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Carême a encore faim

- 2 juillet 2017 - Par Flegmatic

Event #58 : 1 500$ No-Limit Hold'em (Day 2)
Nicolas Carême sera au Jour 3 avec un tapis au-dessus de la moyenne

Nicolas Carême
Le petit rituel que l'on aime voir, surtout quand il se reproduit une deuxième soirée de suite

Il n'y a pas eu de mauvaises surprises pour Nicolas Carême lors des derniers deux niveaux et demi de ce Jour 2. "Je n'ai joué que des petits pots, explique le Nancéen, mais je les ai quasiment tous gagné." Autrement dit, un grind calme et patient qui lui permet de faire preuve d'un capital de 535 000, soit 33 blindes à la reprise dimanche, pour une moyenne fixée à 472 000. De quoi le placer à la huitième place selon le chipcount provisoire dressé par nos confrères de PokerNews, sur les 28 ultimes survivants qui reviendront pour le Day 3.

Pour sa toute première place payée en tournoi live, Nicolas ne fait donc pas les choses à moitié, s'assurant du même coup 10 034 dollars, à une élimination du redraw à 27 et du palier à 12 297 dollars. Tout en gardant, on l'imagine, un oeil sur le bracelet et le chèque de 395 918 dollars à la gagne. "Jusque-là, je n'avais au mieux fait que des bulles, notamment sur un Side Event à 500 euros des WSOP-Europe à Berlin en 2015." Désormais, le voilà dans la cour des grands, à jouer pour un gain à six chiffres. Même si, ne nous le cachons pas, les têtes de série se sont pas légion à ce stade du tournoi.

Carême - Kabrhel

Nicolas en a tout de même trouvé une sur son chemin lors de son dernier changement de table, probablement le joueur le plus compétent encore en course, Martin Kabrhel. Mais l'on ne peut pas dire que le moulin à parole tchèque ait perturbé le Français plus que cela. Bien au contraire. "Franchement, heureusement qu'il était là, avoue Nico. Je commençais à m'endormir ! C'est bien des mecs comme lui qui parlent beaucoup, personnellement je trouve ça très cool." On en vient donc à lui souhaiter qu'il le retrouve à table demain. "Vous pouvez vous arranger pour qu'il ne fasse pas trop froid dans la Brasilia Room demain ?," a ainsi lâché Kabrhel à l'un des floors en guise de dernière punchline de la journée. On compte en tout cas sur lui pour réchauffer l'atmosphère, en souhaitant, sans y croire une seule seconde, que son impossible requête soit exaucée.

Une chose est sûre, ce tournoi sera sur nos radars demain. Et si le premier bracelet français depuis trois ans arrivait finalement de là où on l'attendait le moins, d'un joueur qui nous était complètement inconnu il y a 48 heures ? Les dernières journées incitent clairement à la prudence, mais avouez que l'histoire serait belle.

Big Bet
Au cas où vous vous demanderiez ce qu'il peut encore bien se passer vers minuit et demi dans la Brasilia Room - et même si vous ne vous le demandez pas en fait - sachez qu'il reste encore sept irréductibles qui s'affrontent dans une finale du tournoi de Big Bet à 2 500 dollars un peu tristounette, et qui ne livrera son verdict que demain. Le tout sous les yeux de trois floors qui piétinent et d'un railbird fatigué qui joue aux échecs sur son smartphone. Bon, je crois que je vais y aller, moi.

Le jour de Carême

- 2 juillet 2017 - Par Flegmatic

Event #58 : 1 500$ No-Limit Hold'em (Day 2)
Nicolas Carême dernier Français à 42 joueurs restants

Avec les éliminations en cours de journée de Sonny Franco (106e, 3 075 $) et Jonathan Therme (53e, 5 862 $) - une sombre histoire de paire de Valets qui se heurte à deux 10 qui font full rivière pour potentiellement revenir au tapis moyen - les derniers espoirs tricolores sur ce tournoi reposent sur un joueur que l'on attendait pas à pareille fête - et probablement lui non plus - Nicolas Carême.

