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Un grumeau dans le potage

- 23 septembre 2017 - Par Flegmatic

Certes, on est peut-être un peu partisan, mais Matthieu Vincendeau contient en lui l'ADN type du joueur du Winamax Poker Open. Recollons les morceaux ensemble, en trois points.

Matthieu Vincendea

Tout d'abord, avec 5,4 millions de jetons et le statut de chipleader au retour du dinner break, il est le fier représentant de la France des clubs conquérante, et qui se déplace en nombre. "Je viens de Nantes, du PCO, le Poker Club de l'Ouest. J'ai gagné mon package sur le Winamax Club Trophy, où j'ai terminé runner-up," précise-t-il. En perdant le heads-up final contre Clément Leblay... lui-même toujours en course à 24 joueurs restants. "On est 6-7 du club à être venu cette semaine, juste pour le plaisir. En plus tout le monde a fait au moins un ITM, moi j'ai chatté un Midnight Deglingos mercredi... Autant te dire que si je suis en finale, ce sera le bordel !" Voilà ce que l'on a envie de voir sur le tournoi le plus fun de l'année : un rail en folie autour de la TF pour parachever une semaine unique et inoubliable. Tout ceux qui ont assisté ne serait-ce que quelques minutes à celle de l'an dernier, rythmée par les chants de soutien à Antonin Teisseire ou Jérôme Launay ne peuvent qu'aquiescer.

Matthieu Vincendeau Beer Pong

De dos, face à son collègue des "grumeaux"

Ensuite, et c'est très important, Matthieu est un amateur pur jus, qui fait le déplacement à Dublin autant pour ce qui se passe à l'intérieur de la salle de poker qu'en dehors. Lui et son binôme l'ont prouvé lors du Winamax Beer Pong Open où, sous le nom des "Grumeaux," ils ont terrorisé plus d'une équipe. "On a été plutôt bons, avoue-t-il sans fausse modestie. D'ailleurs dans les premiers tours, on a quand même gagné une partie 10-0 ! Notre nom ? On se ressemble un peu avec mon pote, on est gros, du coup on est les jumeaux gros : les grumeaux quoi." Limpide.

Et enfin, peut-être l'ingrédient le plus important, il vit son proverbial one time. "C'est la journée de poker parfaite, confesse-t-il face à son run qui l'a vu transformer son départ de 670 000 au départ de ce Day 2 en véritable montagne. Quand je suis devant, ça tient. Quand je suis derrière, j'ai de la réussite, ou je trouve les bons folds, c'est incroyable. J'en reviens à regretter que cette journée doive s'arrêter à un moment ou un autre ! Je pense aussi que j'avais un edge sur mes tables. J'ai pu faire à chaque fois un peu ce que je voulais, même en table TV quand j'étais avec Patrick Bruel." Ce qui ne l'empêche pas de se montrer très philosophe. "Certains cherchent à tout prix l'argent, moi j'ai déjà un travail, une fille, je joue de temps en temps au casino à côté de chez moi, ici ce n'est que du bonus. Mais je vais quand même tout faire pour aller chercher les cinq chiffres !" Et franchement, on a envie de croire qu'il peut le faire.