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Une cinquième demi-finale, cette fois en tant que chip-leader !

- 1 juillet 2017 - Par Benjo DiMeo

Il reste 14 joueurs dans l'Event #57
Après une remontada remarquable, le chip-leader s'appelle Alexandre Luneau !
Omaha/Stud High-Low 2 500$ (Fin du Day 2)


Fin du Day 2
Journée aussi étrange que passionnante pour Alexandre Luneau dans l'épreuve hybride mélangeant Omaha et Stud en High-Low. Le stakhanoviste des variantes avait entamé le second tour dans une position enviable (5e au classement parmi les 126 survivants du Day 1), mais a pris un mauvais départ, avec un stack rapidement amputé de moitié, le forçant à rester en retrait lors du cap fatidique de la bulle. Voilà, en quelques mots, le tableau de sa première partie de journée.

La seconde fut autrement plus réjouissante. C'est bien simple : après la pause dîner de 19 heures, Alex n'a quasiment pas perdu une main au cours des six heures qui ont suivi, remportant quantité de beaux pots aussi bien en bluff qu'en value bet, et obtenant une ration conséquente de scoops, autrement dit des mains où il détenait le meilleur jeu en high comme en low. La progression de son stack a suivi une courbe logarithmique, avec une accélération vertigineuse lors des deux derniers niveaux du Day 2, qui l'ont vu éliminer deux joueurs en succession (David Matsumoto, 22e, puis Mike Ross, 20e) puis remporter un ultime pot énorme sur la toute dernière main de la journée, en Stud High-Low. Avec un tableau affichant 2Q8Q, Alex a misé sur le dernier tour d'enchères et fait passer ses deux adversaires, qui montraient J793 et Q338, respectivement. Il y avait énormément de jetons au milieu, et Alex n'a pas eu besoin de montrer ses cartes pour les collecter.

Alex Luneau
Après la sonnerie du gong, un décompte rapide nous a permis de confirmer ce que l'on pressentait : cette dernière main permet à Alexandre Luneau de grimper à 783,000 jetons, et donc de s'emparer du chip-lead sur la corde, alors qu'il ne reste plus que 14 joueurs parmi les 405 entrants ! Si le Team Pro va effectivement disputer sa cinquième demi-finale de l'été (dans une cinquième variante différente !), cela sera la première fois qu'il ne sera pas en position de short-stack. Mais l'expérience d'Alex le fait relativiser les choses : "Attention, cela ne représente que 25 big bets. Si je perds cinq coups demain, je suis dehors !" Mais tout de même, il y avait de quoi se réjouir. "Et dire que j'avais 40,000 à la pause-dîner ! C'est vraiment le pied d'arriver à la phase short-handed. Quand on est cinq ou six par table, on se régale, on peut tenter plein de trucs et jouer aggro."

A ce stade du tournoi, Alex a eu largement le temps d'observer en détail la plupart de ses adversaires et se constituer une base de données de patterns et tells, mais pourra parfaire encore un peu plus ses reads avec quelques recherches sur Internet avant la reprise de la partie samedi à 14h (23h en France). "Je vais regarder si certains d'entre eux ont disputé des finales en ligne, et mater les replays si c'est le cas." La clé du succès résidera, semble t-il, dans l'empathie. "Le but, c'est vraiment de me mettre dans la peau des joueurs moyens encore dans le field. Il ne faut pas que je les joue de la même manière que les adversaires que je joue en cash-game. Par exemple, sur l'un des coups que tu as raconté tout à l'heure sur le coverage, je value bet avec top paire car il m'est impossible de concevoir que le mec va check-call avec brelan. Alors qu'en fait, il y a des joueurs qui vont encore faire ça à ce stade. Je dois m'en rappeler."

Samoeun Mon
Parmi les treize derniers adversaires d'Alex, on compte Samoeun Mon, un joueur venu d'Atlantic City à l'attitude aussi fantaisiste que son style de jeu. En fin de partie, il a passé des heures à essayer de faire marrer la croupière en prenant une voix de canard, y compris en plein milieu d'un coup. Et ça marchait : la pauvre était morte de rire et s'est plantée à plusieurs reprises sur des showdowns.

Jared et Alex
Beaucoup plus sérieux : Jared Bleznick, qui attaquera les demi-finales en deuxième place au classement, juste derrière Alex. "Je l'ai énormément joué en ligne. Il est très fort, mais j'ai gagné 2 millions de dollars contre lui au total. Il le sait, et il en rigole : c'est lui qui m'en reparle toujours. En short-handed, il est très dur à jouer, et c'est un vrai personnage."

