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1301 joueurs franchissent le Day 1B

- 11 juillet 2016 - Par Flegmatic

Top 10

1. Andrey Zaichenko (Russie) : 292 700
2. Kenny Hallaert (Belgique) 269 400
3. Kevin Powell  (USA) 219 800
4. Chang Luo (USA) 203 800
5. Eric Afriat (Canada) 200 500
6. Thi Nguyen (France) 200 000
7. Keith Lehr (Pays-Bas) 197 900
8. Ronnie Pease (USA) 197 000
9. Zu Zhou (USA) 191 200
10. Kyle Knecht (USA) 189 700

11 Français

6. Thi Nguyen (France) 200 000
227. Bertrand 'ElkY' Grospellier 102 300
279. Sébastian Guernevé 94 400 (Qualifié Winamax)
355. Guy Pariente 87 000
448. Jeremie Sarda 77 100
612. Michel Akrich 62 800
883. Michel Pomaret 43 700
987. Jimmy Guerrero 37 000
1024. Antoine Saout 34 000
1128. Sacha Halphen 24 800 (Qualifié Winamax)
1193. Harry Touil 19 400

Le reste du field (sélection)

32. Johnny Chan (USA) 160 800
36. David Vamplew (UK) 158 400
47. Justin Schwartz (USA) 151 100
60. Justin Bonomo (USA) 145 300
82. Vanessa Selbst (USA) 133 900
86. Anthony Zinno (USA) 131 700
87. Eli Elezra (USA) 131 500
143. Greg Raymer (USA) 116 700
156. Fabian Quoss (Allemagne) 113 400
158. David Peters (USA) 112 400
200. Govert Metaal (Pays-Bas) 106 700
215. Marc-Andre Ladouceur (Canada) 103 700
224. Maria Ho (USA) 102 400
248. Antonio Esfandiari (USA) 99 000
268. Dominik Nitsche (Allemagne) 96 200
310. Alexander Ivarsson (Suède) 91 100
326. Howard Lederer (USA) 89 700
337. Chad Holloway (USA) 89 000
417. Chris Ferguson (USA) 80 300
433. Dietrich Fast (USA) 78 700
440. John Monnette (USA) 78 000
492. Mike Gorodinsky (USA) 73 000
604. Stephen Chidwick (UK) 63 300
641. Fatima Moreira de Melo (Pays-Bas) 60 000
715. Max Pescatori (Italie) 55 100
769. Tom McEvoy (USA) 52 100
848. Jason Somerville (USA) 45 600
868. Ismael Bojang (Autriche) 44 500
924. Bart Lybaert (Belgique) 41 000
1257. Barny Boatman (UK) 12 900

1301 survivants sur 1733 entrants
Blindes au départ du Day 2 : 300/600, ante 100

Les Français avaient la tête ailleurs

- 11 juillet 2016 - Par Veunstyle72

Fin du Day 1B
Alors que les Bleus chutent face au Portugal, peu de tricolores au départ du Main Event, et encore moins à l’arrivée
Mais l'héroïne des Winamax Live Sessions Thi Nguyen multiplie son tapis par quatre

Le Main Event est une vieille machine, du genre de celles qui mettent du temps à démarrer. Après un Day 1A aux proportions modestes (moins de 800 participants, une taille parfaite pour reprendre ses marques dans ce tournoi unique au monde, dans lequel on ne se plonge qu’une seule fois par an), la seconde journée de départ du tournoi a vu le field de candidats à la gloire éternelle gonfler de manière significative, avec 1733 nouveaux participants.

Etant donné que les chiffres des Day 1A et 1B sont quasiment identiques à ceux de l’édition 2015 du Main Event, on peut prédire sans trop de risques de se tromper que le Day 1C sera massif, avec plus de 3500 joueurs envahissant les couloirs du centre de convention du casino Rio, et remplissant à ras bord les trois salles de poker qui constituent la machine des World Series of Poker. Avant cela, retour sur une journée qui, pour les Français, fut très calme pour ce qui est du poker.

Pour la majorité des Français de Vegas, le poker est passé au second plan aujourd'hui

C’était écrit : avec la finale de l’Euro entre la France et le Portugal programmée en même temps que le coup d’envoi du Day 1B, la majorité des Tricolores avaient forcément d’autres projets que de jouer au poker en ce dimanche. De fait, nous avons tout de même croisé 16 Français dans les salles Amazon et Brasilia. Si certains, comme Benjamin Pollak, sont arrivés bien après la fin du match, d’autres, comme Jimmy Guerrero, ElkY ou Antoine Saout, étaient prêts à en découdre dès le coup d'envoi, alors que les Bleus n’avaient pas encore foulé la pelouse du Stade de France. On retiendra, pour l'anecdote, que quelques heures après l'immense déception provoquée par la victoire à l'arraché du Portugal, quelques uns de nos joueurs se seront consolés en remportant un tournoi de foot rassemblant quelques uns des meilleurs joueurs de poker du monde.

La tactique ultra late-reg de Pollak (il a pris son ticket une minute avant la fin des inscriptions, après la pause-dîner) n’a guère fonctionné : le Parisien a pris un bad beat peu après s’être assis, et a perdu peu après le peu de jetons qu’il lui restait. Pollak fut précédé vers la sortie par Paul-François Tesdeschi, probablement le premier éliminé Français du Day 1B, après cinq heures de jeu environ. Plus tard, le qualifié Winamax Julien Martini allait subir le même sort, de même que Bruno Fitoussi, au terme d’une journée à ranger dans la catégorie « sans ». Tombé à 16 000 jetons durant la dernière heure, Arnaud Esquevin n’avait de son côté aucune envie de revenir au Day 2 avec un petit tapis. Sur la toute dernière main de la journée, le runner-up de l’EPT Deauville 2009 a envoyé son tapis in the dark avec Valet-5 et a été payé par Roi-Dame. Un 5 est arrivé sur le flop mais une Dame a suivi sur le turn, mettant fin à ses WSOP.

