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Pause-dîner : Otto Richard plus que jamais en tête

- 24 septembre 2017 - Par Flegmatic

Otto Richard

En dehors de la sortie de Teunis Kooij il y a quelques minutes, les deux derniers niveaux d'une heure en date n'ont pas franchement fait bouger les masses sur ce Main Event. Sans pour autant marcher sur cette finale, Otto Richard passe pour l'heure entre les balles et continue de caracoler en tête du classement.

Derrière, on est un tantinet plus dissipés, notamment entre Adrien Decramer et Sonny Franco, qui aiment bien se chercher des noises. En preuve, ce 5-bet complètement fou du Petit Prince de Marrakech sur un flop A7J qui a fini par montrer... Q5 suite à un fold de l'Aixois. Un coup qui a permis à Sonny de remonter légèrement la pente, après plusieurs petits pots perdus d'affilée, faisant du même coup plonger Adrien.

Beaucoup plus discret dès lors qu'il ne s'agit plus de jouer des coin flip - mais peut-être aussi un peu card dead ? - Raul Manzanares Lozano se maintient à flot au milieu de tous ces Français, sans prendre véritablement part au combat. Il faut dire que l'espagnol rencontre pas mal de résistance lorsqu'il se décide à sortir sa tête du placard. Témoin cette main où Raul relance de BB après un limp de Sonny en SB. Ce dernier paie et check/raise pour 2,3 millions sur le flop 697. Je me demande avec quoi Raul a relancé, et payé, car il abandonnera très vite sur le turn J en entendant Sonny annoncer all-in pour 6,5 m.

TF

Quand ils étaient encore cinq

1/ Adrien Decramer (France) 6,96 millions (23 BB)
2/ Sonny Franco (France) 11,852 m. (39 BB)
3/ Raul Manzanares Lozano (Espagne) 8,52 m. (28 BB)
4/ Richard Otto (France) 26,18 m. (87 BB)

Blindes à la reprise : 150 000 / 300 000, ante 50 000

Teunis ballot

- 24 septembre 2017 - Par Benjo DiMeo

Teunis Kooij éliminé en 5e place (23 000 €)

Teunis Kooij
La table se vide de ses éléments étrangers à toute vitesse ! Après les sorties des irlandais O'Sullivan et Tompkins, au tour du hollandais Teunis Kooij de voir s'envoler ses espoirs de titre. Après avoir tenté de bluffer Otto Richard en envoyant plusieurs péchons avec Q10 sur 4-5-K-6-2 (il y avait deux carreaux au flop et Otto hero call sans trembler avec une paire de 7), Teunis était tombé à moins de 20BB.

Le coup qui scellera sa sortie n'est pas bien difficile à raconter : Raul Manzanares Lozano relance à 525,000, et Teunis envoie la sauce (à peine 16BB) avec As-Roi. L'Espagnol avait ouvert avec une paire de 8 et n'a donc aucune raison d'abandonner. C'est payé, les jeux sont retournés, et la croupière déroule un tableau 100% briquesque : 7-3-7-6-7.

Pour sa première participation au Winamax Poker Open, le professionnel de Rotterdam gonfle sa bankroll de 23 000 euros. Il nous l'a promis : il sera de retour l'an prochain pour tenter de faire mieux.

Après cette main, Raul grimpe à 10 millions. Ses trois derniers adversaires sont français !

Face the Pros : Le Team Pro rase

- 24 septembre 2017 - Par PonceP

Event #28 : Face The Pros - 50 €

KillThePros
On approche tranquillement de la fin du Face The Pros, l'heure est au bilan. Petit rappel du principe : pour 50 € de buy-in chaque joueur affronte un joueur du Team Pro sur IPad sur un Sit&Go heads-up. En cas de victoire, il choisit entre remporter 100 €, ou jouer un deuxième round contre un autre Team Pro et tenter de gagner 200 €. S'il gagne, re-belote entre quitte ou double. Enfin, en cas de victoire sur les trois rounds, il peut repartir avec 400 € ou tout remettre au milieu pour un quatrième et ultime heads-up avec 1 000 € à la clé en cas de victoire.

