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1301 joueurs franchissent le Day 1B

- 11 juillet 2016 - Par Flegmatic

Top 10

1. Andrey Zaichenko (Russie) : 292 700
2. Kenny Hallaert (Belgique) 269 400
3. Kevin Powell  (USA) 219 800
4. Chang Luo (USA) 203 800
5. Eric Afriat (Canada) 200 500
6. Thi Nguyen (France) 200 000
7. Keith Lehr (Pays-Bas) 197 900
8. Ronnie Pease (USA) 197 000
9. Zu Zhou (USA) 191 200
10. Kyle Knecht (USA) 189 700

11 Français

6. Thi Nguyen (France) 200 000
227. Bertrand 'ElkY' Grospellier 102 300
279. Sébastian Guernevé 94 400 (Qualifié Winamax)
355. Guy Pariente 87 000
448. Jeremie Sarda 77 100
612. Michel Akrich 62 800
883. Michel Pomaret 43 700
987. Jimmy Guerrero 37 000
1024. Antoine Saout 34 000
1128. Sacha Halphen 24 800 (Qualifié Winamax)
1193. Harry Touil 19 400

Le reste du field (sélection)

32. Johnny Chan (USA) 160 800
36. David Vamplew (UK) 158 400
47. Justin Schwartz (USA) 151 100
60. Justin Bonomo (USA) 145 300
82. Vanessa Selbst (USA) 133 900
86. Anthony Zinno (USA) 131 700
87. Eli Elezra (USA) 131 500
143. Greg Raymer (USA) 116 700
156. Fabian Quoss (Allemagne) 113 400
158. David Peters (USA) 112 400
200. Govert Metaal (Pays-Bas) 106 700
215. Marc-Andre Ladouceur (Canada) 103 700
224. Maria Ho (USA) 102 400
248. Antonio Esfandiari (USA) 99 000
268. Dominik Nitsche (Allemagne) 96 200
310. Alexander Ivarsson (Suède) 91 100
326. Howard Lederer (USA) 89 700
337. Chad Holloway (USA) 89 000
417. Chris Ferguson (USA) 80 300
433. Dietrich Fast (USA) 78 700
440. John Monnette (USA) 78 000
492. Mike Gorodinsky (USA) 73 000
604. Stephen Chidwick (UK) 63 300
641. Fatima Moreira de Melo (Pays-Bas) 60 000
715. Max Pescatori (Italie) 55 100
769. Tom McEvoy (USA) 52 100
848. Jason Somerville (USA) 45 600
868. Ismael Bojang (Autriche) 44 500
924. Bart Lybaert (Belgique) 41 000
1257. Barny Boatman (UK) 12 900

1301 survivants sur 1733 entrants
Blindes au départ du Day 2 : 300/600, ante 100

Les Français avaient la tête ailleurs

- 11 juillet 2016 - Par Veunstyle72

Fin du Day 1B
Alors que les Bleus chutent face au Portugal, peu de tricolores au départ du Main Event, et encore moins à l’arrivée
Mais l'héroïne des Winamax Live Sessions Thi Nguyen multiplie son tapis par quatre

Le Main Event est une vieille machine, du genre de celles qui mettent du temps à démarrer. Après un Day 1A aux proportions modestes (moins de 800 participants, une taille parfaite pour reprendre ses marques dans ce tournoi unique au monde, dans lequel on ne se plonge qu’une seule fois par an), la seconde journée de départ du tournoi a vu le field de candidats à la gloire éternelle gonfler de manière significative, avec 1733 nouveaux participants.

Etant donné que les chiffres des Day 1A et 1B sont quasiment identiques à ceux de l’édition 2015 du Main Event, on peut prédire sans trop de risques de se tromper que le Day 1C sera massif, avec plus de 3500 joueurs envahissant les couloirs du centre de convention du casino Rio, et remplissant à ras bord les trois salles de poker qui constituent la machine des World Series of Poker. Avant cela, retour sur une journée qui, pour les Français, fut très calme pour ce qui est du poker.

