masquer le menu
   

C'est pas du poker moustache

- 3 juillet 2017 - Par Benjo DiMeo

Event #62 - Poker Players Championship 50 000$ (Day 1)

L'épreuve de spécialistes la plus relevée des WSOP se remplit petit à petit. Nos amis les pros du poker ne sont pas réputés pour leur ponctualité, et avec la structure qui leur est offerte (250 000 jetons au départ, niveaux de 100 minutes !), difficile de leur reprocher de ne pas être pressés d'arriver. Au compteur après deux heures et demie de jeu : 56 joueurs. Il est sans doute irréaliste de rêver aux chiffres d'il y a dix ans (plus de 140 joueurs entre 2006 et 2008), mais l'affluence de 2016 (91 joueurs) reste atteignable.

Parmi les derniers arrivants, on compte deux joueurs totalisant quatre victoires combinées sur le PCC, et quelques joueurs que l'on n'avait pas croisés sur les WSOP depuis un bon moment.

Michael Mizrachi
Michael Mizrachi est hilare à la table de Bruno Fitoussi. Difficile de ne pas être confiant lorsqu'on possède un palmarès totalisant des dizaines de victoires en live, dont deux titres sur le PPC, tournoi qui ne compte que onze éditions jusqu'à présent !

Brian Rast
Vainqueur du Super High-Roller Bowl de l'Aria en 2015 (un tout petit tournoi à 500 000 balles avec 43 joueurs - premier prix 7,5 millions de dollars !), Brian Rast a lui aussi remporté deux fois le tournoi que même les meilleurs joueurs considèrent comme très difficile. C'était en 2011, puis en 2016.

Gus Hansen
Gus Hansen, collection printemps/été 2017, avec supplément barbe. Le danois n'avait pas encore été aperçu au Rio de l'été, expliquant que les cash-games de l'Aria et du Bellagio étaient trop juteux pour être "sit out". En tournoi, son dernier ITM remonte à 2014 : un min-cash sur l'étape EPT de Vienne. Pour retrouver son dernier vrai score, il faut creuser jusque 2012, avec une troisième place sur un High-Roller à Melbourne.

Johnny Fucking Chan
Tout aussi fantômatique ces temps-ci : Johnny Chan. Lorsqu'il n'est pas en train de faire la promo de business un peu foireux (comme une boisson énergétique ou un site de poker à son nom), le quotidien du décuple détenteur de bracelets (dont deux Main Event, en 1987 et 1998) est fait de cash-games à Las Vegas et en Californie. Là où Gus Hansen s'est fait une notoriété chez tous les amateurs de poker grâce à la diffusion télévisée des premières saisons du World Poker Tour, où il crevait l'écran, la célébrité de Johnny Chan va bien au delà des frontières de notre jeu favori, grâce à une brève mais mémorable apparition dans le cultissimme Les Joueurs. Aujourd'hui encore, les joueurs du monde entier tentent de le bluffer juste pour pouvoir lui ressortir la fameuse réplique de Matt Damon ("Désolé John, j'ai oublié"), ou de lui demander quand est-ce que sera tournée la suite.

Nick Shulman
Continuons sur le thème "high-stakes à poils" avec Nick Shulman.  Douze ans déjà que l'éternel adolescent hante la Bobby's Room du Bellagio, tout en collectant des succès en tournoi avec une régularité qui force le respect : 8,7 millions de dollars de gains en live, avec deux bracelets en Deuce to Seven, sa grande spécialité.

Minh Ly
Son dernier gros gain en live date de 2013 (une sixième place sur le PPC) : les meilleures années de Minh Ly en tournoi semblent derrière lui, et si ce n'est pour le PPC, on ne le croise guère plus au Rio, où il avait bien failli remporter un bracelet en 2005, contre un certain Doyle Brunson. Mais peu importe : son affaire a toujours été le cash-game, pratiqué de préférence dans la Bobby's Room. Cette moustache flambant neuve lui donne des airs de Danny Trejo, l'acteur qu'on appelle à Hollywood dès qu'on a besoin d'un rôle de méchant mexicain.

Dan Smith
Dan Smith appartient à la tranche d'âge du dessous, mais n'a rien à envier à ses aînés, avec déjà seize tournois à 5000$ l'entrée ou plus remportés depuis 2012. Un spécialiste des High Roller avec un grand coeur, en témoigne cette opération caritative en début d'année qui l'a vu lever plus de 1,7 millions de dollars via Twitter.

A quoi on joue ?

Voici la liste complète des variantes jouées dans le Poker Players Championship à 50,000 dollars. Elles sont au nombre de huit, et s'enchaînent dans cet ordre à raison d'un nouveau jeu toutes les six mains :

No-Limit Hold'em
Stud
Omaha High-Low (Limit)
Razz
Pot-Limit Omaha
Limit Hold'em
Stud High-Low
Deuce to Seven Triple Draw


Dealers
Avec une telle variété de formes de poker n'ayant rien à voir les unes avec les autres (et un prix d'entrée aussi élevé !), c'est bien entendu la crème de la crème des croupiers de Las Vegas qui est réquisitionnée pour le Poker Players Championship