DavidiFinale
Battre un Team Pro Winamax n'est pas chose aisée, alors en battre quatre... Il faut une bonne dose de courage et de confiance en soi pour se risquer à l'entreprise. Pourtant, sur les 57 inscrits du tournoi, deux ont tenté le diable et joué le heads-up final. Le premier a été sauvé in extremis par Davidi Kitai, mais en revanche Sylvain Loosli s'est incliné face à Jonathan Ayari qui repart donc avec les 1 000 €. On notera que trois joueurs ont préféré s'arrêter à trois rounds et empocher les 400 €, dont un certain Steven Bensimon...

GaelleHU
Le bilan est positif pour le Team, qui remporte en tout 450 € de gains nets (les Team Pro investissaient 50 € de leur poche pour jouer chaque match), et il faut souligner la démonstration de Romain Lewis qui termine avec un petit score de 13 victoires pour 2 défaites. Le cadet du Team nous l'a joué rouleau compresseur et semble s'être trouvé une spécialité.

Human after all

- 24 septembre 2017 - Par Flegmatic

Adrien Decramer

On le pensait intouchable depuis le début de cette finale, Sonny Franco vient de subir son premier contrecoup, infligé par un Adrien Decramer qui n'a pas eu peur d'envoyer la couscoussière face au Petit Prince de Marrakech. En bataille de blindes, le vainqueur Winamax Series ouvre assez cher à 580 000 (sur 100 000 / 200 000, ante 30 000), avant d'envoyer trois parpaings à 650 000, 1,25 million et le reste de son tapis de 2,1 millions, sur un board à accident K99JQ.

Avec un Roi-Valet qui lui offrait deux paires, Sonny n'a pas mis bien longtemps avant de payer les trois fois, mais a vu l'Aixois retourner une paire d'As bien valorisée. Résultat des courses, les tapis des deux compatriotes s'équilibrent, Adrien remontant à 9,3 millions, alors que Sonny perd un tantinet de sa superbe, n'étant plus assis "que" devant 10 millons. Voilà qui devrait faire plaisir à Otto Richard, désormais installé seul dans le fauteuil de chipleader.

Smashing Tompkins

- 24 septembre 2017 - Par PonceP

Jason Tompkins est éliminé en 6e position  (16 000 €)
Une rencontre inévitable face à Otto Richard

Annoncé comme un des favoris de cette table finale pour son palmarés étoffé, Jason Tompkins n'a pas vraiment pu démontrer l'étendue de son talent. Deux coups clés auront suffi à envoyer valdinguer les espoirs du finaliste de l'EPT San Remo 2012, deux coups perdus contre Otto Richard.

JasonOtto
Le premier est survenu lorsque Otto a payé un 3-bet de Jason avec As-Valet en main pour trouver un flop... TQK plutôt favorable. La doublette Q à la turn a un peu ralenti l'action et Jason a misé 995 000 sur le 4 river en pensant valoriser une paire d'As servie. Otto se contente de payer avec sa quinte floppée et s'empare du pot de 4 700 000 jetons.

Tombé en dessous des trente blindes, Jason va retenter sa chance contre le chip leader en payant une relance avec paire de 7 depuis la grosse blinde. Le flop lui donne raison : TK7. Il check/call le continuation-bet d'Otto, fort de ce brelan servi, et décide de prendre le lead à la turn K pour 585 000. Otto paye juste, et Jason envoie la boîte sur le 3 river... instantanément payé par un Otto debout sur la table qui possède KT pour le full supérieur !

Ce setup inévitable est fatal à l'Irlandais qui grimace et quitte le tournoi en sixième position. Il remporte 16 000 € et emporte avec lui les derniers espoirs de titre irlandais. De son côté, Otto Richard s'envole à 19 000 000 jetons, confortant son statut de large chip-leader.

Sonny sur un nuage

- 24 septembre 2017 - Par Flegmatic

Sonny Franco élimine Michael O'Sullivan sur un deux-outer river !

Sonny Franco

"Il est blanc Sonny !," souffle un célèbre membre du gang de reporters Winamax sur le banc de presse. Difficile de le contredire au vu de ce que le Petit Prince de Marrakech vient d'infliger à Michael O'Sullivan ! Rembobinons l'action ensemble. Tout démarre par une ouverture d'Otto Richard au hi-jack, payée par Sonny au bouton, suivi par Teunis Kooij et l'ami Michael dans les blindes.