Nicolas Carême

"J'ai dû jouer moins de dix tournois live dans ma vie, je suis une tanche (sic) en MTT. détaille le Nancéen, fraîchement arrivé de Vegas en début de semaine. Je voulais jouer un tournoi à 3 000 dollars un peu plus tôt dans la semaine. Et puis, arrivé devant le bureau de paiement, je me rends compte qu'il se joue en Limit. Du coup je me suis échauffé un peu avec le tournoi quotidien à 150 dollars du Golden Nugget, histoire de reprendre un peu mes marques." Car celui qui avoue jouer exclusivement en Expresso sur Winamax n'en est pas à son coup d'essai dans la Cité du Vice. "Je suis venu en 2009, je m'étais qualifié sur Everest Poker à l'époque et je me suis fait sortir sur un sale coup. Je m'étais donc promis de revenir, et il se trouve que j'avais du temps libre cet été."

Pour quelqu'un qui joue comme un pied en tournoi, c'est tout de même une sacré performance que de se retrouver à 42 joueurs restants sur 1 763 partants sur un Event WSOP. "Quand on touche les As, c'est beaucoup plus facile !, avoue Nicolas. Je les ai eu en toute fin de Day 1, puis sur la première main du Jour 2 pour doubler, et tout à l'heure, où je suis passé chipleader en éliminant deux joueurs qui avaient fait tapis avec As-Valet et As-Roi." C'est facile le poker dans ces cas-là. "Depuis, je n'ai quasiment pas joué de coup. Je n'ai rien touché non plus."

Sauf sur cette main quelque peu rocambolesque, où le natif d'Auxerre ouvre en milieu de position à 12 000 (blindes 3 000/6 000), et se fait payer par le hi-jack et la petite blinde. Le continuation bet est automatique sur un flop Q103, mais ne fait fuir personne. Rien n'est misé sur le K au turn, avant que la SB ne prenne les devants en ajoutant 40 000 au milieu sur le K river. Sauf que Nicolas ne voit pas cette mise et place presque au même moment 33 000 jetons devant lui. C'est un call monsieur. Pas de mauvaise blague néanmoins puisque le AQ du Français est bel est bien devant le 109 de son adversaire. "En fait, je n'avais même pas vu que la petite blinde était dans le coup. Ni préflop, ni flop, ni turn. Je suis vraiment crevé..." Allez Nicolas, avec deux petites heures restantes à jouer aujourd'hui et un tapis qui avoisine les 400 000, ce n'est pas le moment de craquer !

Martin Kabrhel
Martin Kabrhel - aucun lien, fils unique - fait le show depuis le début de cette journée, bougeant et parlant sans arrêt avec ses voisins de table. Décontracté au possible, le Tchèque fait partie des leaders à deux niveaux de la fin de ce Day.

Goran Mandic
Mais il reste derrière le Croate Goran Mandic, qui affiche plus de 900 000 au compteur.

Roman Korenev
Le Russe Roman Korenev fait partie des rares têtes connues encore en course.

Christian Rudolph
Finaliste du 5K 6-max puis 27e du Championship 6-max, l'Allemand Christian Rudolph confirme sa bonne forme sur ces WSOP.

Le paradis des grinders

- 2 juillet 2017 - Par Flegmatic

Event #61 : WSOP.com ONLINE NLHE High Roller 3 333 $

Pendant que certains avaient choisi de venir tapis le carton aux tables du Rio, d'autres ont préféré rester tranquillement chez eux ou dans leur chambre d'hôtel, pour tenter leur chance sur le tournoi online le plus cher des trois proposés cette année par les WSOP, le Big Grind à 3 333 dollars. Quatre heures après le lancement de l'épreuve à 15h33 - 3:33pm au pays de l'Oncle Sam -, soit l'heure marquant la fin de la période de late reg/rebuys, les chiffres de fréquentation s'élèvent à 216 joueurs uniques, agrémentés de 104 rebuys. Au total, 54 joueurs seront payés, allant d'un min-cash de 6 277 dollars, à 322 815 dollars pour le vainqueur.

Si, à l'inverse de l'an passé, la finale n'aura pas lieu sous le toit du Rio, cela donne tout de même un bracelet loin d'être galvaudé, face a priori, à une population de bons, voire de très bons joueurs. Car, comme précisé dans le programme du jour, il n'est rien de plus simple que de se créer un compte sur la plateforme WSOP.com, le seul prérequis étant de se situer physiquement dans l'état du Nevada. De quoi donner envie à n'importe quel pékin un tant soit peu fortuné venu à Vegas pour jouer les Championnats du Monde.

