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546 joueurs franchissent le Day 1A

- 10 juillet 2016 - Par Benjo DiMeo

Le premier classement de ce Main Event des WSOP, édition 2016...

Top 10

1. Gary Sewell (USA) : 312,500
2. Alvaro Lopez Tucson (USA) 306,200
3. Scott Neuman (USA) 226,000
4. Sean Case (USA) 222,500
5. Matthew Ashton (UK) 212,600
6. Alexander Barlow (USA) 212,100
7. Joep Raemaekers (Pays-Bas) 211,170
8. Carl Carodenuto (USA) 210,800
9. Dan Shak (USA) 208,400
10. Derek Chang (USA) 205,200

17 Français

26. Matthieu Lamagnere 140,800
47. Gaelle Baumann 126 000 (Team Pro Winamax)
54. Ronan Monfort 125,000
136. Harri Sawicki 95,500
146e. Sonny Franco 91,500 (Qualifié Winamax)
162. Aubin Cazals 86,700
163. Michel Abecassis 85,200 (Team Pro Winamax)
188. Vincent Martel 79,100 (Qualifié Winamax)
224. Ivan Deyra 72,400 (Qualifié Winamax)

234. Alexandre Amiel 70,100 (Qualifié Winamax)
277. Pierre Husson 62,000
312. Edouard Mignot-Bonnefous 56,000
400. Fabrice Bettocchi 39,100 (Qualifié Winamax)
416. Damien Lhommeau 36,700
472. Hugo Pingray 24,100
489. Carlos Da Silva 20,800
507. Quentin Lecomte 16,900

Le reste du field (sélection)

15. Adam Friedman (USA) 165,100
21. Michael Gathy (Belgique) 151,000
49. Shannon Shorr (USA) 125,900
60. Thomas Boivin (Belgique) 122,900
95. Alexander Debue (Allemagne) 95,000
103. Franck Kassela (USA) 104,500
107. Andy Black (Irlande) 103,400
110. Steve Billirakis (USA) 102,600
117. Jonathan Little (USA) 99,900
169. David Sands (USA) 83,800
203. Hoyt Corkins (USA) 76,100
217. Max Altergott (Allmagne)) 74,100
248. Alex Kravchenko (Russie) 67,300
262. Andy Frankenberger (USA) 63,900
268. Micah Raskin (USA) 63,200
282. Serge Didisheim (Suisse) 60,600
305. Marc-Etienne McLaughlin (Canada) 57,100
367. Mike Matusow (USA) 45,100
396. Oleskii Kovalchuk (Rep. Tchèque) 39,900
427. Eugene Katchalov (Rep. Tchèque) 35,100
453. Anton Wigg (Suède) 29,000
461. Phil Galfond (USA) 27,900
474. Steve Zolotow (USA) 23,800
502. Pim De Goede (Pays-Bas) 17,800
533. Faraz Jaka (USA) 9,400
542. Timothy Fisher (USA) 4,600

564 survivants sur 764 entrants
Blindes au départ du Day 2 : 300/600, ante 100

La fête est lancée

- 10 juillet 2016 - Par Benjo DiMeo

Main Event - Fin du Day 1A

Ils ont bien le droit de fêter ça : eux et plus de 550 autres joueurs ont franchi la première journée de départ du tournoi le plus attendu de l'année.

Des couloirs bondés, des centaines de visages pour la plupart anonymes, des organisateurs sur leur 31, et une excitation presque palpable : pas de doute, le Main Event est arrivé à Las Vegas pour nous offrir la conclusion réjouissante à près de 70 tournois de poker en 50 jours au sein du centre de convention du casino Rio.

C’est une tradition tacite depuis maintenant quelques années : la première journée de départ du plus gros tournoi du monde se déroule en comité relativement restreint, dans le calme, et avec très peu de têtes connues du circuit pro. La règle a été en tous points respectée pour cette 47ème édition, avec un total de 764 participants, deux dizaines de plus que lors de l’édition 2015 (741 joueurs). Selon toute logique, l’affluence sera démultipliée dimanche (pour le Day 1B) avec une apogée atteinte lundi, pour le Day 1C, autrement dit la dernière chance de prendre part à la compétition de cartes la plus attendue de l’année.

L’une des grandes révolutions du Main Event cru 2016 était l’augmentation du tapis de départ alloué aux joueurs, qui est passé de 30,000 à 50,000. Cela faisait presque dix ans que le starting stack n’avait pas été modifié, et le changement s’est évidemment fait ressentir sur le rythme de la partie : en dix heures du jeu, un peu plus de 26% des participants ont perdu leur cave. L’an passé, la statistique était de 37% ! Parmi les joueurs éliminés dès le premier tour, on compte au moins trois Français. Guillaume Darcourt n’a pas réussi à montrer la meilleure main au showdown sur ses premiers gros coups, puis a joué à fond un tirage couleur sur le flop. Alexandre Luneau, lui, a perdu la moitié de son stack sur une série de petits coups avant d’engager la seconde moitié avec deux Dames contre deux As. A l'international, on a déjà dit au revoir à des pros comme James Akenhead, Billy Baxter, Josh Arieh, David Grey ou encore Luca Pagano.

