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Il n'a pas dit son dernier mot

- 17 juillet 2016 - Par Flegmatic

Event #69 - NLHE Little One for One Drop 1111$
Guillaume Diaz encore en course pour le bracelet à 12 joueurs restants

Les 80 joueurs restants du Main Event ont déjà quitté l'Amazon Room depuis de longues minutes lorsque Guillaume Diaz et ses onze autres compères du Little One for One Drop placent consciencieusement leurs leurs jetons dans les sacs prévus à cet effet. Douze ultimes combattants, sur les 4360 au départ de la toute dernière épreuve de ces WSOP 2016, assurés d'un gain minimum de 35,269 dollars et qui, au moment de remettre les pieds au Rio demain sur les coups de 14 heures, penseront forcément au bracelet et au gain de 525,520 dollars promis au vainqueur.

Avec 2,685 millions de jetons, soit un peu plus d'une vingtaine de blindes, au départ de ce futur Day 4 pas tout à fait prévu au programme de l'organisation, Volatile38 devra batailler durant les premières minutes mais crois à fond en ses chances. "Je le sens plutôt bien, nous a avoué Guillaume. Il y a encore de très bons joueurs, mais tout peut aller très vite. Et tout reste possible." Il en sait d'ailleurs quelque chose. Tombé aussi bas que 18 blindes, à la suite d'un retour de dinner break pas franchement idyllique - un flip perdu contre un short-stack puis une confrontation difficilement évitable avec As-Dame contre une paire d'As - le Grenoblois a réussi à revenir dans la partie. Il aurait même pu terminer encore plus haut, sans ce pot de 3 millions perdu avec As-Dame contre les Rois du Suédois Michael Tureniec, assurément l'un des meilleurs joueurs restants dans le field, avec les deux Américains Calvin Anderson et Ryan D'Angelo, respectivement deuxième et troisième au chipcount de fin de journée.

Une chose est sûre, nous serons autour des deux dernières tables de cet Event demain, pour vous faire vivre la suite et la fin du dernier membre du Team Winamax en lice sur ces WSOP, en espérant bien sûr que cette dernière intervienne le plus tard possible.

Chipcount complet

1/ Thai Tran (USA) 6,7 millions
2/ Calvin Anderson (USA) 5,87 millions
3/ Ryan D'Angelo (USA) 5,35 millions
4/ Carl Martel (Canada) 3,685 millions
5/ Shai Zurr (Israël) 3,58 millions
6/ Sam Ho (USA) 3,4 millions
7/ Michael Tureniec (Suède) 3,105 millions
8/ Samer Al-Shurieki (USA) 3,03 millions
9/ Guillaume Diaz (France, Team Winamax) 2,685 millions
10/ Lucas Blanco (UK) 2,215 millions
11/ Mohammad Abediarani (USA) 2,16 millions
12/ Johnny Ngo (USA) 1,735 millions

Tableau de bord
12 joueurs restants (sur 4360 entrées)
Blindes au départ du Day 4 : 60 000/120 000, ante 15 000
Payout minimum : 35 269$

Antoine Saout, éternel recours

- 17 juillet 2016 - Par Benjo DiMeo

Fin du Day 5
Antoine Saout est le dernier représentant Français dans le Main Event parmi 80 joueurs restants

 

Day 6 !

Son premier mot d’interview post-fin de journée, Antoine Saout l’a eu pour ses compatriotes qui n’auront pas la chance de l’accompagner au tour suivant : « C’est dommage pour les autres Français… » Tout au long de la journée, le Breton nous a régulièrement demandé des nouvelles de Gäelle, Pierre et les autres. Pour finalement se retrouver seul Tricolore à l’arrivée, alors que le field a rétréci à rythme soutenu pour passer de 251 à 80 joueurs restants aux alentours de minuit.