Barry Greenstein
Visage reconnaissable entre tous, le philantrope du poker Barry Greenstein, trois bracelets et une solide réputation sur les gros cash-game live de Los Angeles et Las Vegas depuis trente ans, sera au Day 3 avec le cinquième stack. On retrouvera aussi Esther Taylor, en position pour atteindre une troisième finale cet été.

Les 14 demi-finalistes de l'Event #57

Alex Luneau (Team Winamax) 783 000
Jared Bleznick 679 000
Smith Sirisakorn 548 000
Larry Tull 418 000
Barry Greenstein 417 000
Chad Eveslage 414 000
Bonnie Rossi 365 000
John Sorgen 295 000
Jameson Painter 257 000
Mikhail Semin 249 000
Esther Taylor 189 000
Naoya Kihara 185 000
Samoeun Mon 165 000
Abdel Hamid 121 000

Les prix

Vainqueur : 215 902 $
Runner-up : 133 431 $
3e : 90 640 $
4e : 62 796 $
5e : 44 388 $
6e : 32 026 $
7e : 23 595 $
8e : 17 760 $
9e et 10e : 13 662 $
11e et 12e : 10 748 $
13e et 14e : 8 650 $

Les WSOP 2017 d'Alexandre Luneau

Event #11 - Dealer's Choice 1500$ : 15e / 364
Event #21 - 8-game Mix 1500$ : 9e / 472
Event #24 - Limit Hold'em 1500$ : 48e / 616
Event #48 - Stud High-Low Championship 10 000$ : 8e / 125
Event #57 - Omaha / Stud High-Low 2500$ : ? / 405

Affaire à suivre samedi, dès 14h (23h en France) !

Une scène paisible, et familière

- 1 juillet 2017 - Par Benjo DiMeo

Event #57 : Omaha/Stud High-Low 2 500$ (Day 2)

Stud / Omaha
Loin de l'agitation des grosses épreuves de No-Limit Hold'em, des rails enflammés ceinturant les tournois remplis de stars médiatique, rien ne vaut la douce sérénité des fins des petits tournois de spécialistes des WSOP. Nichés au fond de gigantesques salles désertées c'est dans le calme que les joueurs tentent de tenir jusqu'à la toute dernière table, qui, en plein milieu de la nuit, ne semble désormais plus très loin.

Stud / Omaha
Peu de spectateurs : un ou deux proches surveillant de loin tel ou tel joueur, tout au plus. Un staff réduit au minimum : un croupier assis à chaque table, un employé enregistrant sur l'ordinateur les noms des joueurs éliminés, et un superviseur pour diriger le tout. Un reporter de PokerNews note les coups les plus importants avant d'aller les mettre en ligne à l'aide de son ordinateur. Un photographe capture méthodiquement les expressions de chacun des derniers joueurs en course. Si ce n'est pour la couverture médiatique assurée par ces derniers, un badaud mal informé passant par là pourrait croire qu'il a affaire à l'un de ces tournois turbo à petit budget organisés tous les soirs : devant une scène aussi tranquille, on ne lui voudra pas de ne pas comprendre que la poignée de joueurs assis autour de la poignée de tables restantes est en train de pourchasser un rêve (le bracelet) et une somme coquette (six chiffres).

Alexandre Luneau
De retour du dîner, c'est dans cette atmosphère douce mais pas dénuée d'excitaiton que j'ai retrouvé Alexandre Luneau. Bonne surprise : son tas de jetons, précaire quatre heures plus tôt, avait repris de belles couleurs, étant passé confortablement au dessus de la moyenne. De 55 joueurs, on était déjà passé à 27. "J'ai pas mal swingué", résume t-il, et l'on devine que les dits swings ont été plutôt "up" au cours des derniers niveaux en date. Ce bon run allait continuer avec l'élimination d'un joueur short-stack sur un coup de Omaha High-Low, à la faveur d'un énorme tirage rentré sur la rivière pour battre une paire de Rois servie. Une fois les trois dernières tables atteintes (8 joueurs autour de chacune), Alex allait se retrouver assis face à Barry Greenstein, assurément le joueur le plus facile à reconnaître à ce stade du tournoi, et qu'Alex avait déjà croisé en début de Day 2. Les deux se sont affrontés sur un coup juste avant que ne sonne la dernière pause de la journée, l'américain battant le français au showdown d'un coup de Stud High-Low.