"Tu déposes le buy-in au bureau des inscriptions du Rio pour éviter les frais, et c'est parti !," explique un Guillaume Diaz qui s'est, comme beaucoup, créé un compte pour l'occasion. Si son tournoi s'est malheureusement terminé prématurément - deux Valets partis à tapis préflop contre deux Dames - Volatile38 avoue tout de même avoir pris du plaisir à jouer cette épreuve un peu particulière. "On a beaucoup moins d'infos sur les joueurs que d'habitude, même si quelques-uns gardent leur pseudo. Globalement, j'ai quand même l'impression que les gros rég' spew pas mal." Prendraient-ils cet Event un tantinet à la légère ?

Quant au logiciel de jeu, qui n'est autre que le soft 888 passé à la moulinette esthétique des WSOP, il tient à peu près la route. "C'est jouable," commente Sylvain Loosli, quelques minutes avant de subir un plantage sauvage. Aux dernières nouvelles, le Toulonnais était passé dans la zone rouge, avec un tapis flirtant avec les quinze blindes. C'est un tout petit peu mieux chez Davidi Kitai, qui tournait autour des 25 000 sur des blindes 600/1 200, tandis que l'aventure s'est achevée plus tôt dans l'après-midi pour Romain Lewis. À noter côté français que Victor Choupeaux et Adrien Delmas ont aussi pris part à l'épreuve. Avec encore 150 jours en lice à l'heure où ces lignes sont écrites, il y a fort à parier que le vainqueur ne sera connu que tard dans la nuit.

Ivan Deyra
Comme à son habitude, Ivan Deyra reste dans sa bulle. L'homme qui a tout gagné où presque sur Winamax.fr ne serait sûrement pas contre ajouter un tournoi WSOP à son palmarès online.

La frustration perdure

- 2 juillet 2017 - Par Benjo DiMeo

Après deux heures en forme de cauchemar, Alexandre Luneau atteint une nouvelle WSOP, mais chute rapidement en neuvième place
Event #57 : Omaha/Stud High-Low 2 500$ (Day 3 et Finale)


Alexandre Luneau
"Attention, je n'ai que 25 big bets. Si je perds cinq coups demain, je suis dehors !"

La mise en garde émanait d'Alexandre Luneau, proférée vendredi soir aux alentours de trois heures du matin, lorsqu'il s'est rendu compte qu'il venait d'atteindre la troisième et dernière journée de l'épreuve 57 des World Series of Poker en position enviable de chip-leader parmi les 14 derniers joueurs, après avoir passé quatre heures à gagner grosso modo tous les coups dans lesquels il s'était impliqué - et ils furent nombreux.

Une douzaine d'heures plus tard, impossible ne pas repenser à ces mots. Deux niveaux après la reprise de la partie, le chip-leader du jour se levait de son fauteuil et saluait ses adversaires : il quittait le tournoi éliminé en neuvième position, après avoir vécu une partie en tous points différente de celle de la veille. Alexonmoon étant Alexonmoon, ses adversaires ont cependant eu besoin d'un peu plus de cinq coups pour en venir à bout.

Finale Event 57
Ces coups, on ne va pas tous vous les résumer. A quoi bon ? L'information se suffit à elle-même : le spécialiste des variantes du Team Winamax devra encore attendre avant d'accrocher le bracelet à son poignet. Bon, détaillons un peu, tout de même. Format "Limit" oblige, c'est lentement que la saignée s'est opérée. On a notamment pu observer plusieurs coups où Alex s'est fait "quarteriser", c'est à dire des mains où il trouvait le meilleur jeu "low", mais perdait quand même des jetons car son adversaire possédait une main identique en bas, assortie de la meilleure main "high", lui assurant les trois-quarts du pot. Comme par exemple un As-2-10-3 sur un board Q-7-J-8-6 face à As-2-4-4 et As-2-Q-6 : tout le monde a le même low (As-2), mais les deux paires Q-6 adverses font la différence. Alex a aussi abandonné plusieurs tirages prometteurs qui ne sont arrivés nulle part, l'opération lui coûtant cher à chaque fois. Les quelques fois où sa main fut bonne, le français a du se contenter d'un split... Quand il ne se faisait tout simplement pas scoop par un jeu encore plus fort.