Dans cette journée bien morose pour le clan Français, la lumière est venue de Thi Nguyen. Celle qui fut l’une des grandes animatrices des Winamax Live Sessions a déroulé un poker classieux toute la journée, comme elle sait si bien le faire, et s’est même offert le luxe de terminer avec très gros tapis malgré un pot perdu à 80,000 avec brelan contre deux paires (qui se sont transformées en full supérieur sur la rivière). Très contente malgré tout, elle abordera le Day 2 avec 325 blindes ! Elle termine 6e plus gros tapis du jour. Son voisin de table Sébastien Guernevé a également vécu une journée plutôt réussie, puisqu’il a emballé 92,400 jetons. Qualifié pour 750€ sur le satellite du dimanche soir sur Winamax.fr, Sébastien ne possédait que 30,000 à la pause diner, avant de connaître une fin de soirée plaisante.

Guy Pariente peut-être fier de lui, car malgré une table difficile sur le papier, il a réussi à tirer son épingle du jeu, pour finir avec 87 000. Le Boss de Onpok reviendra avec 145 blindes mardi matin.

Voici les relevés des compteurs Français, effectués par nos soins en fin de journée :

Thi Nguyen 200 000
ElkY 106 500
Sebastien Guernevé (qualifié Winamax) 92 400
Guy Pariente 87 000
Jérémie Sarda 77,000
Gregory Benac 59 700
Michel Pomaret 43 700
Jimmy Guerrero 37 000
Antoine Saout 34 000
Sacha Halphen (qualifié Winamax) 24 800
Harry Touil 19 700

———————-
Paul-François Tedeschi OUT
Julien Martini (qualifié Winamax) OUT
Bruno Fitoussi OUT
Arnaud Esquevin OUT
Benjamin Pollak OUT

Le constat est clair : très peu de nos Français ont réussi à augmenter leur capital de départ de 50,000 au cours de ce Day 1B, la plupart terminant en dessous de leur cave initiale. Ce qui ne constitue pas à proprement parler un mauvais augure pour la suite : les blindes au départ du Day 2 seront fixées à 300/600, soit un matelas confortable pour la plupart des survivants Tricolores.

Un bilan chiffré complet du Day 1B sera publié peu avant le coup d’envoi du Day 1C, programmé lundi à 11 heures (20 heuires en France). Parmi les têtes de série possédant un gros tapis, citons le Belge Kenny Hallaert, Brandon Adams, David Vamplew
Keith Lehr, Justing Bonomo ou encore Anthony Zinno.

A très bientôt pour le Day 1C, avec la quasi-totalité du Team Winamax, les gagnants du KING5, et des dizaines d'autres Français !

Tableau de bord
1250 joueurs environ passent le Day 1B (sur 1733 au départ)
Tapis moyen : 69 000
Blindes au départ du Day 2 : 300/600 ante 100

Marc Andre Ladouceur, 13e en 2012, nous expliquait qu'il avait à l'époque terminé le Day 1 avec le tapis de départ. Aujourd'hui il a emballé aux alentours de 100,000 jetons. Oui, cette statistique sert juste à donner du beaume au coeur à tous ceux qui se pensent shortstack alors qu'ils n'ont que 50 000 en fin de journée.

Andrey Zaichenko a déjà réalisé 5 ITM dont 1 victoire sur un tournoi de Deuce-to-Seven à 1 500$. Et aujourd'hui, il a monté un énorme tapis le placant chipleader du Day 1B: 292,700 jetons !

David Vamplew s'est régalé sur sa table, en étant agressif tout du long. Résultat, il termine dans les hauteurs du classement, 36e avec 158,400

Une journée de passée, cela vaut bien une tournée : Plus que six avant la finale !

Level 5, c'est peut-être un peu tôt pour une absinthe

- 11 juillet 2016 - Par Benjo DiMeo

Blindes 250/500, ante 75

Une petite journée

Pendant que certains vivent une journée de folie, multipliant les swings ou les surrelances préflop, d'autres vivent un Jour 1 on ne peut plus tranquille. C'est notamment le cas d'Arnaud Esquevin. Le runner-up de l'EPT Deauville 2009 n'a semble-t-il pas beaucoup eu l'occasion de s'entousiasmer depuis le lancement de son troisième Main Event (une place payée jusque-là en 2011, 687e pour 19 359$). Pour preuve, ce coup joué de manière très low variance. Arnaud ouvre à 1 100 en milieu de position, et trouve un payeur en la personne du jouer au bouton. Le Français ajoute 1 500 de plus au milieu sur un flop 789. Plus rien n'est ensuite misé alors que le turn apporte un J et la rivière un 7. Arnaud retourne alors AsT pour une quinte trouvée sur la turn, qui lui permet de remonter au-dessus des 40 000 jetons.

Du côté de l'Amazon Room, c'est un peu le même topo pour Grégory Benac. L'un de ses voisins de table me prévient même au moment d'approcher sa table. "Ne viens pas perdre ton temps ici, il ne se passe rien." C'est ce qu'on va voir. Après une ouverture à 1 000 du joueur sous les fusils, le Français défend sa grosse blinde avant de payer deux salves à 1 200 et 1 500 sur un board 456J. La rivière amène un 6, qui incite Grégory à envoyer 2 500 au milieu. C'est payé par son adversaire - qui avouera plus tard avoir As-Valet en main - qui ne peut retourner mieux que la paire de Dames du Frenchie. Ce dernier en profite pour faire grimper son tapis à 62 000 jetons.

Après sa victoire sur le Poker Players Championship à 50 000 dollars, Brian Rast (au premier plan à gauche), fait partie des favoris de ce Main Event. Mais avec seulement 12 000 jetons devant lui au moment de passer à sa table, l'Américain devra batailler ne serait-ce que pour franchir ce Day 1.

Ancienne gloire

Sur un flop A43 résolument monocolore, Sébastien Guernevé est premier de parole et checke. Au bouton, celui que les anciens auront reconnu comme Tom McEvoy, le vainqueur du Main Event 1983 (un demi-million pour la première place à l'époque), check aussi.

Le turn est un T et le qualifié Winamax prend l’initiative avec une mise de 5000. Le vieux champion qui lui fait face n’attend même pas une seconde avant de balancer trois jetons oranges de 5000. Une démonstration de force qui n’impressionne pas Seb (je me demande s’il a reconnu McEvoy, mais comme Seb, l'Américain s'était qualifié via un satellite lorsqu'il a disputé, et gagné le Main Event) : c’est payé.