Pour la majorité des Français de Vegas, le poker est passé au second plan aujourd'hui

C’était écrit : avec la finale de l’Euro entre la France et le Portugal programmée en même temps que le coup d’envoi du Day 1B, la majorité des Tricolores avaient forcément d’autres projets que de jouer au poker en ce dimanche. De fait, nous avons tout de même croisé 16 Français dans les salles Amazon et Brasilia. Si certains, comme Benjamin Pollak, sont arrivés bien après la fin du match, d’autres, comme Jimmy Guerrero, ElkY ou Antoine Saout, étaient prêts à en découdre dès le coup d'envoi, alors que les Bleus n’avaient pas encore foulé la pelouse du Stade de France. On retiendra, pour l'anecdote, que quelques heures après l'immense déception provoquée par la victoire à l'arraché du Portugal, quelques uns de nos joueurs se seront consolés en remportant un tournoi de foot rassemblant quelques uns des meilleurs joueurs de poker du monde.

La tactique ultra late-reg de Pollak (il a pris son ticket une minute avant la fin des inscriptions, après la pause-dîner) n’a guère fonctionné : le Parisien a pris un bad beat peu après s’être assis, et a perdu peu après le peu de jetons qu’il lui restait. Pollak fut précédé vers la sortie par Paul-François Tesdeschi, probablement le premier éliminé Français du Day 1B, après cinq heures de jeu environ. Plus tard, le qualifié Winamax Julien Martini allait subir le même sort, de même que Bruno Fitoussi, au terme d’une journée à ranger dans la catégorie « sans ». Tombé à 16 000 jetons durant la dernière heure, Arnaud Esquevin n’avait de son côté aucune envie de revenir au Day 2 avec un petit tapis. Sur la toute dernière main de la journée, le runner-up de l’EPT Deauville 2009 a envoyé son tapis in the dark avec Valet-5 et a été payé par Roi-Dame. Un 5 est arrivé sur le flop mais une Dame a suivi sur le turn, mettant fin à ses WSOP.

Dans cette journée bien morose pour le clan Français, la lumière est venue de Thi Nguyen. Celle qui fut l’une des grandes animatrices des Winamax Live Sessions a déroulé un poker classieux toute la journée, comme elle sait si bien le faire, et s’est même offert le luxe de terminer avec très gros tapis malgré un pot perdu à 80,000 avec brelan contre deux paires (qui se sont transformées en full supérieur sur la rivière). Très contente malgré tout, elle abordera le Day 2 avec 325 blindes ! Elle termine 6e plus gros tapis du jour. Son voisin de table Sébastien Guernevé a également vécu une journée plutôt réussie, puisqu’il a emballé 92,400 jetons. Qualifié pour 750€ sur le satellite du dimanche soir sur Winamax.fr, Sébastien ne possédait que 30,000 à la pause diner, avant de connaître une fin de soirée plaisante.

Guy Pariente peut-être fier de lui, car malgré une table difficile sur le papier, il a réussi à tirer son épingle du jeu, pour finir avec 87 000. Le Boss de Onpok reviendra avec 145 blindes mardi matin.

Voici les relevés des compteurs Français, effectués par nos soins en fin de journée :

Thi Nguyen 200 000
ElkY 106 500
Sebastien Guernevé (qualifié Winamax) 92 400
Guy Pariente 87 000
Jérémie Sarda 77,000
Gregory Benac 59 700
Michel Pomaret 43 700
Jimmy Guerrero 37 000
Antoine Saout 34 000
Sacha Halphen (qualifié Winamax) 24 800
Harry Touil 19 700

———————-
Paul-François Tedeschi OUT
Julien Martini (qualifié Winamax) OUT
Bruno Fitoussi OUT
Arnaud Esquevin OUT
Benjamin Pollak OUT

Le constat est clair : très peu de nos Français ont réussi à augmenter leur capital de départ de 50,000 au cours de ce Day 1B, la plupart terminant en dessous de leur cave initiale. Ce qui ne constitue pas à proprement parler un mauvais augure pour la suite : les blindes au départ du Day 2 seront fixées à 300/600, soit un matelas confortable pour la plupart des survivants Tricolores.

Un bilan chiffré complet du Day 1B sera publié peu avant le coup d’envoi du Day 1C, programmé lundi à 11 heures (20 heuires en France). Parmi les têtes de série possédant un gros tapis, citons le Belge Kenny Hallaert, Brandon Adams, David Vamplew
Keith Lehr, Justing Bonomo ou encore Anthony Zinno.

A très bientôt pour le Day 1C, avec la quasi-totalité du Team Winamax, les gagnants du KING5, et des dizaines d'autres Français !

