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770 joueurs franchissent le Day 2A/2B

- 13 juillet 2016 - Par Flegmatic

Top 10

1/ Valentin Vornicu (USA) 838 600
2/ Jamie Shaevel (USA) 586 000
3/ Alvaro Lopez (USA) 573 200
4/ Ramin Hajiyev (Azerbaïdjan) 558 400
5/ Chad Power (USA) 546 800
6/ Ptr Bartagov (Russie) 546 000
7/ Ronnie Pease (USA) 518 100
8/ Jonas Lauck (Allemagne) 510 000
9/ Gaëlle Baumann (France, Team Winamax) 504 600
10/ Eric Afriat (Canada) 501 000

11 Français

9/ Gaëlle Baumann (Team Winamax) 504 600
18/ Thi Nguyen 450 000
93/ Antoine Saout 291 100
111/ ElkY 278 200
317/ Jimmy Guerrero 160 000
389/ Vincent Martel (Qualifié Winamax) 136 500
491/ Hugo Pingray 104 400
544/ Ronan Monfort 87 900
653/ Jérémie Sarda 58 000
696/ Matthieu Lamagnère 48 100
716/ Guy Pariente 38 000

Le reste du field (sélection)

20/ Maria Ho (USA) 435 000
22/ Marc-André Ladouceur (Canada) 410 500
23/ Kenny HAllaert (Belgique) 410 100
32/ Alexander Kostritsyn (Russie) 388 900
36/ Mark Kroon (USA) 375 300
56/ Matthew Ashton (UK) 342 100
68/ Antonio Esfandiari (USA) 327 400
108/ Melanie Weisner 280 200
172/ Michael Gathy (Belgique) 225 000
202/ Anthony Zinno (USA) 209 400
266/ Greg Raymer (USA) 179 800
302/ Andy Black (Irlande) 165 300
335/ Johnny Chan (USA) 154 300
446/ Tom McEvoy (USA) 119 400
554/ Thor Hansen (Norvège) 84 900
664/ Vanessa Selbst (USA) 55 600

Tapis moyen : 162 000
Blindes au départ du Day 3 : 1000/2000, ante 300

Tous les scénarios sont possibles

- 13 juillet 2016 - Par Benjo DiMeo

Fin du Day 2A/2B
Beaucoup de casse dans le clan Français, mais pas mal de raisons de se réjouir aussi
Gaëlle Baumann et Thi Nguyen


Pour les joueurs parvenant à franchir le premier tour d’un tournoi aussi massif que le Main Event (et à ce stade, même les novices l’auront intégré, car on ne cesse de le répéter : il n’y a pas de tournoi plus massif dans le monde entier que le Main Event des World Series of Poker), une infinité de scénarios sont possibles lors du tour suivant. Ces possibilités sont influencées par une poignée de facteurs. D'abord le tapis avec lequel le joueur entame le Day 2 : une bonne quantité de munitions facilite forcément la tâche, mais n’empêche pas les déconvenues. Les dispositions du joueur rentrent aussi en ligne de compte, bien entendu : un pro chevronné ayant l’habitude des tournois deep-stack sera plus à l’aise qu’un amateur prenant part à la grande fête annuelle pour la première fois, mais là aussi, nous ne sommes pas à l’abri de surprises bienvenues, comme Chris Moneymaker l’a prouvé il y a treize ans de cela. Enfin, l’humeur des Dieux du Poker compte beaucoup : une confrontation entre deux Rois et deux As peut faire très mal aux tapis les plus robustes, toute comme une succession de brelans floppés peut vous propulser à toute vitesse en haut du classement. La quantité de Français (28 au total) engagés parmi les 1848 joueurs des Day 2A et 2B joués en simultané aujourd’hui nous a permis de voir se dérouler la plupart des scénarios envisageables, certains décevants, d'autres tout à fait enthousiasmants.

Partis trop vite

Il y a ceux qui n’avaient pas beaucoup de jetons pour entamer la journée, et n’ont jamais vraiment réussi à se sortir de la zone rouge : Harry Touil, les qualifiés Winamax Sacha Halphen et Fabrice Bettochhi, ou encore Quentin Lecomte. D’autres ont livré bataille de longues heures, pour arriver au même résultat : on pense à Damien Lhommeau, par exemple, Edouard Mignot-Bonnefous ou encore Michel Pomaret, qui n’ont jamais vraiment décollé en ce Day 2.

Déceptions

Parti avec un tapis dans la moyenne, Ivan Deyra (photo) s’est montré très actif pour son premier Main Event, profitant à fond de l’excellente structure pour jouer énormément de mains. Son parcours s’est arrêté brutalement lorsque son As-Roi a rencontré la paire d’As d’un joueur tout aussi actif. Michel Abécassis et Alexandre Amiel, eux, se sont effacés en milieu de journée sans avoir réussi à transformer l’essai réussi du Day 1. De son côté, Sonny Franco méritait mieux en ce Day 2 où ses mains « devant » ont trop souvent fini « derrière », mettant fin à son parcours en fin de journée. Le poker est injuste !

Ils gardent espoir

Matthieu Lamagnère est un peu mieux loti : contrairement aux joueurs cités plus haut, il participera au Day 3. Mais la déception est probablement de taille pour le Bordelais, qui a un bon moment tutoyé les cimes du classement (grâce à de belles rencontres) avant de vivre une seconde partie de journée catastrophique. Après avoir entamé le Day 2 en tête du classement Français, il devra se debrouiller le tour suivant avec moins de 30BB. Jérémie Sarda, lui, aurait pu terminer beaucoup plus haut que 29BB si ce n’était pour un gros coin-flip perdu contre Mélanie Weisner. Même topo pour Ronan Monfort (photo), avec toutefois un peu plus de place : il entamera le Day 3 avec 44BB.

Les battants

Plus réjouissants sont les joueurs qui ont réussi à franchir le second tour malgré des vents manifestement contraires. Prenez Guy Pariente : l’homme d’affaires est tombé aussi bas qu’une poignée de blindes au cours de la journée : il sera au Day 3 avec 18BB. L’espoir demeure ! Le maillot du meilleur grimpeur revient à Jimmy Guerrero (photo), passé de 37,000 à 160,000 en l’espace d’une journée riche en bons coups de poker. La prestation d’Hugo Pingray est aussi à saluer : le vainqueur du Monster Stack 2014 est passé de 24,100 à 101,400 aujourd’hui. Seul qualifié Winamax survivant aujourd’hui, Vincent Martel a confirmé ses bonnes dispositions en doublant son tapis au cours de la journée : il reviendra pour le Day 3 avec un tapis dans la moyenne.

Les stars tiennent leur rang

L’un des scénarios les plus satisfaisants pour un pro est simple sur le papier : débuter avec un gros tapis, et terminer avec un tapis encore plus gros. C’est la mission accomplie par ElkY et Antoine Saout, qui ont d’ailleurs passé une bonne partie de leur journée face à face. Tel des coureurs de relais, les deux stars ont fait le travail tour à tour, le Breton remportant plusieurs gros coups... avant de livrer une partie des jetons gagnés à ElkY... pour ensuite les récuperer ailleurs ! Plutôt moribond en milieu de journée, ElkY a mis les bouchées doubles en fin de journée, floppant un brelan de 9 pour éliminer un joueur avant de payer un bluff de son compatriote, avant de terminer la journée avec une bonne vieille confrontation As-Roi / AA.