La rivière est une brique qui ne change rien au board. Sébastien pousse 25,000 dans la direction de McEvoy. Ce dernier abandonne, songeant sans doute qu’il y a 33 ans, il ne fallait pas battre plus de cent joueurs pour remporter le plus gros tournoi de poker du monde, et sachant pertinemment que cela bien longtemps qu'il ne peut guère espérer mieux dans ce gigantesque tournoi qu'une modeste place payée.

Level 4, jamais il ne faut arrêter de se battre

- 11 juillet 2016 - Par Flegmatic

Blindes 200/400, ante 50

Sarda, ça roule

Logée dans un coin de la Brasilia Room, la table de Jérémie Sarda constitue une petite anomalie au milieu d’un field résolument sérieux et appliqué où les échanges entre joueurs restent relativement rares. « On s’est tous avoués qu’on est de gros joueurs qui vivent du poker, m’explique le Français. Du coup c’est vrai qu’on discute pas mal, il y a une bonne ambiance. Tu ne viens pas franchement au Main Event pour ça, mais c’est agréable. » Et des histoires, celui qui a vécu cinq mois au Costa Rica, un mois en Colombie et trois mois au Mexique en a à revendre. Il suffit de l’entendre discuter avec son voisin du siège 9 des différences entre les filles d’Argentine et du Brésil pour s’en rendre compte. « Il y a deux ans, je suis resté ici pour tous les WSOP, ajoute Jérémie. J’ai joué 19 tournois, mais concrètement, au bout de trois semaines, j’ai explosé. Du coup cette année, je me suis vraiment concentré sur le Main. » Une stratégie qui semble pour l’instant porter ses fruits, malgré un tapis de 55 000 qui a donc peu évolué par rapport à son arrivée à table en cours de journée.

Le verre à moitié plein

Sacha Halphen n’est pas au top de sa forme : « C’est l’enfer. Je suis en plein désert de cartes. Ça fait deux heures que je n’ai pas vu un as… Ah si, j’ai eu les as ! Un joueur relance à 1 000, payé 3 fois, je fais 3 000 et tout le monde a passé. Mais je n’ai pas de mains intéressantes, je ne peux pas défendre mes blindes, c’est dur là » Courage Sacha, avec 33 000, il peut se passer pleins de belles choses encore.

A contrario, Sebastien Guernevé va beaucoup mieux : « Je viens de doubler il y a peu de temps. » Sébastien m’explique alors qu’après être tombé à 30,000, il a ouvert KQ et s’est fait call une fois. Il a trouvé un flop idéal, avec un roi et deux trèfles. « Je c-bet, il call, turn je touche le trèfle et là c’est lui qui mise. Je me contente de payer. » Et sur une rivière assez anodine, il décide de faire tapis. Son adversaire va réfléchir deux bonnes minutes, sans réussir à trouver le bouton fold avec deux rois en main pour brelan ! « Du coup, je suis beaucoup mieux avec 68 000 maintenant. » 

Sa voisine Thi Nguyen va en revanche un peu moins bien. On l’a compté à 110 000. « Oui mais je viens de faire doubler un joueur là. J’avais une paire plus un tirage quinte, et lui avait une paire aussi, mais un tirage couleur supérieur au mien. Ça m’a couté 20 000 ». Une fois de plus, Thi Nguyen monte des jetons, désormais il faut réussir à les garder et les faire fructifier.

Bad beat de dernière minute

Il y a une heure de cela, Benjamin Pollak nous parlait de son aisance à buy in un tournoi de cette envergure. Qu’en est-il maintenant ? « Mon voisin de droite vient de chatter un énorme pot contre moi. » Aie, le voici désormais à …12 000. Ce même voisin était en tilt contre un autre joueur et a décidé de disputer un coup 4-bet préflop avec Roi-Huit… pour trouver un flop K-8-2. « J’ai fait 1 000, il m’a raise à 2 600, je lui ai mis 6 500 et il  a call. Je savais qu’il était en pampa. Deux paires au flop, elle est sympa sa vie, non ? », ironisait Ben Pollak. Le joueur a misé 3 500 au flop, puis sur une doublette du roi à la turn, les deux joueurs ont check. La rivière est un 9, son adversaire mise 11 500 et Ben Pollak a call. « Je ne comprenais rien à sa façon de jouer la main ». Sauf que cette fois, avec full house contre lui, Ben Pollak a laissé filer une bonne partie de son tapis. « On peut re-entry ? » Non, ça ne va pas être possible monsieur.

Fitoussi, ça sent le roussi

« Tu vois, tout l’été, c’était comme ça ». Bruno Fitoussi vient de faire tapis et personne n’a payé. Avec 6 000 devant lui, l’ancienne grande figure de l’Aviation Club de France n’est pas super favori pour gagner ce tournoi. Certes la structure est belle et tout est encore possible, mais Bruno a de l’expérience et connaît ce genre de moment. « C’est pas grave, il y a bien plus grave tu sais. » 

C’est la tuile

Continuons avec les mauvaises nouvelles. Harry Touil a chuté à 18 000. « Alors que j’avais 70 000 il n’y a pas si longtemps. » Il a perdu un énorme pot avec 76 sur un board 77594, son adversaire ayant rentré une flush avec KQ. « Et derrière, je perds avec une paire de Valets contre 10-9. 10 au flop, 10 à la river, pour offrir brelan à son opposant. C’est dommage parce que la structure de ce tournoi est incroyable, avec 50 000 jetons au départ. »

L’équipe de France a gagné !

Stoppez les rotatives, on est bel et bien champions

C’est un fait : les fans de football Français ne garderont pas un souvenir joyeux de ce dimanche 11 juillet… A l'exception d'une poignée de joueurs de poker, qui se sont brillamment consolé de la défaite de la France face au Portugal en finale de l’Euro, en allant jusqu’au bout dans la Coupe du Monde de Vegas organisée par le pro Américain Timothy Adams, opposant 16 équipes composées de joueurs du monde entier : Daniel Negreanu et Greg Mueller chez les Canadiens, George Danzer chez les Allemands, Anton Wigg chez les Suédois... La formation Française était composée pour majorité de joueurs que vous connaissez bien, dont notre Top Shark Florian Decamps, passé par le haut niveau en France et aux USA, et Guillaume Diaz.

