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Les choses sérieuses vont commencer

- 13 juillet 2017 - Par Benjo DiMeo

Le Day 2C se termine avec 1 524 survivants (sur 3 300 au départ)
Le Day 3 verra les 2 572 prétendants réunis pour la première fois
Ils tenteront d'entrer dans les places payées, au nombre de 1 084
Une cinquantaine de français ont survécu aux deux premiers tours de jeu


Océan de joueurs
Cinq jours et cinq nuits, déjà, que nous parcourons les tables du Main Event des World Series of Poker. Sur n’importe quelle autre épreuve du circuit pro, on connaîtrait déjà le nom des dix ou vingt derniers prétendants au titre, voire même celui du vainqueur. Mais pas sur le plus gros, le plus beau, le plus disputé des tournois de poker de la planète. Les cinq journées que nous venons de vivre ne représentent que deux tours de jeu à peine : ils sont encore plus de 2 500 joueurs en course parmi les 7221 ayant pris part à l'épreuve ! Ceux-là, qui attaqueront le Day 3 jeudi, ont vingt heures de poker dans les pattes « seulement ». Alors que nous, couvreurs… Disons que nous sommes plutôt soulagés que la première moitié de ce massif tournoi soit derrière nous.

Les présentations sont terminées, les personnages sont présentés, quelques uns ont déjà quitté la scène : nous entamons maintenant les chapitres les plus croustillants de ce long roman (cette belle histoire) qu'est le Main Event. D'abord, la bulle, qui devrait probablement éclater en fin de Day 3 jeudi soir, puis la longue marche vers la table finale, pleine de rebondissements, de coups de théâtre et de cliffhangers dignes de nos séries préférées où des héros chuteront immanquablement, tandis que des personnages obscurs que l'on avait ignoré jusque-là passeront au premier plan. Et comme chaque année, quelques anti-héros sortiront du bois, ces bad boys (ou girls !) que l'on adorera détester se feront remarquer, prenant un malin plaisir à torturer leurs adversaires devant les caméras. Mais on s'avance. Une énorme journée de poker vient de se terminer : le "second second tour", autrement dit le Day 2C. Et nous avons beaucoup à dire sur celui-ci.

Rail
Cette journée a respecté à la lettre les normes établies la veille lors du Day 2A/2B, avec un taux d'éliminations de 54%. Forcément, la casse n'a épargné personne : ni les amateurs voyant leurs rêves brisés, ni les pros dont le long été de grind à Vegas est désormais terminé... En attendant le prochain. Sur les 72 français qui étaient sur la ligne de départ aujourd'hui, nous pouvons affirmer avec qu'au moins 29 seront au Day 3 (le listing complet est disponible en fin d'article), rejoignant les 20 déjà qualifiés la veille. A noter que beaucoup d'entre eux possèdent un tapis en dessous de la moyenne, mais il convient de préciser que cette moyenne s'élève à 70BB, bien au delà des normes du circuit. Autrement dit, rien n'est perdu pour les joueurs figurant dans la moitié basse du classement. Pour savoir qui, parmi ceux que nous avons perdu de vue au cours de la journée (à cette quinzaine de joueurs, nous disons : désolés, vous étiez beaucoup trop nombreux aujourd'hui !), il faudra attendre la publication du classement officiel. En attendant, voici une présentation de quelques-uns des héros du jour.

Sonny, le run infini

chips
Pour aller loin dans un tournoi de poker, de surcroit lorsqu’il y a 7 221 participants au départ, le talent ne fait pas tout - soyons honnêtes - il faut également une part de réussite énorme. Sonny Franco en a fait la douce expérience aujourd’hui, en réussissant probablement l’un des plus belles journées de poker de sa vie : "Run comme Kenny !", lâchait-il, en référence au Belge Kenny Hallaert, November Nine 2016, qui a souvent des gros tapis dans tous les tournois qu’il joue. Du coup, Sonny et quelques amis belges à lui, se sont confectionnés des t-shirts à l'effigie de leur pote, et on dirait que ça marche : "Il faut de la chance, c’est que de la chance ! J’ai eu énormément de setups, j’ai vu cinq fois les As par exemple, quand je relançais avec As-Valet, je trouvais un Valet, avec 8 et 7 je trouvais un flop 4-5-6. Toute ma journée a été facile. C’était un petit rêve. J’ai pris tout le run de Kenny et je pense que demain, il ne va pas faire long feu". Parti avec 160 000 jetons, Sonny a terminé cette journée avec 546 700 !

Sonny Franco
Celui qu’on surnomme aussi "le Petit Prince de Marrakech" pour sa faculté à briller lors des tournois au Casino Es Saadi, a une chance énorme de faire parler de lui sur la scène internationale, loin du continent africain où il est connu comme le loup blanc. Les Américains ne le connaissent pas (encore) mais vont vite découvrir quel petit bonhomme il est : "On va déjà essayer d’atteindre les places payées, et après on verra. Un petit McDonald’s ce soir, et on va se coucher !" Un garçon simple qui joue un tournoi compliqué, oui oui, c’est possible.

Rémi Castaignon
Rémi Castaignon a vécu une journée presque aussi belle que Sonny Franco. "J'ai gagné une tonne de coups !", s'exclame, ravi, le champion EPT. "Mais principalement des petits pots. Disons que mes timings ont été bons : je n'ai pas eu besoin d'aller beaucoup au showdown." Une façon de dire que lorsque Rémi bluffait, il n'a pas été payé, et que lorsqu'il avait un gros jeu, il a été payé. On ne connaît pas meilleure formule pour se monter un tapis de 420,000, soit plus de 200BB pour entamer le Day 3 !