Journée parfaite pour Gaëlle et Thi

Depuis le début de ce Main Event, elles sont incontestablement les femmes fatales du poker français. Après avoir déjà bouclé leur Day 1 dans les cîmes du classement, Gaëlle Baumann et Thi N'Guyen ont toutes les deux poursuivi sur leur incroyable lancée ce mercredi, pour boucler leur Jour 2 avec respectivement 504,600 et 450,000 jetons. Pour la joueuse du Team Winamax, tout s'est joué dans la deuxième moitié du niveau 10, qui l'a vu passer de 230,000 à 476,000 grâce à un savant mélange de goodrun, de coups parfaitement rentabilisés et de livraisons en bonne et due forme. « Ça me rappelle de bons souvenirs, » commentait à ce moment-là O RLY. La route est encore bien longue, mais si le tournoi de Gaëlle pouvait durer au moins aussi longtemps qu'il y a quatre ans, nous n'y trouverions pas grand chose à redire.

Du côté de Thi, c'est encore plus simple. La révélation de la dernière saison des Winamax Live Sessions – qui a depuis largement confirmé tout le talent entrevu en elle – a, selon ses propres mots, « marché sur la table. J'ouvrais toutes les mains, sans jamais me faire 3-bet, et j'ai eu de la chance dans les bons moments. » La membre du Team Onpok a ainsi pu exprimer à fond son jeu ultra agressif, qui tranche toujours autant avec son caractère en tous points angélique. Ses futurs adversaires n'ont qu'à bien se tenir.

Les chiffres à retenir

D’après nos calculs, environ 750 joueurs ont franchi les Day 2A et 2B. Ce qui correspond au taux d’élimination de 60% que nous avions prédit en début de journée (oui, on s’auto tape dans le dos avec satisfaction, là).
Le tapis moyen au début du Day 3 sera grosso modo de 75 blindes (150,000).
Des 28 Français au départ de la journée, 11 seront au Day 3 :

Gaëlle Baumann (Team Winamax) 504 600
Thi Nguyen 450 000
Antoine Saout 291 100
ElkY 278 200
Jimmy Guerrero 160 000
Vincent Martel (Qualifié Winamax) 136 500
Hugo Pingray 101 400
Ronan Monfort 87 900
Jérémie Sarda 58 000
Matthieu Lamagnère 48 100
Guy Pariente 38 000


Eliminés lors du Day 2A/2B
Harri Sawicki OUT
Sébastian Guernevé (Qualifié Winamax) OUT
Sonny Franco OUT
Aubin Cazals OUT
Michel Abecassis (Team Pro Winamax) OUT
Ivan Deyra OUT (Qualifié Winamax) OUT
Alexandre Amiel OUT
Edouard Mignot-Bonnefous OUT
Michel Pomaret OUT
Fabrice Bettocchi (Qualifié Winamax) OUT
Damien Lhommeau OUT
Quentin Lecomte OUT
Sacha Halphen (Qualifié Winamax) OUT
Harry Touil OUT
Carlos Da Silva OUT
Michel Akrich OUT
Pierre Husson OUT

En ce qui concerne le reste du field, il semblerait que ce soit l’Américain Valentin Vornicu (photo) qui termine chipleader de la journée, avec plus de 800,000, alors qu’il avait démarré la journée avec huit fois moins de jetons. Marc Andre Ladouceur (13e en 2012), Matt Ashton (l’un des meilleurs joueurs de cartes selon Alexandre Luneau), les Belges Kenny Hallaert et Michael Gathy, le Canadien Scott Montgomery, la superstar Antonio Esfandiari, la charmante Melanie Weisner, le spécialiste des High Roller Fabian Quoss, l’Anglais David Vamplew (le sosie officiel d'Harry Potter) ou encore le champion du monde 2004 Greg Raymer font tous partie des qualifiés pour le Day 3.

Ils nous ont quitté aujourd’hui :

Chad Holloway, Justin Bonomo, Dan Shak, Dominik Nitsche, David Sands, Jeff Lisandro, Ismael Bojang, Frank Kassela, Fatima Moreira De Melo, Jeff Shulman, Barny Boatman, Mike Matusow, Max Pescatori, Howard Lederer, Galen Hall, Chris Ferguson, John Monnette, Neil Blumenfield, Steve Zolotow, Adam Owen, Faraz Jaka, John Eames, Mike Watson, Phil Galfond, Justin Schwartz, Terrence Chan

La suite : le Day 2C, dès 11h ce mercredi (20h en France), avec plus de 3200 joueurs dont un chiffre record de 58 Français ! Journée très, très chargée en prévision... Vous pouvez consulter le classement en cliquant sur le lien ad hoc dans la colonne à droite de cet article.

Level 10, le grand feu d'artifice

- 13 juillet 2016 - Par Flegmatic

Blindes 800/1 600, ante 200

Comme un air de déjà vu

C'est un rush comme on aimerait en voir plus souvent que vient de connaître Gaëlle Baumann. Le tout en seulement deux mains clé. Sur la première, l'Alsacienne ouvre au hijack avec deux Dames et trouve deux payeurs, avant que la grosse blinde ne décide de squeeze. Gaëlle se contente de payer, et un autre joueur reste aussi dans le coup. Le reste est plutôt facile à raconter : O RLY envoie trois salves successives à 11,000, 22,000 et 29,000 sur un board Valet-9-7-2-4, est payée sur la rivière par un de ses adversaire, montre la meilleure main, se et s'envole à 364,000. Et ce n'était que le début...

Quelques minutes plus tard, la dernière des W rouges en lice aujourd'hui défend sa BB avec Dame-9 dépareillés. L'agresseur poursuit avec un c-bet à 3,600 sur un flop de rêve Roi-Dame-Dame. La réponse de Gaëlle ne se fait pas attendre : check/raise pour 11,500. Payé ! Le turn est un 10 qui invite la jeune maman à envoyer 15,000 de plus au milieu. La rivière apporte une quatrième Dame sur laquelle Gaëlle se contente de check, avant de payer en toute décontraction le tapis d'environ 50,000 de son adversaire.

Et voilà comment Gaëlle Baumann se retrouve assise devant 476,000 à une heure de la fin de ce Day 2. "C'est un petit air de déjà vu, nous a-t-elle confié. Ça me rappelle de bons souvenirs. Je suis sur un excellent run et en plus je reçois de belles livraisons." 

La vie est belle, le soleil brille, les oiseaux chantent, la courbe du chômage va repartir à la baisse. Que demander de plus ?

Il s'en contenterait bien

Après avoir perdu un énorme flip en début de journée pour tomber de 125,000 à 60,000, Ronan Monfort est de retour aux alentours des 115,000 après toute une journée de grind. "Honnêtement, ça m'irait de revenir au Jour 3 avec ce stack, ne nous cache pas notre ancien confrère. Ça fait un bon moment que je touche pas grand chose, j'ai tenté quelques moves mais sans grand succès. En plus là je viens juste d'arriver à une table où ça a l'air de pas trop mal jouer," où figure notamment notre qualifié Vincent Martel. En revanche, Ronan est à contre-courant lorsqu'il s'agit d'annoncer quand la bulle de ce Main Event éclatera : "Fin de Day 3," pronostique-t-il. "Je suis prêt à prendre le pari que non," nous a glissé peu après un Hugo Pingray convaincu du contraire. Messieurs, faites vos jeux.

