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Ils sont jeunes, ils sont deep

- 24 septembre 2017 - Par Benjo DiMeo

Découvrez les finalistes du Winamax Poker Open 2017
Age moyen des finalistes : 29,5 ans
Tapis moyen des finalistes : 47BB
Bios réalisées avec un coup de main de Steven du ClubPoker

Otto Richard - 33 ans, Paris (vit à Brighton)
12 555 000 jetons (78BB)

Otto Richard
Malgré un âge loin d'être vieux (celui du Christ !), Otto Richard est le joueur le plus âgé de cette très jeune finale, et au vu de son expérience, il pourrait presque faire figure d'ancien combattant au tour de cette finale. D’ailleurs, ceux d'entre vous qui suivent le monde du poker depuis longtemps ne manqueront pas de sourire en voyant cette vieille connaissance entamer la finale au poste de chip-leader. Il faut dire qu'Otto est tombé dans les cartes très jeune. Ses études ne le passionnaient guère : "Je passais mon temps à Ostelen, un game center à Paris, en compagnie d'autres gens qui séchaient les cours comme moi." Là-bas, Otto jouait à Magic : The Gathering, sans aucun doute le jeu de cartes le plus révolutionnaire de ces vingt dernières années, en compagnie de mecs comme Farid Meraghni, Gabriel Nassif ou Manuel Bevand. Le point commun entre tous ces gens : tous ont joué à Magic à très haut niveau, et tous ont fini par se mettre au poker de façon intensive. Pour Otto, la bascule s'est opérée vers 2006. Son palmarès live, qui totalise 200,000$ de gains "seulement" en onze ans, est l'arbre qui cache la forêt : si ses voyages poker sont peu fréquents, son volume en ligne, en tournoi comme en cash-game, le place dans la catégorie des grinders les plus acharnés. Pour son tout premier Winamax Poker Open, Otto a re-entry lors du Day 1A, et se rappelle d’un joueur suédois ayant « tenté deux fois le même bluff » contre lui. « Je lui ai fait deux hero calls ! » Otto (qui nous avoue pratiquer le piano classique dans son temps libre, je savais pas où caser cette info) sera soutenu en finale par sa copine et Thanh, l’un de ses plus vieux amis, ainsi que par, on imagine, pas mal de joueurs de Magic et de poker de la vieille époque.

Sonny Franco - 28 ans, Montpellier (vit à Marrakech)
11 395 000 jetons (71BB)

Sonny Franco
Il l’une des deux têtes d’affiches françaises de cette table finale : Sonny Franco, professionnel de poker depuis quelques années, dispute avec succès et pour la première fois de sa vie le Winamax Poker Open. Inscrit au jour 1A, il a tout de même du utiliser l’option re-entry afin de poursuivre l’aventure : « Et en toute fin de journée, j’ai remporté un pot de 600 000, ce qui représentait trois fois la moyenne à ce moment là. J’avais AK contre QQ et JJ et j’ai trouvé un As sur la rivière ! » Depuis ce coup clé, Sonny s’est mis en ordre de marche afin d’imiter son grand ami Antonin Teisseire, champion en titre. 'Tonin sera d’ailleurs dans le public, en compagnie de Sarah, la petite amie de Sonny, qui n’aura pas manqué une miette de l’action hier et aujourd’hui. Déjà victorieux  de 11 tournois live dans sa carrière (dont 6 victoires à Marrakech et une bague WSOPC), Sonny n’a qu’une chose en tête, ajouter ce WPO à son tableau de chasse. Il ne jouera d’ailleurs que pour ça, la victoire !

Adrien Decramer – 28 ans, Divonne-les-Bains (France)
11 220 000 jetons (70BB)

Adrien Decramer
Originaire d’Aix-les-Bains, Adrien a commencé le poker en même temps que ses études voilà déjà dix ans. Manager dans une société de services, il nous avoue aimer les cartes et boire des coups. (On est pareils !). Peu habitué du live, il n’a pourtant pas hésité à utiliser l’option re-entry pour le Day 1B après avoir fait deux tentatives infructueuses lors du Day 1A. Pour son tout premier WPO, ses amis le suivent plus sur Internet que depuis le rail. C’est d’ailleurs online qu’Adrien avait l’habitude de sévir à l’époque où il jouait beaucoup, ayant remporté à peu près tous les tournois de la grille Winamax : à titre d’exemple nous pouvons citer quatre HighRollers, deux Winamax Series, ou encore un Summer Shot. Tout de même !

Teunis Kooij - 29 ans, Amersfoort (Pays-Bas)
6 350 000 jetons (40BB)

Teunis Kooij
Originaire d'une petite ville proche de Rotterdam, Teunis est un autodidacte du poker qui joue exclusivement en live. "J'apprécie les voyages et les rencontres. Je joue pour passer un bon moment et j'ai le sentiment que le jeu live est là où je peux mettre à profit mes qualités." Le néérlandais compte à son palmarès un deal en heads-up de l'Estrellas Poker Tour en 2016 pour plus de 370,000 €. Teunis a dû s'y reprendre à deux fois pour se qualifier lors du Day 1A : la seconde bullet fut la bonne. Il a passé quasiment tout son Day 2 en Table TV, perdant notamment un gigantesque setup avec deux Dames contre deux Rois qui lui a couté les trois quarts de ses jetons. Mais le joueur professionnel est parvenu à remonter tranquillement la pente, au point d'atteindre à un moment la barre des dix millions de jetons (il est retombé depuis, mais son stack reste compétitif). "C'est mon tout premier WPO, et je suis impressionné. Je n'ai jamais vu un festival qui gâte à ce point ces joueurs. Toutes les activités qui sont proposées et l'ambiance globale du tournoi forment une atmosphère unique. Je reviendrai !" Il a même eu la chance de croiser le fer avec Patrick Bruel hier. "Je ne le connaissais pas, il m'a expliqué qui il était. Il était super sympa et très drôle, on a passé un super moment". Teunis pourra compter sur ses potes Belges et Allemands pour pousser un peu de la voix s'il atteint la table finale, ce qui est plutôt bien embarqué.