Comme lors de la mémorable édition 2009 du Main Event, Antoine Saout est donc encore une fois le dernier Français en course dans le plus beau tournoi du monde. A la différence près que cette année, cet accomplissement survient deux jours plus tôt qu’il y a sept ans, année où l’on comptait encore trois de nos joueurs autour des trois dernières tables de l’épreuve.

Ce qui revient à dire qu’il reste encore à Antoine pas mal de coups de poker à jouer, et à gagner, pour espérer rééditer son incroyable exploit de 2009 qui l’avait vu atteindre la table finale avec un stack moyen, avant d’accomplir la performance d’une vie sur le podium télévisé trois mois plus tard, n’échouant en troisième place qu’à cause de deux méchants bad beats infligés en l’espace de dix minutes par le vainqueur final de l’épreuve, l’Américain Joe Cada.

Mais admettons que demain, Antoine parvienne à jouer aussi bien que lors des deux journées qui viennent de s’écouler, et à garder la réussite de son côté… Alors il se pourrait bien que ses chances de devenir « November Nine » pour la seconde fois deviennent bien réelles.

Car Antoine a continué d’appliquer sa stratégie aujourd’hui, affinée au cours de sept années de présence intensive sur le circuit pro : un jeu sérieux, où l’on choisit ses spots avec soin, où l’on gagne le plus de petits pots avant le flop, où l’on construit de gros pots avec de grosses mains, sans oublier de saisir les opportunités de bluff qui se présentent à coups de 3-bets, 4-bets voire 5-bets judicieusement choisis. « Il y avait plus de très bons joueurs à mes tables aujourd’hui, du coup je n’ai pas relancé avec des mains ‘merguez’ », dit ce joueur finalement assez difficile à lire, peut-être à cause de son attitude perpétuellement nonchalante à table : en 2009 comme en 2016, pendant un coup, son visage ne trahit jamais la moindre émotion.

La journée d’Antoine avait très bien commencé avec l’élimination d’un joueur ayant tenté le tout pour le tout avec un tirage couleur : la top-paire d’Antoine a tenu, lui permettant de se placer parmi les chip-leaders. « Ensuite, je me suis maintenu. Comme les blindes sont grosses, on peut tenir très longtemps si l’on réussit à prendre les blindes ou passer un c-bet de temps à autre. »

Même si je me sens un peu bête de poser la question à l’un de ces rares joueurs qui ont déjà vécu l’expérience de disputer ce tournoi de huit jours jusqu’au bout (ou presque !), je demande tout de même : le tournoi est-il de plus en plus dur à mesure que l’on progresse ? « Il reste encore plein d’opportunités », me dit-il. « Même les joueurs qui sont censés ne pas faire d’erreur, je les vois faire des trucs bizarres. »

Prenons les choses dans l’ordre : avant de penser à la table finale, Antoine va devoir continuer de faire croître son tapis durant le Day 6, passer entre les balles, réussir ses bluffs, et ne pas voir ses grosses mains craquées. C’est ce que nous espérons observer dimanche à partir de midi, heure locale (soit 21 heures en France).

Le field est très, très costaud

On retrouve le mélange habituel de fin de Main Event : de grosses pincées de joueurs très connus, pas mal dont nous n’avons jamais entendu parler (jusqu’à aujourd’hui), une majorité d’Américains mais encore beaucoup de joueurs venus de très loin, bref : tout est envisageable pour la table finale.

Vous voulez du gros pro, de la tête de série qui déboîte ? Je vous déballe Paul Volpe (5 millions de gains, deux bracelets), Tom Marchese (énorme cador online ayant aussi beaucoup en live, dont un titre au Venetian), Daniel Colman (le vainqueur du One Drop à un million de dollars l’entrée), Cliff « JohnnyBax » Josephy (méga légende online et stacker extrême qui, au fait de sa gloire, finançait l’entrée de plus de 200 joueurs dans le Main Event, y compris les vainqueurs), Tony Gregg (11,5 millions de dollars de gains, un spécialiste des High-Rollers)…Citons aussi Valentin Vornicu, 11e au classement : il était chip-leader dès le Day 2A/B. Belle régularité !