La merguez est cuite

« C’est pas facile… wow… je suis dégouté. » La nuit risque d’être longue pour Ivan Deyra. A 90 minutes de la fin de cette journée, 'Value Merguez' a dit au revoir à ce Main Event, sur un coup difficile à négocier. Il nous a raconté tout ça à chaud : « A ma table, il y avait un mec qui était super agressif, il ouvrait tout le temps et il possède un énorme tapis. Là, une fois de plus, il ouvre à 4 000 et je découvre As-Roi en fin de parole. Je 3-bet à 13,500 et il me fait 33,000. J’ai décidé de 5-bet à tapis, pour 160 000, et il avait les as... » Est-ce bien joué, mal joué, l’heure n’était pas vraiment à ce genre de questions. Le jeune qualifié Winamax n’a de toute façon « aucun regret » sur son dernier coup. « Je ne pense pas que je peux jouer le coup autrement… ça faisait rêver, c’est vraiment dommage. » C’est le rêve brisé qui chagrine Ivan, plus qu’autre chose. « Je n’oublie pas que je me suis qualifié online pour 750€. Je reviendrai plus fort, c’était juste génial Vegas ! » Ivan Deyra repart quand même en étant « champion du monde de Vegas de football », comme il le dit, avec le petit sourire qui va bien. A bientôt champion.

Deux bad beats pour achever Sonny

Les mauvaises nouvelles s’enchainent en cette fin de journée. Après Ivan Deyra, c’est Sonny Franco qui a pris la porte. C’est sale, très sale. Le 'petit prince de Marrakech' s’est retrouvé sur un flop 9-6-2 avec 9 et 2 en main (il a simplement défendu sa blinde). Les tapis ont volé, construisant un pot de 160,000 et Sonny s’est retrouvé face à deux as. Puis un Dix est venu sur la turn, suivi… d’un autre Dix, offrant ainsi deux paires supérieures à son adversaire. Sur la main finale, je crois que c’est encore pire, puisque sur un board JKQ8, les tapis ont volé, et là le pot faisait 130,000. A9 pour Sonny pour une flush max, contre 88 chez son adversaire pour brelan… qui va trouver un quatrième Huit sur la river, pour faire carré ! Au fond du seau, Sonny a rapidement quitté le Rio et ne restera probablement pas très longtemps dans cette ville.

Level 10, à ce stade on se creuse la tête au moins une demi-heure pour trouver une rime pas trop naze (crisse de calisse)

- 13 juillet 2016 - Par Flegmatic

Blindes 800/1600, ante 200

Akrich s'accroche

Ancien monument des cercles de jeu parisien dans la première moitié des années 2000, comptant une quinzaine de lignes Hendon Mob en Francs (!) Michel Akrich est, comme chaque année depuis 2011, de retour aux tables du Main Event. Installé depuis quelques temps du côté de Tahiti, où il officie en tant que dentiste, le Français n'a d'ailleurs signé récemment que des résultats du côté de Las Vegas, principalement l'été, en plein pendant les WSOP. Arrivé un peu plus tôt cette année pour disputer quelques tournois supplémentaires - « Ce ne fut pas bien fameux » - Michel vit un Day 2 on ne peut plus compliqué. Arrivé à sa table ce matin avec 62,800 pions, il n'a cessé de chuter et pointait à notre dernier passage à sa table sous la barre des vingt blindes. « Ça fait deux heures que j'essaie d'envoyer mon tapis mais je ne touche absolument rien. » Une journée calvaire donc, qu'un double up ferait bien de venir embellir. Et vite.

Un qualifié Winamax à terre

S'inquiétant de l'absence d'Alexandre Amiel dans la salle Brasilia, nous l'avons contacté sur Facebook. Son retour ne s'est pas fait attendre, et il ne nous a pas enchantés : "Je viens de bust JJ<KK. J'ai fait de la merde." Aie.
 

A deux doigts d'un titre WSOP

Runner up du Media Event ! Fallait-il s’attendre à un autre résultat en tant que Français disputant un tournoi de poker aux WSOP ? Après avoir battu un field de presque 100 journalistes poker (la plupart chevronnés, mais quelques novices ont sévi à coups de tentatives de check préflop au bouton, et de quintes max foldées à la rivière), après avoir vu les Rois trois fois, et après avoir trouvé des tas de paires d'As, de Rois et de d'As lorsque un ou plusieurs joueurs partaient à tapis avant moi à chaque fois, j’ai donc tout naturellement réussi à finir second de ce tournoi. Avant cela, il a fallu que je craque la paire d’As de ce renard de Jaypee à quatre joueurs restants avec un magnifique 7-5 en main. Je n'ai pas réussi à conserver mon avantage en jetons en heads-up contre un membre de l'équipe de coverage officielle, mais je suis quand même content d’avoir représenté les couvreurs Français et Winamax presque jusqu’au bout, et content d’avoir pu faire comme tous ces pros que je couvre depuis des années à Vegas, c’est à dire runner-up. C’eut été moche de briser la malédiction Française sur un tournoi média. Rendez-vous l’année prochaine : cette fois, j'espère bien inscrire mon nom à côté de celui de Gaëlle Baumann, victorieuse en 2014 ici. 

Steven


Pas la Saint-Guy

Dans l'Amazon Room, Guy Pariente s'accroche en cette fin de Day 2B, avec environ 60,000 unités en sa possession.

Oh Maria

Une Maria Ho avec un sourire jusqu'aux oreilles et des piles de jetons jusqu'au plafond, c'est une chose à laquelle on pourrait s'habituer. Pourvu qu'elle dure !

Les November Nine de jadis

Hasan Habib a atteint la table finale de l’édition 2000 du Main Event, terminant en quatrième place derrière Chris Ferguson, TJ Cloutier et Steve Kaufman. Depuis, il a terminé deuxième de la défunte finale WPT à 25,000$ du Bellagio (2004, pour 1,3 millions de dollars) remporté un bracelet en Stud High-Low la même année, atteint plusieurs autres finales WPT et WSOP, avant de calmer un peu le jeu depuis 2012. Un semi retraité ?

Mike Binger était aux premières loges de la plus grosse finale de l’histoire du Main Event, celui de 2006 : il avait atteint la troisième place. Cet été-là, la mode du poker clairement a atteint son apogée aux Etats-Unis : 8773 joueurs ont participé au Big One, dont plus d'un quart qualifiés en ligne. Dans cette atmosphère pré-UIGEA et pré-Black Friday, tous les sites de poker du monde avaient fait le déplacement, cramant des centaines de milliers de dollars en promos, open-bars, soirées, goodies, apparitions de célébrités… (Deux exemples au pif : la soirée Doyle’s Room, avec Pamela Anderson assise sur les genoux de Papa Doyle, et la soirée Bodog, où des nains déguisés en ninjas surgissaient de partout). Cet époque est bel et bien révolue, mais les grinders appliqués comme Mike Binger continuent de zoner le circuit, bien après que le vainqueur Jamie Gold se soit déclaré en faillite et ait été obligé de vendre son bracelet sur eBay.