Vérif d'équité
Aussitôt après avoir laissé les jetons partir en direction de Greenstein, Alex sortait de sa poche son téléphone. "Il faut que je vérifie mon équité", m'explique t-il en lançant un site de calcul de probabilité. Après avoir rentré toutes les cartes du coup, et l'estimation du range de Greenstein, le verdict apparaîssait sur l'écran. "J'avais 28% d'équité. C'était un fold... Il m'aurait fallu 34% pour que le coup soit correct. Cela ne représente pas grand chose en terme d'EV, à peine un tiers de big bet, mais à ce stade, chaque jeton compte." Un coup d'oeil à la "clock" du tournoi confirme cette appréciation : le tapis moyen ne représente que dix big bets. Chaque erreur peut coûter très cher. Un élément joue en faveur de notre français, cependant : "Ils jouent un peu trop serré, dans l'ensemble !"

Il reste deux heures à jouer en ce Day 2, et nous assistons à une scène familière : pour la quatrième fois de l'été, l'expert en variantes du Team Winamax est à quelques encablures de la table finale. A cette scène vue et revue depuis un mois, il manque encore un happy ending...

Café Bloc Notes
Les meilleurs amis du couvreur, à toute heure du jour et de la nuit

Il y avait combien de joueurs au Day 1D du Giant ?

- 1 juillet 2017 - Par Benjo DiMeo

The Giant
Il y en avait 1581, re-entry inclus.

Un chiffre à additionner à l'affluence des Day 1C (1580), 1B (1230), et 1A (1629), pour obtenir un total provisoire de 6020 inscrits. On connaîtra le chiffre final de la participation au tournoi le moins cher de l'histoire des WSOP (365 balles, c'est ce que dépense Pierre Calamusa dans les dix premières minutes de n'importe laquelle de ses soirées dans des boîtes nulles et chères) une fois joué le Day 1E, qui est programmé vendredi prochain.

Les Français s'accrochent

- 1 juillet 2017 - Par Flegmatic

Event #56 - NLHE 5 000 $ (Day 2)
Édouard Échinard et Guy Pariente encore dans le coup à 58 joueurs restants

Sept tables. Voilà ce qu'il subsiste de cet Event 56 auxquels 623 joueurs ont pris part, à deux heures de la fin de cette deuxième journée. Et autour de l'une d'elle résident nos deux dernières chances tricolores. Et puisque nous ne sommes pas du genre à prendre des pincettes, ne nous le cachons pas, l'état des troupes n'est guère reluisant.

Pariente - Échinard

"Je n'ai pas joué un coup depuis deux heures, je ne fais que fold, fold, fold. lâche ainsi Édouard ÉchinardÀ peine une bataille de blindes à se mettre sous la dent." Une période de vache maigre qu'il va falloir gérer habilement pour cet originaire de Roanne, qui réalise son premier vrai gros résultat cet été. "Je suis arrivé ici fin mai. J'ai joué le 3K 6-max, le 1 500 6-max, le 1 500 Bounty, et le 1 000 Bounty où j'ai terminé 38e pour 3 800 dollars. J'ai aussi fait finale d'un 400 dollars Bounty au Venetian, mais dans l'ensemble, j'ai beaucoup bust."

Partagé le reste du temps entre la France et le Chili, où vit sa copine - "Je fais trois mois chez moi, trois mois chez elle" - avec qui il a profité juste avant de venir de vacances au Costa Rica, Édouard se la donne aussi de temps en temps en cash game live. "J'ai un peu laissé tomber le online depuis mes allers-retours au Chili. Il y a trois casinos à Santiago, et le niveau n'est vraiment pas dingue." Aujourd'hui, il n'est plus qu'à quelques encablures de signer le plus beau résultat de sa jeune carrière, devant sa 42e place ici-même l'an passé sur un tournoi à 3 000 dollars, qui lui avait rapporté 11 372 billets verts. Il lui faudra pour cela encore batailler pour atteindre au minimum la 45e place, bonne pour 12 147 dollars. Avec un tapis de 208 000, sur des blindes qui s'apprêtent à passer à 5 000/10 000, ante 1 000, sa marge de manoeuvre est plutôt limitée. Un constat qui frappe encore davantage Guy Pariente, passé à nouveau sous la barre des dix blindes. Tous les deux sont assurés d'encaisser 9 466 dollars.