Ronan a fini fort

ronan monfort
Il ne fait plus partie de la #TeamCouvreurs depuis un petit moment, mais Ronan Monfort surfe aujourd'hui sur la vague de réussite qui semble accompagner nos confrères cet été. Après de longues heures passées à stagner, Roroflush a fait parler la poudre lors du dernier niveau. "J'ai chatté et même sévère, nous a-t-il avoué sans ambages. Je me suis un peu chauffé avec le bon joueur au siège 9. J'ouvre une paire de 4 au bouton en faisant cher, 4 100, parce que je sais qu'il défend tout. Il me 3-bet à 16 400, ce qui m'empêche de flat parce que j'ai 60 000 au début de ce coup. Du coup j'ai tout mis, il a retourné une paire de Rois, et j'ai fait le 4 au flop. Derrière, les autres se sont un peu arrêtés de jouer, j'ai placé un bon squeeze avec une paire de Rois, et globalement j'ai un peu gagné tous les pots." Et ça, c'était avant que Ronan ne reçoive encore un joli cadeau de son voisin de droite. Découvrant une paire de Rois - oui, encore - il ouvre UTG et trouve donc preneur chez la grosse blinde, qui ne se prive pas pour donk bet puis envoyer son tapis de 60 000 sur un flop Dame-7-5 avec AQ. Un turn et une rivière sans accident plus tard, Roro peut placer 301 500 pions dans son sac de fin de Day 2. On lui souhaite maintenant de faire au moins aussi bien que sa 739e place de l'an dernier, qui lui avait rapporté un peu plus de 17 000 dollars.

La coloc' s'amuse

Benjamin Chalot - Clement Richez
À la table juste à côté, un autre tricolore a terminé la journée en trombe avec 378 000, Benjamin Chalot. L'intéressé s'est néanmoins montré beaucoup moins loquace. "Je n'ai pas grand chose à raconter, je n'ai pas vraiment fait de gros coups." "C'est un grinder lui, un vrai," intervient alors son pote Clément Richez, que nous avions - il faut bien l'avouer - perdu de vue après son changement de table, mais qui sera lui aussi au rendez-vous du Day 3 avec 149 500. La belle aventure se poursuit donc pour les deux lascars sur ce Main Event, eux qui partagent au quotidien une colocation à Budapest.

Belle fin de journée également pour Jérémie Sarda, qui reviendra demain avec 235 000. "Oui et encore, j'ai perdu 45 000 en faisant doubler un short stack avec une paire de 9 contre Dame-2." Après avoir réglé son compte à notre Guillaume Diaz national en fin de Jour 1, Jérémie s'est notamment occupé cette fois de récupérer les jetons d'Adrien Allain, en payant son 4-bet shove avec As-Roi, pour remporter le flip face à la paire de 3 de Zlatan35. Il a ensuite profité de l'apathie générale de sa table pour creuser l'écart et s'envoler au classement.

L'année du Génie ?

Davidi Kitai
Jérémie termine un peu devant son pote Davidi Kitai qui a vécu un véritable match dans le match aujourd'hui face au joueur en siège 2, sous les yeux de sa future femme Caroline, qui a passé la journée aux premières loges juste derrière l'épaule de son Belge de fiancé. Pour le plasir, Kitbul a joué un dernier coup contre lui lors du dernier niveau. "J'ai flat As-Roi au bouton, raconte le Génie, et le flop est venu As-Roi-3. Derrière il a check/call mes trois gros pralines." Après les sorties prématurées d'Aladin Reskallah, Romain Lewis et Alex Luneau, voilà comment le seul rescapé du Team Winamax a réussi à empaqueter aujourd'hui 201 500 jetons. Si le Big One ne lui réussit traditionnellement pas beaucoup - deux places payées seulement, la meilleure (404e pour 34 644$) date déjà d'il y a dix ans - on a envie de croire que cette édition 2017 peut lui sourire.

Amateurs, pros, même rêve

Estelle Denis
Vaillante avec un petit tapis tout au long de la journée, notre dernière WIP en course Estelle Denis a joué serré, mais a réussi à trouver des spots, incluant quelques beaux "chattages" en règle. "J'ai du craquer au moins quatre fois les Rois depuis le Day 1 !" Elle est récompensée par une accession au Day 3 avec 40 blindes.

Perdu au milieu des pros et des champions que nous suivons régulièrement tout au long de l'année, une belle découverte : Ivan Emanuely, basketteur formé à Nancy et évoluant actuellement en Norvège. "Je n'ai eu aucune vraie belle main, et j'ai fait deux ou trois conneries", explique Ivan, qui dispute les WSOP pour la première fois. "Mais ça va, je suis content. J'ai fait quelques moves, du genre partir à tapis avec troisième paire quand je sentais que l'autre en face n'avait aucun moyen de payer. Et ça a marché !" Le basketteur semblait presque surpris en nous racontant ses faits d'armes. A l'aise sur un Day 2 pourtant pauvre en cartes, il reviendra au Day 3 avec grosso modo le même tapis que 24 heures plus tôt, soit 50BB environ.

La dégringolade du jour : Thi Nguyen. En deuxième position au classement français à midi, la franco-vietnamienne termine la journée en bas de tableau, avec (tout de même) 25BB. Il faut dire que Thi n'a pas été gâtée par les cartes, avec des gros mains craquées tout au long du Day 2. Jean Montury, lui aussi, devra se contenter d'un stack en dessous de la moyenne (40BB). Le champion EPT a manqué de très peu la culbute sur l'une des dernières mains de la journée, ayant joué un énorme coup à tapis avec KQ sur un turn J108A. Son adversaire retourne la même main : Montury est en freeroll mais manque ses outs sur la rivière. Un split pot qui a de quoi faire rager !