Après avoir terminé premiers de leur groupe (devant la Norvège, l’Espagne et l’Uruguay), nos joueurs ont remporté leur quart de finale, puis battu l’une des deux formations Américaines en demi-finales. Le dernier match les a opposés aux Norvégiens, dont ils se sont défait 8 buts à 3 pour soulever le titre de champions de la World Cup of Vegas, après avoir échoué en demi-finales en 2014 et 2015.

Bravo les Bleus de Vegas !

L’équipe de France de Vegas, de gauche à droite, en haut : Florian Decamps, Alexandre Réard, Guillaume Diaz, Nicolas Cardyn, David Susigan, inconnu
En bas : François Pirault (qualifié Winamax), Ivan Deyra (qualifié Winamax), Quentin Lecomte, Jean-Marie Peyron, Adrien Allain

Statistiques, anecdotes et citations à la con

6 : en dollars, le prix d'un kilogramme de tomates au Costa Rica, selon notre guide touristique maison Jérémie Sarda. Parce qu'on ne sait jamais, ça peut servir.
2 : le nombre de joueurs sirotant déjà une bière dans la Brasilia Room. 
16 : Le prix en dollars de la salade que Polly Morrison vient de s'offrir à la Poker Kitchen. 

Ils n’iront pas au Day 2 :

Brian Hastings
TJ Cloutier
Mohsin Charania
Jean-Robert Bellande
Carter Gill
Joe Serock
John Gale
John Hennigan

Level 4, où en sont les stacks ?

- 11 juillet 2016 - Par Veunstyle72

Blindes 200/400, ante 50

Inscription de dernière minute

Les inscriptions sont terminées pour ce Day 1B : 1 733 joueurs participent à cette journée du Main Event (contre 1 716 en 2015). Si jamais vous aviez envie de prendre place dans le tournoi de l'année aujourd'hui, il fallait le faire avant la reprise post-dîner, et donc l'entame du niveau 4. C'est exactement ce qu'à fait Benjamin Pollak« Je n’ai aucun problème à m’inscrire maintenant, qu’on ne me fasse pas croire qu’il n’y a plus de fishs à cette heure-ci ! » se justifiait-il. « On part encore avec 125 blindes, c’est faisable. Des fishs, il y en aura encore ce soir et au Day 2. Et puis de toute façon, il y avait le match de foot ce midi. » Ben Pollak a choisi comme de nombreux tricolores de faire l'impasse sur ce début de journée à cause de la finale de l'Euro : « Tout ça pour ça en plus… si seulement Gignac avait pu mettre son tir à la 92e... ». On refait le match aujourd'hui dans toutes les salles du Rio. La déception est grande pour tout le monde. Il y a même une Américaine qui est venu nous trouver un peu plus tôt à la tribune de presse pour nous dire à quelle point elle était dégouté : « Pathétique ce match », a-t-elle conclu. Je pense qu’elle a tout dit.


Reculer pour mieux sauter

J’arrive dans la Brasilia au moment où ElkY est en train de check/raiser de 2,000 à 6,200 sur un turn A769. C’est connu, ElkY aime autant check/raiser avec une main faite qu’avec un tirage. Son adversaire semble penser que la seconde option est la bonne : il paie la relance. Le K qui tombe en guise de rivière complète l’un de ces tirages possibles, mais l’adversaire d’ElkY ne croit toujours pas le joueur : il paie 9,200. Il a raison : ElkY n’a pas de couleur. Mais attendez : il a tort, car ElkY retourne 85 pour une quinte trouvée sur le turn.
 

Tout va bien pour le Team Onpok

Après Jimmy Guerrero et Thi N'Guyen, un troisième membre du Team Onpok a rejoint le Day 1B de ce Main Event. Et non des moindres puisqu'il s'agit tout simplement de celui qui est à l'origine de la création de cette équipe, leur Boss à eux, Guy Pariente (photo). Arrivé une trentaine de minutes avant le dinner break, "après le match de la France," (un match ? Quel match ?) celui qui est avant tout un homme d'affaire accompli est déjà positif d'une petite dizaine de milliers de jetons, et pointe donc aux alentours des 60 000. Une petite hand history pour la route ? Avec As4 en main, Guy trouve un flop de rêve J7K, et se contente de payer la première salve à 800 du joueur en grosse blinde, puis la seconde à 2 000 sur le 2 au turn. Le Français ajoute ensuite 5 500 jetons au milieu après un check adverse sur le J sans trouver preneur.

Du côté de ses poulains, c'est encore mieux puisque le couple Jimmy/Thi pointe respectivement à 80 000 et 125 000. Comme souvent au moment de demander à cette dernière comme elle a réussi à monter autant de jetons, la réponse est un tantinet décevante : "Rien de spécial, lâche-t-elle avec son grand sourire habituel. Ah si j'ai éliminé un joueur qui avait 6 000 avec As-Valet. Il avait une paire de Rois mais je trouve un As dès le flop." Ne vous y trompez pas, la raison de ce tapis deux fois et demi supérieur au stack de départ est toute trouvée : Thi marche sur la table !

Martini titube

Recensé à 54 000 au retour de la pause dîner, Julien Martini avait perdu quelques plumes une poignée de minutes plus tard. "Je suis tombé à 21 000, souffle-t-il. Après une ouverture à 800, trois joueurs paient. Je découvre deux As de grosse blinde et 3-bet à 4 800. Un des joueurs qui avait payé décide alors de shove pour 30 000 avec une paire de 7. Je paie et un 7 arrive sur le flop. En plus deux mecs à table avouent qu'il ont chacun jeté un As. Il ne m'ont même pas laissé rêver !"


