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« Demain, c'est jouable... »

- 4 juillet 2016 - Par Veunstyle72

Event #54 : Crazy Eights 888$ (Day 2) - Aurélien Guiglini accède au Day3, ils ne sont plus que 12 joueurs !

« Ce tournoi ressemble un peu à celui que j’ai deeprun l’an passé déjà. Demain, je pense que c’est jouable en tout cas. »

La confiance est là, les jetons sont en place, l’expérience est à son avantage, son niveau de poker est probablement supérieur à celui de la moitié du field encore présent… on ne va pas se mentir, oui Aurélien Guiglini est clairement en position de force pour se/nous faire rêver sur ce tournoi Crazy Eights 888. Et ainsi aller chercher une nouvelle table finale, un an après son deeprun sur un Event à 1 500$, soldé par une place de runner up.

Guignol a connu un coup de moins bien dans ce dernier niveau, « je suis fatigué, les journées sont très longues. » Néanmoins, en deux mains de poker, dont une petite bataille de blindes sanglante, il a récupéré suffisamment de jetons pour aborder ce Day 3 avec un tapis presque équivalent à la moyenne : 2,78 millions.

« Le début de journée était capital, il fallait que je me maintienne dans les 30 ou 40 blindes de moyenne. Ce que j’ai réussi à faire. Et puis quand on a commencé à être deep, je me suis senti très à l’aise. N’oublions pas qu’il s’agit d’un tournoi à 888$, pas un tournoi à 5 000$. Il est évident que le niveau est plus faible. »

Douze joueurs restants, c’est bien, mais ce n’est pas encore la table finale, puisqu’elle se jouera à 9 joueurs : « Je pense que le plan ce serait d’être agressif demain parce que… oh et puis en même temps, je ne sais pas si ça sert à quelque chose d’avoir un plan, je ne le respecte jamais. Je vais en tout cas essayer de faire de mon mieux. »

Déjà assuré de remporter 44 705$, Guignol sait que les paliers vont être importants par la suite, et que c’est à ce moment là que mettre la pression à des joueurs plus faibles ou plus terrorisés par ces paliers, serait une bonne idée. « Ça dépendra aussi pas mal de ma table demain. On verra bien. »

Soutenu ce soir par le coach Stéphane Matheu, par Pierre Calamusa (belle coupe de cheveux d'ailleurs non ?) et par la fameuse Polly Morrison, Aurélien risque d'avoir pas mal de supporters demain si jamais.... ah non, c'est vrai, on a dit qu'on ne parlait pas encore de table finale pour ne pas se noircir #maisçasentquandmêmetrèsbon

Rendez-vous 14h pour la reprise du tournoi. Les blindes passeront à 40 000/80 000, pour une moyenne à 37 blindes. Une véritable partie de plaisir attend les supporters Français, alors que Guignol a une revanche à prendre sur sa table finale de l'an dernier. Le bracelet lui avait filé sous le nez, surement pas le meilleur moment de sa carrière. Dans 24h, l'affront pourrait déjà être lavé. 

Chipcount officiel

Chipleader - Chase Johnson (USA) : 4 405 000
2e - Michael Lech (USA) : 4 250 000
3e - Hung Le (USA) : 3 840 000
4e - Henry Grunzweig (USA) : 3 360 000
5e - Dimitar Danchev (Bulgarie) : 3 165 000
6e - Yang Zhang (Chine) : 2 970 000
7e - Aurélien Guiglini (France) : 2 780 000
8e - Nils Bardsley (USA) : 2 780 000
9e - Loni Harwoord (USA) : 2 060 000
10e - Rafael Yaraliyev : 1 975 000
11e - David Jackson (USA) : 1 435 000
12e - Francis Anderson (USA) : 1 400 000

Payout

Vainqueur : 888 888$
Runner up : 401 888$
3e : 297 888$
4e : 222 888$
5e : 167 888$
6e : 126 888$
7e : 96 888$
8e : 74 888$
9e - 10e : 57 605$
11e - 12e : 44 705$

T-shirt validé. David Jackson sera également au Day 3, mais en position de shortstack

Dernière ligne droite, la plus difficile

- 4 juillet 2016 - Par Veunstyle72

Event #54 : Crazy Eights 888$ (Day 2) - Guignol se bat pour atteindre la table finale

1h11 à Las Vegas. Il se fait tard, pour nous et surtout pour les joueurs, encore en train de jouer sur le tournoi Crazy Eights 888. Ils sont encore 13 à se battre. Heureusement pour eux, ils sont également dans la dernière heure de cette journée. Après ça, on remballe, et direction le Day 3.