Tableau de bord
1250 joueurs environ passent le Day 1B (sur 1733 au départ)
Tapis moyen : 69 000
Blindes au départ du Day 2 : 300/600 ante 100

Marc Andre Ladouceur, 13e en 2012, nous expliquait qu'il avait à l'époque terminé le Day 1 avec le tapis de départ. Aujourd'hui il a emballé aux alentours de 100,000 jetons. Oui, cette statistique sert juste à donner du beaume au coeur à tous ceux qui se pensent shortstack alors qu'ils n'ont que 50 000 en fin de journée.

Andrey Zaichenko a déjà réalisé 5 ITM dont 1 victoire sur un tournoi de Deuce-to-Seven à 1 500$. Et aujourd'hui, il a monté un énorme tapis le placant chipleader du Day 1B: 292,700 jetons !

David Vamplew s'est régalé sur sa table, en étant agressif tout du long. Résultat, il termine dans les hauteurs du classement, 36e avec 158,400

Une journée de passée, cela vaut bien une tournée : Plus que six avant la finale !

Level 5, c'est peut-être un peu tôt pour une absinthe

- 11 juillet 2016 - Par Benjo DiMeo

Blindes 250/500, ante 75

Une petite journée

Pendant que certains vivent une journée de folie, multipliant les swings ou les surrelances préflop, d'autres vivent un Jour 1 on ne peut plus tranquille. C'est notamment le cas d'Arnaud Esquevin. Le runner-up de l'EPT Deauville 2009 n'a semble-t-il pas beaucoup eu l'occasion de s'entousiasmer depuis le lancement de son troisième Main Event (une place payée jusque-là en 2011, 687e pour 19 359$). Pour preuve, ce coup joué de manière très low variance. Arnaud ouvre à 1 100 en milieu de position, et trouve un payeur en la personne du jouer au bouton. Le Français ajoute 1 500 de plus au milieu sur un flop 789. Plus rien n'est ensuite misé alors que le turn apporte un J et la rivière un 7. Arnaud retourne alors AsT pour une quinte trouvée sur la turn, qui lui permet de remonter au-dessus des 40 000 jetons.

Du côté de l'Amazon Room, c'est un peu le même topo pour Grégory Benac. L'un de ses voisins de table me prévient même au moment d'approcher sa table. "Ne viens pas perdre ton temps ici, il ne se passe rien." C'est ce qu'on va voir. Après une ouverture à 1 000 du joueur sous les fusils, le Français défend sa grosse blinde avant de payer deux salves à 1 200 et 1 500 sur un board 456J. La rivière amène un 6, qui incite Grégory à envoyer 2 500 au milieu. C'est payé par son adversaire - qui avouera plus tard avoir As-Valet en main - qui ne peut retourner mieux que la paire de Dames du Frenchie. Ce dernier en profite pour faire grimper son tapis à 62 000 jetons.

Après sa victoire sur le Poker Players Championship à 50 000 dollars, Brian Rast (au premier plan à gauche), fait partie des favoris de ce Main Event. Mais avec seulement 12 000 jetons devant lui au moment de passer à sa table, l'Américain devra batailler ne serait-ce que pour franchir ce Day 1.

Ancienne gloire

Sur un flop A43 résolument monocolore, Sébastien Guernevé est premier de parole et checke. Au bouton, celui que les anciens auront reconnu comme Tom McEvoy, le vainqueur du Main Event 1983 (un demi-million pour la première place à l'époque), check aussi.

Le turn est un T et le qualifié Winamax prend l’initiative avec une mise de 5000. Le vieux champion qui lui fait face n’attend même pas une seconde avant de balancer trois jetons oranges de 5000. Une démonstration de force qui n’impressionne pas Seb (je me demande s’il a reconnu McEvoy, mais comme Seb, l'Américain s'était qualifié via un satellite lorsqu'il a disputé, et gagné le Main Event) : c’est payé.

La rivière est une brique qui ne change rien au board. Sébastien pousse 25,000 dans la direction de McEvoy. Ce dernier abandonne, songeant sans doute qu’il y a 33 ans, il ne fallait pas battre plus de cent joueurs pour remporter le plus gros tournoi de poker du monde, et sachant pertinemment que cela bien longtemps qu'il ne peut guère espérer mieux dans ce gigantesque tournoi qu'une modeste place payée.

