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Level 6, mais qui fait la police ?

- 11 juillet 2017 - Par Flegmatic

Blindes 300/600 ante 100

Des statistiques pas du tout stupides

Les organisateurs ont communiqué à la presse toute une batterie de statistiques concernant le Main Event 2017. On vous livre les morceaux les plus croustillants de ces chiffres beaucoup plus sérieux que ceux que nous publions d’ordinaire dans ces colonnes.

245 514 : Nombre total de jetons en circulation au départ du tournoi (34 par joueur)
361 050 000 : La valeur numérique totale de ce tas de jetons. Le tapis moyen en finale sera donc de 40 millions ! Et la BB vaudra probablement un million.
920 : Nombre total des croupiers employés sur le Main Event
1 626 : Nombre total de jeux de cartes
83 : Le nombre de pays différents participant au Main Event
40,59 : L’âge moyen des participants (contre 40,08 en 2016 : plus que jamais, la population des WSOP vieillit !)
96 ans  : l’âge du joueur le plus âgé, William Watcher, qui décroche ce titre pour la 5e année consécutive
21 : l’âge du joueur le plus jeune, Alex Conklin. Il s’est inscrit le jour de son anniversaire et a survécu au Day 1B avec 83,500 jetons.
272 : le nombre de femmes en piste, dont une seule dans la tranche d’âge 21-25 ans. L’an passé, elles étaient 268 au départ. Vu que l’affluence globale a augmenté, la proportion de femmes a donc baissé. Elle est ici de 3,76%.
4e : le rang de la France au classement des nations participantes, derrière les USA (obv !), le Canada, et le Royaume-Uni. Nous sommes donc la plus grosse nation non-anglophone des WSOP !

Tranches d'âge
La répartition des joueurs par tranche d'âge

Face au Fossile

Adriano di Fatta
Dans l'article précédent, on vous parlait de la part de chance inhérente au seat draw de début de journée. Et justement, notre qualitié online Adriano di Fatta pensait avoir tiré le gros lot ce matin avec une table apparemment "très facile." Et puis, les éliminations se sont enchaînées, et le Champenois a été obligé de déménager, pour se retrouver face au Champion du Monde 2004 Greg Raymer, celui que l'on surnomme le Fossile, en raison du card guard qu'il place devant lui à chacun de ses tournois.

Greg Raymer

Si pour l'instant, Adriano ne s'est pas encore chauffé avec le grand Greg,  l'avoir à sa gauche n'a rien d' une bonne nouvelle. Et sinon, ce début de journée, ça donne quoi ? "Pas vraiment de changement, j'ai perdu deux petits pots, j'en ai gagné un..." Wait and see donc.

Des ratés pour Ivan

Ivan Deyra
"Ce n'est pas un très bon début," souffle Ivan Deyra, déjà amputé de la moitié de son tapis par rapport à ce avec quoi il avait démarré la journée. "J'ai ouvert une paire de Dames dans un pot 5-way avec un joueur très short à tapis. Je mise 3 000 sur un flop 6-3-3 avec deux carreaux, et seul le joueur à ma gauche paie. Check sur le K au turn et je mise 1 500 sur le 9 river, il relance à 10 000 et je finis par fold. Il avait floppé le carré de 3." Quelques petits coups perdus plus tard, ValueMerguez se retrouve à 22 000, soit un peu plus d'une trentaine de blindes. Il faut repartir au combat.

Où sont les stars ? 

jacobson_ashton
Les têtes de séries désertent les deux plus petites salles de ce Day 2A/2B. En Miranda, elles se comptent sur les doigts d’une main et e sont même installées à la même table : Martin Jacobson, champion du monde 2015, partage sa table avec Matt Ashton… et c’est à peu près tout.

morten mortensenSi on fonce dans la Brasilia, ce n’est pas beaucoup mieux. Le chipleader est là quand même ! Morten Mortensen est dans un coin de la salle, à l’abri des regards, tranquille pour continuer d’agresser tout ce qui bouge. Récemment, je l’ai observé mettre un adversaire à tapis, sur un board A6AA8. Le pot contenait quelque chose comme 25 000, son adversaire a posé 12 000 river, et le Danois s’est emparé d’une de ses deux piles de jetons de 5000 pour lui mettre la pression maximale. L’Italien a fait mine de réfléchir quelques instants, puis a finalement rendu ses cartes au croupier, comme prévu. Mortensen frôlait les 300 000 après ce coup, histoire de parfaitement conforter sa place de patron actuel.