Des news d'Aurélien Guiglini ? C'est plutôt calme. Aurélien aussi est cramé, quoique parfaitement concentré. Il vient de changer de table récemment (le fameux équilibrage des tables) et se retrouve en face du Bulgare Dimitar Danchev. Comment ai-je fais pour le zapper le vainqueur du PCA en 2013, runner up de l'EPT San Remo, runner up d'un event WSOP ? Un véritable bon client en soi. 

En possession de 1,6 millions, Guignol n'est pas vraiment max comme dit, mais la structure est belle, et les espoirs sont encore intactes pour Aurélien, qui possède tout de même 26BB. 

C'était le point de 1h11. On en fera un plus complet une fois les jetons de tous les joueurs rangés dans un sac. Dans pas très longtemps finalement...

Coucou Dimitar Danchev

Quand tu te fais craquer une flush, par un mec qui avait deux paires à la turn et qui a trouvé full sur la river...

Le Day 1 d'une vie

- 4 juillet 2016 - Par Flegmatic

Event #56 - NLHE 1 500$ (Day 1) : Frédéric Brie sauve l'honneur des qualifiés Winamax et se qualifie pour le Jour 2.

En un tout petit peu plus d'un an passé à couvrir des tournois de poker - une broutille, j'en conviens, comparé à mes illustres collègues - allant d'une étape provinciale du WiPT au plus grand EPT de l'histoire, jamais encore je n'avais pu observer un joueur aussi heureux de franchir un Day 1. Ce joueur, c'est Frédéric Brie, qualifié pour le deuxième jour de cet Event #56 à la faveur d'un satellite à 150 euros, lui offrant également le droit de disputer l'épreuve #53 dans quelques jours, et qui fait preuve en ce dimanche soir d'une bonne humeur et d'une fraîcheur qui font véritablement plaisir à voir.

"En plus, c'était très dur en début de journée, raconte-t-il. J'ai eu énormément de paires servies, mais sans jamais toucher de brelan et avec toujours des overcards au flop. Du coup je suis assez vite tombé à 2 600 jetons, soit treize blindes à ce moment-là. Celui qui m'a sauvé, c'est ce joueur en tilt complet qui a payé mon tapis avec 10-9 suités alors que j'avais une paire de 9. Sur la main d'après, un joueur ouvre trois fois la blinde UTG, je shove ma paire de Roi. Il tank tout sa vite, me paie avec As-Roi, et ça tient." Des rencontres bienvenues qui permettent à Frédéric de faire partie des 293 survivants (sur 1 860 inscrits) de cette permière journée, avec un tapis plus qu'honorable de 49 600 jetons, légèrement supérieur à la moyenne.

"Franchement, ça fait plaisir, poursuit-il. Je n'avais joué que quelques tournois live jusque-là, sans jamais passer le Jour 1. J'ai même réussi à sauter en vingt minutes à Clichy pour la dernière Finale du Winamax Poker Tour ! Mentalement c'était donc assez compliqué de venir ici, sans aucun résultat. Du coup, c'est déjà un peu une victoire d'en arriver là, surtout que les places payées ne sont plus très loin." Effectivement, avec 279 ITM, le gain minimum de 2 253 dollars tend les bras au dernier de nos qualifiés. En espérant pourquoi pas beaucoup mieux. On a le droit de rêver non ? "En tout cas, ça fait un an que je travaille pour ça, conclue-t-il. Je regarde notamment énormément de vidéos, pour essayer de faire progresser mon jeu." Voilà donc la première d'une série de nombreuses étapes franchie. Reste maintenant le plus dur, confirmer ! Nous ne manquerons pas de suivre cela demain à partir de midi au sein de la prestigieuse Amazon Room.

