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100 joueurs tout rond

- 4 juillet 2017 - Par Veunstyle72

Event #62 - Poker Players Championship 50 000$ (Day 2)
7 inscriptions de dernière minute, déjà 4 éliminations et aucun Français vraiment à l'aise dans ses baskets

full house

Si vous aviez l'intention de venir poser l'équivalent d'une BMW X5 sur la table pour jouer au poker avec l'élite mondiale aujourd'hui, il est déjà trop tard. Le Players Championship a attiré 7 nouveaux joueurs avant 14h (heure du coup d'envoi du Day 2), portant le nombre total d'inscriptions à 100 tout rond. Pour faire les calculs, tout devient plus simple d'un coup : 15% des joueurs seront payés, soit 15 joueurs (ne me remerciez pas, j'avais pris la spé maths au Bac). Le 15e pourra souffler un grand coup, assuré de se mettre 22 320$ de bénéf' dans la poche, tandis que le vainqueur pourra envisager quelques nouveaux jolis projets, avec pratiquement 1,4 million de billets verts d'un dollar chacun à se mettre dans la poche !

esther brady

Ces retardataires s'appellent Phil Galfond, Ralph Berry, Bryn Kenney, Tommy Hang, Alexander Kostrisyn, Cary Katz, David Steicke et ont estimé bon de ne venir qu'aujourd'hui pour jouer aux cartes. Personne ne leur en voudra, car la structure 4 étoiles leur permet de jouir pleinement de leur investissement. Et pendant que certains ne font qu'entrer dans ce tournoi, pour d'autres, il est déjà temps de passer à autre chose. L'après midi risque d'être en effet moins féérique pour Esther Brady (photo) ou encore Gus Hansen, deux des premiers éliminés du jour. La première a perdu un gros pot en Omaha Hi/Lo contre Bruno Fitoussi notamment, le second s'est fait Razzé, si je peux m'exprimer ainsi. 

fitoussi chan

Bruno Fitoussi partage sa table avec la légende Johnny Chan... sauf que l'ancienne figure de l'Aviation Club de France a d'autres soucis en tête, que d'admirer celui qui faisait tant rêver Matt Damon dans Rounders : "Ce n'est pas terrible du tout..." me glisse-t-il avant de se refourrer le nez dans son téléphone. Heureusement, c'est encore bien long tout ça.

felipe ramos hellmuth

Toujours autant de spectateurs dans le rail de ce tournoi à 50 000$, avec l'envie première d'approcher les stars au plus près ! Ça tombe bien, puisque la table de Phil Hellmuth est l'une d'entre elles. Et si on regarde un peu plus loin, sur une autre table au bord du rail, c'est Daniel Negreanu qui amuse la galerie à son tour. 

soulier

Fabrice Soulier essaie de se détendre avec un massage. Lui qui ne voulait pas faire ce tournoi à la base, a finalement changé d'avis au dernier moment : "Ouais, et bien je ne sais pas si je n'aurais pas du rester sur ma première impression...", me glisse-t-il en faisant une petite moue, "je n'ai pas gagné un coup aujourd'hui !", regrette-t-il, alors qu'il doit lui rester quelque chose comme 150 000. Et en plus de ça, Fabrice n'est pas le plus grand fan des jetons utilisés pour ce tournoi : "C'est la galère pour compter !" Parole de couvreur, je suis bien d'accord avec Fabsoul.

alex luneau

Alex Luneau a le sourire sur cette photo, mais en vrai, la journée n'est pas idyllique non plus : après être parti avec un tapis de 187 000, Alex est rapidement revenu au stack de départ (250 000)... avant de reperdre son bénéfice du début de journée. "100 joueurs ça me va très bien... mais ma table n'est vraiment pas belle." Et pour qu'Alex Luneau dise ça, croyez moi, elle doit vraiment être horrible. On y retrouve notamment au siège 1 l'Américain  Anthony Zinno, qui a remplacé l'un des premiers sortants du jour (Albert Daher), suivi de l'Anglais moustachu Adam Owen qui a pour fait d'armes principal une table finale sur l'EPT Barcelone en 2016, d'un Américain avec 2,7 millions de gains et qui répond au nom de Marco Caldwell Johnson en siège 3, d'un jeune rouquin que je n'ai pas réussi à identifier en siège 4, et de l'Américain Jake Abdalla, qui, si l'on s'en réfère à sa Hendon Mob, est un régulier des tournois à 10 000$ et plus. 

matt ashton

Matthew Asthon, chipleader de ce tournoi, a déjà monté trois startings stacks

elky

Pas la grande folie non plus chez ElkY, avec un tapis proche de celui qu'il a reçu lorsqu'il est parti mettre 50 000$ en plus dans les caisses du Rio. A sa table, au premier plan, John Monnette n'a pas réussi à tenir bon : il a sauté le temps d'écrire cet article

seiver

On se plaignait de ne jamais voir Scott Seiver cet été, il a fallu qu'un tournoi aussi cher se lance pour qu'il remette les pieds au Rio.

chaussettes

Rarement une mauvaise idée les chaussettes de contention si on veut deeprun, si l'on arrive à mettre l'aspect esthétique de côté

haxton obst

Comme Seiver, Isaac Haxton n'a pratiquement jamais pointé son nez ici pendant le mois de juin. Il disputera cette partie avec l'Australien James Obst, récemment couronné champion WSOP

schulman tsoukernik

Ça part en massage collectif pour Nick Schulman et Leon Tsoukernik. Pour autant, comme à chaque fois que Leon est là, les jetons volent, tout ce qu'on aime pour le spectacle. J'ai observé ces deux là sur un coup de Stud Hi/Lo. Les cartes affichées de Schulman étaient 2J64 alors que chez Leon, on pouvait voir AA68. L'action ? Raise. Reraise. Reraise. Reraise. Je peux continuer comme ça longtemps. L'un poussant l'autre à relancer perpetuellement. En observant le coup, je me suis dit "si Schulman a vraiment 5 et 3 pour une quinte en hi et un lo max, c'est qu'il prend Tsoukernik pour un jambon avec cette attitude." A l'abattage, Schulman annonce en effet posséder cette main et Tsoukernik montre un full house avec A et 8 (suivi d'un 2) en cartes cachées. Le pot est partagé :

"Tu as cru que je relançais avec rien ? Ça se voit que j'ai full ici, non ?" glisse Tsoukernik
"Huuum, on ne sait jamais, je voulais vérifier...", lui répond Schulman. 

La main suivante est disputée en Deuce-to-Seven. La parole arrive sur Leon Touskernik qui mise, tout en s'interrogeant à voix haute sur la force de sa main. Leon retourne T-8-7-5-4. "C'est une bonne main à ce jeu, non ? Je n'en sais rien, je vous demande, je ne joue jamais à ce jeu." 

matusow mercier

Mike Matusow, en compagnie de Jason Mercier, Mike Sexton, et Ray Dehkharghani