Le flop vient 244 et le Montpelliérain décide de prendre les devants en plaçant 400 000 au milieu. La réponse de l'Irlandais ne se fait pas attendre : tapis pour 2,5 millions, soit 15 blindes. Et pour cause, avec 6 en main, Mike a trouvé un flop de rêve, qui le place illico devant la paire de 10 du Français.

Michael O'Sullivan

Le turn 6 offre même un full au local de l'étape, avant donc, que l'une des deux seules cartes du paquet qui pouvait sauver Sonny apparaisse, un 10. "Oui Sonny, c'est le maillot ça !," crie Guignol accompagné du clan Teisseire dans le rail à l'adresse de leur poulain, à qui ils ont fait remettre la tunique de l'OGC Nice - son club de coeur - à la place de celui du Bayern qu'il portait plus tôt - vous avez dit Footix ?

Alors que le rail exulte, Michael O'Sullivan n'a plus que ses yeux pour pleurer, et ses mains pour aller récupérer ce qui reste un joli chèque de 12 000 €, récompensant une 7e place de fort belle facture. 

La finale a débuté !

- 24 septembre 2017 - Par Benjo DiMeo

Jamais dans l'histoire du WPO nous n'avons vu une table finale débuter aussi tôt : à seize heures, en plein milieu de l'après-midi !  Qui pour succéder à Antonin Teisseire ? Le rail de supporters rappelle furieusement celui de l'édition 2016 : forcément, Sonny Franco est un grand ami du Niçois.

Pour découvrir le gagnant en direct, installez-vous confortablement devant notre stream commenté par Harper, Jay Pee, et leurs nombreux invités.

Table finale WPO Dublin
Voici les positions...

Siège 1 : Adrien Decramer (France) 11 220 000
Siège 2 : Sonny Franco (France) 11 395 000
Siège 3 : Teunis Kooij (Pays-Bas) 6 350 000
Siège 4 : Michael O'Sullivan (Irlande) 3 135 000
Siège 5 : Lozano Manzanares (Espagne) 4 405 000
Siège 6 : Jason Tompkins (Irlande) 4 425 000
Siège 7 : Richard Otto (France) 12 555 000


Et les prix...

Vainqueur 92 000 €
Runner-up 67 000 €
3e : 45 000 €
4e : 32 500 €
5e : 23 000 €
6e : 16 000 €
7e : 12 000 €

Ils sont jeunes, ils sont deep

- 24 septembre 2017 - Par Benjo DiMeo

Découvrez les finalistes du Winamax Poker Open 2017
Age moyen des finalistes : 29,5 ans
Tapis moyen des finalistes : 47BB
Bios réalisées avec un coup de main de Steven du ClubPoker

Otto Richard - 33 ans, Paris (vit à Brighton)
12 555 000 jetons (78BB)

Otto Richard
Malgré un âge loin d'être vieux (celui du Christ !), Otto Richard est le joueur le plus âgé de cette très jeune finale, et au vu de son expérience, il pourrait presque faire figure d'ancien combattant au tour de cette finale. D’ailleurs, ceux d'entre vous qui suivent le monde du poker depuis longtemps ne manqueront pas de sourire en voyant cette vieille connaissance entamer la finale au poste de chip-leader. Il faut dire qu'Otto est tombé dans les cartes très jeune. Ses études ne le passionnaient guère : "Je passais mon temps à Ostelen, un game center à Paris, en compagnie d'autres gens qui séchaient les cours comme moi." Là-bas, Otto jouait à Magic : The Gathering, sans aucun doute le jeu de cartes le plus révolutionnaire de ces vingt dernières années, en compagnie de mecs comme Farid Meraghni, Gabriel Nassif ou Manuel Bevand. Le point commun entre tous ces gens : tous ont joué à Magic à très haut niveau, et tous ont fini par se mettre au poker de façon intensive. Pour Otto, la bascule s'est opérée vers 2006. Son palmarès live, qui totalise 200,000$ de gains "seulement" en onze ans, est l'arbre qui cache la forêt : si ses voyages poker sont peu fréquents, son volume en ligne, en tournoi comme en cash-game, le place dans la catégorie des grinders les plus acharnés. Pour son tout premier Winamax Poker Open, Otto a re-entry lors du Day 1A, et se rappelle d’un joueur suédois ayant « tenté deux fois le même bluff » contre lui. « Je lui ai fait deux hero calls ! » Otto (qui nous avoue pratiquer le piano classique dans son temps libre, je savais pas où caser cette info) sera soutenu en finale par sa copine et Thanh, l’un de ses plus vieux amis, ainsi que par, on imagine, pas mal de joueurs de Magic et de poker de la vieille époque.