À noter que huit autres Français seront ce lundi au départ du Day 2 : Guy Pariente (80 800), Arnaud Esquevin (78 800), Gilbert Diaz (39 700), Jean Montury (36 000, photo), Adrien Allain (34 200), Jimmy Guerrero (30 000), Arnaud Caussin (27 900), Thibaut Klinghammer (22 800), 

Souris Jimmy, tu es au Jour 2 !

Gilbert Diaz n'a pas joué dans Reservoir Dogs, mais je lui attribue haut la main le titre de meilleur Mr. White de ce tournoi.

C'est frappant non ?

Comme à son habitude, Faraz Jaka a monté un gros tapis sur ce Jour 1, pour grimper à la 9e place du chipcount.

Alexonmoon n'ira pas plus loin

- 4 juillet 2016 - Par Benjo DiMeo

Event #55  : Poker Players Championship 50 000$ (Day 2)

Cette photo de chaton ne sera pas de trop pour encaisser la mauvaise nouvelle contenue dans cet article.

Vous connaissez la blague : si un chat retombe toujours sur ses pattes, et que la tartine chute toujours du côté beurré, que se passe t-il lorsque l’on lâche un chat avec une tartine collée sur le dos ?

Bon, OK, rien à voir avec la choucroute, je l’avoue, mais je ne peux m’empêcher de me dire que si j’avais discrètement collé une tartine beurrée (ou un chat) dans le dos d’Alexandre Luneau à son retour de la pause-dîner, peut-être qu’il n’aurait pas été éliminé aussi vite, et serait à la place perpetuellement resté en équilibre dans l’épreuve la plus passionnante à suivre des WSOP (ex-aequo avec le Main Event), sans jamais se casser la gueule jusqu'à la victoire finale.

Quelques minutes après avoir repris place à sa table sur le coup de 22h30, Alex a joué un gros coup de Deuce-to-Seven contre Rep Porter. Les deux sont allés jusqu’au showdown après avoir misé à tour de rôle, et changé une ou plusieurs cartes chacun jusqu’au dernier tour d’enchères. Alex fut le dernier à miser, avec Valet-9-7-4-2. Rep a hésité quelques instants avant de payer avec Valet-6-5-4-2, autrement dit un jeu meilleur. « C’était le snap-call du siècle » me dira Alex après coup.

L’action a viré vers le No-Limit Hold’em : une bonne nouvelle pour Alex, qui allait probablement avoir plus de facilités à pousser son tapis désormais réduit à moins de huit blindes. Ce qu’il fit quelques instants plus tard, s’engageant avec AQ après une relance de son voisin de droite John Racener en position UTG. Ce dernier n’avait pas grand chose à rajouter avec son Q9, et à trouvé un 9 dès le flop pour remporter le 70/30 et éliminer Alex aux alentours de la soixantième position.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, j’ai appris dans le même temps l’élimination de l’autre Français de ce tournoi, David Benyamine. Au compteur : 58 joueurs restants, et un peu plus de deux heures à jouer ce soir.

C'est annoncé, c'est validé

- 4 juillet 2016 - Par Veunstyle72

Event #54 : Crazy Eights 888$ (Day 2) - Guignol a eu sa revanche, il a éliminé Chris Ferguson !

Là, on commence à beaucoup moins rigoler sur ce tournoi 888. Ils ne sont plus que 21 à l'heure d'écrire ces lignes, et parmi les derniers sortants, un certain Chris Ferguson, 26e. Il s'est fait botter les fesses par un homme qui avait beaucoup trop soif de revanche. Un Guignol, notre Guignol : « Alors, je ne te l’avais pas annoncé ? On l’a eu ! » Aurélien Guiglini jubile, et il peut, il tient sa revanche 12 ans après, en éliminant l'homme au chapeau de cowboy le moins aimé du Far West depuis 5 ans.

Derrière une ouverture à 60 000 de Loni Harwood, « RunGood4888 » comme l'appelle Pierre Calamusa (je vous laisse deviner pourquoi, c'est la petite blonde en photo), Ferguson décide de faire tapis pour 875 000. « C’est exactement la taille de mon tapis à ce moment là », m'explique Guignol... qui soulève As-Roi dans le même temps ! C'est avec une joie immense et un caleçon en feu, que Guignol annonce tapis à son tour. Loni s'efface et Chris Ferguson retourne As-Dame. 