Level 9, qui vole les blindes vole un boeuf

- 13 juillet 2016 - Par Flegmatic

Blindes 600/1200, ante 200

Gaëlle et les anciens

Propulsé dans les hauteurs du chipcount grâce à un coup remporté dans l'après-midi avec avec une couleur backdoor trouvée avec As9 face à une paire de Dames sur un board 9-3-4-6-8, Gaëlle Baumann poursuit tranquillement sa route sur ce Jour 2, avec un tapis de 250,000, malgré quelques petits pots abandonnés par ci, par là. "La table est bien meilleure depuis leur arrivée," m'avoue-t-elle en désignant deux joueurs aux sièges 7 et 8 que nous qualifieront poliment de 'âgés.' "Tout à l'heure, l'un des deux a ouvert à 6,200 (!), et j'ai payé avec Dame-Valet suités. Le flop vient 7-8-9 et il envoie un énorme parpaing, du genre 15,000. J'abandonne évidemment. Il venait de se faire craquer les Rois, il n'avait sûrement pas envie que ça se produise une deuxième fois." Concernant sa stratégie, Gaëlle joue pour le moment de façon conservative : "Je ne relance pas beaucoup, je choisis mes spots pour 3-bet light, j'ai une image serrée."

Il y va Franco

Tout content de trouver Sonny Franco assis devant un tapis de 140,000 jetons, le jeune Français me rétorque : "J'étais mieux il y a dix minutes, j'avais 200,000." Que s'est-il donc passé ? "Le joueur à ma droite ouvre en milieu de position, je paie avec deux Dames. Le flop vient Q72, je fais 4,000. Turn 3, je check/raise de 8,000 à 16,000. River 5, je paie ses 19,000 et il retourne 65." Dommage, mais avec encore un peu plus d'une centaine de blindes, Sonny reste largement à l'abri.

Lhommeau qui font mal

C'en est fini de Damien Lhommeau. Son ex-camarade de table Michael Gathy m'a résumé la situation : une histoire de top-paire avec As-Roi qui se prend en pleine figure la quinte max floppée.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

 "Je me suis grouillé comme un malade pour ne pas louper la première main après la pause-dîner : les Dames contre les Rois ! Ca me coûte un pot de 200,000." - Signé : Mathieu Lamagnère, qui tombe donc à 180,000. Cela représente tout de même 120 blindes ! On est laaaaarge.

Nombre de reporters Winamax ayant atteint la finale du tournoi WSOP des journalistes : 2 (sur un maximum de 5 possibles). Il s'agit de Steven et Jay Pee. Ce dernier a finalement terminé troisième, remportant une Playstation 4 (!!!), tandis que Steven est actuellement en train de disputer son duel. En jeu : un iPad Pro ou une GoPro modèle de luxe. Hé bé !

Nombre de tables encore actives dans la Brasilia Room, dédiée au Day 2A : 34. A raison de 9 joueurs par table, cela représente 336 joueurs maximum, sachant qu'ils étaient 564 au départ du Day 2. Soit un taux d'éliminations de 40% alors qu'il reste trois heures à jouer !

Level 9, eh les meufs, eh les keufs

- 13 juillet 2016 - Par Flegmatic

Blindes 600/1 200, ante 200

C’est plus fort que moi, je ne peux pas m’en empêcher : chaque fois que j’observe un joueur short-stack se faire éliminer sur un coup préflop, je me sens mal pour lui. Peu importe qu’il soit favori ou non dans la confrontation : je m’en fiche qu’il perdre un flip, ou que As-Roi se fasse craquer par As-5, où qu’il reste derrière contre As-Valet lorsqu’il est forcé de pousser avec Roi-Dame, dans tous les cas ça me fait un pincement au coeur. Un rêve brisé de plus, des espoirs réduits en fumée. Il va falloir attendre l’année prochaine pour rêver à nouveau. Et en ce moment, la fumée s’épaissit : les tables cassent à toute vitesse à mesure que les joueurs éliminés viennent remplir les couloirs du centre de convention, si bien que l’air commence à devenir irrespirable dans les salles Amazon et Brasilia. Toutes ces vapeurs de déception qui flottent dans l’air me donnent les larmes aux yeux. T’as pas un mouchoir ?

Pas de dîner pour Michel

Alors que nous nous apprêtions à débuter notre tournoi spécial médias, une mauvaise nouvelle nous atteignit en provenance de la Brasilia Room : Michel Abécassis vient de dire au revoir à ce Main Event 2016. Tombé à 59,000 après un gros coup perdu avec une paire de Dames, le Doc du Team Winamax a du dire au revoir à ses derniers jetons sur une main pour le moins étonnante. De grosse blinde, MIK.22 découvre 86, et s'acquitte de la mise à 2,500 du joueur au lowjack*, payée par le bouton. Puis, tout s'active sur un flop 2-4-5 avec deux coeurs. Continuation bet à 2,800, relance à 10,200 du bouton et tapis chez Michel pour 57,000. Le premier joueur passe mais pas le second, qui retourne... 32. Malgré ses nombreux outs (double tirage ventrale, couleur possible, même les 8 lui donnent la gagne !), le doyen du Team ne trouvera aucun aide sur le turn et la rivière. Après Patrick Bruel et Kool Shen, il est le troisième des W rouges à quitter prématurément ce Main Event.

* C'est le siège avant le highjack - en 14 ans de poker je n'avais jamais entendu ce terme, Flegmatic l'utilise régulièrement, je m'interroge

Il arrive en retard à son Day 2, vous ne devinerez jamais la suite

"J'habite à quatre patés de maison d'ici et j'ai trouvé le moyen d'arriver dix minutes à la bourre après avoir raté mon Uber. Du coup j'ai du demander à un type de ma résidence de m'emmèner. Le pire c'est que j'ai du finir en courant parce que le dernier feu ne fonctionnait pas. Et mon chauffeur n'a même pas voulu des vingt dollars que je lui ai proposé. Mais on a parlé quinze bonnes minutes il était très sympa." Une anecdote de plus à ajouter à la liste déjà longue comme les bras de Dhalsim de Jérémie Sarda.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. "Sur ma deuxième main de la journée - j'étais à peine assis, poursuit-il, j'ouvre AsJ, défendu par un joueur à ma gauche. Flop Roi-Dame-9 avec deux trèfles, je c-bet, il paie. Turn 4, je me fait check/raise. River 3, je check/call all-in." Et voilà comment doubler un tapis déjà fort sympathique de 77,000 jetons en quelques minutes. "On appelle ça la prime à la connerie," lâche Jérémie dans un grand sourire. Depuis, pas grand chose ou presque à se mettre sous le dent. Mais avec un tapis toujours bien portant de 155,000 jetons, il n'y a pas de quoi faire la fine bouche.

Stars des années 2000

Ce sont probablement les deux joueurs de poker qui ont bénéficié du plus de médiatisation en France ces dix dernières années qui sont désormais assis face à face : ElkY et Antoine Saout. Le premier de par son parcours atypique (pro des jeux vidéos parti s’installer en Corée à la fin de l’adolescence, pour ensuite se construite un palmarès en béton sur les tournois du monde entier, qu’il continue de jouer inlassablement tout au long de l’année), le second après avoir été le premier joueur Français à atteindre la table finale du Main Event dans l’ère moderne du poker, c'était en 2009. Inconnu à l'époque, Antoine fait maintenant partie du décor dans le PPF (Paysage Pokéristique Français)

Le Breton passe pour le moment une excellente journée, affichant 140,000 après sept heures de jeu, presque cinq fois son tapis en début de journée.