Sonny Franco - 28 ans, Montpellier (vit à Marrakech)
11 395 000 jetons (71BB)

Sonny Franco
Il l’une des deux têtes d’affiches françaises de cette table finale : Sonny Franco, professionnel de poker depuis quelques années, dispute avec succès et pour la première fois de sa vie le Winamax Poker Open. Inscrit au jour 1A, il a tout de même du utiliser l’option re-entry afin de poursuivre l’aventure : « Et en toute fin de journée, j’ai remporté un pot de 600 000, ce qui représentait trois fois la moyenne à ce moment là. J’avais AK contre QQ et JJ et j’ai trouvé un As sur la rivière ! » Depuis ce coup clé, Sonny s’est mis en ordre de marche afin d’imiter son grand ami Antonin Teisseire, champion en titre. 'Tonin sera d’ailleurs dans le public, en compagnie de Sarah, la petite amie de Sonny, qui n’aura pas manqué une miette de l’action hier et aujourd’hui. Déjà victorieux  de 11 tournois live dans sa carrière (dont 6 victoires à Marrakech et une bague WSOPC), Sonny n’a qu’une chose en tête, ajouter ce WPO à son tableau de chasse. Il ne jouera d’ailleurs que pour ça, la victoire !

Adrien Decramer – 28 ans, Divonne-les-Bains (France)
11 220 000 jetons (70BB)

Adrien Decramer
Originaire d’Aix-les-Bains, Adrien a commencé le poker en même temps que ses études voilà déjà dix ans. Manager dans une société de services, il nous avoue aimer les cartes et boire des coups. (On est pareils !). Peu habitué du live, il n’a pourtant pas hésité à utiliser l’option re-entry pour le Day 1B après avoir fait deux tentatives infructueuses lors du Day 1A. Pour son tout premier WPO, ses amis le suivent plus sur Internet que depuis le rail. C’est d’ailleurs online qu’Adrien avait l’habitude de sévir à l’époque où il jouait beaucoup, ayant remporté à peu près tous les tournois de la grille Winamax : à titre d’exemple nous pouvons citer quatre HighRollers, deux Winamax Series, ou encore un Summer Shot. Tout de même !

Teunis Kooij - 29 ans, Amersfoort (Pays-Bas)
6 350 000 jetons (40BB)

Teunis Kooij
Originaire d'une petite ville proche de Rotterdam, Teunis est un autodidacte du poker qui joue exclusivement en live. "J'apprécie les voyages et les rencontres. Je joue pour passer un bon moment et j'ai le sentiment que le jeu live est là où je peux mettre à profit mes qualités." Le néérlandais compte à son palmarès un deal en heads-up de l'Estrellas Poker Tour en 2016 pour plus de 370,000 €. Teunis a dû s'y reprendre à deux fois pour se qualifier lors du Day 1A : la seconde bullet fut la bonne. Il a passé quasiment tout son Day 2 en Table TV, perdant notamment un gigantesque setup avec deux Dames contre deux Rois qui lui a couté les trois quarts de ses jetons. Mais le joueur professionnel est parvenu à remonter tranquillement la pente, au point d'atteindre à un moment la barre des dix millions de jetons (il est retombé depuis, mais son stack reste compétitif). "C'est mon tout premier WPO, et je suis impressionné. Je n'ai jamais vu un festival qui gâte à ce point ces joueurs. Toutes les activités qui sont proposées et l'ambiance globale du tournoi forment une atmosphère unique. Je reviendrai !" Il a même eu la chance de croiser le fer avec Patrick Bruel hier. "Je ne le connaissais pas, il m'a expliqué qui il était. Il était super sympa et très drôle, on a passé un super moment". Teunis pourra compter sur ses potes Belges et Allemands pour pousser un peu de la voix s'il atteint la table finale, ce qui est plutôt bien embarqué.