Level 4, jamais il ne faut arrêter de se battre

- 11 juillet 2016 - Par Flegmatic

Blindes 200/400, ante 50

Sarda, ça roule

Logée dans un coin de la Brasilia Room, la table de Jérémie Sarda constitue une petite anomalie au milieu d’un field résolument sérieux et appliqué où les échanges entre joueurs restent relativement rares. « On s’est tous avoués qu’on est de gros joueurs qui vivent du poker, m’explique le Français. Du coup c’est vrai qu’on discute pas mal, il y a une bonne ambiance. Tu ne viens pas franchement au Main Event pour ça, mais c’est agréable. » Et des histoires, celui qui a vécu cinq mois au Costa Rica, un mois en Colombie et trois mois au Mexique en a à revendre. Il suffit de l’entendre discuter avec son voisin du siège 9 des différences entre les filles d’Argentine et du Brésil pour s’en rendre compte. « Il y a deux ans, je suis resté ici pour tous les WSOP, ajoute Jérémie. J’ai joué 19 tournois, mais concrètement, au bout de trois semaines, j’ai explosé. Du coup cette année, je me suis vraiment concentré sur le Main. » Une stratégie qui semble pour l’instant porter ses fruits, malgré un tapis de 55 000 qui a donc peu évolué par rapport à son arrivée à table en cours de journée.

Le verre à moitié plein

Sacha Halphen n’est pas au top de sa forme : « C’est l’enfer. Je suis en plein désert de cartes. Ça fait deux heures que je n’ai pas vu un as… Ah si, j’ai eu les as ! Un joueur relance à 1 000, payé 3 fois, je fais 3 000 et tout le monde a passé. Mais je n’ai pas de mains intéressantes, je ne peux pas défendre mes blindes, c’est dur là » Courage Sacha, avec 33 000, il peut se passer pleins de belles choses encore.

A contrario, Sebastien Guernevé va beaucoup mieux : « Je viens de doubler il y a peu de temps. » Sébastien m’explique alors qu’après être tombé à 30,000, il a ouvert KQ et s’est fait call une fois. Il a trouvé un flop idéal, avec un roi et deux trèfles. « Je c-bet, il call, turn je touche le trèfle et là c’est lui qui mise. Je me contente de payer. » Et sur une rivière assez anodine, il décide de faire tapis. Son adversaire va réfléchir deux bonnes minutes, sans réussir à trouver le bouton fold avec deux rois en main pour brelan ! « Du coup, je suis beaucoup mieux avec 68 000 maintenant. » 

Sa voisine Thi Nguyen va en revanche un peu moins bien. On l’a compté à 110 000. « Oui mais je viens de faire doubler un joueur là. J’avais une paire plus un tirage quinte, et lui avait une paire aussi, mais un tirage couleur supérieur au mien. Ça m’a couté 20 000 ». Une fois de plus, Thi Nguyen monte des jetons, désormais il faut réussir à les garder et les faire fructifier.

Bad beat de dernière minute

Il y a une heure de cela, Benjamin Pollak nous parlait de son aisance à buy in un tournoi de cette envergure. Qu’en est-il maintenant ? « Mon voisin de droite vient de chatter un énorme pot contre moi. » Aie, le voici désormais à …12 000. Ce même voisin était en tilt contre un autre joueur et a décidé de disputer un coup 4-bet préflop avec Roi-Huit… pour trouver un flop K-8-2. « J’ai fait 1 000, il m’a raise à 2 600, je lui ai mis 6 500 et il  a call. Je savais qu’il était en pampa. Deux paires au flop, elle est sympa sa vie, non ? », ironisait Ben Pollak. Le joueur a misé 3 500 au flop, puis sur une doublette du roi à la turn, les deux joueurs ont check. La rivière est un 9, son adversaire mise 11 500 et Ben Pollak a call. « Je ne comprenais rien à sa façon de jouer la main ». Sauf que cette fois, avec full house contre lui, Ben Pollak a laissé filer une bonne partie de son tapis. « On peut re-entry ? » Non, ça ne va pas être possible monsieur.

Fitoussi, ça sent le roussi

« Tu vois, tout l’été, c’était comme ça ». Bruno Fitoussi vient de faire tapis et personne n’a payé. Avec 6 000 devant lui, l’ancienne grande figure de l’Aviation Club de France n’est pas super favori pour gagner ce tournoi. Certes la structure est belle et tout est encore possible, mais Bruno a de l’expérience et connaît ce genre de moment. « C’est pas grave, il y a bien plus grave tu sais. » 

C’est la tuile

Continuons avec les mauvaises nouvelles. Harry Touil a chuté à 18 000. « Alors que j’avais 70 000 il n’y a pas si longtemps. » Il a perdu un énorme pot avec 76 sur un board 77594, son adversaire ayant rentré une flush avec KQ. « Et derrière, je perds avec une paire de Valets contre 10-9. 10 au flop, 10 à la river, pour offrir brelan à son opposant. C’est dommage parce que la structure de ce tournoi est incroyable, avec 50 000 jetons au départ. »

L’équipe de France a gagné !