Quant à Jimmy Guerrero, qui luttait lui aussi pour rentrer dans les places payées, annoncé à tort par WSOP parmi les sortants pré-bulle, il a réussi à rejoindre la 82e place, pour 7 626 dollars. Une sortie qui a néanmoins de quoi laisser un goût amer. "En bataille de blindes, Mike Watson shove ses douze blindes avec 8-4 dépareillés, explique Jimmy. J'ai à peu près le même tapis, je paie avec Roi-Dame dont le Roi de coeur. Le flop vient 843, doublette du 8 turn et 2 river. C'est pas dans Snapshove ça !" Avec ce sixième ITM, le membre du Team Onpok rejoint Fabrice Soulier au rang des Français le plus souvent entrés dans l'argent sur ces WSOP. Mais connaissant ce grand compétiteur, il ne s'en satisfera sans doute pas.

Pierre Neuville
La Belgique a aussi encore deux représentants, et non des moindres. En plus de Pierre NeuvilleThomas Boivin est toujours en course.

Dietrich Fast
Comme souvent, l'Allemagne n'est pas en reste, ici par l'intermédiaire de Dietrich Fast.

Ça slide pour lui

- 1 juillet 2017 - Par Flegmatic

Event #58 : 1 500$ No-Limit Hold'em (Day 1)
Mathieu Selides probable chipleader de ce tournoi

Mathieu Sélidès

Éliminé prématurément en début de Jour 3 de l'Event 52 à 1 500 dollars hier, non sans avoir réussi à grimper jusqu'en 18e place, Mathieu Selides a remis le couvert aujourd'hui sur un autre tournoi en tous points identiques. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Matslide semble avoir trouvé la formule pour perfer sur ce genre de belles petites boucheries, puisqu'il est confortablement installé au sein du peloton de tête - si ce n'est même dans le fauteuil de leader - au retour du dinner break.

"J'ai gagné 40 000 en un coup, tu veux que je te raconte ?" Ma foi oui, ça m'intéresse. "Un joueur ouvre UTG à 1 100, payé quatre fois dont par moi au bouton avec ma paire de 8. Le flop vient 8-7-4 avec deux coeurs. Le relanceur initial c-bet, payé une fois, et il est le seul à payer ma relance à 7 800. Ensuite il check/call 8 000, puis 20 000, turn et river, sur un 3 et un 7 qui ne font pas rentrer la couleur. Il avait A7." Avec déjà 45 000 jetons au début de ce coup, le Franco-Égyptien se propulse ainsi dans les cîmes du classement. "J'ai 98 300," conclut-il après avoir pris le temps de compter chaque jeton. Sur des blindes 400/800 et avec une moyenne fixée sous les 30 000, c'est ce qui s'appelle un très bon départ.

Nicolas Careme
Nicolas Carême devait avoir un joli paquet de Miles à dépenser, puisque c'est ainsi qu'il s'est payé le luxe de disputer ce tournoi. Un choix qui s'avère pour l'instant payant pour le Nancéen, pointé autour des 45 000 unités.

Ferguson - Franco
"Do you know le petit prince de Marrakech ?" Si Chris Ferguson n'a probablement jamais entendu parlé de Sonny Franco, on est prêt à parier que le Français, assis devant un peu plus de 40 000 jetons, connaît très bien l'ancien Boss de Full Tilt. Et l'on n'est pas sûr de savoir qui doit faire le plus attention à qui.

Kazgandjian - Benhamou
Déjà rodé à l'exercice de ces WSOP, avec une 192e place sur le tournoi Bounty à 1 500 dollars, Anthony Kazgandjian (à gauche) a trouvé face à lui un Brian Benhamou qui dispute l'un de ces tout premiers tournois au Rio cet été. Les deux hommes ont respectivement environ 35 000 et l'équivalent du stack de départ (7 500).

Jonathan Therme
Comme Romain Lewis, Ivan Deyra et tant d'autres, Jonathan Therme s'est précipité sur cette épreuve après son élimination du 5 000. À l'inverse de nos deux W rouges, le Bordelais est toujours en course à un peu plus de deux niveaux de la fin, avec un tapis au niveau de la moyenne.

Kenny Hallaert
Que nos voisins belges se rassurent, Kenny Hallaert est encore et toujours dans le coup.

Dominik Nitsche
Un visage encore peu croisé au Rio cet été, celui de Dominik Nitsche. Visiblement, l'Allemand n'en reviens pas lui-même.

Faraz Jaka
Une semaine entière sans table finale pour Faraz Jaka. Il serait temps de se remettre au boulot !