Jason Tompkins - 32 ans, Kildare (Irlande)
4 425 000 jetons (28BB)

Jason Tompkins
C'est il y a environ huit ans que Jason a découvert le poker. Ce fut le coup de foudre : de passionné, l'irlandais est rapidement passé pro, et a collectionné les succès, en ligne ("J'ai tout gagné !", rigole t-il, évoquant des titres SCOOP et WCOOP) comme en live (750,000$ de gains de carrière), avec notamment une finale WSOP en 2012, des side events remportés en Irlande, et une jolie cinquième place à feu l'EPT San Remo en 2012, l'année de Ludo Lacay ! Jason est un grand habitué du WPO : il n'a pas manqué une édition ces cinq dernières années. "C'est le meilleur festival de poker", explique t-il. "C'est vraiment génial de pouvoir jouer tous les tournois en 6-max, et les gens sont toujours de bonne humeur." Jason n'a pas eu besoin de re-entry pour franchir le Day 1B, après avoir joué sans succès le Highroller deux jours plus tôt. Il nous avoue ne pas se souvenir de coups marquants sur les trois jours de l'épreuve : "J'ai simplement grind tout du long, je ne suis jamais tombé en dessous des vingt blindes". Jason présente clairement un des profils les plus dangeureux autour de la dernière table : on ne le perdra pas des yeux en finale !

Raul Manzanares Lozano – 25 ans, Valence (Espagne), vit à Manchester (Angleterre)
4 405 000 jetons (27,5BB)

Raul Manzanares Lozano
« Je suis venu parce que des potes à moi de Manchester avaient déjà joué le WPO les années précédentes et voulaient y retourner. Mais pour moi, c'est la première fois. » Valencien immigré sur les terres de David Beckham et des frères Gallagher, Raul – puisque tel est son prénom – est plus du genre à arpenter les tables online que les événements live, mais on l'imagine mal se plaindre à l'issue de sa semaine dublinoise. Quelques jours après s'être classé 10e du Highroller pour 3 300 €, le voici désormais parmi les sept survivants de ce Main Event. Mais ce ne fut pas sans mal. « J'ai joué une heure sur le Day 1A avant de me faire sortir, et j'ai dû re-entry sur le Day 1B. » Un apprentissage du live qui ne s'est donc pas fait tout seul pour celui qui avoue jouer sur Internet « depuis 5-6 ans, » mais qui lui assure déjà un gain minimum de 12 000 €. Pour sa première grande finale sur le circuit, il pourra compter sur une bonne partie de la cohorte d'Espagnols présents ici au WPO, à commencer par son pote Guillermo Sanchez, sorti plus tôt en cours de Day 3. Vamos !

Michael O'Sullivan – 32 ans, Dublin (Irlande)
3 135 000 jetons (20BB)

Michael O'Sullivan
Born and raised in Dublin, Michael O'Sullivan fait partie des joueurs les plus expérimentés de cette table finale. Du haut de ses 32 ans, l'Irlandais joue en effet depuis... 14 ans ! Il a commencé jeune, donc. « Je jouais beaucoup online avant, précise-t-il, mais maintenant je privilégie le live, je trouve qu'il y a plus de value. » Un grinder sur Internet repenti qui a donc pour objectif de se transformer en régulier du circuit. « J'ai fait un tour à Vegas cet été pour les WSOP [où il a notamment terminé runner-up d'un Daily Deepstack du Rio à 365$ pour un peu plus de 10 000$], et j'étais à Barcelone le mois dernier. » La semaine dernière, Michael était également de la partie sur un autre festival de l'autre côté de l'Irlande, avec une table finale à la clé. Au City West, il s'est pointé dès le lancement du WPO, jouant notamment le Highroller, sans parvenir à entrer dans l'argent. Voilà ce qui s'appelle un homme « qui n'en veut. » C'est ainsi avec une seule et unique bullet, dépensée sur le Day 1B, que Michael a gagné sa place pour le Day 2, qu'il a d'ailleurs terminé tambour battant : « J'ai gagné avec une paire de 4 contre les As pour rester en vie, et ensuite avec une paire de Dames contre As-Roi et As-8. Ah et j'ai fait une quinte flush aussi lors du Day 1 ! Avec A10 contre un joueur qui avait trouvé un brelan de Dames. C'était plutôt sympa ! » Autour de la finale, il devrait être soutenu par quelques-uns de ses potes. « Il y en a un qui a 10% de mon action donc je pense qu'il va venir ! Il voulait prendre 5%, je lui ai dit que ce n'était que 25 €, du coup il a pris plus ! » On te rassure Mike, même avec 90% de 92 000 €, il y a de quoi faire.