Le conte de fée va se poursuivre jusque sur la rivière d'un board complètement random (enfin un petit roi poppe sur la river pour bien enfoncer le clou), et Guignol réalise d'une pierre deux coups, une magnifique opération : éjecter du tournoi celui qui lui avait brisé ses rêves en 2004 pour son premier tournoi live, et grimper dans les hauteurs du classement au bon moment. 

Aurélien peut-il atteindre une nouvelle table finale, tout juste un an après... Raaaah, mais chut, on va se noircir !

Chase Johnson, actuel chipleader avec plus de 3 millions, semble détendu...

Mes premiers pas à Vegas

- 4 juillet 2016 - Par Flegmatic

Il y a des légendes qui ne parviennent pas à se montrer à la hauteur de leur réputation. Comme ce restaurant italien que l’un de vos potes vous vend depuis des lustres comme le meilleur de tout Paris, alors qu’il ne sert que des pizzas à peine meilleures que celles de Domino’s pour le double du prix, ou ce dernier humoriste à la mode soi-disant à mourir de rire, qui parviendrait à peine à faire décrocher un sourire à un fan de Kev’ Adams. Et puis il y a Las Vegas.

C’est bien simple, depuis mon arrivée chez Winamax il y a maintenant un peu plus d’un an, il ne s’est pas passé une semaine, voire une journée, sans que le nom cette cité mythique ne soit évoqué. Mais comme l’a dit assez justement dimanche matin un de nos qualifiés Winamax, "Vegas, ça ne se raconte pas, ça se vit."

En mode caméléon.

L’été dernier, mon statut de rookie dans le monde du poker ne m’avait pas permis de faire le déplacement jusqu’à Vice City. Mais cette année, la donne était différente. J’allais enfin pouvoir avoir mon baptême du feu dans la ville que tous les gambleurs du monde entier aiment autant qu’ils redoutent. Et de fait, à peine le pied posé chez l’oncle Sam après un voyage sans encombre et deux films dévorés au-dessus de l’Atlantique (Triple 9 de John Hillcoat, hautement recommandable et In the Heart of the Ocean de Ron Howard, un peu moins), j’ai eu le droit à l’anthologie complète de toutes les premières fois à Vegas : première descente du Strip de nuit en voiture (ah tiens, David Copperfield et Olivia Newton-John sont encore en vie), premier double double burger et frites "animal style" au In-N-Out Burger (merci Benjo), première excursion au Red Rock Canyon (crème solaire obligatoire, photo), première cave perdue à l’Ultimate Poker (merci Steven), première partie de bowling au Gold Coast, premières minutes perdues à comprendre comment s’allument les lampes de la chambre d’hôtel, etc. Ne me manque finalement plus qu’à pousser les portes du Rhino et à m’ébahir parmi une foule d’autres touristes devant le spectacle de la fontaine du Bellagio et ma carte de Bingo spécial Vegas ne sera pas loin d’être remplie. Ces premiers jours ont également été ceux de ma confrontation avec la culture américaine : son culte de la voiture, ses employés (faussement ?) amicaux – "Hi, how are you doing ?" "Euh, ça va." – ses portions de nourriture gargantuesques (impossible de finir le moindre plat), à l’image d’un pays qui semble chercher à combler par tous les moyens un espace de vie beaucoup trop grand.

Mais au-delà de la ville elle-même, ce séjour (professionnel, rappelons-le) était surtout l’occasion de découvrir de mes propres yeux le plus grand festival de poker au monde, les WSOP. Et à ce niveau-là, je ne vous le cache pas, passé le sentiment de vivre de l’intérieur mon propre épisode de Dans la Tête d’un Pro, en arpentant les gigantesques couloirs du Rio (avec la voix suave de Michel Abécassis en fond sonore, cela va de soi), la découverte fut finalement assez conforme à ce que à quoi je m’attendais, sans plus. Ne vous méprenez pas, la démesure de la Pavillion Room n’a pas d’équivalent et le Thunderdome d’ESPN où se tiennent les tables finales transpire la classe, mais j’attends véritablement la frénésie du Main Event ainsi qu’une première grosse perf’ française (je ne suis arrivé que le 28 juin) pour véritablement m’enthousiasmer.