ElkY, lui, gravite en dessous des 100,000 - son Day 2A n’a pas encore véritablement commencé, donc. Voici une petite main récemment joué par le globe-trottoir numéro 1 du poker. Il s’agit d’un coup « 5-way » (où cinq joueurs ont vu le flop) après une relance à 2600 d’un joueur en milieu de parole. Sur le flop K64, le relanceur préflop envoie 3600. Seul ElkY veut jouer. Le turn T est checké, et le croupier retourne une Q sur la rivière. ElkY paie une dernière mise (6000). Son adversaire montre QsTd pour deux paires trouvées de justesse. Le Français ne peut montrer mieux.


Anecdotes, statistiques et citations à la con

Ordre des éliminations dans le Media Event : Harper, Benjo, Flegmatic et... C'est tout car à l'heure où nous écrivons ces lignes, Steven et Jay Pee sont encore en course de cette épreuve giga turbo (50BB au départ, augmentation toutes les 15 minutes, il manque la moitié des niveaux à la structure) ayant rassemblé une petite centaines de joueurs, dont l'arbitre en chef Jack Effel. Bordel, mais quel tournoi de chie ! Mais on a quand même gratté une casquette et un sac de voyage siglés de 888, ça complètera la collection de goodies aux couleurs de sites concurrents (par exemple, je ne me suis jamais séparé de ma boîte de M&Ms aux couleurs de Full Tilt Poker - noir, rouge et blanc - collectée durant les WSOP 2006.)

On ne les reverra pas avant l'année prochaine : Victor Ramdin, Howard Lederer, Max Pescatori, Jeff Shulman, Dewey Tomko....

Ce joueur est un paradoxe vivant. D'un côté, on le pressent serrure dans son style de jeu : il n'y a que les nits ne touchant jamais leurs jetons qui arrangent leurs piles de manière aussi uniforme. Mais d'un autre côté, pour ériger une tour aussi haute, il faut aimer le risque : bonjour le bordel si elle venait à s'écrouler...

Level 8, c'est de la dynamite

- 13 juillet 2016 - Par Flegmatic

Blindes 500/1 000, ante 100

Thi prend des coups, mais continue d'engranger

Chipleader tricolore ce matin avec très exactement 200,000 jetons, Thi N'Guyen a réalisé une petite plus-value de 20,000 jetons lors de ces premières heures de jeu. N'allez pas pour autant croire que l'une des grandes animatrices de la dernière saison des Winamax Live Sessions a connu trois premiers niveaux tranquille. "J'ai pris deux, trois bad beats à 30,000, raconte-t-elle, mais j'ai aussi passé un gros bluff qui m'a pas mal rapporté. J'ai float flop et turn avec hauteur Roi sur un board 8-7-5-2 et j'ai relancé all-in sur un 3 rivière qui faisait rentrer une couleur. J'ai réussi à faire passer deux Dames." Ajoutez à cela un 5-bet light qui passe et quelques pots grapillés à droite, à gauche et le compte y est.

Sach-out

Je débarque à la table de Sacha Halphen alors que son tapis de 19,400 git étendu au milieu de la table. Il faudra une bonne minute trente au joueur en small blind pour payer avec AsK. Suffisamment de temps pour considérer cela comme un slowroll. Parce qu'avec AsT il est devant le Français, et le restera à l'issue d'un board 7243K. "J'étais pourtant remonté à 45,000 mais j'ai presque tout reperdu sur un flush over flush. Maintenant, il est l'heure d'aller à la piscine."

Ce n’est jamais fini

Voici un double exemple pour démontrer, premièrement à quel point la structure de ce tournoi est magnifique, deuxièmement qu’il ne faut jamais rien abandonner à ce jeu. Et pour imager tout ça, les exemples d’Antoine Saout et de Bart Lybaert ne seront pas de trop. Le Français n’a jamais lâché malgré son début de tournoi fâcheux, et à quelques minutes du dinner break, il affichait un tapis de 110,000 : « Mais j’oscille entre 90 et 120,000 depuis tout à l’heure. » Son dernier fait d’armes en date, une bataille de blinde (il est en SB) avec une paire de Neuf. Sur un tableau 5-6-7-7-A, son adversaire a relancé une mise d’Antoine de 1800 à 6500 au flop, avant de miser 8500 à la turn et 15,000 sur la rivière. Antoine a check/call deux fois et son adversaire a jeté les cartes dans le muck.

Autre exemple avec Bart Lybaert. Regardez bien le post « level 6, attention ça glisse. » Il ne restait alors presque plus rien devant le Belge. « Et puis j’ai défendu J3 en BB et le flop est venu AK3 ». Facile ce jeu. Bart et son adversaire ont check le flop, puis le Belge a check/raise de 3000 à 7000 une turn 3, avant de faire tapis sur la rivière 2. Son adversaire a muck (n’aurions nous pas déjà évoqué ce petit souci de muck ses cartes quand un adversaire est à tapis ?) Derrière, Bart Lybaert a fait ce qu’il fait de mieux, du grind. Résultat : « J’ai Septante Sept mille. »

Donk donk donk, qui est là ?

Mathieu Lamagnère ouvre pour 2500 en début de parole. La grosse blinde a envie de jouer. Le flop tombe 972 et le reste du coup va être très facile à raconter car la BB va prendre l’initiative en misant tout au long d’un board

927A5

Sixcoups paie tranquillement 2500, 5100, puis enfin 11,200, et le showdown n’aura pas lieu : la BB envoie directement ses cartes en direction du croupier, et selon les règles, Mathieu peut s’adjuger le pot sans avoir besoin de révéler les siennes. Invisible jusqu’au bout !

Anecdotes, statistiques et citations à la con

"Le Rio, c'est une base militaire. Y'a que des avions d'chasse !" - Signé : encore et toujours le plus sexiste des couvreurs Winamax.

"En rentrant je vais à Enghien-Les-Bains, on m'a dit que les tables d'Ultimate Poker sont bonnes." - Signé : une Polly Morisson qui a semble t-il un peu trop aimé Vegas et ses tentations.

Le sosie de merde de Pierre Merlin évolue actuellement dans la Brasilia Room. Le vrai Pierre Merlin, lui, sera au départ du Day 2C mercredi avec un gros tapis.

Nous mettons ce reportage en pause le temps de disputer le tournoi freeroll reservés aux journalistes accrédités des World Series of Poker. Mais rassurez-vous, le début du tournoi coïncide avec la pause-dîner, et nous avons d’ores et déjà convenu que le premier d’entre nous à être éliminé devra retourner à son poste fissa. Etant donné la structure ultra-rapide en place (niveaux de vingt minutes, puis quinze minutes), il y a fort à parier que nous serons tous de retour très vite.

Ceci dit, le tournoi n’est pas tout à fait freeroll : buffet et boissons nous sont offerts à volonté, et des trophées ainsi que des prix surprise sont en jeu. Ajoutons le last-longer spécial entre les quatre reporters Winamax, et vous avez l’assurance que chacun va se donner à fond !