Pomaret rigolait

A la table voisine d’ElkY, un Français de plus à ajouter à notre « watch list » : Michel Pomaret. Cet habitué de Vegas installé sur l'île Maurice a réalisé trois ITM cet été, mais hors du Rio : il cherche sur le Main Event sa première place payée des WSOP 2016. Je l’ai vu checker sa blinde dans un pot non relancé, puis payer un donk-bet (700) de la SB sur le flop 943. Sur le turn 9, son voisin checke, permettant à Pomaret de gagner le pot avec une mise de 1000. Petite mise, petit pot, petit bonheur, pourvu que ça dure !

Statistiques, anecdotes et citations à la con

Les chiffres officiels de la participation au Day 1B sont connus : 1733 joueurs ont pris part à cette seconde fournée de départ. Si l'on ausculte les chiffres des quatre dernières années, pas besoin d'être devin pour conclure que la tendance stagnante de la participation au Main Event va se poursuivre....

Voici un relevé de tapis Français, effectué durant le niveau 4 (200/400 ante 50)...

Thi Nguyen 125,000 
Jimmy Guerrero 80,000
Bertrand 'ElkY' Grospellier 79 200
Guy Pariente 60,000
Michel Pomaret 51,000
Benjamin Pollak 50,000
Arnaud Esquevin 46,000
Jeremie Sarda 45,000
Sacha Halphen (Qualifié Winamax) 39,000
Antoine Saout 38,000
Sebastien Guernevé (Qualifié Winamax) 32 500
Gregory Benac 30,000
Harry Touil 30,000
Bruno Fitoussi 21,000
Julien Martini (Qualifié Winamax) 21 000
Paul-François Tedeschi OUT


2 : Le nombre de joueurs qui roupillaient avant le dinner break.

On se tue à vous le dire : rien ne vaut le In-N-Out burger ! En plus, c'est à deux pas du Rio.

Benjo qui sort de chez In'n'Out

Level 3, le dinner break c'est par là

- 11 juillet 2016 - Par Veunstyle72

Blindes 150/300, ante 25

Oh la boulette

Comment un joueur faisant face à un pro médiatique, vu et revu à la télé lors des retransmissions des WSOP sur ESPN, peut-il être amené à perdre ses moyens et à déjouer ? C’est la question (plus ou moins réthorique) que je me suis posé face à cette main où intervient un des joueurs les plus médiatisés de la planète poker à l’époque du boom post-Moneymaker : Greg Raymer.

Le Champion du Monde 2004 a depuis longtemps laissé tomber les lunettes de soleil modèle « lézard » pour des verres réfléchissants guère moins kitsch, mais continue d'utiliser de vieilles pierres en guise de protège-cartes.

Et il continue de se montrer agressif dans sa stratégie. Le voilà qui 3-bet à 3000 depuis le cut-off après l’ouverture de son voisin de droite.

La parole arrive à la petite blinde, source de mon interrogation. Ce joueur 4-bet à 8,150, faisant gonfler le pot à une taille très respectable si l’on considère que les blindes sont encore à 150/300, ante 25.

Après un abandon rapide du premier relanceur, la parole revient à Raymer, qui va rester complètement immobile une bonne minute avant de réagir. Une réaction forte : un 5-bet pour 17,000. Ce qui représente tout de même un tiers du départ de départ, après seulement cinq heures de jeu d’un tournoi qui en totalisera probablement plus de 80.

La petite blinde décide de compléter les 17,000, se laissant avec à peine 20,000 de tapis. Quoi qu’il arrive ensuite, nous avons affaire à un gros pot, et des jetons supplémentaires vont être ajoutés au milieu après un flop Q86 checké par les deux joueurs.

Le turn est un 9, et la petite blinde décide de miser 12,000. Greg Raymer relance d’une poignée de jetons. Son adversaire a passé le point de non-retour : il rajoute les quelques jetons manquants, se retrouvant à tapis, et en danger d’élimination.

Il retourne… une paire de 10 noire !

Greg Raymer est logiquement devant avec deux jolis AA, et reste en tête après une rivière sans importance. Son adversaire, lui, vient de cramer plus de 100 blindes, et ses espoirs dans le Main Event, après une main où aucun tour d’enchères n’a été joué correctement. La peur du pro ? Si j'ai bien appris quelque chose durant mes onze étés passés aux WSOP, c'est que lorsqu'un pro joue une grosse main, il a généralement un gros jeu.

Deux Français dans le dur

C’est un début de Main Event compliqué que vit pour l’instant Antoine Saout. « Je ne gagne pas un coup, » nous a récemment confié le Français. Le dernier en date ? Une main perdue face à un adversaire qui avait trouvé un full sur la rivière avec une paire de 7. Ce dernier a relancé en value à 8 200 une mise d’Antoine sur la dernière street, faisant du même coup tomber le Breton à 23 000.

Même son de cloche du côté de Sacha Halphen. « C’est très compliqué, je n’ai aucun spot, se lamente le qualifié Winamax. J’étais monté à 65 000 avec un brelan d’As contre un brelan de 9, et depuis, c’est le désert. J’ai notamment jeté deux Rois sur un board avec quatre carreaux et des tirages dans tous les sens. Du coup je suis tombé à environ 30 000 mais bon, il faut être patient. » De bien sages paroles.

Chidwick, c'est chic

Stephen Chidwick se porte à merveille, merci pour lui. Le Britannique, onze fois finaliste sur un Event WSOP – en comptant les WSOP-Europe – vient de franchir la barre des 70 000 jetons. Je l’ai notamment vu remporter un pot conséquent en envoyant respectivement 6 000, 12 000 et son tapis d'environ 25 000 sur un board 54T25. Son adversaire a payé les deux premières streets avant d'abandonner river. Voilà l'ami Stephen parfaitement lancé.

Statistiques, anecdotes et citations à la con

 14 : En dollars, le prix d'un paquet d'un cigarettes à l'entrée du Rio. De quoi nous donner envie d'arrêter.
 0 : Le nombre de fois que le mec qui a écrit la phrase du dessus a arrêté. 
 