Nous avons comptabilisé 19 Français au cours de ce Day 1A. Au moins 14 ont franchi le cap : voici notre relevé, effectué durant les dernières mains de la journée :

Mathieu Lamagnère 140 000
Gaëlle Baumann (Team Winamax) 126 000
Ronan Monfort 125 000
Sonny Franco (Qualifié Winamax) 98 000
Aubin Cazals 87 000
Michel Abécassis (Team Winamax) 85 200
Vincent « MysclicRiver » Martel (Qualifié Wina) 78 000
Ivan Deyra (Qualifié Winamax) 71 500
Alexandre Amiel (Qualifié Winamax) 71 000
Fabrice Bettochi (Qualifié Winamax) 41 000

Damien Lhommeau 36 700
Hugo Pingray 24 000
Carlos Da Silva 21 000
Quentin Lecomte 18 000

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Edouard Mignot - Inconnu
Yann « Bloody.NL » Linka (Qualifié Wina) - Inconnu
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Guillaume Darcourt OUT
Kalidou Sow OUT
Alexandre Luneau OUT

Assis à la table de la mort, Mathieu Lamagnère a tiré son épingle du jeu en trouvant une quinte dans un pot 4-bet avant le flop avant qu'un joueur décide de lui offrir cent blindes sur un plateau avec une paire de Neuf alors que le Français avait deux Dames. Gaëlle Baumann aurait aimé de son côté « jouer toute la nuit ». Ayant débuté à la table d'un homme ayant gagné son droit d'entrée à la loterie, la pro Winamax a longtemps été entourée d'amateurs. À la faveur d'un important grind et d'une rencontre entre sa quinte et un brelan, elle termine avec un tapis près de deux fois supérieur à la moyenne. Second joueur du Team W ayant terminé de belle manière la journée : Michel Abécassis. Ayant remporté une multitude de petits pots, le Doc a su exploiter une table où figurait de nombreux amateurs.

Belle journée également pour les qualifiés Winamax Ivan Deyra (photo) et Sonny Franco qui ont terminé avec un tapis supérieur à la cave allouée au départ. « C'était simplement une intro » a commenté Ivan, « les choses sérieuses vont commencer plus tard. » La journée fut plus compliquée pour Damien Lhommeau et Hugo Pingray. Le premier s’est retrouvé sur la fameuse table de la mort (Greg Mueller, Andy Black, Matt Ashton, Alex Jacobs) tandis que le second a cravaché toute la journée pour rattraper une mauvaise rencontre entre paire de Rois et paire d’As. Rien n’est néanmoins terminé pour eux : Alexandre Amiel a prouvé qu’on pouvait tomber aussi bas que 7 000 jetons avant d’entamer une remontée, grâce notamment à un brelan bien rentabilisé.

Ronan Monfort (photo), lui, n’a pas frémi en payant plusieurs salves successives avec une paire de 10 sur un board 6-5-2-Roi-5, culminant avec l’engagement de son tapis : bien vu, son « degen » d’adversaire voulait le faire fuir avec 6-3 ! Aubin Cazals et le qualifié Winamax « MysclicRiver » terminent eux aussi leur journée au dessus du tapis de départ.

La suite du Main Event, c’est tout de suite, ou presque : nous n’avons que quelques heures de repos avant d’attaquer la couverture du Day 1B, où, actualité oblige, on ne retrouvera vraisemblablement que peu de Français et Portugais…

A confirmer, mais il semblerait que le chip-leader du Day 1A soit ce joueur en train de kiffer un message. Son nom ? Gary Sewell. A retenir ? Peut-être...

Tableau de bord
567 joueurs restants environ (sur 764 entrants)
Blindes 300/600 ante 100 au Day 2
Tapis moyen : 67 500

Un point complet sur les survivants Français sera publié peu avant le coup d'envoi du Day 1B. Rendez-vous à 20h (heure Française !)

Level 5, c'est bientôt qu'on trinque

- 10 juillet 2016 - Par Harper

Blindes 250/500 ante 50

23 heures à Vegas : la dernière heure de la journée vient de débuter...

Gaëlle prend son envol

Gaëlle Baumann affiche son joli sourire, elle est derrière un tapis de 140 000 jetons, soit près de trois caves de départ ! La raison ? « J'ai défendu ma blinde avec 84, le flop est venu 567 et il y avait brelan de Sept en face ! Le tout devant les caméras d'ESPN bien sûr ! » se réjouit Gaëlle, suivie de près depuis le début de la journée pour la télévision américaine qui n'a pas oublié son deep run sur ce tournoi il y a quatre ans.

Les spéculations de Michel

Et Michel, comment ça va ? « Je stagne. Mais dans le bon sens ! » sourit-il. Avec 89 000 jetons alors que la moyenne est de 61 000, tout va bien en effet. « Je pense qu'on va perdre environ 28% des joueurs aujourd'hui », poursuit Michel Abécassis. « Donc la moyenne sera autour de 80 000. » Tout va pour le mieux, donc ? « Oui mais le plus important est la structure » poursuit le Doc. Et avec des blindes qui reprendront sur 300/600 ante 75 pour débuter le Day 2, les joueurs sont larges.