Romain Nardin
Et les autres ? Victor Choupeaux, Yorane Kérignard, et Romain Nardin (photo) terminent tous la journée avec de beaux tapis.

David Benyamine
David Benyamine
(ici en photo en train de rigoler avec Kenneth Cleeton, l'un des protégés de Daniel Negreanu sur le Main Event) et Alexandre Réard attaqueront la journée des places payées avec la moyenne, après avoir connu de bons rush en fin de journée.

Yann Brosolo
Au "cul du camion", autrement dit chez les short-stacks, on retrouve l'ami du Multiplex Vincent "LeCapoteur" Dupuy, le tenant du titre sur le Winamax Poker Tour Jérémy Saderne, et le New-Yorkais Yann Brosolo (photo)

A l'international

Artan_Dedusha
L’Anglais Artan Dedusha est notre chipleader du jour, avec 680 000 jetons, soit 340 blindes à la reprise. Ce n'est cependant pas lui sur la photo ci-dessus - on y pourtant cru - mais celui qui le suit au classement, un certain Marcin Chmielewski, auréolé d'un tapis de 564 000.

Plus habitué à disputer des parties environ 50 fois moins cher en terme de buy in, Artan Dedusha est dans le même état d’esprit que Sonny Franco ce soir, persuadé d’avoir marché sur l’eau. Il faudra évidemment confirmer tout cela demain et les jours suivants, car connaître un run good comme celui-ci, pour ne finalement pas aller très loin dans le tournoi, ça ne sert absolument à rien.

Parmi les autres survivants à tutoyer les sommets du chipcount, impossible de ne pas mentionner Ryan Hugues, 510 100 jetons. L’Américain aux 2 millions de dollars de gain en live est déjà entré 15 fois (!) dans les places payées cet été, ce qui lui vaut de concourir au titre de « Player of The year » de ces WSOP. N’oublions pas non plus les présences de Nick Petrangelo (480 300) ou encore de Madame Mercier, Natasha, la femme de Jason, qui a emballé 476 800 jetons.

Cliff Josephy
Ils seront au Day 3 : Cliff Josephy (3e en 2016, photo), Joe Serock, JP Kelly, Mustapha Kanit, Ivan Luca, Ashton Griffin, Andre Akkari, Brian Rast, Gavin Smith, Paul Wasicka, Nick Petrangelo, Brian Rast, James Obst, Isaac Haxton, Scotty Nguyen, Dario Sammartino, Johnny Chan, Kevin MacPhee...

Ils ont sauté aujourd'hui : Gus Hansen, Phil Hellmuth, Antonio Esfandiari, Daniel Negreanu, Joe McKeehen, Chris Ferguson, Will Kassouf, Ryan Riess...

Au moins 29 français franchissent le Day 2C

Cliquez ici pour consulter la liste des 20 français déjà qualifiés à l'issue du Day 2A/2B

Sonny Franco 546 700
Rémi Castaignon 420 000
Benjamin Chalot 378 000
Jérôme Brion 326 400
Sebastien Comel 326 100
Ronan Monfort 301 500
Jérémie Sarda 235 000
Victor Choupeaux 225 000
Yorane Kerignard 221 400
Romain Nardin 204 700 

Mesbah Guerfi 201 400
Paul de Froment 179 300
Benjamin Ané 166 800
Benjamin Pollak 160 000
Clément Richez 149 500

Aurélien Guiglini
Aurélien Guiglini 147 100

David Benyamine 126 400
Alexandre Reard 125 000
Adrien Favre Felix 112 000
Ivan Emanuely 108 100

Giuseppe Zarbo
Giuseppe Zarbo 86 700


François Pelletant 81 300
Jean Montury 80 000
Estelle Denis (WIP) 74 500
Edouard Mignot-Bonnefous 66 000
Yann Brosolo 63 000
Jérémy Saderne 56 000
Thi Nguyen 50 000
Vincent "LeCapoteur" Dupuy 33 500

Et aussi...

Davidi Kitai (Belgique, Team Winamax) 201 500

Blindes au départ du Day 2 : 1 000/2 000 ante 300
Tapis moyen : 141 000 (70BB !!!!)


Perdus de vue : Nicolas Cardyn, Laurent Patroni, Freddy Caisson, Guillaume Dupuy, Patrick Sacrispeyre, Sulaiman Sesay, Daniel Nguyen, Laurent Benhayoun, Jean Fabre, Alexandre Viard, Florian Bordet
Présumés éliminés : Nicolas le Floch, Julien Martini, Alexandre Fradin, Martial Blangenwitsch, Joseph Guenni, Maxime Chilaud
Éliminés : Alex Luneau, Aladin Reskallah, Romain Lewis, Adrien Allain, Lianmin Bai, Karim Lehoussine, Joseph Carlino, Jonathan Therme, Julien Jolivet, Fabien Perrot,  Pierre Husson, Victor "Tapis Volant" Saumont, Antonin Teisseire, Remy Biechel, Raymond Domenech, Jean-François Rial, Adrien Delmas, Aurélie Reard, Jean-Pierre Besançon, Timothée Marlin, Philippe Ktorza, Bruno Fitoussi, Brice Cournut, Bertrand "ElkY" Grospellier

Random Chinois
On ne sait pas qui est ce gentil monsieur, mais il voulait sa photo, alors voilà

Polito - Merlin - Saumont - Reard
On peut s'attendre à des rails de qualité à la bulle, à l'image de Laurent Polito, Pierre Merlin et Tapis Volant venant soutenir Alexandre Réard


Le classement officiel sera mis en ligne dès que possible. Rendez-vous à 11h (20h en France) pour le Day 3 !