Finalement, mon seul véritable badbeat jusqu’à présent – outre cet unique coup à tapis préflop perdu avec une paire de Valets face à 4-5 (turn 5, river 5) sur un tournoi à 160 dollars au Planet Hollywood – est ce fichu rhume dégoté après avoir enchaîné pendant deux jours balades en extérieur sous 35°C et un soleil de plomb, avec sessions en intérieur par 15°C. On m’avait pourtant largement briefé sur la question. Il y a des légendes qui ne parviennent pas à se montrer à la hauteur de leur réputation. Et puis il y a la climatisation dans les casinos de Las Vegas.

Alexonmoon en danger

- 4 juillet 2016 - Par Benjo DiMeo

Event #55  : Poker Players Championship 50 000$ (Day 2)

C'est un niveau 10 absolument catastrophique qu'a vécu Alexandre Luneau dans le tournoi le plus important de son été à Las Vegas : cent minutes atroces qu'il a résumées ainsi : "Je n'ai absolument pas gagné le moindre coup." Avec des enchères, blindes et mises forcées maintenant assez élevées (3000/6000 pour le PLO et le NLHE, 6000/12,000 pour les jeux de flop en Limit, notamment), son tapis a fondu petit à petit et la facture est lourde pour le pro du Team Winamax : il retrouvera un tapis de 90,000 après une pause-dîner d'une heure, alors que le field s'est réduit à 61 joueurs restants. Il n'aura grosso modo pas le droit de perdre le prochain gros coup dans lequel il s'engagera afin de ne pas subir le même sort que Scotty N'Guyen, Dan Smith, Erik Seidel, Mike Leah ou encore Erik Sagstrom, tous éliminés récemment.

Reprise de la partie aux alentours de 22h30 (7h30 en France).

Tableau de bord
61 joueurs restants (sur 91 au départ)
14 places payées
Tapis moyen : 373 000

David Grey fait partie du clan (de plus en plus réduit) de l'ancienne école : le résident de Las Vegas aux deux bracelets a été le premier joueur à passer la barre du million en jetons

Guignol a soif de revanche

- 4 juillet 2016 - Par Veunstyle72

Et il est bien décidé à ce que ça arrive aujourd'hui
Event #54 : Crazy Eights 888$ (Day 2)

Dinner break sur le tournoi des fous du Huit. Une heure de pause pour que les 27 derniers joueurs du tournoi se restaurent. Toujours un plaisir de rappeler qu'il y avait 6 761 inscriptions au total. La bonne nouvelle c'est que Guignol est sur ce radeau de survivants, avec une trentaine de blindes à la reprise. 

« Il est parfait ce tournoi en fait, pas si crapshot que cela : à la fin du Day 1, tout le monde est dans l’argent, et pour le Day 2, on tourne à 30 ou 40 blindes de moyenne. Ce n'est pas une mauvais idée de faire des niveaux de 30 puis 60 minutes, mais c'eut été mieux de faire 30, 45 puis 60 minutes ».

Pour en arriver là, Aurélien Guiglini a réussi son début de journée, ce qui au final a été l’une des clés de la réussite : « Je savais que si je m’en sortais dès le début, j’allais pouvoir être mieux pour la fin de tournoi, et c’est exactement ce qu’il se passe. »

Evidemment, il n’a pas claqué des doigts pour que les pions de ses adversaires viennent se ranger près de lui. Son plus gros pot ? Il contenait plus d’un million de jetons.

