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Las Vegas, tu nous as gâtés

- 23 juillet 2017 - Par Benjo DiMeo

Notre reportage en direct des World Series of Poker 2017 s'achève ici

Finito
Une heure du matin à Las Vegas. Remplis à craquer tout au long des trois derniers jours, les gradins de la Brasilia Room se sont presques entièrement vidés de leurs occupants. La table qui fut il y a moins d'une heure le theâtre de l'ultime main du Main Event, et donc des World Series of Poker 2017, a déjà été démontée. Les techniciens du Rio s'affairent à ranger toute la machinerie du plateau télévisé. Sur le banc de presse, c'est l'heure des derniers articles : certains d'entre nous ont passé sept semaines quasi non-stop sur ce putain de banc, et ne sont pas mécontents de mettre la touche finale à leur ultime article de l'été. D'autres ont déjà terminé, et vérifient une dernière fois l'heure écrite sur leur boarding pass : ils vont avoir le temps de descendre quelques bières avant de se pointer à l'aéroport. D'autres ont été un peu trop optimistes en ce qui concerne l'heure de la dernière main du tournoi : ils sont en train de chercher une chambre d'hôtel, et passeront une nuit de plus que prévu dans la Ville du Vice. C'est le temps des adieux. "A l'année prochaine" pour les confrères de la presse américaine que l'on ne voit que rarement chez nous. "A dans un mois", pour les européens que l'on voit toutes les six semaines de l'autre côté de l'Atlantique. Pour tous, l'heure des vacances a sonné.

Non loin de là, Scott Blumstein est encore occupé à quelques interviews, les dernières de la soirée mais probablement les premières d'une longue série. Un vainqueur à l'attitude honnête, humble et positive, qui pour le moment ne réalise pas encore ce qu'il vient de lui arriver. Quel que soit le vainqueur, la fin du plus beau, du plus gros, du plus long, du plus convoité tournoi de l'année est toujours un moment spécial et cette édition 2017 n'a pas fait exception. Aucune autre épreuve ne nous permet de vivre une atmosphère aussi électrique au moment où la dernière carte tombe. Et une fois cette dernière carte retournée, il ne se passe que très peu de temps avant que l'excitation retombe comme un soufflé. Et déjà, certains sont nostalgiques. Après avoir vécu deux semaines, un mois, voire sept semaines les uns sur les autres, formant un groupe compact en salle de presse, nous nous en allons chacun de notre côté.

Après 51 jours et 51 nuits presque non-stop, les WSOP 2017 s'achèvent ! Il est temps - déjà, serait-on presque tenté de dire, mais on se retiendra car cette aventure fut tout de même un poil longue - de conclure. Quelle finale ! Quel final ! Longtemps, nous avons cru que la 48e édition des Championnats du Monde serait l'année du désastre du côté des français que nous avons suivi jour après jour : si ce n'était pour la réjouissante seconde place d'ElkY en tout début de festival sur le One Drop à 111,111$ l'entrée (un moment qui semble déjà bien loin), nous avons passé de longues semaines sans avoir grand chose à nous mettre sur la dent : des deep runs avortés, quelques finales se terminant trop tôt, beaucoup de déceptions, une grosse quantité de frustration.

Le vent a commencé à tourner début juillet, avec deux finales coup sur coup pour Guillaume Diaz et Victor Choupeaux, avant que le Main Event ne vienne sauver définitivement l'été du clan tricolore : 27 joueurs primés, dont pas moins de six dans le Top 100, et quatre autour des deux dernières tables, quatre joueurs dont on connaissait déjà le talent depuis longtemps. Un résultat propice à réjouir pas mal de fans, nombre d'entre eux ayant collectionné les nuits blanches ces derniers jours, rivés qu'ils étaient devant leurs écrans pour suivre la partie en direct avec un décalage horaire de neuf heures. Et à l'international, c'est le monde du poker tout entier qui a retrouvé le sourire devant l'incroyable parcours de John Hesp, retraité anglais de 64 ans terminant en quatrième place pour sa toute première participation aux Championnats du Monde.

Rail FR
Oui, ce fut un bel été, que nous vous proposons de revivre en partie grâce à une petite collection de liens ci-dessous (si vous nous lisez sur un ordinateur, la colonne à votre droite vous en offrira encore plus). Et avant de se quitter, impossible de ne pas remercier quelques personnes qui ont contribué à rendre notre séjour à Vegas des plus agréables. Le staff des World Series of Poker, d'abord, et en premier lieu Seth Palansky, big boss des médias dont la disponibilité à toute heure fut une fois de plus d'un précieux secours. Grégory Chochon ensuite, le frenchie des WSOP, sans qui on ne pourrait pas faire entrer une caméra à l'intérieur de l'Amazon Room. Et tous les gens qui les entourent et n'ont pas ménagé leurs efforts 51 jours et 51 nuits durant : les centaines de croupiers, chip runners, superviseurs, hommes d'entretien, les barmen qui écoutaient nos histoires de bad beats, les petites mains du bureau de presse qui comptaient les chip-counts à quatre heures du matin en chantant en karaoké, et j'en passe. Du côté des confrères, un coucou à Greg Ceran-Maillard de chez PMU, fidèle compagnon de galère sur le banc de presse qui n'a malheureusement pas pu subir bien longtemps nos railleries, ayant du s'éclipser de Vegas bien avant l'heure prévue. Un grand merci aussi à Stéphane Matheu, grand manitou du Team Winamax dont le sens de l'organisation quasi militaire n'a jamais été un frein à sa bonne humeur. Du côté des joueurs, la liste des grinders, livetard et amateurs qui nous ont donné matière à des articles serait bien trop longue : on se contentera d'un merci en bloc : merci d'être resté dix minutes à nous raconter ton bad beat alors que tu aurais préféré te casser au plus vite, merci d'avoir pris le temps de nous raconter ta perf' alors que tu aurais préféré être en train de la fêter avec tes potes. Et puis bien sûr, merci à toi, oui toi qui est en train de lire cet article : merci d'être là. Ah, et puis tiens : merci à Las Vegas, qui a été plutôt clémente avec nous autres "couvreurs" cette année, avec des perfs à gogo au Binion's Horseshoe, au Golden Nugget et au Rio. Même les machines à sous nous ont laissé gagner !

Prochaine destination : Barcelone et le premier PokerStars Championship de la saison 2017/2018. Le circuit européen reprend dans un mois, déjà, mais avant cela, on va tâcher de dormir un peu. Bisous !

Benjo et toute l'équipe des reporters Winamax : Harper, Flegmatic, Jay Pee et Steven

Le coverage du Main Event sur Winamax
(morceaux choisis)

Foule
Bilan de fin de journée : 1A / 1B / 1C / 2A/B / 2C  3 / 4 / 5 / 6 / 7 / TF 1 / TF 2
Classements 1A / 1B / 1C / 2A/B / 2C / 3 / 4 / 5 / 6 / 7
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3e : Benjamin Pollak
5e : Antoine Saout
L'avis de l'expert : Sylvain Loosli
Profil : Antoine Saout
Profil : Benjamin Pollak
Profils : les finalistes
La finale débute
On n'est pas dans l'avion
Main dans la main jusqu'en finale

15e : Valentin Messina
16e : Alexandre Réard

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