Et les Européens ? L’Anglais Max Silver a pour modèle Davidi Kitai, et espère que son dixième ITM WSOP de l’été soit le plus mémorable. Il ne reste plus qu’un Suédois, mais pas n’importe lequel : le robotique Per Linde, 1 million de dollars de gains sur une troisième place au WPT Paris en 2010. Et le meilleur joueur du Vieux Continent dans le Main Event jusqu’à présent est Kenny Hallaert, figure incontournable du circuit - ce mec ne fait que voyager toute l’année, et s’il y a bien un reg qui méritait un deep run cette année, c’est lui. Il entamera le Day 6 avec le troisième plus gros tapis. Encore plus loin de Vegas : le Libanais Jeffrey Hakim incarne l’expression « Toujours placé, jamais gagnant ». Le mec a deep run des tas d’EPT sans jamais soulever de gros trophée. Il reste aussi des Australiens, des Brésiliens, des Russes, un Bulgare, un Israélien, un Hong-Kongais mais aussi un  habitant de l'île de Trinité-et-Tobago ! Il s'appelle Ryan Goindoo et on lui souhaite bonne chance.

Et les personnalités un peu folles, comme le Main Event nous en offre chaque année ? Allez, je vous en donne deux, pas identiques : le jovial Alex Keating, qui a mis tous ses adversaires dans sa poche avec ses tours de magie, chip-tricks et bons mots (c’est aussi lui qui élimine Gaëlle Baumann, ce qui est moins sympa), et le beaucoup trop bavard William Kassouf, dont le moulin à paroles lui a valu deux tours de pénalité rien qu’aujourd’hui. Mais il paraît qu’il est sympa !

Enfin, le chip-leader Jerry Wong ne sort pas de nulle part, mais son palmarès est loin d’être le plus impressionnant parmi les 80 joueurs restants. Serait-il en train d’utiliser son proverbial one time ?

Ils n'accompagneront pas Antoine au Day 5

Ce Day 5 n'a pas débuté de la meilleure des manières pour nos Français. Pour Lorenzo Lavis, il n'a en tout cas pas démarré à l'heure. Une panne de réveil subie au pire moment de l'année l'a fait manquer les 45 premières minutes de ce qui allait être sa dernière journée au Rio. Après un degrind progressif, Lorenzo n'a pu éviter une confrontation à tapis préflop avec As-Roi contre deux As, laissant dans l'affaire ses 33 dernières blindes. Sa première place payée sur un tournoi WSOP (197e) lui permet de repartir avec 42,285 dollars.

Quelques minutes auparavant, Maxime Chilaud avait ouvert le bal des sortants tricolores (211e). Le short-shart officiel du clan français (avec un tout petit moins de la moyenne) a tout d'abord perdu un gros pot avec top paire contre une couleur rentrée backdoor avant de subir un dernier badbeat avec Roi-8 contre 6-5.

Ce fut ensuite de Gaëlle Baumann, dernière joueuse en lice dans ce Main Event pour la deuxième fois après sa fameuse 10e place de 2012 – record de Maria Ho égalé – de nous quitter aux portes du Top 100 (102e, 49,108$). Assise en table télévisée une bonne partie de la journée, O RLY a vécu un Jour 5 assez catastrophique. Privée de cartes et en manque flagrant de spot favorables, l'Alsacienne a progressivement vu son tapis fondre comme neige au soleil de Las Vegas. Tombée à quatre blindes, la dernière des W rouges a trouvé un premier double up miraculeux, unanimement salué par une foule entièrement sous le charme, avant de prendre la porte sur une main anecdotique. Une dernière journée ô combien frustrante, que Gaëlle ne devrait pas porter dans son cœur, mais qui lui permet tout de même d'engranger 49,108 dollars.