La réaction de Benjo quand il voit des amateurs s'envoyer en l'air contre des pros

PAUSE DINER JUSQUE 19h32 (4h32 EN FRANCE)

Level 3, où un premier Français nous quitta

- 11 juillet 2016 - Par Flegmatic

Blindes 150/300, ante 25

Tedeschi, c'est fini

Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour Paul-François Tedeschi sur les WSOP. Dernier Français du Main Event l'an passé, qu'il avait bouclé en 161e position pour un gain de 46 890 euros, le Corse est, selon notre confrère Fabien de Onpok, le premier tricolore à prendre la porte de sortie aujourd'hui. Pour ne rien vous cacher, le jeune Français (relégué dans la Brasilia Room) avait échappé à nos radars et serait sorti sur la main que voici.

Après une ouverture à 800 d'un joueur en début de parole, payée une fois, "PFT" place un squeeze depuis le cutoff avec Roi-Dix, dont seul le deuxième joueur s'acquitte. Le flop Roi-10-8 est idéal pour Paulo. Aussi n'est-il que trop heureux de voir son adversaire prendre les devants avec un donk-bet pour l'intégralité de son tapis, surtout quand celui-ci ne peut retourner mieux que Roi-Dame. Malheureusement, le turn Valet et la rivière As réduiront à néant les espoirs de notre Frenchie, qui n'aura donc pas franchement eu le temps de vibrer aujourd'hui.

Un troisième qualifié nous rejoint

Impossible de ne pas remarquer Julien Martini aux tables de ce Main Event. Appliquant à la lettre les sages mots du Génie Davidi Kitai, voulant qu'un tournoi ne débute véritablement qu'avec l'apparition des antes, celui qui a gagné sa place via l'un de nos satellites à 750 euros arbore l'un de nos seyants hoodies rouge vif du plus bel effet. "Je n'ai pour l'instant jamais fait ITM en deux participations, précise Julien. J'ai donc deux ans à récupérer cette année."

Celui que vous avez pu croiser sur les tables online de Winamax sous le pseudo 'Lydie des L5' a débarqué à la gauche de Keith Lehr, estampillé sosie de merde de Charles Frémont dans Plus Belle la Vie - les connaisseurs apprécieront - mais qui est aussi et surtout l'heureux détenteur de deux bracelets, dont un glané l'an dernier sur le Heads-up Championship à 10 000 dollars. "C'est un habitué de la Bobby's Room, me glisse Julien. Je l'ai vu plusieurs fois là-bas. Et il vient de nous raconter à l'instant comment il s'est fait éliminer du One Drop hier." Et sinon, ce début de tournoi ? "J'ai go broke avec hauteur 7 sur ma première. Pour l'image. Maintenant le plan c'est de ne jouer que les nuts."

Du bleu, du blanc, du rouge

Plus la journée avance, plus on découvre de nouvelles têtes Françaises. Lors du dernier rapport, on a observé que Arnaud Esquevin, Gregory Benac et Jeremie Sarda (photo ci-dessus) participent également à cette journée. Ça porte le nombre de tricolores repérés par notre radar à 13 aujourd'hui (liste complète plus bas).  Rien de plus à signaler, le discours est le même chez tout le monde en général à cette heure-ci : « Ce n’est que le début... »

Arnaud Esquevin

Gregory Benac

Une finale de rêve

Parallèlement, le Thunderdome ESPN accueille la table finale du High Roller for One Drop à 111 111 dollars, où l'on retrouve un casting neuf étoiles. Jugez plutôt.

Siège 1 : Scott Seiver 6 070 000 (30 BB)
Siège 2 : Dan Smith 22 400 000 (112 BB)
Siège 3 : Nick Petrangelo 5 850 000 (29 BB)
Siège 4 : Fedor Holz 10 930 000 (55 BB)
Siège 5 : Niall Farrell 4 040 000 (20 BB)
Siège 6 : Brian Green 15 260 000 (76 BB)
Siège 7 : Joe McKeehen 7 940 000 (40 BB)
Siège 8 : Jack Salter 11 655 000 (58 BB)
Siège 9 : Koray Aldemir 7 370 000 (37 BB)

Assuré actuellement de 384 425$, le vainqueur repartira avec 4 981 775 dollars.

Une championne surprise

Courtney Kennedy, c’est le nom de celle qui a remporté le Ladies Event, se défaisant notamment de la pro Amanda Baker en Heads up. Cette croupière du Michigan n’est pas une professionnelle du jeu, contrairement à son opposante, ça ne l’a pas empêché de s’adjuger le titre, les presque 150 000 dollars de la gagne et le bracelet WSOP. Ça valait bien une petite interview de Tatjana Pasalic sur un seul talon

Ils sont là aussi

A la base journaliste poker, Chad Holloway passe de plus en plus de temps à jouer. Il a d'ailleurs gagné il y a quelques années l'épreuve WSOP réservée à l'industrie des jeux.

Il y a un an, Sara Hall réalisait la plus belle performance de sa carrière, en terminant 233e. Pourquoi s'intéresse-t-on à elle ? C'est cette jeune femme qui avait brisé les rêves de Guillaume Diaz, en l'éliminant de façon précoce de ce Main Event

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Jusqu’à présent, nous avons repéré 13 Français dans ce Day 1B. En voici la liste :

Julien Martini (qualifié Winamax)
Sébastien Guernevé (Qualifié Winamax)
Sacha Halphen (Qualifié Winamax)

ElkY
Bruno Fitoussi
Jimmy Guerrero
Antoine Saout
Thi Nguyen
Jérémie Sarda
Arnaud Esquevin
Grégory Benac
Harry Touil

———————-
Paul-François Tedeschi OUT

Les  Champions du Monde présents au Day 1B (non-exhaustif)

Tom McEvoy (1983)
Johnny Chan (1987, 1988)
Chris Ferguson (2000)
Robert Varkonyi (2002)
Greg Raymer (2004)

131 : C’est le nombre de tickets pour le Main Event mis en jeu dans le méga satellite à 1100 dollars l’entrée ayant attiré 1317 joueurs. Bigre. Les gagnants rejoindront tout naturellement le Day 1C, qui sera sans surprise le plus important de tous.

1 : Le nombre de croupières MILF en semi-tilt venu se remonter le moral auprès de Benjo. "Votre bureau de presse, on dirait le centre d'appel du Téléthon !"