Aubin douche

Alors que je prends le Français Aubin Cazals en photo, bien en jambe avec son tapis de 120 000 jetons, un de ses adversaires m'interpelle : « Reste-là, je vais le sortir lui ! » Je lui rétorque alors que ça va être compliqué avec son maigre tapis de 40 000 jetons. « Ah ouais, je n'avais pas pensé à ça... » répond-il alors en affichant une grande tristesse. J'ai l'impression d'avoir brisé un coeur. 

Amiel reprend des couleurs

Annoncé moribond au retour de la pause-dîner, avec à peine plus de vingt blindes, Alexandre Amiel s'est progressivement fait une santé ces trois dernières heures. Dernier bon coup en date : une mise de 3075 sur un turn 5638, payée par ses deux adversaires et suivie d'une mise de 5025 sur la rivière A. Il est payé par un seul joueur, et montre un As-7 gagnant. Bon, OK, il a très probablement eu besoin de la rivière pour montrer la meilleure main au showdown. Quoi qu'il en soit, le qualifié Winamax remonte à 40,000.

Statistiques, anecdotes, et citations à la con

 Alors qu'un labrador et son maître passent dans l'Amazon Room...
« C'est autorisé les chiens ici ?
- Seulement les chiens d'assistance.
[blanc]
- Tu crois que c'en est un ?
[blanc]
- Pas sûr.
- On fait comme si c'en était un ?
- Ouais. »

C'était le dialogue entre deux agents assurant la sécurité des lieux.

Quand t'essayes le bracelet Power Balance, censé t'assurer un équilibre à toute épreuve, vendu dans les couloirs du Rio

3 : Le nombre de serveurs déambulant déjà entre les tables avec des bières - la tournée de fin de journée est une tradition ancestrale au Main Event.

Ils ont quitté le Main Event durant le niveau 5 :
David Bach
Mike Sowers
David Peters

Comme chaque année, nous dédions ce reportage en direct du Day 1A à la mémoire de Raymond Barre. Merci pour tout, Ray.

Level 4, on est comme des coqs en plâtre

- 10 juillet 2016 - Par Harper

Blindes 200/400 ante 50

Assurons nos arrières dès à présent en parlant de nos cousins de la francophonie : cela nous fera des poulains de substitution si jamais les Français quittent le navire trop tôt...

Thomas voit loin

Avec 400 000 dollars engrangés sur Las Vegas (une victoire au Wynn et une demi-finale sur le 5 000$ 6-max des WSOP), Thomas Boivin vit un été sympathique. Et avec 130 000 de tapis, le high staker belge a également pris un bon départ sur le Main Event des championnats du monde. Alors, tu as eu une main intéressante ? « Non, rien de particulier... » bredouille Thomas. « Ah mais si ! Je suis fou ! J'ai fait une quinte flush ! » Ah oui quand même, c'est en effet pas mal. « On était cinq sur un flop KJ8 alors que j'avais QT en main. J'ai misé deux tiers du pot, un joueur a relancé et j'ai simplement payé. On check un T sur le turn et la rivière est un 9 ! Je mise 30% du pot pour me faire payer par une Dame et il me relance à 11 000, je lui fais 35 000 et il a très bien joué puisqu'il a réussi à passer la couleur max... »

J'suis d'accord avec Serge

Dans la famille « nos amis les francophones », poursuivons avec Serge Didisheim. Compagnon de route de longue date du Team Winamax via son amitié avec Michel Abécassis, le Suisse s’est un peu plus rapproché du groupe ces dernières années, intervenant lors des deux derniers séminaires du Team Winamax en sa qualité de directeur d’une clinique psychiatrique à Yverdon-les-bains. Forcément, cela fut l’occasion de discuter de psychologie, des types de joueurs que l’on peut croiser à une table de poker (un terrain d’observation naturel pour un psychiatre, tant on peut y croiser une infinité de personnalités différentes) et de la meilleure manière de s’y adapter en cours de partie.

Serge ne fréquente le circuit live que rarement, mais son palmarès comporte tout de même une victoire à 100,000€, c’était à Divonne lors de la saison 2010/2011 des France Poker Series. Son terrain de jeu favori est Internet, en MTT comme en cash-game, avec un gros travail de fond sur le jeu « GTO » (ie. optimal), grâce à des outils comme PokerSnowie, logiciel dont il a usé et abusé depuis ses premières éditions.

« C’est mon seul tournoi WSOP », explique Serge, « je suis arrivé lundi. Je me suis échauffé avec deux tournois au Venetian et au Wynn. » Serge s’interrompt afin de jouer la main venant d’être distribuée. « Je vais voir si la technique de Gaëlle que vous venez de raconter dans le coverage fonctionne. »

Et voilà Serge qui relance en début de parole… et voit tous ses adversaires jeter sagement leurs cartes. Un vol de blindes en mode « interview » réussi ! « J’avais 7 et 6, mais j’aurais relancé any two ! »

Serge gravite aux alentours de 57,000, et profitera de la journée de demain pour visiter Vegas en famille avec son frère et sa femme. « Je vais lui montrer le Venetian, qui représente le mieux le côté kitsch et extravagant de Vegas. Je pense qu’elle va détester : ça va être drôle ! »

Statistiques, anecdotes, et citations à la con

2 : En dollars, le prix (inchangé depuis de longues années) d'une minute de massage. Les papouilles ne connaissent pas l'inflation.