Enfin, alors que nous pensions pouvoir suivre deux Français au Day 6, Pierre Merlin nous abandonna lors du tout dernier niveau au programme. Lenchanteur n'a pas réussi à se défaire d'une situation fort compliquée avec top paire et tirage couleur max au turn contre deux brelans. Il signe tout de même son meilleur résultat aux WSOP, le deuxième de sa carrière avec un gain de 57,494 dollars venant récompenser sa belle 92e place.

Parmi les éliminés internationaux du jour, on retiendra pas mal de joueurs célèbres, qui ont tous remporté entre 36 708$ et 67 855$ : Maria Ho (242e), Simeon Naydenov (230e),  Shaun Deeb (221e), Max Altergott (193e), Jordan Cristos (189e), Johnny Chan (180e), Adam Friedman (177e), Nathan Gamble (176e), Fernando Brito (163e), Sorel Mizzi (157e), Todd Brunson (154e), David Pham (152e), Alex Goulder (151e),  Scott Montgomery (140e), Marc Andre Ladouceur (139e), Dan Heimiller (137e), Melanie Weisner (127e), Greg Raymer (122e), Brandon Adams (117e), Andrew Chen (113e), Alexander Debus (112e), Michael Gathy (107e), Jon Turner (100e), Mike Gorodinsky (87e) et Bryan Piccioli (84e).

Rendez-vous à midi (21H en France) pour l'avant-dernière journée de Main Event de l'été !

80 joueurs franchissent le Day 5

- 17 juillet 2016 - Par Veunstyle72

Top 10

1/ Jerry Wong (USA) 11 555 000
2/ Jan Suchanek (Australie) 10 305 000
3/ Kenny Hallaert (Belgique) 10 050 000
4/ Griffin Benger (Canada) 9 860 000
5/ Joshua Weiss (USA) 8 330 000
6/ William Kassouf (UK) 8 300 000
7/ David Lhonore (UK) 8 265 000
8/ Chang Luo (USA) 8 090 000
9/ Jared Bleznick (USA) 7 955 000
10/ Fernando Pons (USA) 7 930 000

1 Français

15/ Antoine Saout 6 705 000

Reste du field (sélection)

13/ Paul Volpe (USA) 7 290 000
14/ Tom Marchese (USA) 7 155 000
18/ Daniel Colman (USA) 6 345 000
22/ Lance Keating (USA) 6 000 000
29/ James Obst (Australie) 4 880 000
30/ Per Linde (Suède) 4 570 000
32/ Jeff Hakim (Liban) 4 485 000
39/ Max Silver (UK) 3 545 000
59/ Tom Middleton (UK) 2 100 000
66/ Chris Klodnicki (USA)1 875 000
71/ Tony Gregg (USA) 1 405 000
77/ Jonathan Karamilikis (Australie) 1 120 000
80/ Dylan Thomassie (USA) 395 000

La table d’Antoine Saout

1/ Paul Volpe (USA) 7 290 000
2/ Vojtech Ruzicka (Rép. Tchèque) 4 255 000
3/ Michael Niwinski (USA) 6 400 000
4/ Jeff Hakim (Liban) 4 485 000
5/ Nicolas Fischer (Pays Bas) 1 525 000
6/ Antoine Saout (France) 6 705 000
7/ Max Silver (UK) 3 545 000
8/ Dylan Thomassie (USA) 395 000

Moyenne 4 210 625
Blindes 40 000/80 000 ante 10 000

Il nous a joué un mauvais tour

- 17 juillet 2016 - Par Flegmatic

Pierre Merlin quitte le Main Event en 92e position sur une main à dormir debout
Blindes 30,000/60,000, ante 10,000