423 : A en juger par l’odeur, le numéro de table où il faut vous rendre si vous souhaitez pécho un pochon de weed.

Nous n’en sommes qu’au Day 1B, et Benjo perd déjà la boule : le voilà en train de noter des coups fantômes devant des tables désertées. Le risque est grand de le voir sombrer définitivement bien avant la table finale et on ne serait pas surpris de le voir tenter d’interviewer un jeton. Courage, plus que huit jours !

Level 2, il n'y a pas le feu

- 11 juillet 2016 - Par Flegmatic

Blindes 150/300

Jimmy 1, Dominik 0

Un petit nouveau a débarqué à la table de Jimmy Guerrero, et non des moindres : Dominik Nitsche et ses 6,5 millions de gains en tournoi live. "Je crois que je n'ai pas vraiment chatté le seat draw," souffle le finaliste de l'EPT Grand Final, qui était déjà assis à la gauche du November Nine 2015 Pierre Neuville. Sur un Day 1B où nous peinons à reconnaître en moyenne un joueur par table, difficile de le contredire.

Mais plutôt que d'éviter à tout prix l'Allemand, le Français n'a pas hésité à se chauffer avec lui quelques minutes à peine après son arrivée. Je le vois ainsi placer un check/raise à 8 800 sur un board 336J, à la suite d'une mise initiale de 3 300 de Nitsche, qui abandonne rapidement le coup. Pas taquin pour un sou, Jimmy retourne alors 24. Bienvenue à la table Dominik ! L'agitateur numéro 1 des Winamax Live Sessions s'est également montré ravi de la qualification pour le Main Event de Victor "Tapis_Volant" Saumont. "S'il fait November Nine, je promets de le prendre en coaching intensif pendant trois mois, avance Jimmy. Je vais en faire une machine de guerre !"

Fergie est dans la place

Après un programme intensif sur ces WSOP - avec notamment une table finale atteinte sur l'Event #39 - Chris Ferguson ne pouvait décemment pas manquer ce Main Event. Le cowboy le plus détesté de la planète poker n'a pas perdu de temps pour se mettre en action. Je débarque à sa table sur la rivière TK235 et alors que deux jetons orange de 5 000, équivalant peu ou proue à la moitié du pot sont posés devant lui. Son adversaire va alors réfléchir pendant de longues minutes avant de finalement payer, sans pouvoir montrer mieux que le AsK de Ferguson.

Un Français de plus

Nouvelle tête Française dans ce Day 1B, avec la présence d’Harry Touil, spécialement venu pour disputer le tournoi principal de ces Series. « J’ai perdu deux sales coups », confiait-il en grimaçant, « mais bon, ce n’est que le début ». Avec un peu plus de 30 000 devant lui, Harry en encore le temps de voir venir avant de paniquer, il lui reste plus de 100 blindes à l’heure actuelle.

Côté Français d’ailleurs, Thi Nguyen se porte toujours aussi bien, comme souvent. La voici déjà à 70 000. Quand je suis arrivé sur sa table, elle disputait (encore) un coup avec 4 joueurs pour l’accompagner. Sur un tableau TQ649, Thi a misé 3 500 depuis la BB, dans un pot de 5 600, et n’a obtenu aucune résistance. A ses côtés, Sébastien Guernevé semble plus calme et a pourtant déjà perdu 20% de son tapis initial. 

Les stars débarquent

Au compte-gouttes, les stars de ce jeu, celles que vous verrez très probablement dans les épisodes des WSOP, font leur entrée sur le Main Event. C'est le cas d'Eli Elezra, de Brian Hastings ou encore d'Antonio Esfandiari, qui a été éliminé tout à l'heure du One Drop en 13e position.

Eli Elezra

Brian Hastings

Antonio Esfandiari

Statistiques, anecdotes et citations à la con

 2 : le nombre de mouchoirs que vient nous taxer toutes les demi-heures unjoueur à la table 455.
 5 : le nombre de dollars que l’un de nos reporters propose de lui faire payer s’il continue.

Cela donne un tout petit peu faim, mais rien qu'un peu.

Difficile de lire quoi que ce soit sur le visage de ce joueur… Mais je vous rassure, il enlève le masque durant les coups, car les costumes recouvrant l’intégralité du visage sont proscrits depuis 2006, année où le côté festif du Main Event avait atteint son apogée, et où il n'était pas rare de croiser, par exemple, des mecs grimés de la tête aux pieds comme des persos du Muppet Show. Pour info, le personnage représenté ici est Jack Box, mascotte de la chaîne de burgers américaine Jack in the Box.

A 14h, le serveur ne propose pratiquement que de l'eau... attendez de voir vers 22h30 comme la bière coulera à flots.

Level 2, la France méritait mieux

- 10 juillet 2016 - Par Flegmatic

Blindes 150/300

Vous y croyez à cette finale, vous ? Allez, passons... Et espérons que les Français feront oublier cette déception à la table de poker, lors du Main Event.

De Malte à Vegas

Il était la véritable révélation de la deuxième édition de l'EPT Malte en octobre dernier, qu'il a bouclé en neuvième position, après avoir terrorisé la majorité de ses adversaires grâce à un festival de regards glaçants et de surrelances à tout va. Aujourd'hui, Alexander Ivarsson (photo, à gauche) n'est qu'un joueur parmi la multitude de ce Day 1B, mais il pourrait bien marquer les esprits de plus d'un de ses voisins de table s'il adopte les mêmes techniques.

Un qui se souvient forcément du jeu atypique du géant Suédois, c'est Nabil Cardoso (photo). Au casino de Portomaso, l'Espagnol avait pris la porte juste après Ivarsson pour rafler son plus gros gain en carrière jusque là, à savoir 62 570 euros. Il devra s'inspirer de son compatriote Adrien Mateos Diaz, vainqueur d'un bracelet cet été, et toujours en lice sur le One Drop à 111 111 dollars.

De nouveaux visages

Petit à petit, quelques têtes connues commencent à faire leur apparition aux tables du Rio. Petite sélection en quatre temps :

Le pirate Max Pescatori a fait son apparition dans la Brasilia. Il vise sur ce Main Event sa septième place payée de l'été.

