Beer Pong Open
On peut imaginer que notre duo s'est réveillé, aussi, avec une belle gueule de bois. "Ah oui, quand même. Assez horrible. Je croyais qu'il y avait un pichet de bière servi pour chaque match. En fait, c'était un pichet par équipe ! Et je tournais au whisky entre les matchs." Des conditions extrêmes qui n'ont pas empêché Gaëlle et Harper de battre plusieurs équipes de marque : rarement on avait vu autant de "têtes de série" en fin d'un WBPO : la fameuse doublette Webmaster/Super Caddy du ClubPoker, les couvreurs Steven et Grégoire, et même deux équipes internationales : la Team Espagne d'Alex et Willo, et la Team UK/Portugal de Will et Luis. En finale, face à un duo venu de La Réunion, le couple a terminé le travail alors qu'il leur restait encore trois gobelets. "Avant ça, on a eu un moment très tendu en huitièmes de finale, quand il nous restait un gobelet contre trois. Ils ont eu dix balles de match !" Un équivalent poker de l'expression "a chip and a chair" ?
 

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