Event #3 – Shootout No-Limit Hold'em 3 000$ (Day 1)
Seul au 51ème étage du Rio, Ludovic Riehl est posté sur la terrasse du VooDoo. Une bière à la main, il admire la vue imprenable sur le Strip. Quelques minutes après son élimination dans les places payées du 1000 dollars organisé au Venetian, l'ancien joueur du Team Winamax a décidé de venir se détendre. « Mais pas trop », précise-t-il, « car demain je joue le 3000$ shootout. » Alors qu'on s'étreint, heureux de se retrouver après quelques mois sans se croiser, son sourire ne trompe pas : c'est celui d'un homme heureux qui respire la sérénité. Est-ce lié aux bons résultats ? « C'est sûr que ça joue mais il n'y a pas que ça » rétorque Ludovic dont le bonheur semble surtout provenir de son mode de vie.
Mikedou est désormais un nomade. Je l'imagine avec un baluchon, passant de ville en ville pour faire des rencontres et jouer aux cartes. « On n'est pas loin de ça » sourit-il. Après ses excellents résultats à Macau où il a atteint deux secondes places pour un gain cumulé de près de 100 000 dollars, Ludovic a claqué une victoire du côté de Manille sur un tournoi à 440$ ayant réuni 204 joueurs. Résultat : un chèque de 17 600$ venant garnir une bankroll aux anges. Et voilà l'Alsacien prêt à réaliser de gros World Series débutant par cette épreuve Shootout à 3000$. Le principe est simple : il faut éliminer tous les joueurs de sa table pour passer au tour suivant. L'avantage est une entrée dans l'argent dès la fin du premier tour ! Parti avec un tapis de 15 000 jetons, mikedou possède actuellement 12 000.
Enfin une salle pleine sur ces championnats du monde ! Le tournoi a regroupé 369 joueurs.
Autre Français au départ : Antoine Saout, arrivé mardi soir sur Las Vegas. Comment va le meilleur Français du Main Event 2016 ? « À Las Vegas, au top, sur le tournoi, bof ! » répond-il avec ses 6 000 jetons.
Premier sosie de merde de l'été : Rémy Biéchel joue deux crans à droite de son père. « Laisse-moi me concentrer, c'est mon premier WSOP en cinq ans ! » dit-il, « je ne sais pas si j'ai le niveau mais j'ai la niaque ! » Et 25 000 beaux jetons.
Parmi les nombreuses têtes de série en course, Antonio Esfandiari discute comme à son habitude de paris en tout genre à sa table. Son voisin lui parle notamment de l'épreuve suivante : « réaliser 200 pompes en 1h30. » Alors qu'Antonio réfléchit, l'initiateur du pari se tourne vers la table à côté où il montre Scott Clements (photo) : « ce n'est pas pour miser sur moi hein, je mise sur lui ! » Antonio pète de rire : « Mais t'es malade ! Je ne vais pas miser contre Scott, c'est un fu****g Terminator ! »