Mario Ho est venue apporter une petite touche de glamour dans la zone Gold de l'Amazon Room.

Aperçue sur le High Roller for One Drop, Brigette Lau a choisi le Day 1B pour faire son entrée sur ce Main Event.
 
Bruno Fitoussi a trouvé un copain de cheveux, en la personne de Justin Bonomo. Le premier les porte longs, grisonnants et bouclés. Le second a opté pour un style cheveux courts et rouges. C’était le point Elseve de l’Oreal du Day 1B . 

La magie des satellites

L’Américaine Melanie Weisner vient de s’installer à son tour dans ce magnifique tournoi. Melanie a remporté son ticket hier soir tard, sur un des nombreux satellites organisés au Rio quotidiennement, en compagnie de 27 autres joueurs dont… Victor Saumont, alias « Tapis Volant », notre collègue couvreur et réalisateur du film « Nosebleed ». Il fera son entrée demain à l’occasion du Day 1C.

Côte à côte 

Thi N’Guyen a fait son entrée sur le Main Event au début de ce niveau 2… et a trouvé un compatriote comme voisin de table, le qualifié Winamax Sébastien Guerneve. La féminine Française la plus performante de ces WSOP (85 000$ de gains) n’a pas perdu de temps pour entrer dans la compétition, en disputant un premier pot depuis sa grosse blinde, alors qu’elle n’avait pas encore terminé de s’installer. Son voisin a ouvert à 800, payé par deux joueurs puis complété par Thi. Sur un flop T64, Thi a check, imité par son voisin, et le troisième larron n’a pas eu le temps de tapoter sur la table qu’un papy au siège suivant a déjà posé 2500 sur la table. Doucement monsieur. Thi va payer cette mise, tout comme le troisième joueur qui n’avait pas eu le temps de parler. La turn est un 2 et papy va poser 5500 cette fois. Thi va réfléchir un instant, avant de sagement passer. Elle peut enfin s’installer correctement. Avec 46,700, du coup.

Quant à Sébastien, ses premières heures de jeu n’ont encore rien d’une partie de plaisir. Après avoir gratté quelques jetons grâce à un full trouvé river avec As-10, notre qualifié a laissé échapper deux gros pots pour tomber à 37 500. « J’avais floppé deux paires avec As-4 », raconte-t-il, « mais le joueur en face a fait une couleur backdoor avec A3. Et puis après, je tente un hero call, sans succès. »
 

Statistiques, anecdotes et déceptions à la con

La réaction du banc de presse français après la finale de l'Euro. Pour la petite histoire, nous avons appris le but Portugais non pas devant un écran, mais à la faveur de la réaction (forcément très enthousiaste) d'un joueur du Main Event qui s'est subitement levé en donnant des coups de poing dans l'air. Nous avons d'abord cru qu'il venait de de doubler, avant de comprendre qu'il s'agissait d'un compatriote de Cristiano Ronaldo.

4 : En moyenne, le nombre de joueurs (par table) portant une casquette ou un chapeau.
0 : En moyenne, le nombre de joueurs (par table) portant une poule en guise de chapeau. Dommage.

Level 1, on dirait qu'il est lancé le bouzin

- 10 juillet 2016 - Par Veunstyle72

Blindes 75/150

Allez les bleus !

Finale de l'Euro oblige, tous les joueurs du Day 1B du Main Event ne sont pas encore complètement focus sur le poker. Bon, OK, la plupart le sont, soyons honnêtes. Les Américains et le foot, ça n'est pas le grand amour, même si les choses se sont améliorées ces dernières années, mais du côté des Européens, on reste plus que jamais scotché, Main Event ou pas. Ce qui est finalement assez pratique pour repérer qui a traversé l'Atlantique pour se rendre jusqu'à Vegas et disputer ce tournoi. 

Le qualifié Winamax Sacha Halphen a déja perdu quelques jetons, contre la dame congelée sur la photo. Le bonheur de la climatisation de l'Amazon Room... « J’ai fait deux paires, mais elle avait aussi deux paires mieux que les miennes. Ce n’était pas cher, j’ai payé pour vérifier. » Sacha s'éclate et joue tous les coups : « Du coup je vais m’amuser un peu sur mon téléphone pour passer le temps, parce que sinon ça va aller vite ! »

Un Frenchie supplémentaire a fait son apparition il y a peu dans la Brasilia, il s’agit d’Antoine Saout. Affublé d’une casquette et d’un pull griffés aux couleurs du tournoi de Wimbledon – remporté sans coup férir par le Britannique Andy Murray quelques heures auparavant – et avec une tablette branchée sur la finale de l’Euro, le November Nine 2009 est prêt pour une journée sportive.
 

Selbst, c'est pas assez bien

Du sport, Vanessa Selbst y a justement eu droit il y a peu. J'arrive à sa table alors que le board affiche 9K4Q. Un joueur a checké en début de parole, imité par l'Américaine deux crans plus loin. Elle est ensuite la seule à payer la mise à 3 500 du hijack, et s'acquittera également des 5 000 envoyés par ce dernier sur la rivière 7. "Je crois que j'ai une quinte," lâche son adversaire avant de retouner JT. Vanessa est battu et laisse échapper ses premiers pions de la journée.

Vous, les femmes

Pendant ce temps, la finale du tournoi Ladies bat son plein sur une table à côté du Thunderdome ESPN. Après une heure et demie de partie, elles ne sont plus que sept à se disputer le bracelet et les 149 108 dollars promis à la gagne. La Britannique Natalia Breviglieri est la seule non-Amériaine encore en course.

Statistiques, anecdotes et citations à la con

Nombre de mecs complètement cagoulés, au sens propre du terme, repérés dans l'Amazon : 2 (photo)
Nombre de minutes disputées par Cristiano Ronaldo en finale de l'Euro : 25
1 : le nombre de joueurs éliminés après ces deux premières heures de jeu. Denis Collins, puisque c'est son nom, a payé dans la seconde le tapis de Joao Neto avec 67 sur un turn 7624. Le Brésilien a retourné 58 pour une quinte floppée et mis fin prématurément au parcours de Collins dans ce Main Event après une river J anodine.