Il n'y aura pas de Day 6 sur ce Main Event pour Pierre Merlin. Pour sa troisième participation au plus gros tournoi du monde, le membre du Team PMU s'est incliné à la 92e place, bonne pour un prix de 57,494 dollars. Que de chemin parcouru pour le Français depuis février 2014, date de sa première grande victoire - et meilleur résultat à ce jour - sur la finale du Winamax Poker Tour. "Je n'ai aucun regret, avouait Pierre peu après sa sortie et sans se départir de son sourire habituel. Je me sentais vraiment bien tout au long du tournoi. J'ai run plutôt bien du Day 2 au Day 4. Aujourd'hui, ça a été plus compliqué. Je me suis assez vite retrouvé plus en difficulté, j'étais sûrement un peu moins concentré. Je peux peut-être jouer différemment la dernière main... Mais globalement, c'est un bon tournoi." Et si Pierre s'en veut un peu, sa dernière main sur ce Big One 2016 n'avait pourtant rien d'évident. Jugez plutôt.

UTG+1, le Français ouvre à 125,000 et est payé deux fois, par Chris Klodnicki en milieu de position et Ronald Giles au cutoff. Tout ce beau monde check d'un commun accord un flop Q87 avant que le turn 3 ne précipite l'action. Pierre checke une seconde fois et voit Klodnicki miser 425,000. La parole revient à Giles (un joueur d'une soixantaine d'années coiffé d'un sublime chapeau de cowboy) qui pousse au milieu ses 700,000 jetons restants. 'Lenchanteur' réfléchit quelques secondes avant d'annoncer lui-aussi tapis pour 1,435 million...

C'est payé par Klodnicki ! Les jeux sont alors dévoilés, dans cet ordre :

Pierre Merlin : AsQ pour la top paire et le tirage couleur max
Chris Klodnicki : 77 pour un brelan floppé
Ronald Giles : 88 pour un autre, et meilleur brelan floppé

Le Français a absolument besoin de trouver un pique pour espérer conserver son siège sur ce Main Event, mais assiste impuissant à l'arrivée d'une Q sur la rivière lui donnant un inutile brelan.

Son rêve de finale s'éteint pour cette année, mais pas ses ambitions. Ses troisièmes WSOP d'affilée sont aussi et surtout ses meilleurs, et sans nul doute ceux durant lesquels il aura le plus appris. De quoi revenir encore plus fort l'année prochaine, et attaquer la saison à venir pied au plancher.

Sous la barre des cent joueurs

- 17 juillet 2016 - Par Benjo DiMeo

Level 26 - Blindes 30 000/60 000

C'est un palier hautement symbolique qui vient d'être franchi : moins de cent joueurs peuvent encore prétendre au titre, alors qu'il reste moins d'une heure à jouer. Tous sont garantis un prix minimum de 57,794 dollars...

De bonnes histoires Belges

L’élimination de Michael Gathy en 107ème place est l’occasion de saluer l’incroyable été du Belge à été : sept places payées, deux secondes places (en Razz et Deuce to Seven) et un bracelet en No-Limit ! Bilan : plus de 900,000 dollars de gains dans la Ville du Vice pour ce joueur qui fait désormais sérieusement concurrence à Davidi Kitai pour le titre de meilleur joueur Belge de tous les temps...

Et nos cousins du Nord sont loin d’avoir dit leur dernier mot dans ce Main Event ! Le nouveau chip-leader n’est autre qu'un grand régulier du circuit Européen ne manquant jamais une visite estivale à Vegas : Kenny Hallaert, après un incroyable strike qui l’a vu éliminer deux joueurs d’un seul coup. Les jeux ? Deux Rois pour Kenny qui font face à As-10 et deux Dames : un As va tomber sur le flop mais Kenny va trouver quatre carreaux pour faire une couleur gagnante ! Son tapis avoisine désormais les neuf millions…

Ils remportent 49 108$ :
102e / Gaëlle Baumann (France, Team Winamax)
107e / Michael Gathy (Belgique)
111e / Alex Lindop (UK)
113e / Andrew Chen (Canada)