Level 10, où l'on repense à toutes ces années de service

- 13 juillet 2017 - Par Flegmatic

Blindes 800 / 1 600 ante 200

Retour de variance

thi nguyen
"C'est la catastrophe aujourd'hui." Visiblement, Thi Nguyen fait partie de celles et ceux qui passent une sale journée au Rio. Allez Thi, vide ton sac, ça ira mieux après. "J'ai perdu deux fois avec les As - dont une fois contre As-Dame qui fait couleur river -, deux fois avec deux Dames - dont contre Roi-Valet qui trouve deux Rois au flop - et trois fois avec As-Roi. Le tout à tapis préflop !" Après avoir monté le plus facilement du monde des piles de jetons énormes lors du Day 1, la Franco-Vietnamienne se mange donc un joli retour de bâton sur ce Jour 2. Maintenant que tout cela est évacué, il est temps de se reconcentrer pour attaquer sereinement la fin de ce dernier niveau. Après tout, il reste encore à Thi 75 000 pions sur ses 215 000 de début de journée.

"C'est pas le BPT Toulouse"

J'arrive à la table de Jean Montury alors que les cinq cartes du board sont déjà dévoilées : 86QKK. Devant son adversaire, une mise de 37 500. Il faut plusieurs longues secondes au Français pour rendre ses cartes au croupier, avant de se prendre la tête à deux mains. Le vainqueur de l'EPT Malte 2015 aurait-il jeter une grosse main ? "J'avais 97," avoue-t-il. Un simple tirage manqué donc. "J'ai fait un peu de cinéma pour la forme. De toute façon je pense que même si je touche ma quinte sur la rivière, je ne suis pas bien. À partir du moment où je paie simplement sa relance au flop au lieu de surrelancer, c'est cuit. Mais bon, c'est le Main Event, pas le BPT Toulouse !" Pointé à 95 000, Jean est pile dans la zone entre 80 000 et 140 000 où il a oscillé toute la journée. "Pourtant, j'ai quatre joueurs très faibles à ma gauche, mais je n'arrive pas à les attraper. Celui au siège 7, il est énorme. Il a touché cinq fois les As, reçu trois fois les Dames de suite... Et en plus il connecte des boards. Donc je patiente, en attendant de pouvoir accélérer sur la fin." Nous ne manquerons pas de passer voir pour vérifier.

Vas y Sonny, c’est bon

Sonny Franco
En exclusivité pour vous, nous allons vous révéler quel joueur les dieux du poker ont décidé de blanchir aujourd’hui. Il s’agit d’une personne que vous connaissez très bien si vous suivez régulièrement les coverages, un joueur qui prétendrait presque à devenir prince du Maroc, tant il a perfé dans ce pays, ce joueur, c’est Sonny Franco. La muraille installée devant lui équivaut à quelque chose comme un demi millions de jetons. 10 tapis de départ, alors qu’on se dirige vers la fin du jour 2, Sonny ne peut évidemment pas se plaindre de sa situation : « C’est abusé, tu n’imagines même pas. J’ai vu 4 fois les As, et à chaque fois il y avait quelque chose. J’ai fait AA contre QQ, AA contre AK, quand j’ai As-Valet, je trouve un valet, quand j’ai As-Roi je trouve As-Roi… bref, t’as compris l’idée quoi. » On a bien compris en effet que Sonny Franco ne fait pas semblant avec le rush qu’il vit aujourd’hui, et en profite pour faire gonfler son tapis de façon drastique. Les caméras d’ESPN ne sont pas encore affolées par ce tapis, mais s’il continue, il ne pourra pas y échapper, car à vu d’œil, il y a quand même très peu de chance de trouver beaucoup de joueurs avec plus de jetons que lui dans ce jour 2. « Je crois que je deviens vraiment Kenny », m’a-t-il glissé en souriant. Car si ce t-shirt était une plaisanterie à la base, Sonny est tout de même en train de vivre un run à la Kenny Hallaert. Il est encore trop pour s’enflammer complètement, mais s’il y a bien un joueur qui saurait emmener un stack aussi gros que celui-ci, ça pourrait être Sonny.

Il faut souffrir pour être riche

Estelle Denis
Au milieu de l’Amazon Room, Estelle Denis est comme sonnée. « Je suis en souffrance, c’est terrible ! » Cela fait presque 10 heures que l’animatrice télévisée lutte avec ses armes pour ne pas tomber dans ce tournoi. Et tout récemment, la patience a payé. Estelle a réussi à faire tapis deux fois, sans être payée. La troisième fois, l’un des adversaires d’Estelle trouve une paire de rois. Elle retourne As-Roi… et trouve un as pour sa survie ! « C’est déjà la 4e fois que je craque une paire de rois ! Mais bon là, je suis fatiguée. » Avec désormais 70 000 devant elle, Estelle a retrouvé le sourire et va pouvoir se rapprocher un peu plus de son objectif premier, qui est d’entrer dans les places payées. Mais avant ça, il faut d’abord terminer cette journée et ne pas craquer. Estelle l’a déjà fait dans le passé, alors pourquoi pas encore cette année.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Daniel Negreanu
Daniel Negreanu n’est pas en table télévisée, mais c’est tout comme

Natasha Mercier
Le couple Mercier continue d’avancer main dans la main. Sauf que c’est plutôt Natasha Mercier qui monte les jetons en ce moment. La voici à près de 300 000.