PAUSE-DINER JUSQUE 19H15 (4H15 EN FRANCE)

Level 8, coucou, tu veux voir mon bad-beat ?

- 13 juillet 2016 - Par Flegmatic

Blindes 500/1 000, ante 100

Merguez Party

C'est l'embellie pour Ivan Deyra. Tombé à 60,000 lors des premiers niveaux, 'ValueMerguez' s'est refait une santé et est désormais assis devant un tapis de 135,000. "J'ouvre à 1,800 UTG avec une paire de Roi, me raconte celui qui a gagné sa place sur ce Main Event via l'un de nos satellites dominicaux à 750 euros, payé par UTG+1. Le joueur en grosse blinde relance alors à 4,500. Il faut dire que j'avais tank un bon moment avant d'open. Il y a sûrement vu de la faiblesse." Le flop Valet-9-2 rainbow n'apporte aucun action, avant que le 3-better ne place 11,500 jetons au milieu sur un 3 au turn, dont seul s'acquitte le Français. Ce dernier prend ensuite l'initiative sur le 2 river avec une belle salve à 24,800. Son adversaire ne peut montrer mieux et permet à Ivan de lever le pouce bien haut.

La dégringolade d'Aubin Cazals

À l'inverse, Aubin Cazals vit une véritable journée galère, que l'intéressé nous a résumé comme suit : "Je n'ai pas gagné un coup." Trips over trips, des top pairs insuffisantes et un gros bluff qui ne passe pas, autant d'éléments qui ont fait chuter le Français de 86,700 à 20,000, soit tout juste vingt blindes. Le moment du push or fold est venu.

Ou est Charlie ?

Depuis le début de la journée, Gaëlle Baumann a une vue imprenable sur un bout de papier jaune et quelques jetons en pagaille. Son adversaire n’est jamais venu à ce Day2 du Main Event, alors qu’il lui restait pourtant un tapis de 26,600 jetons. A cette heure ci, il ne lui en reste plus que 4,400. Intriguée, Gaëlle a fini par regarder l’identité inscrite sur le papier : John Smith. Un peu comme si en France il s’appellait Jean Dupont. Sauf que Gaëlle est téméraire et n’a pas lâché l’affaire. Sur ce même bout de papier jaune (un papier que remplit chaque joueur une fois la journée terminée), il est inscrit l’endroit d’où vient ce joueur, Californie. Hendon Mob étant un site très pratique, l’inspectrice Gaëlle a mené l’enquête et est arrivé à la conclusion suivante : selon elle, il s’agit bien de John Smith, un homme dont on a déjà parlé ici, vous l’avez même vu chez vous en vidéo, puisque c’est lui a privé Alexandre Luneau d’une finale dans le tournoi de Heads up à 10,000$. Que s’est-il passé ? Lui est-il arrivé quelque chose de grave ? La panne de réveil, ça paraît peu crédible après autant de temps. Toujours est-il qu’il est tout de même bien parti pour bust aujourd’hui.

Pingray a doublé

Parfois, il ne faut pas trop s’embêter quand on raconte des coups de poker. Hugo Pingray a reçu une paire d’As, un adversaire a reçu une paire de Rois, les deux joueurs ont mis les jetons au milieu et la meilleure paire est restée devant. Résultat, Hugo Pingray possède maintenant 100 000 jetons.

Vincent martèle ses adversaires

Le qualifié Winamax Vincent Martel continue son petit bonhomme de chemin dans ce tournoi. « Ça va plutôt bien ouais, merci ! » Vincent a démarré cette journée avec 79,000 et pointe maintenant à 115 000. « Je suis tombé à 60 000, puis j’ai gagné KK contre QQ pour un pot de 60 000. » Derrière, Vincent nous a raconté avoir overbet bluff un adversaire « avec les bloqueurs de la quinte. » Le problème, c'est que les mots "overbet" et "bluff" sont des mots Anglais et donc son adversaire qui est deux rangs à sa droite à tout entendu : « Ah ! Il m’a donc bien bluff ! », s’est-il exclamé en voyant Vincent nous raconter tout ça. Il va falloir être un poil plus discret et malin à l'avenir en venant te confesser aux petits couvreurs qui viennent prendre des infos.

Anecdotes, statistiques et citations à a con

L’élimination de Chris Ferguson (désormais le méchant numéro du poker) a fait des heureux.

Short-stack officiel du clan français au départ de ce Day 2, Quentin Lecomte a pris la porte durant ce niveau. Sa top paire, top kicker n'aura pas suffit à le maintenir en vie.

Level 7, Greg Raymer porte toujours des tongs-chaussettes

- 13 juillet 2016 - Par Veunstyle72

Blindes 400/800, ante 100

A la guerre comme à la Guerrero

Si vous êtes amateur des Winamax Live Sessions, vous êtes surement tombé sous le charme d’un joueur trop peu connu du grand public, Jimmy Guerrero. Sa spécialité ? Parler, parler, et encore parler, le tout avec un sourire jusqu’aux oreilles. Car une fois qu’il a acquis la confiance et la sympathie de ses adversaires, Jimmy les avale tout cru. C’est typiquement le genre de livetard dangereux dont il faut se méfier. Un Américain moustachu vient d’en faire l’amère expérience.

En deux mains, Jimmy a ainsi réalisé un profit incroyable devant mes yeux. Initialement, je m'étais pointé sa table pour lui demander comment il était passé de 37,000 à 105,000 durant le premier nvieau. Je le trouve en train de jouer son tour de grosse blinde. Son copain moustachu limp depuis la SB, et après que toute la table ait fold, Jimmy lui demande alors :

« Que dois-je faire ? Check ou raise ? »
« Tu veux ce que tu veux. »
« Ok, alors je vais min-raise. »

C'est payé. Le flop 838 tombe sur la table et Jimmy effectue un c-bet à 1 600, la même mise que préflop. Il est payé. La Q à la turn ne provoque pas d'action. Lorsqu’une autre Dame tombe à la rivière, le copain moustachu prend les devant et mise 1,600. Jimmy paie simplement et il se voit alors montrer… 83 pour un splendide full floppé. Jimmy éclate de rire et montre à la table sa main, une paire d’as !

La main suivante arrive, Jimmy tente alors de m’expliquer son départ canon de début de journée… avant de s’asseoir de nouveau sur sa chaise. Son copain moustachu relance à 2400 et Jimmy le 3-bet à 6000. C’est payé. Le flop 972 fait son apparition et Jimmy mise 5500. Il se prend alors une belle relance "poignet" dans les narines, avec plusieurs jetons rouges (valeur = 5000 chacun).

Jimmy se marre dans un premier temps, et continue de discuter avec la moustache folle, qui se marre bien aussi. Puis Jimmy se calme, remet ses écouteurs, et le temps s’arrête. Il réfléchit, peut-être 3 minutes. « Wow, j’ai une vraie décision. J’ai une grosse paire là… » Il tente de renouer le contact avec son nouvel ami, qui s’enfonce de plus en plus dans son siège, au fur et à mesure que les secondes s’écoulent, jusqu’à refuser de continuer la conversation avec le Français. Puis un joueur appelle le time. Le floor arrive et le croupier lui indique que le joueur réfléchit depuis suffisamment de temps. Ça mériterait d’ailleurs une papier spécial ça : sur quoi se base le croupier pour décider si un joueur a réfléchi suffisamment longtemps ou non ? Bref, Jimmy s’énerve un peu et le floor joue la carte de l’indulgence : « Monsieur calmez vous, je n’ai pas lancé de chrono. Prenez votre décision, vous avez encore du temps. » Jimmy analyse encore la situation, et au bout de longues secondes, décide de mettre son adversaire à tapis (pour 75,000 de plus).