Stoppez les rotatives, on est bel et bien champions

C’est un fait : les fans de football Français ne garderont pas un souvenir joyeux de ce dimanche 11 juillet… A l'exception d'une poignée de joueurs de poker, qui se sont brillamment consolé de la défaite de la France face au Portugal en finale de l’Euro, en allant jusqu’au bout dans la Coupe du Monde de Vegas organisée par le pro Américain Timothy Adams, opposant 16 équipes composées de joueurs du monde entier : Daniel Negreanu et Greg Mueller chez les Canadiens, George Danzer chez les Allemands, Anton Wigg chez les Suédois... La formation Française était composée pour majorité de joueurs que vous connaissez bien, dont notre Top Shark Florian Decamps, passé par le haut niveau en France et aux USA, et Guillaume Diaz.

Après avoir terminé premiers de leur groupe (devant la Norvège, l’Espagne et l’Uruguay), nos joueurs ont remporté leur quart de finale, puis battu l’une des deux formations Américaines en demi-finales. Le dernier match les a opposés aux Norvégiens, dont ils se sont défait 8 buts à 3 pour soulever le titre de champions de la World Cup of Vegas, après avoir échoué en demi-finales en 2014 et 2015.

Bravo les Bleus de Vegas !

L’équipe de France de Vegas, de gauche à droite, en haut : Florian Decamps, Alexandre Réard, Guillaume Diaz, Nicolas Cardyn, David Susigan, inconnu
En bas : François Pirault (qualifié Winamax), Ivan Deyra (qualifié Winamax), Quentin Lecomte, Jean-Marie Peyron, Adrien Allain

Statistiques, anecdotes et citations à la con

6 : en dollars, le prix d'un kilogramme de tomates au Costa Rica, selon notre guide touristique maison Jérémie Sarda. Parce qu'on ne sait jamais, ça peut servir.
2 : le nombre de joueurs sirotant déjà une bière dans la Brasilia Room. 
16 : Le prix en dollars de la salade que Polly Morrison vient de s'offrir à la Poker Kitchen. 

Ils n’iront pas au Day 2 :

Brian Hastings
TJ Cloutier
Mohsin Charania
Jean-Robert Bellande
Carter Gill
Joe Serock
John Gale
John Hennigan

Level 4, où en sont les stacks ?

- 11 juillet 2016 - Par Veunstyle72

Blindes 200/400, ante 50

Inscription de dernière minute

Les inscriptions sont terminées pour ce Day 1B : 1 733 joueurs participent à cette journée du Main Event (contre 1 716 en 2015). Si jamais vous aviez envie de prendre place dans le tournoi de l'année aujourd'hui, il fallait le faire avant la reprise post-dîner, et donc l'entame du niveau 4. C'est exactement ce qu'à fait Benjamin Pollak« Je n’ai aucun problème à m’inscrire maintenant, qu’on ne me fasse pas croire qu’il n’y a plus de fishs à cette heure-ci ! » se justifiait-il. « On part encore avec 125 blindes, c’est faisable. Des fishs, il y en aura encore ce soir et au Day 2. Et puis de toute façon, il y avait le match de foot ce midi. » Ben Pollak a choisi comme de nombreux tricolores de faire l'impasse sur ce début de journée à cause de la finale de l'Euro : « Tout ça pour ça en plus… si seulement Gignac avait pu mettre son tir à la 92e... ». On refait le match aujourd'hui dans toutes les salles du Rio. La déception est grande pour tout le monde. Il y a même une Américaine qui est venu nous trouver un peu plus tôt à la tribune de presse pour nous dire à quelle point elle était dégouté : « Pathétique ce match », a-t-elle conclu. Je pense qu’elle a tout dit.