Jacob Balsiger
En 2012, Jacob Balsiger avait terminé 3e du Main Event. 5 ans plus tard, le voilà de retour avec un tapis probablement proche de la moyenne

Matt Affleck
En 2010, le rêve de Matt Affleck fut brisée par Jonathan Duhamel… oui, on ressasse toujours la même histoire, mais bordel que ça devait difficile à encaisser

Kate Lindsay
Son mari Chris Moorman a gagné un bracelet, ce qui a l’air de l’avoir pas mal motivé : Katie Lindsay avance tranquillement dans ce tournoi

Nicolas Cardyn
Ça se complique du côté de Nicolas Cardyn, très short (25 000). Le membre de l’équipe vainqueur du KING5 a éliminé un peu plus tôt dans la soirée… son coéquipier Julien Jolivet ! En team pour aller à Vegas, mais une fois à table, c’est chacun pour sa peau

Level 9, encore un peu tôt pour songer à la teuf

- 13 juillet 2017 - Par Veunstyle72

Blindes 600/1 200, ante 200

Zone rouge en approche

allain sarda
Non, Adrien Allain ne dort pas, il vient simplement de se prendre un tapis dans le nez, signé des mains de Jérémie Sarda. Les deux joueurs ont beau être compatriotes, ils n'en demeurent pas moins deux joueurs de poker qui se battent chacun pour leur pomme et les 8 millions de dollars à la gagne. Du coup, pas de pitié pour les croissants : le Breton a 3-barrel sur le board que vous voyez sur la photo, 25399. Le tarif ? 3 000 au flop, 10 000 à la turn, 25 000 à la river. Sauf qu'en réponse, Jérémie lui a proposé de jouer sa survie dans ce tournoi. Pour cela, il a simplement poussé une grosse pile de jetons rouges sur la rivière, mettant Adrien Allain à tapis. Ce dernier a longuement réfléchi, avant de rendre au croupier, ce qu'il dira être une paire de dix. 

"Deux fois, vraiment ?"
"Si tu ne veux pas être au fond, sache que je n'étais pas en bluff les deux fois", lui a poliment répondu Jérémie.

En attendant, Adrien Allain chute à 35 000 alors que Jérémie Sarda grimpe à presque 200 000 jetons.

EDIT : Adrien Allain a finalement quitté les lieux peu de temps après, dans des circonstances qui restent bien floues.

Oh non, pas lui

Non, ce n'est pas un troll. Lorsque ce joueur, à gauche sur la photo ci-dessus, est arrivé à la table de Davidi Kitai, il s'est immédiatement fait dessus (métaphoriquement parlant, je vous rassure. Il avait les boules, quoi.) Après avoir reconnu le génie Belge (probablement grâce aux archives Youtube, plutôt fournies en la matière), ce joueur s'est donc prestement recouvert tout le visage, casquette, lunettes, cagoule, toute la panoplie était de sortie. Certains ont bien ri de cette situation, d'autres beaucoup moins. Comme la sécurité du Rio par exemple, qui est rapidement intervenue après avoir remarqué sur les caméras de surveillance qu'un individu à l'accoutrement suspect était assis à table. Hé oui ! Se recouvrir le visage est contraire aux règles. Mais ce joueur était juste terrifié à l'idée de se faire dévisager par Davidi. On pourrait presque le comprendre. Bénéfice net, il a tout perdu, son visage est à découvert et Davidi va donc pouvoir se régaler, lui qui possède actuellement environ 150 000.

Reard : l'échappée belle

"J'ai vraiment souffert aujourd'hui. J'ai navigué entre 30 000 et 50 000 jusqu'au dinner break." Mais ce temps est bel et bien révolu pour Alexandre Reard, assis désormais devant un tapis beaucoup plus confortable de 140 000 jetons. "Au retour de pause, j'envoie trois barrel avec une paire de Valets sur un board du style 10-8-7-2-9, pour monter à 90 000. Juste derrière je fold une paire de Rois préflop. Le cut-off - qui est ultra nit - ouvre à 2 500, 3-bet du hi-jack à 7 500, je me contente de payer au bouton, la grosse blinde envoie 25 000 et là-dessus le cut-off shove pour environ 80 000. Apparemment, la BB avait As-Roi." Déplacé en Amazon Room, le Parisien réactive alors la machine à grind pour monter à 100 000. "Et puis je bust un short stack qui avait 40 000 avec deux Dames contre As-Roi." Le dernier niveau s'annonce beaucoup plus tranquille.

Benji piraté

"C'est une sale journée." Benjamin Ané n'affiche pas la tête des grands jours en cette fin de Day 2. Parti avec près de 100 000 à midi, Benji Pirate est monté à 150 000, mais n'affiche plus que 45 000 au compteur. "Pas grand-chose à raconter, il n'y a pas eu de gros coups, mais beaucoup de petits." Comme le dernier en date, où Benjamin ouvre UTG+1 à 2 800 et se fait payer par le bouton et la small blinde. Le Français opte pour un c-bet sur un flop AAK, avant que le turn 2 et la rivière 4 ne soient vierges de toute action. Son adversaire retourne alors un KQ suffisant pour empocher la mise. Bonne chance Benjamin. "Oui, il va m'en falloir..."

Anecdotes, statistiques et citations à la con

miranda
La Miranda est pratiquement vide, on commencerait presque à devenir nostalgique.

couloir joueurs
Sac de jetons à la main, les joueurs sont escortés en direction de la Brasilia et/ou de l'Amazon Room. A noter que leurs tables ne cassent pas à proprement parler, il s'agit en fait d'un déménagement : au lieu d'être éparpillés un peu partout dans la salle pour remplir les trous des tables non pleines, ces joueurs se retrouvent de nouveau ensemble une fois arrivés à leur nouvelle table.

jason mercier
Jason Mercier est la dernière tête d'affiche a avoir dû subir cette salle pendant neuf heures. Une fois la table cassée, un des joueurs s'est tourné vers un collègue anglais pour lui demander : "C'était qui lui ? Aaaah Jason Mercier, ok ok, je crois bien l'avoir déjà vu à la télé alors." 