Et là… l’Américain ne paye pas instantanément. Ce qui est souvent bon signe. Il va quand même mettre son tapis au milieu de la table avant de retourner une paire de dames. Jimmy montre la paire supérieure, avec KK ! « Pique, pique ! » appelle Jimmy, qui va voir arriver un A puis un 4 sur la table, pour s’emparer de ce pot énorme de 225,000. Le voilà désormais en possession de 280 blindes, avec une table à ses pieds, qui est restée scotché après ce coup.

Bon appétit Jimmy !

Sixcoups remplit son chargeur

L'embellie se poursuit pour le Bordelais Matthieu Lamagnère : nous l'avons retrouvé avant la fin du niveau 7 avec un tapis surgonflé de 270,000, soit 100,000 de plus que lors de notre dernier passage ! "J'ai eu du jeu", confesse Sixcoups. "J'ai set-miné dans un pot 3-bet avec une paire de 6 : le flop vient 10-8-6 et mon adversaire était chaud pour engager 60,000 avec une paire de Rois ! J'ai aussi eu une rencontre avec deux As contre As-Roi." Quand un joueur agressif se met à trouver des belles mains, il n'y a pas de limites au capital qu'il peut accumuler.

Hugo grignote

Hugo Pingray ouvre à 1,800 depuis le cutoff et se fait relancer à 5,000 par le joueur en petite blinde. Pas de quoi effrayer le vainqueur du Monster Stack 2014 qui ajoute 12,500 jetons supplémentaires au milieu. Son adversaire s'écarte alors gentiment, permettant au Français d'atteindre les 45,000 jetons. Pas si mal lorsque l'on sait qu'il a attaqué sa journée avec 24,100 pions. "J'étais monté à 70,000, me glisse alors Hugo, tempérant quelque peu mes ardeurs. J'ai été super actif depuis le début, avec notamment une paire de 8, de 9 et de Valets. Mais juste avant j'ai perdu un gros coup dans un pot 3-bet. Je fais 1,800 au bouton avec deux Rois, la SB - qui est de loin le meilleur joueur de la table me relance à 6,200. Je flat. Derrière il envoie 5,000 sur un flop As-5-2, 12,000 sur le turn 8 et me met à tapis river sur une doublette de l'As." Assez logiquement, Hugo abandonne alors ce pot, avant donc de se refaire un petit peu la cerise.

Fab' saoulé

Arrivé dans la Brasilia Room avec 39,100 jetons devant lui, Fabrice Bettocchi n'aura pas survécu au deuxième niveau de la journée. Croisé dans les couloirs du Rio, notre qualifié Winamax m'a avoué avoir été victime d'un dernier vilain coup. Depuis le hijack, Fab' décide d'ouvrir avec une paire de 5, et se fait 3-bet par le joueur au bouton. "Une énorme serrure, commente le Français. Du coup je le met minimum sur une paire de Valets." Le flop 3-5-7 est idyllique pour Fabrice qui se contente de payer gentiment la mise de son adversaire avant de check/raise à tapis - il avait 35,000 au début du coup - sur le 4 au turn. Il se retrouve alors face une paire d'As qui se transforme en quinte à l'apparition d'un 2 sur la rivière.

Le Main Event de Fabrice s'arrête là, mais il n'a pas pour autant prévu de se la couler douce autour d'une piscine jusqu'à son départ de la Cité du Vice, le 20 juillet. "Je fais faire le déglingo à Vegas !," lâche-t-il. C'est à dire ? "Je vais aller faire un tour sur des stands de tir, et pourquoi pas louer un tank, ça pourrait être sympa." Ah oui, quand même. Mais avant d'en arriver là, l'appel du poker se fait encore sentir. "Il commence maintenant le Little One for One Drop ? Je crois bien que je vais le faire." That's the spirit !

Ce n'est pas le plat que j'avais commandé

Comme tous les joueurs de ce Day 2, Alexandre Amiel a faim. Mais en lieu et place de jetons, les Dieux du Poker lui servent un plat peu appétissant. « Je me suis mangé trois brelans d’As ! » se lamente t-il en fin de niveau 7. Rien que ça.

« Le premier, c’est contre un short-stack, il a 19,000, j’ai 82,000, je défend paire de 2 de petite blinde, flop Roi-Valet-2, c’est sur le turn que l’argent part, il a deux As : As rivière. »

« Après, j’ouvre avec une paire de 7 et je paie un 3-bet en position. Flop As-7-2 avec deux piques. Check/check. Turn : une brique. C’est un petit miracle, là, parce qu’il mise 5,500 et je le sens pas trop. Je paie. Rivière : un 8. Il checke et je checke derrière. Encore un brelan d’As. »

« Puis un autre joueur relance, je flat avec une paire de Dames. Flop As-5-2, tout à pique. Je n’ai pas la Dame de pique, il c-bet, j’abandonne en montrant ma main, il me montre aussi. » Si vous avez suivi, pas besoin de préciser ce qu’a vu Alex…

« C’est une table très, très serrée, heureusement elle va bientôt casser. » C’est chose faite cinq minutes plus tard : le qualifié Winamax est déplacé avec ses 44,000 unités, et atterrit une dizaine de mètres plus loin dans la Braslia Room.

Alexandre en train de Google "C'est quoi la proba de perdre contre trois brelans en deux heures ?"

Overbet

Sur un board final 269K4, Ivan Deyra prend son temps avant d’envoyer une sacoche de 15,000. Le terme « sacoche » est approprié car il n’y a pas plus de 6,000 au milieu. Son adversaire abandonne après quelques secondes de réflexion. « J’ai trouvé mon brelan rivière, il fallait que ma mise n’ait aucun sens ! Il avait l’As de carreau d’ailleurs, il aurait pu tenter de bluffer. » offre t-il en guise d’explication.

Anecdotes, statistiques et citations à a con

100 : en dollars, la somme que remportera le vainqueur du last longer organisé entre les cinq reporters du tournoi WSOP réservé aux médias, dont le coup d'envoi sera donné dans une heure. On est balla, on on ne l'est pas.

On les a perdus récemment : John Monnette, John Eames, Faraz Jaka, et le Français Michel Pomaret, dont le siège est désormais occupé par un joueur inconnu de nos services.

Jérémie Sarda est arrivé à la table de Melanie Weisner, qui reserve toujours son plus beau sourire aux couvreurs Winamax. On en a, de la chance !

Level 7, sans tambour ni trompettes

- 12 juillet 2016 - Par Benjo DiMeo

Blindes 400/800, ante 100

Les échappés de la Pavilion

Neuf tables, mais pas de Français.