1 : Sur deux, le nombre de couvreurs Winamax qui pensent que Phil Ivey, grand absent de ces WSOP jusqu'à présent, va tout de même disputer le Main Event. « Bouarf, Day 1C imo », a soufflé ce dernier.

Nombre de supporters de Donald Trump venus nous déranger avec leur propagande à la con tandis que nous essayions de terminer cet article : 1.
En minutes, temps que nous a fait perdre le supporter de Donald Trump (qui n'avait pourtant pas l'air d'un mauvais bougre) à nous expliquer que l'Amérique irait droit en enfer si Hillary Clinton était élue en Novembre, et que Donald Trump est le seul homme capable de faire oublier le calvaire des huit années de présidence de Barack Obama : 10.

Les reporters Winamax la prochaine fois qu'un touriste s'approche d'eux.

Damien Lhommeau a vu sa table casser, et a été déplacé à la Table de la Mort, prenant place au siège occupé par James Akenhead. Il affrontera donc Greg Mueller, Mathieu Lamagnère, Alex Jacobs, Andy Black et Mathew Ashton. Ceci dans une journée où nous ne reconnaissons en moyenne que 0,5 joueur par table !

A votre avis, où est-ce que ce joueur a passé sa pause-dîner ? Un ticket à 10€ pour le premier lecteur qui donnera la bonne réponse sur le forum.

La déception est grande

- 10 juillet 2016 - Par Veunstyle72

Event #67: NLHE High Roller for One Drop 111 111$ (day2)
Davidi est éliminé, à neuf places de l'argent

Pas certain que Davidi Kitai fasse de beaux rêves cette nuit : en deux coups, deux bad beats, son tournoi à 111 111$ l'entrée a subitement pris fin, alors que tout se passait si bien jusque là. Lors de ce dernier niveau, le Belge a été changé de table, installé à la droite d'un certain... Adrian Mateos Diaz. S'il y a bien un jeune homme que personne n'aimerait croiser à une table de poker, c'est lui. Vainqueur d'un event WSOP il y a trois semaines (le Summer Solstice à 1 500$ pour plus de 400 000$ de gains) alors qu'il n'effectue que son deuxième passage sur le sol Américain (il a soufflé sa 22e bougie le 1er juillet), l'Espagnol est une véritable terreur une fois assis à table, de surcroit avec une montagne de jetons. Davidi le savait très bien, et avait pris l'option de jouer assez tight. Sauf qu'un moment donné, il paraissait presque évident qu'un gros pot allait se construire entre les deux joueurs.

C'est Mustafa Kanit qui a mis de l'huile sur le feu en relancant à 110 000 en MP, Davidi et Mateos Diaz ont payé depuis les blindes. Bien cachées sous les mains de Davidi, deux cartes qui se comportent plutôt bien après le flop, AT. Surtout quand le flop vient 49T, offrant une top paire au génie Belge. Les trois joueurs vont check le flop et Mateos Diaz va prendre l'initiative sur une turn 2, en misant 220 000. Payé Kanit et payé par Davidi. La rivière 3 fait son apparition et après avoir check une troisième fois, Davidi doit maintenant répondre d'une mise de 700 000 de la part du vainqueur de l'EPT Monaco 2015. Kanit passe sa main, mais pas Davidi qui va réflechir... et payer. Mateos Diaz va retourner très vite sa main, T3, conscient qu'il a probablement bien chatté et que Davidi n'a pas mieux ici. Ce qui est le cas. 

La réaction de Caroline, la copine de Davidi, quand elle voit la direction que prennent les jetons

Davidi prend une claque dans cette histoire, et son tapis aussi, qui tombe à 1 million, ce qui représente 20 blindes exactement. Patient, il fait exactement ce qu'il faut faire dans cette situation : jetter ses cartes et attendre LE bon moment. Et ce moment va arriver plus vite que prévu.

Suite à une ouverture de Noah Schwartz à 140 000, l'Américain Brandon Steven annonce tapis pour 345 000. Davidi Kitai est au siège suivant et annonce tapis à son tour, pour 750 000. C'est de nouveau à Schwartz de payer et il semble bien embêté. Après un bon moment de réfléxion, il va abandonner ce coup.

Brandon Steven découvre les cartes de Davidi en premier et fait la moue : QQ. Une moue logique, puisqu'il va à son tour tabler ses cartes, QT. Mais en l'espace de trois secondes, les sourires vont changer de visage, puisque le croupier apporte un flop 9JK. Quinte floppée pour Brandon Steven ! Davidi lève les bras au ciel, comme pour se demander pourquoi les dieux de la chance lui tournent le dos comme ça. 

Tombé à six blindes, Davidi va se retrouver à tapis la main suivante, avec K9 et ne va pas réussir à remporter le coup face à AJ. L'aventure est terminée, Davidi Kitai échoue aux portes des places payées. 