Après une heure de partie, trois joueurs avaient pris la porte de sortie : Abdel Hamid, Esther Taylor, et Chad Eveslage. Alex avait perdu la moitié de son stack : la pire entame de match possible, mais rien n'était encore joué. En témoigne ce scoop avec 10-2-10-2-5-7-7 face à un board A-A-Q-6-4-7-10 en Stud High-Low : son premier scoop de la journée, enfin. Mais cet oasis au milieu du désert n'était qu'un mirage : quelques minutes plus tard, Alex faisait doubler le fantasque Samoeun Moon, ce dernier se retrouvant à tapis sur le quatrième tour d'enchères avec X-38AA face au X-A8Q2 d'Alex, qui montrera KK10 en guise de cartes cachées : une paire de Rois et un tirage couleur qui n'est pas rentré, pas de taille face à Samoeun, qui montrera 2410 pour une paire d'As et un low gagnants.

Après 90 minutes de partie, le japonais Nahoya Kiraha quittait la scène en dixième place : la finale pouvait débuter. Alex était en position critique avec six "big bets" seulement. Un scoop, un de plus (des mains de Larry Tull : A-6-3-3 contre K-2-5-6 sur un board 7-9-5-10-4) allait enfoncer Alex un peu plus. Il lui restait à peine de quoi se mettre à tapis dès le second tour d'enchères. Alex survécut à une première confrontation (split pot), puis une seconde (la même), avant de finalement s'incliner sur un ultime coup de Stud contre Smith Sirisakorn, qui a trouvé le moyen de slowroll le Team Pro sur le dernier tour d'enchères, hésitant dix bonnes secondes avant de payer les trois derniers jetons d'Alex avec deux paires (Alex avait une simple paire d'As).

Sortie d'Alexonmoon
Une neuvième place frustrante, forcément. "C'est dommage. De tous mes deep runs cet été, c'est aujourd'hui que le field était le plus beau. Il y avait vraiment quelque chose à faire... J'aurais d'ailleurs pu sauter plus tôt que ça, car certains de mes adversaires ont manqué de value contre moi." Alexandre Luneau aura l'occasion de se rattrapper dès demain, avec la Rolls Royce des tournois de variantes des WSOP : le Poker Players Championship à 50,000 dollars l'entrée. Rendez-vous dimanche à 15 heures (minuit en France).

Les WSOP 2017 d'Alexandre Luneau

Event #11 - Dealer's Choice 1500$ : 15e / 364
Event #21 - 8-game Mix 1500$ : 9e / 472
Event #24 - Limit Hold'em 1500$ : 48e / 616
Event #48 - Stud High-Low Championship 10 000$ : 8e / 125
Event #57 - Omaha / Stud High-Low 2500$ : 9e / 405

Event 57
Esther Taylor-Brady a manqué de peu une troisième finale cet été (13e), mais l'incroyable Samoeun Mon continue d'épater la galerie avec son style de jeu atypique et sa voix de canard, qui peut retentir à tout moment, y compris au beau milieu d'un coup, ce qui a le don de faire sursauter les badauds qui passent là par hasard.

Barry Greenstein
Barry Greenstein est short stack, mais s'il venait à "run" mieux qu'Alex, on ne serait pas surpris de le voir remonter pour arracher la victoire.

Jared Bleznick
Jared Bleznick a joué les demi-finales hors de la vue d'Alex : il est arrivé en finale en tant que chip-leader. Le favori incontestable, qui dispute sa cinquième finale WSOP aujourd'hui.

Bonnie Rossi
Bonnie Rossi, elle, dispute sa troisième finale WSOP. Les premiers ITM de la joueuse de Washington remontent à 2003.