« Sur 12 000/24 000, un joueur open à 55 000. A ce moment là, on a presque le même tapis. Je décide payer au bouton avec 89, j’avais 25 blindes. C’est un peu ambitieux mais pourquoi pas. Le flop est venu A93. Il check et je décide de check aussi, parce que je sens qu’il a un truc. Turn vient un 8. Bingo, j’ai deux paires maintenant. Il lead 80 000 et je pousse mon tapis, j’avais peut être 530 000, quelque chose comme ça. Il m’a payé avec As-Dame sans pique, et ça a tenu. »

1,2 millions, voilà ce que possède Aurélien a ce moment très précis, après avoir remporté ce coup. Autant dire que c’est l’embellie complète. « Il n’a pas été très inspiré de check ce flop… le pire c’est que s’il mise, je trouve surement un fold. »

Guignol joue actuellement ce tournoi à la table de Chris Ferguson. Et forcément, il n’est pas indifférent à ça : « J’ai une revanche à prendre contre lui. » Ah, toi aussi tu avais de l’argent sur Full Tilt Poker qui a disparu ? « Non pas du tout, mais en 2004, il m’a traumatisé. Je disputais mon premier tournoi, un 25 000$, finale du WPT au Bellagio, et il m’avait pris la moitié de mon stack ! J’ai décidé de me venger, et c’est prévu pour aujourd’hui ! »

Ferguson est prévenu, vous aussi, donc si on vous annonce qu'un cowboy bouffe son chapeau dans les allées du Rio, vous connaitrez le pourquoi du comment. En attendant, on part manger tranquillement.

Il reste 27 joueurs
Reprise sur 15 000/30 000, ante 5 000
Tapis d'Aurélien Guiglini : 900 000
Moyenne : 1,2 million

Le contingent Winamax se réduit

- 4 juillet 2016 - Par Flegmatic

Event #56 - NLHE 1 500$ (Day 1)

Le retour de la pause dîner fut bien rude pour nos qualifiés. Serait-ce cet Angus beef burger au fromage suisse supplément french fries qui aurait été un peu compliqué à digérer ? Ah non, pardon ça c'était mon menu. Toujours est-il qu'en trois mains, trois d'entre eux nous ont quitté.

La première est fatale à Timothée Morin (photo, à droite). "Les Dames contre les 9, explique-t-il. Bien sûr, il trouve son 9. Un mec qui venait juste d'arriver en plus (la période d'enregistrement tardive se clôturait en même temps que la fin du dinner break)." Quelques minutes plus tard, c'est Mathieu Aymerich (à gauche) qui le rejoint dans le rail. "J'ouvre les Dames UTG+2 à 2 000 (blindes 250/500), rembobine celui qui vient tout juste de devenir propriétaire dans le New Jersey, à un petit quart d'heure en voiture de Times Square. Mon adversaire me relance à 5 000. Il me reste 10 000 derrière, je boîte. Il paie avec les Rois. C'est dingue, je sors à chaque fois de mes tournois live avec deux Dames. Maintenant jusqu'à jeudi (date de l'Event #63 à 1 000$), ça va être tournoi deepstack du Rio à 240 dollars tous les jours." Pas si vite jeune homme, le Planet Hollywood accueille actuellement un festival avec des tournois dans cette gamme de prix avec des structures décentes, offrant des garantis énormes et souvent un overlay fort sympathique. Ca vaut peut-être le coup d'y jeter un oeil.

Enfin, c'est au tour d'Antonio Guerrero de se diriger vers la sortie. "J'avais 25 000, j'ai tout perdu en trois mains, me raconte-t-il d'un air dépité. Je perds d'abord avec une paire de 10 contre les As d'un joueur short stack puis Roi-Dame contre Roi-Valet chez un autre short. Derrière j'envoie mes dix dernières blindes avec une paire de 5 et je tombe contre deux Dames." Il y a effectivement de quoi être déçu. Dans le courant de l'après-midi, les deux compères du KING5 Delphine Tortarolo et Guillaume Mercey avaient pris la porte, ainsi que Jean-Marc Séphaire, à en croire le joueur qui ne ressemble pas franchement à notre vainqueur Sunday Surprise, actuellement assis à celle qui fut sa place, au moins pendant un temps.

Nos espoirs se tournent maintenant vers les trois derniers qualifiés encore en piste, à commencer par Jimmy Kebbach (photo, avec le maillot de l'OM), qui, contrairement aux autres, avait décidé d'attendre un peu avant de rentrer dans le tournoi. Habitué du Winamax SISMIX comme du WPO, il possédait à mon passage à sa table un tapis d'environ 25 000 jetons qui lui laisse de quoi voir venir.