Contrairement à ce que nous pensions en début de journée, quelques-uns des survivants du Day 1B ont été placés dans la Pavilion Room pour attaquer leur Jour 2. Car si l'Amazon est grande, elle ne pouvait pas héberger les 1301 joueurs qui ont réussi à empaqueter des jetons dimanche soir. Selon le seat draw communiqué par l'organisation, deux tricolores, Jérémie Sarda et notre notre qualifié Sacha Halphen, avaient pris place à 11 heures dans la plus grande salle de ces WSOP. Après un niveau disputé et bon nombre de joueurs éliminés, ils n'y figuraient déjà plus au moment où votre serviteur y a mis les pieds, les tables ayant cassé à vitesse grand V.

Quelques minutes à peine furent nécessaires pour retrouver la trace de Sacha (photo), à la table 387. « C'est très moyen, me glisse-t-il. J'ai perdu 8 000 jetons d'entrée en payant le tapis d'un short stack avec As-Dame. Il a As-3 et trouve son 3 sur la turn. Du coup je suis retombé à 14 000. Ne reste plus qu'à attendre qu'un spot se présente. Mais j'y crois. »

Tout va pour le mieux en revanche pour Jérémie qui, non content d'être désormais assis à la même table que Melanie Weisner, a réussi à doubler son tapis pour pointer aux alentours des 150 000.

Saout, ça repart

Mal en point après deux premières heures catastrophique, Antoine Saout vient de vivre une spectaculaire remontada en quelques minutes. Le November Nine 2009 est tout d'abord grimpé de 13 000 à 31 000 grâce à une paire de Dames victorieuse à tapis préflop face à deux 9, avant de vivre le coup suivant.

Sur un board K64Q2, le Breton envoie, depuis le bouton, deux salves à 3 700, 5 400 puis son tapis de 27 100 et est payé à chaque fois par le joueur à casquette à sa droite, non sans lui avoir offert un bon gros mal de crâne sur la rivière. Son adversaire finit par retourner un AsK perdant face au KQ du Français, qui retrouve un tapis décent de 80 000 jetons, soit tout juste 100 blindes. On aime mieux ça.

Gaëlle ferme le clapet de Matusow

Gaëlle Baumann est une femme, blonde, et plutôt jolie. Beaucoup trop d’arguments pour exciter Mike Matusow à tenter quelques bluffs de légende contre elle. Sauf que malgré son apparence cliché de 'jolie fille’, Gaëlle n’est surement pas la plus mauvaise de tout le field : « Je l’ai call hauteur as, sur un board K-2-4-2-7. Il a envoyé 3 barrels, 1800, 6200 et 10,500. Quand j’ai call il a dit un truc du genre « What the fuck » et toute la table m’a regardé en faisant « whaaaat ? », ça a bien calmé tout le monde. » Mike Matusow, célèbre pour sa façon de tilter en permanence, tout en étant légèrement agressif dans ces paroles, a cette fois contenu sa colère. « Il a remis ses lunettes et a dit « elle a du voir un tell chez moi » et puis il m’a fait comprendre qu’il voulait me faire fold une paire de Neuf. Je lui ai dit que j’avais également bien compris ça. » Peu de temps après ça, Matusow a sauté de ce tournoi, sur un flip. Alors que pendant ce temps, Gaëlle savoure son déjeuner à table, avec un tapis de 130 000.

L’art et la manière de faire up and down

Joli duo dans la Brasilia Room, puisqu’on retrouve Michel Abécassis et Mathieu Lamagnère côte à côte. ‘Mik22’ est patient pour le moment, puisqu’un peu card dead : « Je stagne, rien de spécial », nous informe le doc, « Il faut faire attention, on ne peut pas s’envoyer en l’air avec 100 ou 50 blindes au Day 2 du Main Event. » Vous la sentez un peu cette expérience ? « La structure est magique, tellement agréable. Le plus important est d’éviter les spots délicats. »

Il faut croire que les deux Français n’ont pas vraiment la même stratégie, puisque Mathieu Lamagnère a véritablement swingué depuis que ce Day 2 a débuté : Parti avec 140 00 en début de journée, il est tombé à 105 000 après avoir tenté un 5-bet light, et puis à la force du poignet, il a gentiment remonté un tapis conséquent, pour grimper à 171,000. « Ils commencent à me regarder jouer maintenant. » Et alors, c’est qui le patron ?

Nuts contre presque nuts

Sonny Franco vient d’être déplacé. Bien le signe que les tables se cassent assez vite finalement. Et il n’est plus aussi frais qu’au début. « J’ai perdu un pot de 60 000. J’avais KT sur KJ9 contre QT ! » Sonny attend toujours un trèfle pour compléter ce magnifique tirage. En attendant, il lui reste 57 000, ce qui représente tout de même 71 blindes.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

C'est une tradition dans nos colonnes : comparer la taille du clan Français au départ du Day 2 avec celle des éditions récentes du Main Event. L'exercice nous permet d'avoir une petite idée de la participation Tricolore sur le plus gros tournoi du monde car, rappelons-le, le listing de l'ensemble des participants n'est jamais rendu public par les organisateurs. Cette année, si l'on ajoute aux 85 survivants Français les 17 joueurs dont nous avons recensé l'élimination lors des trois Day 1, et en factorisant une petite dizaine de joueurs passés au travers de nos filets lors du premier tour, on peut estimer le clan Français du Main Event à 110 joueurs, soit une légère augmentation par rapport à 2015, qui avait vu environ 100 Français s'inscrire.

On constatera aussi une augmentation du nombre de Français au Day 2 par rapport à 2015, mais selon nous, elle est principalement à mettre au compte de l'amélioration de la structure : avec 50,000 jetons de départ contre 30,000 les années précédentes, le nombre de joueurs franchissant le premier tour allait forcément augmenter cette année.

D'autres trucs à garder en tête en consultant ces chiffres :

En 2008, le tapis de départ était de 20,000 : le rythme d’éliminations le premier jour était donc plus élevé.
En 2009, le tapis de départ a été gonflé à 30,000 (et est resté le même depuis), mais quatre niveaux seulement étaient joués lors du Day 1.
En 2010, quatre niveaux et demie ont été joués le premier jour.
Entre 2011 et 2015, la structure est restée inchangée : cinq niveaux le premier jour (et toujours 30,000 jetons au départ), donnant deux heures de plus aux joueurs pour sauter par rapport à 2009.

Même si la bulle est encore loin, voici un petit rappel des performances Françaises des éditions précédentes. On se rappelle avec effroi que la période de pré-bulle avait été catastrophique pour les Français en 2015, résultant en le taux d'ITM le plus mauvais depuis 2008.


ERRATUM

Dans notre article d'introduction, nous jouions les Madame Irma en prédisant que 66% des 2497 joueurs des Day 2A et 2B allaient être éliminé au cours de la journée. Il s'avère que nous avions oublié une variable dans notre calcul. Du coup, on se permet de recalibrer la prévision, en abaissant le pourcentage à 59%. En chiffres concrets, cela donne 756 survivants combinés pour les Day 2A et 2B.

On les a perdus durant les niveaux 6 et 7 : Terrence Chance, Justin Schwartz (le type que tout le monde a detesté lors de l'édition 2015), Mike Matusow, Phil Galfond, Mike Watson, et Dave Swanson, alias le mec en charge de All American Dave, le food truck préféré des high-rollers.