Jason Tompkins - 32 ans, Kildare (Irlande)
4 425 000 jetons (28BB)

Jason Tompkins
C'est il y a environ huit ans que Jason a découvert le poker. Ce fut le coup de foudre : de passionné, l'irlandais est rapidement passé pro, et a collectionné les succès, en ligne ("J'ai tout gagné !", rigole t-il, évoquant des titres SCOOP et WCOOP) comme en live (750,000$ de gains de carrière), avec notamment une finale WSOP en 2012, des side events remportés en Irlande, et une jolie cinquième place à feu l'EPT San Remo en 2012, l'année de Ludo Lacay ! Jason est un grand habitué du WPO : il n'a pas manqué une édition ces cinq dernières années. "C'est le meilleur festival de poker", explique t-il. "C'est vraiment génial de pouvoir jouer tous les tournois en 6-max, et les gens sont toujours de bonne humeur." Jason n'a pas eu besoin de re-entry pour franchir le Day 1B, après avoir joué sans succès le Highroller deux jours plus tôt. Il nous avoue ne pas se souvenir de coups marquants sur les trois jours de l'épreuve : "J'ai simplement grind tout du long, je ne suis jamais tombé en dessous des vingt blindes". Jason présente clairement un des profils les plus dangeureux autour de la dernière table : on ne le perdra pas des yeux en finale !

Raul Manzanares Lozano – 25 ans, Valence (Espagne), vit à Manchester (Angleterre)
4 405 000 jetons (27,5BB)

Raul Manzanares Lozano
« Je suis venu parce que des potes à moi de Manchester avaient déjà joué le WPO les années précédentes et voulaient y retourner. Mais pour moi, c'est la première fois. » Valencien immigré sur les terres de David Beckham et des frères Gallagher, Raul – puisque tel est son prénom – est plus du genre à arpenter les tables online que les événements live, mais on l'imagine mal se plaindre à l'issue de sa semaine dublinoise. Quelques jours après s'être classé 10e du Highroller pour 3 300 €, le voici désormais parmi les sept survivants de ce Main Event. Mais ce ne fut pas sans mal. « J'ai joué une heure sur le Day 1A avant de me faire sortir, et j'ai dû re-entry sur le Day 1B. » Un apprentissage du live qui ne s'est donc pas fait tout seul pour celui qui avoue jouer sur Internet « depuis 5-6 ans, » mais qui lui assure déjà un gain minimum de 12 000 €. Pour sa première grande finale sur le circuit, il pourra compter sur une bonne partie de la cohorte d'Espagnols présents ici au WPO, à commencer par son pote Guillermo Sanchez, sorti plus tôt en cours de Day 3. Vamos !

Michael O'Sullivan – 32 ans, Dublin (Irlande)
3 135 000 jetons (20BB)

Michael O'Sullivan
Born and raised in Dublin, Michael O'Sullivan fait partie des joueurs les plus expérimentés de cette table finale. Du haut de ses 32 ans, l'Irlandais joue en effet depuis... 14 ans ! Il a commencé jeune, donc. « Je jouais beaucoup online avant, précise-t-il, mais maintenant je privilégie le live, je trouve qu'il y a plus de value. » Un grinder sur Internet repenti qui a donc pour objectif de se transformer en régulier du circuit. « J'ai fait un tour à Vegas cet été pour les WSOP [où il a notamment terminé runner-up d'un Daily Deepstack du Rio à 365$ pour un peu plus de 10 000$], et j'étais à Barcelone le mois dernier. » La semaine dernière, Michael était également de la partie sur un autre festival de l'autre côté de l'Irlande, avec une table finale à la clé. Au City West, il s'est pointé dès le lancement du WPO, jouant notamment le Highroller, sans parvenir à entrer dans l'argent. Voilà ce qui s'appelle un homme « qui n'en veut. » C'est ainsi avec une seule et unique bullet, dépensée sur le Day 1B, que Michael a gagné sa place pour le Day 2, qu'il a d'ailleurs terminé tambour battant : « J'ai gagné avec une paire de 4 contre les As pour rester en vie, et ensuite avec une paire de Dames contre As-Roi et As-8. Ah et j'ai fait une quinte flush aussi lors du Day 1 ! Avec A10 contre un joueur qui avait trouvé un brelan de Dames. C'était plutôt sympa ! » Autour de la finale, il devrait être soutenu par quelques-uns de ses potes. « Il y en a un qui a 10% de mon action donc je pense qu'il va venir ! Il voulait prendre 5%, je lui ai dit que ce n'était que 25 €, du coup il a pris plus ! » On te rassure Mike, même avec 90% de 92 000 €, il y a de quoi faire.