Benjamin Pollak
Benjamin Pollak vient de perdre un showdown avec As-Roi contre As-8. Il y avait un As au board, mais aussi un 8. Bizarrement, le pot n'était pas si gros que cela. Le parisien possède encore 150,000 au moment d'attaquer le round 800/1600.

Laurence Grondin
Le November Nine Marc-Etienne McLaughlin a sauté en cours de journée, mais sa copine Laurence Grondin (elle aussi québécoise) se porte bien. On vient de la voir éliminer un short-stack grace à un bon call avec As-8 sur Roi-9-8.

Croupière
Notre coup de coeur croupière du jour. Malheureusement, celle-ci s'est enfuie par une porte dérobée aussi tôt après avoir repéré l'objectif de notre appareil photo.

Flegmatic et Guignol
Flegmatic et Guignol au milieu de l'Amazon. Je ne sais pas ce qu'ils regardaient, mais il y a fort à parier qu'il s'agissait d'une masseuse qui passait par là. [Note de Flegmatic : N'importe quoi. On regardait la main en cours à la table de Guignol. Mes collègues sont des affabulateurs de la pire espèce.] [Note de Flegmatic : Ce n'est pas Flegmatic qui a écrit la première note de Flegmatic.]

Masseuse
Une seule société a le monopole de tous les massages pratiqués durant les World Series of Poker. Pour le patron de la boîte en question, "les WSOP, c'est notre Noël à nous." A 2 dollars la minute, tu m'étonnes.

Level 9, posez cette banane ou j'appelle les keufs

- 13 juillet 2017 - Par Flegmatic

Blindes 600/1 200 ante 200

Sur le banc de touche

Je retrouve Fabien Perrot et Joseph Carlino assis sur un banc dans les couloirs du Centre de Convention, l’air déconfits. Vu que nous ne sommes pas en pause, cela ne veut dire qu’une chose…

Perrot sera très bref : « Standard, le coup. J’avais 21BB au retour de la pause. Je me suis retrouvé à tapis avec les Dames. En face : les Rois. » Inévitable, donc. Suivant !

Carlino sera beaucoup plus disert (qui s’en étonnera ?)  : « J’ai doublé, et j’ai bust ! Je peux te raconter les deux ! Dernière main avant la pause : j’ai 20,000 et AQ, je fais le mec enervé, j’envoie tout au bouton. La petite blinde paie avec As-Valet, hop je double. Deuxième main, après la pause cette fois : un mec limp pour 1200. Je fais 5000 avec deux As. Mon voisin fait 12,000. Je fais tapis, évidemment. Il paie avec deux Dames. Flop : un Roi, une Dame, c’est terminé. Pourtant, avant j’avais fait un bon fold avec deux Rois ! Dis, je peux te parler du film dans lequel j’ai tourné ? Il va bientôt sortir ! » Pas de problème, Jojo, on peut mettre insérer des extraits dans le coverage :

Davidi qui swingue

Davidi kitai

Pas de digestion tranquille pour Davidi Kitai. Au contraire, le Belge a eu le droit à un retour de dinner break mouvementé. "Je squeeze avec une paire de Dames et le type [au siège 2, avec lequel Dav' s'est beaucoup chauffé depuis le début de journée selon Caro NDLR] me 4-bet. Je paie et on check tous les deux un flop 9-10-Valet. Turn 7, je mise et il me relance. River Dame, check/check et il a 10-8 off. Sur la main d'après, je 3-bet avec As-Roi et me fait 4-bet encore. Je paie, il a AJ, le flop vient Roi-6-2 et il fait backdoor flush." Tombé à 90 000 alors qu'il est parti manger riche de 157 000, Kitbul parvient à se refaire la cerise dans la foulée. Après avoir ouvert avec K9, le Génie trouve une couleur sur un board 6Q25J et parvient même à extraire de la value sur la rivière en se faisant payer sa mise de 22 500. Son adversaire montre 108 pour une flush inférieur insuffisante. Avec désormais 140 000 devant lui, Davidi remonte au-dessus de la moyenne et s'offre une fin de journée a priori plus tranquille.

Le full pour Choop

victor choupeaux

C'est au retour de notre pause dîner que nous apprenons une bonne nouvelle en direction de Victor Choupeaux. Ce dernier a parfaitement rentabilisé une paire d'As contre une paire de Rois en faisant full over full. Après avoir ouvert puis 4-bet préflop à 15 000, Victor check/call une mise de 8 000 de son adversaire sur un flop K22. Aucune action sur l'A au turn avant que les choses dégénèrent sur une Q river, où Choop demande le tapis d'environ 70 000 de son adversaire. Celui-ci paie mais ne peut que s'incliner, permettant au Français de monter à 240 000. Depuis, Victor a laissé échapper quelques jetons en route mais navigue toujours au-dessus des 200 000.

Tiens bon ma biche

remy biechel
Il survit comme il peut, il patiente, mais il ne trouve rien. Rémy Biechel souffre dans ce day 2 et aimerait bien recevoir un petit coup pouce du destin histoire de décoller avec un peu plus d’assurance. « Je viens de resteal 45 000 avec une paire de Dames là. Raise 3 000, 3-bet 8 000, tu veux que je fasse quoi ? » On s’accroche aux branches chez Remy, il faut, la patience est une très bonne amie aussi.