gaelle baumann
Dans cette salle, Gaëlle Baumann a pu disputer quelques mains en table télévisée externe. "J’avais une table vraiment pas facile pour un day 2. Un mec avec 400 000$ de gains, un autre avec 200 000, encore 200 000, 80 000… bref, ce n’était pas l’idéal. Barry Greenstein, des réguliers Américains, mon voisin de droite qui a 2,7 millions de gains (Amit Makhija). On m’a 3-bet trois fois par exemple, ça n’arrive jamais normalement sur un jour 2. Mais je ne me suis pas emballé. J’ai eu As-Roi un moment donné, j’ai loupé mon flop, je n’ai pas insisté." L’expérience de Gaëlle devient de plus importante avec les années qui passent, elle sait parfaitement gérer sa barque, faisons lui confiance pour ça. La bonne nouvelle pour Gaëlle, c’est que sa table a cassé. Elle est partie dans l’Amazon pour tomber sur une nouvelle table qui semble bien plus simple sur le papier. Et le marathon se poursuit…

grafton_polk
Un duo intéressant par ici : l’Anglais Sam Grafton, probablement très heureux d’avoir terminé son day 1 dans le top 3, a du légèrement moins rigoler quand il s’est aperçu que son voisin de gauche pour tout le day 2 serait… Doug Polk, le vainqueur du One Drop il y a un mois déjà.

Guerrero miné

Au moins deux éliminations supplémentaires à recenser au sein du clan français, survenues durant la deuxième heure du Day 2A/2B : celles de Kool Shen (qui ne possédait pas beaucoup de jetons à l’entame du match) et Jimmy Guerrero.

Nous avons croisé le second dans les couloirs du Rio. Toujours serviable, le cash-gameur du CCM nous a résumé son bref parcours. « J’ai commencé avec 31,000, je suis monté à 35,000, puis je recois AK. UTG ouvre à 1600, je fais 4500 au hi-jack. C’est payé. Flop 9-2-2 avec deux trèfles. Il checke, je checke aussi. Turn : Roi. Il overbet 12,000. Ca ressemble souvent à un tirage. Je paie, il me reste 17,000 derrière. Rivière : un 10, pas de trèfle. Il fait tapis. Je paie. Il a QJ… Il avait le tirage couleur, mais il a rentré la quinte runner-runner. »

Michel VS Seidel

Table a priori relevée pour Michel Abécasssis : j’y ai reconnu Noah Schwartz et surtout Erik Seidel, runner-up du Main Event le plus célèbre de l’histoire, les images de sa défaite face à Johnny Chan ayant été reprises dans le film Les Joueurs, on lui en parle encore trente ans plus tard.

Je suis arrivé à cette table juste à temps pour observer MIK.22 3-bet à 6,100 depuis la petite blinde, après une relance d’un joueur (1500) et un call de Seidel au hi-jack. Le premier lâche l’affaire, mais Seidel décide de rester dans le coup. Je salivais déjà devant la perspective d’un gros coup entre deux légendes, mais la suite de la main sera nettement plus calme : une série de checks sur un board KJKT3. Il faut dire que le board était plutôt dangereux pour la paire de Dames de Michel, qui a remporté le coup au showdown face à un Seidel ne montrant pas sa main.

Quelques stacks après deux heures de jeu au Day 2

Michel Abécassis 100 000
Gaëlle Baumann 93 000
Kevin « Harper » Noblat 73 000
Erwann Pecheux 73 000
Ivan Deyra 17 000

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Valentin Messina
Déjà un gros pot pour Valentin Messina ! Sur la rivière d'un board 5QJ99, notre qualifié a relancé de 13 000 à 27 000, faisant passer son adversaire, et gonfler un peu un tapis déjà conséquent.

Chris Vitch
Si le Hold'em n'est pas la spécialité de Chris Vitch, titré cette année sur le Championship de Stud Hi-LO l'Américain reste un sacré client, surtout avec ces belles piles de jetons.

Michael Tureniec
Avec plus de 200 000 pions, Michael Tureniec n'a visiblement pas prévu de quitter ce Big One pour aller défendre son titre sur le Little One for One Drop, dont le Day 1A débute aujourd'hui.

sitout
12h40, et un joueur Russe manque toujours à l’appel par ici. Ne pas se réveiller le jour du Main Event, ça paraît tellement dingue quand on y pense

bonhomme
Allez salut bonhomme ! Venu déguisé, ce monsieur repart cagoulé.