Pour six places payées de plus

- 2 juillet 2017 - Par Flegmatic

Event #58 - NLHE 1 500 $ (Day 2)

269 joueurs ont pris place à midi dans la Miranda Room pour le départ de cette deuxième journée. Ils n'étaient plus que 162 au moment de mon passage dans la salle, à cause en bonne partie de l'effervescence post-bulle - qui n'a comme prévu mis que quelques minutes à éclater, permettant à 265 joueurs d'être in the money - et de paliers tellement insignifiants qu'ils ne méritent en aucun cas de jouer la montre. Ainsi, Mike Mirfaizy, premier éliminé dans l'argent est reparti avec 2 249 dollars, quand Jason Smith, sorti en 181e position a quant à lui pris... 2 446 dollars, soit tout juste 197 billets verts de plus.

Sonny Franco

Short stack tricolore avec seulement 13 500 jetons devant lui, Anthony Kazgandjian fut le premier à prendre la porte, récupérant au passage 2 329 dollars pour sa 211e place. Du côté du chipleader français de ce début de journée, Sonny Franco, les premiers niveaux ont été plutôt calmes, même si je l'ai vu impliqué dans un coup qui lui a coûté quelques jetons. Au hi-jack, Sonny paie l'ouverture à 5 000 (blindes 1 000/2 000) du joueur UTG, ainsi que le bouton. Le relanceur initial poursuit son agression avec une mise de 12 000 sur un flop 52J, dont seul s'acquitte le Français. Rien n'est misé sur le turn 8, avant un deuxième barrel à 20 000 sur le 3 river. Sonny snap call mais rend tout aussi vite ses cartes au croupier quand son adversaire lui montre AJ pour une top paire/top kicker bien rentabilisée. Aucune inquiétude néanmoins pour le Petit Prince de Marrakech, toujours assis devant un solide tapis d'environ 100 000, légèrement supérieur à la moyenne.

Therme - Carème

Non loin de là, une autre table attire mon attention, celle où deux Français sont assis côte à côte, Jonathan Therme et Nicolas Carême. Pointé à 75 000, le premier cité s'apprête alors à recevoir une jolie livraison pour passer la barre des 100 000. UTG+2, le Bordelais paie d'abord un open à 4 600 du joueur à sa droite, et voit la grosse blinde faire monter les enchères à 7 500. Une surrelance parfaitement autorisée, la convention de la relance internationale permettant ici un minimum de 7 200 - (4 600 - 2 000) + 4 600. Tout le monde reste dans le coup et, sur un flop 348, la BB avait visiblement encore la tête à l'EDC, et envoie ses derniers 10 000 en plein carnaval avec 96. Solidement armé avec une belle paire de Rois, Jonathan ne tremble pas sur un turn A et une rivière 2 et récupère tranquillement cette offrande.

Nicolas Carème

Tout semble rouler à merveille également pour Nicolas Carême. Parvenant à doubler ses 55 000 de départ dès les premières mains grâce à une paire d'As gagnantes contre deux Dames, le Nancéen, qui s'est offert ce tournoi grâce à ses Miles collectés sur Winamax, a poursuivi sur sa lancée et fait maintenant partie des leaders parmi les quelques 120 joueurs restants, avec plus de 230 000 pions.

Fabrice Casano
Pendant que j'observais cette table, Fabrice Casano, qui n'avait guère plus que huit blindes, a rejoint le rail à son tour. Le vainqueur du FPS Lille 2016 termine 150e pour 2 811 dollars.

Mathieu Selides
L'embellie semble terminée pour Mathieu Selides. "Pas de jeu," a sobrement commenté Matslide, pour expliquer la taille de son tapis, tombé aux alentours de 45 000 sur ses 84 300 de départ ce midi. [EDIT : Mathieu a finalement rendu les armes en 131e position pour 2 811 dollars.]

Hallaert - Kabrhel
Et avec Kenny Hallaert et Martin Kabrhel à sa gauche, le récent demi-finaliste de l'Event #56 ne risque pas d'avoir la partie facile. Tombé à treize blindes en faisant doubler un short stack (As-Dame perdant contre As-Roi), le Belge n'est cependant pas au mieux, au contraire du Tchèque, assis devant 135 000 jetons.

Alexandru Papazian
Et hop, le double up pour Alexandru Papazian... avant de prendre la porte dans les minutes qui suivent. Je nai pas vu la dernière main du Roumain, mais son adversaire avait tablé une paire As.