Le tournoi se poursuit, mais probablement sans nous. Désormais, le Main Event est le prochain objectif de Davidi, et le notre aussi. On va laisser Igor Kurganov (chipleader actuel) et tous ses petits copains habitués des High Rollers aussi cher, remporter les millions de dollars. Sont encore présents, dans le top 10 : Joe McKeehen, Adrien Mateos, Brian Green, Koray Aldemir, Niall Farrell, Kyle Julius, Fedor Holz, Scott Seiver et Dan Smith.

Il n'est plus dans le Top 10, mais attention à lui quand même, Fedor Holz est dans son jardin sur ce genre de tournois, tout le monde le sait très bien

Level 4, ils n'ont pas fini de débattre

- 10 juillet 2016 - Par Benjo DiMeo

Blindes 200/400, ante 50

La technique de l'interviewée

Ça, c'est le tapis de Gaëlle Baumann alors qu'elle me raconte une main. Alors, forcément, sa table se dit qu'elle n'est pas très concentrée. Dès lors qu'elle relance à 1 000 au cut-off, le bouton s'empresse de 3-bet à 3 100. Gaëlle est seulement à moitié tournée vers la table, poursuivant son récit, et elle 4-bet à 9 300. Son adversaire se prend la tête... « Elle ne va tout de même pas faire ça avec une sale main alors qu'elle n'était pas concentrée et parle à un journaliste ? » le sent-on se dire intérieurement. Il finit alors par passer et, malicieuse, Gaëlle nous montre discrètement QT. La fameuse technique du joueur qui profite d'une interview !

Une minute plus tard, derrière une relance à 1 000 payée, Gaëlle place un squeeze à 3 500. Les deux joueurs paient ! Sur un flop 789, le joueur intercalé place un donk bet à 6 000 et Gaëlle est la seule à payer. Le turn K et la rivière 7 sont alors checkés par les deux joueurs et l'adversaire de la pro Winamax balance directement ses cartes au centre de la table ! Gaëlle n'est pas obligée de montrer ses cartes et s'empare de ce pot pour monter au classement. La voilà avec 97 000.

Les tapis des Français

Gaelle Baumann (Team Pro Winamax) 97 000
Michel Abécassis (Team Pro Winamax) 94 000

Matthieu Lamagnère 87 000
Aubin Cazals 80 000
Sonny Franco 77 000
Damien Lhommeau 73 000
Ivan « ValueMerguez » Deyra (Qualifié Wina) 58 000
Vincent « MysclicRiver »  Martel (Qualifié Wina) 43 000

Quentin Lecomte 38 000
Hugo Pingray 36 000
Ronan Monfort 35 000
Fabrice « KiltBulle » Bettochi (Qualifié Wina) 31 000 ("Les As et un brelan craqués")
Carlos Da Silva 23 000
Alexandre « AbePetrovsky » Amiel (Qualifié Wina) 9000

Edouard Mignot - Inconnu
Yann « Bloody.NL » Linka (Qualifié Wina) - Inconnu
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Guillaume Darcourt OUT
Kalidou Sow OUT
Alexandre Luneau OUT

Statistiques, anecdotes, et citations à la con

Les inscriptions pour le Day 1A ont fermé durant la pause-dîner. Les chiffres officiels de la participation sont connus : 764 joueurs ont pris part à la première des trois journées de départ du plus gros tournoi du monde. Une petite hausse par rapport à l’édition 2015 (741 inscrits), mais un petit Day 1A tout de même. Comme chaque année, quoi : les Day 1B et 1C seront assurément beaucoup plus populaires auprès des joueurs (ils sont plusieurs milliers à avoir participé aujourd’hui à la dizaine de satellites au programme, et je ne parle même pas des SNG à 1000$ qui tournent 24h/24), et l’affluence totale devrait sans problème dépasser les 6000 joueurs.

Certains Français ne sont pas pressés de débuter leur Main Event, comme Sylvain Loosli, Manuel Bevand et Benjamin Pollak, qui ont comme point commun avec Zlatan Ibrahimovic d'aimer l'Ultimate Fighting, et d'assister à la 200ème réunion UFC, qui se déroule actuellement à la T-Mobile Arena, nouvelle giga salle de spectacle construite entre les casinos Monte Carlo et New York New York.

"Les temps sont durs pour tout le monde. Récemment, j'ai même été obligé de vendre mon avion." - Signé : Mike Matusow. Heu, Mike, ton bluff, on le paie debout sur la table avec hauteur Valet.

Bois : la matière de la casquette de Lisa Hamilton. Pratique quand on a rien sous la main pour craquer une allumette.

Le point OptaSushi

33 : le nombre de sushis dévorés par Alex Amiel dans le restaurant japonais à volonté. Rentabilité.
8 : le nombre de sushis dévorés par Gaëlle Baumann dans le restaurant japonais à volonté. Missvalue.