Couvreur un jour, couvreur toujours

ronan monfort
« Hey Ronan, tu sais ou est Timothée Marlin ? »

« Il a bust depuis longtemps, depuis le niveau 1, 100% sûr comme info. Mets moi un carnet dans les mains, je serai meilleur qu’au poker là. »

Ronan patauge, son tapis étant passé de 125 000 à 60 000. « J’ai mis la main une seule fois au milieu aujourd’hui. J’ai fait top paire, j’ai bet, tout le monde a fold. Voilà voilà. » Ça fait peu en effet, on joue quand même depuis neuf heures !

Nardin dans son jardin

romain nardin
Cette année, Romain Nardin découvre Las Vegas pour la première fois. Et pourtant, à le voir évoluer dans l’Amazon Room en pleine confiance, on pourrait penser qu’il dispute déjà son cinquième Main Event. Que nenni : « Bon, il me coûte un peu cher quand même ce Vegas, j’étais in dans tout, tournois sit’n’go, cash game, holdem, horse… tout ! Mais il suffit d’un ITM, et ce tournoi n’est peut être pas le plus mauvais à choisir ! » Tu m’étonnes, sauf que pour le moment, on est encore loin de tout ça. Le grinder Maltais a monté plus de 210 000 jetons déjà dans ce day 2, soit deux fois plus que ce qu’il avait à midi : « Je n’ai pas vraiment joué de gros coups », me lâche-t-il, avant de se souvenir finalement d’un petit A7 contre AQ sur AK67x qui lui a rapporté 40 000 jetons supplémentaires. Récemment je l’ai attrapé en train d’envoyer trois petites prunes sur un board 2K7TT. Son adversaire a fold sur la rivière, et Romain a proposé aux autres joueurs de retourner une carte. Ce fut une magnifique Q insignifiante. « J’avais As-Dame suited ». Clairement, Romain Nardin est en pantoufle sur ce tournoi, pourvu que ça dure.

bad beat
Le poker et ses émotions ! Deux joueurs viennent de vivre un instant incroyable dont ils se souviendront pendant longtemps, mais pas forcément pour les mêmes raisons : le joueur debout derrière la table, logo Jordan sur le torse, à payé son adversaire (celui qui se tient la tête) devant lui avec une paire de Rois, dont le roi de carreau sur un board 695. Il jouait contre une paire de 7, avec un carreau, et si le J n’a rien changé le 7 fut dévastateur pour les deux joueurs en terme d’émotions. C’est pour ça qu’on l’aime aussi ce jeu !

Esfandiari, comédien stand up

Antonio Esfandiari relance le tapis d’un joueur avec une coupe de cheveux bizarre qui tentait un petit raise préflop. Ce dernier hésite : Esfandiari lui sort alors tout le répertoire du pro tentant d’intimider l’amateur. Mais cela est fait avec humour, du coup toute la table rigole, y compris le joueur en difficulté.

« Mec… Pense à ta femme, à tes gosses… »
« J’ai pas d’enfants ! »
« Mais tu as quand même des gens qui t’aiment. Fais gaffe. Il y a des factures à payer. L’emprunt pour la maison. Il faut aussi que tu ailles chez le coiffeur. »
« … »
« Rappelle toi : l’argent économisé, c’est de l’argent gagné ! On m'a toujours dit ça, c'est plus que jamais vrai. Ne fous pas ta vie à la poubelle. Fais le bon choix. Je sais que tu vas faire le bon choix. »
« Bon, OK…. »


Et le joueur d’abandonner, en montrant une pocket paire de 10. Esfandiari :

« J’aimerais tant te montrer ma main. Mais je peux pas. » 

AA ? Ha ha.

Suite des (més)aventures de Vincent « LeCapoteur » dans la Brasilia (en réalité, il s’agit plutôt du détail d’un coup que nous n’avions que résumé dans l’article précédent) : « J’ai 3-barrel une paire d’As contre la petite blinde. A la fin, le board est 5-6-7-5-5 et il me check/raise all-in. Il y avait 40,000 à mettre. J’ai préféré fold, il avait sûrement le full supérieur… »

C’est un boxeur et un informaticien milliardaire qui rentrent dans un resto

Quel est le point entre Mike Tyson et Bill Gates ? A part d’avoir de la thune à plus savoir quoi en faire, bien sûr. Réponse : Tous deux ont leur photo accrochée aux murs de Roma Deli, notre resto italien préféré de Las Vegas, situé à même pas dix minutes en bagnole du Rio. Sur les photos, on peut les voir souriant à côté du patron du resto, lui-même encore plus souriant.

On n’a pas pu s’empêcher de demander : laquelle des deux rencontres fut la plus agréable ?

« Bill Gates ne m’a pas parlé. Il s’est mis dans un coin, il y avait des gardes du corps, il a mangé, et c’est tout. Mike Tyson, c’est pas pareil, il passe son temps à poser avec les fans, il fait le show en permanence. Il habite ici, on le reconnaît partout. »

Roma Deli
Chaque été depuis les WSOP 2012, les reporters Winamax visitent régulièrement Roma Deli, profitant des pause-dîner pour s’empiffrer des merveilleuses lasagnes, de l’incroyable escalope milanaise, des époustouflantes penne arrabiata, ou encore des poivrons fourrés à la viande et au fromage. Rien que le pain qu’ils te donnent à grignoter quand tu t’assois vaut le déplacement. Le restaurant a récemment fait parler de lui dans la communauté des pros, ayant été racheté en mai par Todd Brunson et l’italien Max Pescatori (on s’en doutait qu’il avait bon goût en matière de cuisine italienne). Forcément, on y croise désormais beaucoup plus de joueurs de poker qu’avant.