Même topo du côté de Frédéric Brie (à droite). "Tu sais que je n'ai jamais fait ITM en cinq tournois live disputés ?, me souffle-t-il. Ce serait beau de le réussir ici." Tu m'ôtes les mots de la bouche. De l'autre côté de la Brasilia Room, Alexandre Réard poursuit ses rêves de deep run avec un petit peu de moins de 15 000 devant lui.

Toujours côté français, j'ai également pu croiser Ilan BoujenahErwann PécheuxJohan Guilbert et Hugo Pingray (comment ça, ce sont toujours les mêmes ?). Ce dernier m'a expliqué être monté à 30 000, avant de retomber à 12 000. "J'ai perdu un pot de 40 000 en ratant un gros bluff. En plus, je pensais qu'il avait brelan alors qu'il n'avait que deuxième paire. Il a trouvé le moyen de me payer quand même."

Courage, la route est encore longue vers l'une des 279 places payées (min-cash de 2 253$), et encore plus pour décrocher le chèque de 412 557 dollars promis au vainqueur. Au moment d'écrire ces lignes, ils étaient encore 657 en course sur un total de 1 860 inscrits.

Affreux, vous avez dit affreux ?

Lavons-nous les yeux avec cette photo de Fatima Moreira de Melo.

Le vainqueur du WPT Prague au nom espagnol plus-cliché-tu-meurs Javier Gomez (à gauche).

Fedor Holz fait la tronche, il n'est pas celui qui a le plus de jetons à sa table.

Bug dans la matrice en prévision, l'agent Smith s'est chauffé pour jouer un tournoi à 1 500$.

Faire et défaire, c'est toujours travailler

- 4 juillet 2016 - Par Benjo DiMeo

Event #55  : Poker Players Championship 50 000$ (Day 2)

Quelques minutes après avoir relaté dans ces colonnes l'amusant affrontement Hellmuth/Luneau, je suis retourné m'enquérir du tapis d'Alex, pour constater qu'il ne lui reste plus que 125,000. En moins de trente minutes, il avait perdu presque les deux tiers de son stack ! Un setup en No-Limit ? Un énorme tirage en PLO ? "Non, j'ai juste perdu tous les coups en Limit", résume t-il en une phrase.

Je fais un petit tour entre les tables, le temps de voir David Benyamine "scoop" un gros pot en Omaha High-Low avec un full, et de constater que les frères Mizrachi (Robert et Michael) sont tous deux assis derrière d'énormes tapis, puis reviens voir Alex. Le voilà remonté à 250,000 ! "Je me suis retrouvé à tapis en Pot-Limit Omaha. Le cut-off relance, John Racener paie au bouton, je squeeze de petite blinde avec K-K-J-3 'double-suited' [double tirage couleur, NDLR]."

Le flop tombe 9-5-5 avec l'un des tirages d'Alex. "Dans le top 5% des meilleurs flops pour ma main ! J'ai juste assez de place pour miser mon tapis à la hauteur du pot." Alex est payé par une main très mal en point : Q-Q-x-x avec le même tirage couleur. Après deux cartes sans importance sur le turn et la rivière, le Français est remis en selle.

Dans le Top 10 actuel, l'une des fratries les plus célèbres du poker : Michael et Robert Mizrachi (trois bracelets à eux deux, dont 2 titres sur le PPC pour Michael (au premier plan sur la photo))


Tableau de bord
69 joueurs restants (sur 91 au départ)
14 places payées
Tapis moyen : 329 000

Ils ont sauté durant le niveau 9 : Ben Sulsky, Robert Campbell, Bryn Kenney, Max Pescatori, Dzmitry Urbanovich...

Le Top 10 selon WSOP.com

1/ David Grey (USA) 980 000
2/ Paul Volpe (USA) 705 000
3/ Michael Mizrachi 690 000
4/ Scott Seiver (USA) 685 000
5/ Robert Mizrachi (USA) 560 000
6/ Jens Lakemeier (Autriche) 535 000
7/ Timofey Kuznetsov (Russie) 520 000
8/ William O'Neil (USA) 507 000
9/ Lamar Wilkinson (USA) 490 000
10/ Jason Mercier (USA) 465 000