Le plan se déroule sans accroc

- 10 juillet 2016 - Par Veunstyle72

Event #67: NLHE High Roller for One Drop 111 111$ (day2)
Tout se passe pour le mieux pour Davidi, Scott Seiver a bien aidé le génie

Quartozième niveau de ce High Roller, ils sont 52 joueurs à prier pour au moins accèder à l'une des 28 places payées. Le rythme s'est un peu calmé, les éliminations sont moins fréquentes. Jason Mercier est l'un des derniers sortants du tournoi. Il ne remportera peut-être plus de bracelets WSOP cette année, à moins d'aller arracher le Main Event. M'enfin, soyons honnête, il avait quand même plus de chances de faire quelque chose sur ce field de 183 inscriptions, plutôt que sur un Main qui devrait regrouper 38 fois plus de joueurs. 

Joe Mckeehen, même pas peur de jouer des flips contre Jason Mercier
 

Pour éliminer Jason Mercier d'un tournoi, ça veut dire qu'il faut run encore mieux que Jason Mercier, pas simple sur le papier. Ils ne sont pas beaucoup sur cette planète à prétendre à pouvoir le faire. Le champion du monde Joe McKeehen fait partie de ces rares personnes, alors quand il s'agit de jouer un flip contre Mercier, ça ne lui fait pas peur. AK pour Mercier, contre 88 pour Joe. La paire de McKeehen est resté devant jusqu'au bout, et le jeune marié a pu remballer ses affaires. McKeehen lui, se rapproche de plus en plus du chiplead avec ces nouveaux jetons.

Scott Seiver a été bien accueilli sur sa nouvelle table...

Davidi Kitai poursuit quant à lui son petit bonhomme de chemin. Il a trouvé Scott Seiver comme nouveau compagnon de tables, et les deux joueurs n'ont pas mis de temps à se chauffer. Tout est parti d'une relance de Davidi à 75 000 (sur 15k/30k), payé par Kyle Julius. Scott Seiver découvre As-Dame et prend l'option de squeeze à 300 000. La parole revient à Davidi, qui pousse sa quarantaine de blindes au milieu de la table. Julius s'efface et Seiver finit par payer. Davidi montre AK et Seiver fait la gueule : QK9KA est un board qui offre un full house pour le Belge. Et le voilà désormais à 2,5 millions ! 

Le coach Stephane Matheu vient prendre des nouvelles de son élève Davidi Kitai. Alors coach ? « Tout va bien. »
 

Coucou David Steicke

En faisant le tour des tables, je me suis demandé s'il pouvait rester un ou deux clients égarés (oui bon, parlons franco, des fishs en fait) et je pense que la réponse est oui. J'en entends déjà certain s'insurger « mais comment tu peux les traiter de fish, ils ont mis 111 111$ sur la table, ils savent surement jouer ». Ce serait mal connaitre le monde des highstakes que d'en arriver à cette conclusion là. Sur cette terre, il existe des gens très riches et complètement amateurs à la fois, passionnés de poker. Pourquoi les empecherait-on de claquer une minuscule partie de leur fortune sur des tournois comme le One Drop ? Tout ça pour dire que j'ai des doutes sur un certain David Steicke, qui vivrait à Honk Kong, si on en croit le petit drapeau que les WSOP lui ont collé sur la tête. Je l'ai vu disputé la fin d'un coup face à Michael Mizrachi, qui a bien fait sourire toute la table, à savoir son frère Robert juste à côté, mais aussi Jack Salter, Dan Colman et Igor Kurganov (sympa cette table). Sur la rivière d'un tableau 6-5-4-3-2, Mizrachi a pris une énorme poignée de jetons (500 000), équivalent à plus de la moitié de son tapis, et Steicke a call. « Straight » a alors annoncé Mizrachi, en retournant T9. Il jouait évidemment le board. « Me too », lui a répondu Steicke après avoir just call, avec une paire de 7 ! Petit coup marrant, qui prouve bien que n'importe qui peut y arriver à ce jeu, même les vieux roublards.

Les frères Mizrachi, côte à côté, Michael et Robert, hallucinent un peu quand il s'agit d'observer David Steicke

A noter, l'élimination de Daniel Colman, qui ne réalisera donc pas une 3e table finale de suite sur ce One Drop

Level 3, celui où Alex tomba

- 10 juillet 2016 - Par Benjo DiMeo

Blindes 150/300, ante 25

Les World Series of Poker d'Alexandre Luneau sont terminées. Un peu trop tôt, à notre goût, mais le spécialiste ès high-stakes du Team avait pris un bien mauvais départ dans son premier Main Event aux couleurs du Team, perdant plus de la moitié de sa cave au cours des deux premiers niveau de jeu, après une succession de coups perdus : folds avant showdown, suckouts, etc. C'est un avec stack de 22,000 et une paire de Dames qu'il joue son dernier coup.

"Un joueur limpe UTG - il limpait tout le temps. Je relance à 1000. Derrière, un joueur que j'ai catégorisé comme 'nit' sur-relance à 3000. Le limpeur overcall. Je préfère jouer low-variance : je paie. Flop : 10-9-2 avec un tirage couleur. Check, check, c-bet à 5000, le limpeur paie. Il me reste 15,000 de stack..." Il n'y a plus de 'low variance' qui tienne : Alex envoie son tapis. Le limpeur passe, mais pas le joueur qui avait sur-relancé préflop : ce dernier n'est que trop heureux de s'engager avec les As, et aucun miracle ne vient sauver Alex sur le turn et la rivière.