5 : le nombre de nationalités du poker que nous avons croisées lors de notre visite du jour chez Roma Deli. (Italie : Salvatore Bonavena, USA : Jason Mercier, Liban : Natasha Mercier, Brésil : Felipe Ramos, et France : Romain Nardin, Ronan Monfort, Fabien Perrot)

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Brice Cournut
Le siège occupé par Brice Cournut dans la Miranda Room est désormais occupé par un joueur qui n’a aucune chance de remporter le concours de sosie de Brice Cournut. Nous n’avons donc plus qu’à présumer que le pilote d’avion qualifié via Winamax est OUT.

Jean-François Rial
Short-stack depuis le début de la journée, le PDG de Voyageurs du Monde Jean-François Rial nous a confirmé son élimination par SMS.

bbbbRepéré en début de journée parmi les Français qui nous étaient inconnus, Lianmin Bai est toujours en piste, et vient même de doubler avec une paire de Valets contre Roi-Dame, pour remonter autour des 80 000.

urbanovitch
On se répète, mais Dzmitry Urbanovic va-t-il deep run un jour sur ces WSOP ? Visiblement, le Polonais en a l'air aussi peu convaincu que nous.

Quelques chip-counts en vrac

Giuseppe Zarbo : moins de 100 000 (un stack composé à 95% de jetons orange de 5,000, on dirait que notre ami joue moins de coups que lors du Day 1)
Alexandre Réard 85 000

La réaction du plus jeune des couvreurs Winamax, au moment de se rendre compte qu'il ne reste plus de dosettes à café en salle de presse.

Level 8, allons voir ce qu'il y a dans la marmite

- 13 juillet 2017 - Par Flegmatic

Blindes 500 / 1 000 ante 100

Dernière salve de news avant la pause-dîner de 90 minutes !

Un croupier trop bien informé

Croupier

Parmi les milliers d'anonymes qui jouent chaque année le Main Event, il est facile de passer inaperçu, même lorsque l'on s'appelle Davidi Kitai et que l'on compte trois bracelets au poignet et plus de huit millions de dollars de gains en tournoi. Un relatif anonymat outre-Atlantique qui peut être bien utile pour ne pas attirer sur soi les regards de ses voisins de table, mais qui ne dure pas toujours longtemps. "Oh, tu es mon joueur préféré !," a ainsi lâché Kerm, le croupier ci-dessus, avant de réciter le palmarès de notre Génie à qui voulait bien l'entendre. Autant dire que pour rester discret pour cette fois, c'est rapé. "Oups, je crois que je viens peut-être de dire une bêtise," a fini par souffler Kerm, en voyant l'abscence de réponse de Kitbul.

Davidi Kitai

Un événement qui n'a pas empêché Dav' de remporter plusieurs petits coups d'affilée pendant que Kerm était à table. À la force du poignet, le dernier membre du Team Winamax en piste aujourd'hui se retrouve à 157 000 au moment de partir manger.

Ça chauffe sous le capot

vincent dupuy
Ce dinner break va arriver à point nommé pour Le Capoteur, qui a perdu une grande partie de son tapis, pour tomber à 25 000. Bien sonné, il m’a expliqué avoir perdu AA, qu’il a fold face up, puis une paire de dix, sur un board 9-5-4-4-J, son adversaire a c-bet flop, barrel 3/4 pot turn et shove river, et enfin, c’est une paire de dames qui l’a mis encore plus au fond : un joueur open, un autre 3-bet à 6 800 et lui paye simplement avec sa paire de dames. Ils sont deux sur un flop J45, le 3-betteur mise 7 800 et se fait relancer à 19 000 par le Français… avant de se prendre un tapis dans les dents. Vincent Dupuy a fold mais a véritablement besoin d’aller prendre l’air, pour sûr.

Rémi les castagne tous

castaignon
La dé-rou-la-de ! Voilà comment on pourrait résumer la journée de Rémi Castaignon dans ce Day 2 du Main Event. Compté à 320 000, Rémi marche sur ses adversaires, dont Griffen Benger (November Nine 2016 qui avait bien trash talk Kassouf) et Xuan Liu (finaliste de l’EPT San Remo 2011) : « Elle a voulu me bluff en début de partie, elle s’est loupée, et depuis, on ne la voit plus. » Remi m’a raconté un pot de 170 000 qui a filé dans sa direction : avec A5, il open et se fait 3-bet par le bouton. Payé monsieur. Le flop 874 est plutôt de qualité et Rémi a rapidement fait monter les enchères : « Je donk bet, il me raise, je shove et il call. Il avait T9 et on a fait flush tous les deux sur la rivière ». Attention à Rémi Castaignon, lui aussi sait parfaitement gérer un tapis bien fourni…

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Ils nous ont quitté côté français lors des trois premiers niveaux de la journée :

Jonathan Therme
Victor "Tapis Volant" Saumont
Aladin Reskallah (Team Pro Winamax)
Raymond Domenech (WIP Winamax)
Adrien Delmas
Alexandre Luneau (Team Pro Winamax)
Jean-Pierre Besançon
Romain Lewis (Team Pro Winamax)
Philippe Ktorza
Bertrand Grospellier
Et enfin Aurélie Quélain, dont la paire de Valets ne fut pas de taille contre les Rois, juste avant la pause.

La liste est sûrement un peu plus longue que cela, mais on préfère ne vous donner que ceux dont nous sommes absolument sûrs.

Aurélien Guiglini
Si l'on ne vous a pas encore parlé d'Aurélien Guiglini aujourd'hui, c'est parce que Guignol stagne tranquillement autour des 100 000 jetons. "Ce n'est pas si grave, j'avais de l'avance." On ne peut qu'être d'accord.

Bruno Fitoussi
Short stack ce midi avec 16 900 jetons, Bruno Fitoussi est bien remonté, pour figurer désormais à 70 000.

Le dinner break vient de débuter. Reprise de ce Jour 2 sur les coups de 20h15 (5h45 en France).