La mascotte du WPO 2017 manque sa finale

- 24 septembre 2017 - Par PonceP

Matthieu Vincendeau éliminé en 8e place (10 000 €)

Certaines sorties sont plus douloureuses à vivre que d'autres. Très clairement et avec peut-être un poil de favoritisme, celle de Matthieu Vincendeau nous fait un petit pincement au coeur, tout simplement car le gaillard est à la fois sympathique et doué pour animer une table. Après nous avoir régalé deux jours durant, le chip leader de ce début de Day 3 nous quitte malheureusement en huitième position. Autrement dit la dernière place avant la finale ! Il remporte 10 000 € pour son super parcours et envoie ses sept adversaires autour de la toute dernière table du tournoi. Pas mal pour un amateur qualifié en freeroll via le Winamax Club Trophy, le rassemblement annuel des clubs et associations partenaires de Winamax !

MattSonny
Tout s'est passé très vite sur la Table TV. Suite à une ouverture de Raul Manzanares Lozano au cut-off pour 260 000 jetons, Sonny Franco call. Matthieu retourne alors As-Neuf et décide d'envoyer ses 3 300 000 jetons au milieu depuis la SB. Lozano abandonne, mais pas Sonny qui s'empresse d'ajouter la somme requise, et pour cause : il détient deux beaux Rois. Le board 36348 est anecdotique, aucun As ne vient sauver notre sympathique Nantais. Ce qui ne l'empêche pas de chanter l'hymne de ses supporters avec son rail en arborant le sourire d'un homme heureux et fier de lui.

Matthieu Vincendeau
"Bien sûr, je suis un peu frustré, mais demain ça ira déjà beaucoup mieux", nous confie-t-il. "Aujourd'hui, j'ai senti qu'il y avait un réel fossé entre l'amateur que je suis et les joueurs pros que j'ai eu à ma table. Autant hier, j'ai run super good, du coup les écarts étaient lissés, autant aujourd'hui j'ai juste eu le sentiment de ne pas pouvoir gagner un coup."

Matthieu Vincendeau
Matthieu sait relativiser. "Je suis avant tout super fier de moi, huitième au WPO, c'est énorme. En plus, mon club, mes amis, ma famille, tout le monde me suivait. Même ma mère a regardé le stream sur une tablette au boulot. Maintenant, c'est l'heure de décompresser, de profiter... et de boire de la bière !"

PokerClub

Le Poker Club de l'Ouest s'était réuni à Nantes pour soutenir son poulain

Super Didier

- 24 septembre 2017 - Par PonceP

Didier Bernard est éliminé en 9e place (10 000 €)

Les éliminations s'enchaînent à un rythme à la limite du soutenable. En tout cas nos fragiles nerfs sont mis à rude épreuve car nous avons déjà atteint le main-par-main de la bulle de pré-table finale en même pas deux niveaux.

C'est encore sur la table 3, annexe à la feature table, que l'action s'est déroulée. Michael O'Sullivan ouvre pour deux blindes depuis le bouton, Teunis Kooij paye simplement depuis la small blind, et Didier Bernard en profite pour envoyer son tapis de douze blindes. Le plan semble fonctionner puisque Michael O'Sullivan se couche, mais en revanche ce n'est pas le cas de Teunis qui insta-call. Et pour cause, le néerlandais possède As-Roi et se retrouve en très bonne position face au As-Sept de Didier.

Le board 62289 n'améliore pas la situation de notre frenchy qui peut tranquillement se diriger vers le cashier pour encaisser les 8 500 € de sa neuvième place. Tous les joueurs sont désormais assurés de remporter un minimum de 10 000 €.