Reculer pour mieux sauter

J’arrive dans la Brasilia au moment où ElkY est en train de check/raiser de 2,000 à 6,200 sur un turn A769. C’est connu, ElkY aime autant check/raiser avec une main faite qu’avec un tirage. Son adversaire semble penser que la seconde option est la bonne : il paie la relance. Le K qui tombe en guise de rivière complète l’un de ces tirages possibles, mais l’adversaire d’ElkY ne croit toujours pas le joueur : il paie 9,200. Il a raison : ElkY n’a pas de couleur. Mais attendez : il a tort, car ElkY retourne 85 pour une quinte trouvée sur le turn.
 

Tout va bien pour le Team Onpok

Après Jimmy Guerrero et Thi N'Guyen, un troisième membre du Team Onpok a rejoint le Day 1B de ce Main Event. Et non des moindres puisqu'il s'agit tout simplement de celui qui est à l'origine de la création de cette équipe, leur Boss à eux, Guy Pariente (photo). Arrivé une trentaine de minutes avant le dinner break, "après le match de la France," (un match ? Quel match ?) celui qui est avant tout un homme d'affaire accompli est déjà positif d'une petite dizaine de milliers de jetons, et pointe donc aux alentours des 60 000. Une petite hand history pour la route ? Avec As4 en main, Guy trouve un flop de rêve J7K, et se contente de payer la première salve à 800 du joueur en grosse blinde, puis la seconde à 2 000 sur le 2 au turn. Le Français ajoute ensuite 5 500 jetons au milieu après un check adverse sur le J sans trouver preneur.

Du côté de ses poulains, c'est encore mieux puisque le couple Jimmy/Thi pointe respectivement à 80 000 et 125 000. Comme souvent au moment de demander à cette dernière comme elle a réussi à monter autant de jetons, la réponse est un tantinet décevante : "Rien de spécial, lâche-t-elle avec son grand sourire habituel. Ah si j'ai éliminé un joueur qui avait 6 000 avec As-Valet. Il avait une paire de Rois mais je trouve un As dès le flop." Ne vous y trompez pas, la raison de ce tapis deux fois et demi supérieur au stack de départ est toute trouvée : Thi marche sur la table !

Martini titube

Recensé à 54 000 au retour de la pause dîner, Julien Martini avait perdu quelques plumes une poignée de minutes plus tard. "Je suis tombé à 21 000, souffle-t-il. Après une ouverture à 800, trois joueurs paient. Je découvre deux As de grosse blinde et 3-bet à 4 800. Un des joueurs qui avait payé décide alors de shove pour 30 000 avec une paire de 7. Je paie et un 7 arrive sur le flop. En plus deux mecs à table avouent qu'il ont chacun jeté un As. Il ne m'ont même pas laissé rêver !"


Pomaret rigolait

A la table voisine d’ElkY, un Français de plus à ajouter à notre « watch list » : Michel Pomaret. Cet habitué de Vegas installé sur l'île Maurice a réalisé trois ITM cet été, mais hors du Rio : il cherche sur le Main Event sa première place payée des WSOP 2016. Je l’ai vu checker sa blinde dans un pot non relancé, puis payer un donk-bet (700) de la SB sur le flop 943. Sur le turn 9, son voisin checke, permettant à Pomaret de gagner le pot avec une mise de 1000. Petite mise, petit pot, petit bonheur, pourvu que ça dure !

Statistiques, anecdotes et citations à la con

Les chiffres officiels de la participation au Day 1B sont connus : 1733 joueurs ont pris part à cette seconde fournée de départ. Si l'on ausculte les chiffres des quatre dernières années, pas besoin d'être devin pour conclure que la tendance stagnante de la participation au Main Event va se poursuivre....

Voici un relevé de tapis Français, effectué durant le niveau 4 (200/400 ante 50)...

Thi Nguyen 125,000 
Jimmy Guerrero 80,000
Bertrand 'ElkY' Grospellier 79 200
Guy Pariente 60,000
Michel Pomaret 51,000
Benjamin Pollak 50,000
Arnaud Esquevin 46,000
Jeremie Sarda 45,000
Sacha Halphen (Qualifié Winamax) 39,000
Antoine Saout 38,000
Sebastien Guernevé (Qualifié Winamax) 32 500
Gregory Benac 30,000
Harry Touil 30,000
Bruno Fitoussi 21,000
Julien Martini (Qualifié Winamax) 21 000
Paul-François Tedeschi OUT


2 : Le nombre de joueurs qui roupillaient avant le dinner break.

On se tue à vous le dire : rien ne vaut le In-N-Out burger ! En plus, c'est à deux pas du Rio.

Benjo qui sort de chez In'n'Out