"Direction la Bobby's Room !" sourit Alex, qui a prévu de rester à Vegas jusque le 13 juillet, et va donc profiter des jours à venir pour s'installer dans la mythique salle de poker du Bellagio, où dix variantes de poker sont jouées en rotation, aux enchères 1500/3000 dollars. Parmi les réguliers de cette énorme partie : une myriade de joueurs Internet, David Oppenheim, et un certain Doyle Brunson qui, s'il n'a plus la motivation de jouer des tournois au Rio, passe des journées entières dans la Bobby's...

Alex Amiel, le verre à moitié plein

« C'est un cauchemar ! » Avec son maigre tapis de 17 000, Alex Amiel tire la tronche. « J'ai perdu 120% des coups que j'ai joués ! » poursuit-il en retrouvant le sourire. « Oui car sur certains, ils m'ont même pris la TVA... » Dans le désordre : trois brelans inférieurs aux mains adverses et une couleur contre couleur supérieure... « Heureusement, je me suis contenté de payer sur la rivière après une sur-relance. On était trois dans le coup et une quinte était également possible... » La casse est donc limitée et le roi des qualifications sur Winamax tente de voir le verre à moitié plein : « Je me dis que 17 000, c'est encore 55 blindes, j'ai quand même le temps de voir venir ! »

Statistiques, anecdotes, et citations à la con

La réaction d'un couvreur de Winamax ayant approché d'un peu trop près le stand de nourriture (réputé sain) d'All Americain Dave.

3 000 : En jetons, le bénéfice, au cours des trois premiers niveaux, du qualifié Winamax Ivan 'ValueMerguez' Deyra, repéré dans la partie violette de l'Amazon Room.

Au cas où vous vous demandiez ce qu’il est advenu du dernier Français de l’Event #63 (une boucherie à 1000 dollars) : Christophe Pommier a rapidement perdu ses derniers jetons, son tournoi se soldant par une élimination en 25ème place, pour un prix de 10,979 dollars. « GG », comme on dit.

Le gros tournoi de Pot-Limit Omaha (25,000 balles l’entrée !) s’est terminé il y a peu par la victoire d’un héros de la galaxie high-stakes online, le finlandais Jens Kyllonen. Un titre somme toute méritée lorsque l’on considère que « Jeans » a gagné près de 5 millions de dollars en PLO ces cinq dernières années, au cours de 630,000 mains jouées sur les plus grosses tables d’Internet ! Il s’agit de sa première victoire majeure en tournoi depuis 2009, année de son sacre sur l’EPT Copenhague.

Parmi les joueurs éliminés juste avant la pause-dîner :

-Mikiyo Aoki (la voisine de table de Damien Lhommeau)
-Josh Arieh
-James Akenhad
-Matthew Waxman

-Le Français Kalidou Sow (il avait terminé 11e au WPT du cercle Clichy-Montmartre, celui où Guillaume Diaz avait fait runner up, en décembre dernier)

PAUSE-DINER JUSQUE 19H20 (4H20 EN FRANCE)

Level 3, il fait tout de même un peu froid

- 10 juillet 2016 - Par Harper

Blindes 150/300 ante 25

Les dernières nouvelles en direct d'une Amazon Room qui est plus que jamais un congélateur géant...

Le dernier vainqueur de bracelet français

26 juin 2014. C'est le jour de la dernière victoire Française aux World Series of Poker. Cette victoire, elle avait été signée Hugo Pingray, vainqueur du Monster Stack pour plus de 1,3 million de dollars. Et il n'est pas du genre à claquer son pognon sur le circuit depuis. Non, le Tricolore s'est installé à Dubai, où il exerce un métier qui génère souvent autant d'adrénaline que le poker : trader. Avec, tout de même, un détour obligatoire chaque année pour disputer le Main Event. Mais son début de tournoi n'est pas franchement une réussite. « J'ai eu deux Rois contre deux As... » soupire-t-il. Sur de nombreux tournois, cela se serait soldé par une élimination directe. Mais ce tournoi offre assez de profondeur. « J'ai simplement payé un 3-bet puis trois mises sur un petit tableau » précise-t-il. Le voilà avec 22 000 jetons sur les 50 000 initiaux. 

Le bon départ de Lamagnère

Assis à la table de la mort en compagnie d'Andy Black, Matt Ashton, Greg Mueller, James Akenhead et Alex Jacob, le Français Matthieu Lamagnère a réussi à prendre un excellent départ. « J'ai 4-bet avec Roi-Valet et j'ai trouvé une quinte sur le turn ! » précise-t-il avec le sourire. Et une mise rentabilisée de 12 500 sur la rivière lui permet de grimper à 90 000 jetons.

La pile du Doc

Michel Abécassis possède déjà un joli tas de jetons. « 87 000 », dit-il après avoir soigneusement compté ses jetons. « Aujourd'hui, les cartes sont un peu plus avec moi » confie le Doc qui a jusque-là connu des championnats du monde difficiles. Et surtout une table sympathique : « c'est bien quand le joueur à ma droite gagne des jetons, après ils vont dans ma direction » sourit-il. Comme sur cette main où il a floppé un brelan de Rois dans un pot sur-relancé sur un flop K72 et que son adversaire a tenté un double donk-bet en bluff. C'est raté, Monsieur.
 

On se calme et on boit frais dans l'Amazon

« Il faut que je me calme ! Qu’est-ce qu’il est frustrant, ce jeu ! » Mais que se passe t-il, Dan O’Brien ? D’ordinaire jovial en toutes circonstances, l’Américain semble quelque peu nerveux au beau milieu du Day 1. Je jette un oeil à son tapis : Dan gravite aux alentours des 50,000 distribués à chaque participant. Pas de raison de s’énerver, non ? « C’est juste que j’ai une table absolument géniale et je n’arrive pas à en profiter ! J’ai gagné quelques coups au début, mais ensuite j’ai lâché plein de gros pots. »

Allez Dan, on se détend : le Main Event dure sept jours, tu as tout le temps de trouver des beaux spots. Tiens, d'ailleurs, en voilà un, quelques minutes plus tard :

Flop 25J

Dan paie une mise de 1400, un autre joueur fait de même.

Turn : K

Dan paie une seconde mise (2200) et se retrouve en duel.

Rivière : 9

Face à une ultime salve de 4000, Dan relance à 15,000. Son adversaire se tête mais refuse finalement la proposition.

Statistiques, anecdotes, et citations à la con

Pour eux, le Main Event est déjà terminé, après cinq heures de jeu à peine :

-Billy Baxter
-David Paredes
-Alexandre Luneau
. Hé oui ! On vous raconte ça dans le prochain article...

2 : en mètres, la distance maximale entre la table de Mike Matusow et sa mini-voiture électrique. Et s'il doit changer de table, il vaut mieux vous ôter de leur chemin.

Fan de Michael Jackson ? Chirurgien ? Maniaque ? Réincarnation de la Reine des Neiges ? L'homme aux gants est un mystère... 

 « C'est mieux de commencer à la table la plus difficile du field avec 75 000 jetons ou à la table la plus facile avec 25 000 ? » Signé : un couvreur qui de toute façon ne jouera pas le tournoi.



Elles nous font de plus en plus flipper, les caméras de l'équipe télé officielle...

Toujours dans la moyenne

- 10 juillet 2016 - Par Veunstyle72

Event #67: NLHE High Roller for One Drop 111 111$ (day2)
Davidi se maintient bien, avec 40 blindes au premier break

Davidi Kitai avait prévenu sur Twitter hier que ce Day 2 serait un poil turbo, il n'a pas menti. Au premier break, il ne restait plus que 67 joueurs (sur une bonne centaine au départ de la journée) ! Dieu des flips merci, Davidi est toujours in, malgré un pot perdu lors de ce dernier face à Kyle Julius : « Je ne sais pas trop si j’ai fait un bon fold… » se demandait le Belge avant d'aller prendre l'air dehors 15 minutes. 

Kyle Julius a ouvert en position d'UTG à 50 000. Le joueur au bouton a call, imité par Davidi Kitai qui a défendu sa BB avec KQ. Sur le flop K56, les trois joueurs ont check. Du coup, sur une turn J, Davidi a pris le lead, en misant 100 000. Seul Julius n'abandonne pas, pour voir arriver un 5 sur la rivière. Davidi Kitai mise de nouveau 145 000 et doit répondre d'une relance de l'Américain à 430 000. 

La suite, vous la connaissez déjà, Davidi va prendre la décision de ne pas payer : « Je pense qu’il est assez bon pour bluff ici… mais bon, je bloque des quintes, une flush avec ma dame de carreau… raaah » Le génie Belge est parti en break en se posant quelques questions quand même. 

La vie est presque belle avec encore 40 blindes, mais désormais, l'erreur ne sera plus trop autorisée pour continuer à rêver. Quant à Julius, il possède désormais 3,4 millions, soit plus d'une centaine de blindes.

Tout en haut du classement, on retrouve toujours le petit autrichien Koray Aldemir, avec 5 millions de jetons. Il est suivi par Scott Seiver, Michael Baxter, Kyle Julius, Adrien Mateos, Jack Salter et Niall Farrell.

Isaac Kawa, le cousin de Davidi, porte fièrement les couleurs de la Belgique aujoud'hui. Pour lui, car il joue le Main Event de son côté, mais aussi et surtout pour soutenir la famille

John Morgan, le vétéran de ce tournoi One Drop, n'en reste pas moins un filou plein de vitamines. Entre deux mains, téléphone à la main, je l'ai surpris dans une conversation avec quelques jeunes grinders de sa table. Il montrait alors une photo d'une ravissante femme descendant les marches d'un jet privé : « Tu vois, quand t’as ça (en montrant le jet privé), tu peux aussi avoir ça (en montrant la charmante jeune femme) » Renard, chenapan.

Dominik Nitsche vit un début de tournoi compliqué. Tombé à 1 million (alors qu'il démarrait avec 2,1 millions), le voilà en train de cold4bet à tapis. Après de longues minutes de réflexion, Jeff Gross a fini par rendre ses cartes