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Comme d'habitude pour Comel

- 30 juin 2016 - Par Veunstyle72

Event #46 - Bounty NLHE 1 500$ - Sebastien Comel échoue en 6e position

Les finales se suivent et se ressemblent pour Sébastien Comel aux WSOP. Troisième table finale pour lui en carrière... et troisième échec dans la quête d'un premier bracelet : 4e, 8e, et maintenant une 6e place pour le jeune Français, qui devra « se contenter » de 53 181$ : « Forcément déçu de ne pas gagner mais qu’est-ce que je pouvais faire ? », réagissait-il à chaud entre une bière tiède et un verre de Gin que lui tendaient ses amis, venus le soutenir dans le rail. « J’ai pris deux suckouts dès le début qui font mal ». Sébastien a en effet perdu AA contre QQ puis AQ contre AJ à tapis préflop. Rien de pire pour entamer une table finale. « Je suis tombé à 10 blindes, et j’ai réussi à gagner As-Roi contre Roi-Roi à tapis préflop. Je suis monté à 2,2 millions, en grindant un peu, et puis j’ai été card Dead tout le reste de la finale. »

Réussir trois jours de tournoi parfaitement pour échouer si près du but, Sébastien commencerait presque à en prendre l’habitude. Mais cette fois, pas mal d’éléments semblaient contre lui : « J’ai bien chatté au jour 1, et au début du jour 2, mais après ça, je n’ai jamais été à tapis, ou alors uniquement contre des joueurs avec des petits tapis. Non, le problème c’est que j’ai eu un très mauvais tirage de table, avec mon voisin de gauche qui comprenait plutôt bien le jeu, et au siège suivant, la jeune femme qui était très agressive. Et tous les shortstacks étaient à ma droite aussi, ce n’était vraiment pas le scénario idéal. »

La chemise verte sur le dos, remise par Michael Gathy juste après sa 2e place sur le Deuce-to-Seven, n’aura pas porté chance cette fois : « C’est un peu la troisième fois que je me retrouve à ne rien pouvoir faire en finale. »

Ça fait presque bizarre de ne pas le voir terminer runner up, en bon Français qu’il est. Mais vu le talent et la régularité du jeune homme, on ne sera pas étonné de le revoir très vite avec cette chemise sur le dos...

Le jour où Phil Hellmuth a bien failli tuer Noah Schwartz

- 30 juin 2016 - Par Veunstyle72

Il se passe des choses incroyables au Rio, parfois même sans qu'on ne parle de bad beat ou de tilt, sans même être à une table de poker. C'est lors d'un break sur le tournoi de PLO à 10 000$ qu'un drame a bien failli arriver.

Il faut savoir qu'il existe plusieurs portes de sortie, plusieurs endroits pour aller à l'extérieur, et pas seulement sur les fameuses marches de l'entrée du Rio que tout le monde connait. Derrière l'Amazon Room, un petit parking sert de cours de récréation pour tous ces joueurs. On peut aller aux toilettes, on peut fumer sa clope, on peut manger un bout chez « All American Dave » et on peut également taper le ballon en cuir, puisqu'un panier de basket est à la disposition de tous. 

Durant ce break, Phil Hellmuth a décidé de faire quelques paniers. Rapidement, une foule de gens se réunit et forme un demi-cercle pour admirer les exploits du grand Phil. Non seulement Hellmuth est un grand fan de NBA, mais en plus, il joue un peu. 

Noah Schwartz, également en pause du PLO, tente alors de défier Hellmuth en 1 contre 1. Un grand classique du basket. Sauf qu'au lieu de faire quelques simples paniers, en mode détente, les deux joueurs décident de mettre pas mal d'énergie dans ce duel. A tel point que sur une action, Noah Schwartz attaque le panier et Hellmuth tente alors le tout pour le tout, pour réaliser un contre. Sauf qu'Hellmuth est grand. Et puissant l'air de rien. Il envoie valdinguer le pauvre Schwartz dans le décor... et ce dernier s'écrase de tout son poids sur une barre en fer, qui dépasse de façon assez surprenante et dangereuse du panier de basket. En fin connaisseur de ce sport, croyez moi que c'est hyper dangereux et complètement déconseillé de jouer sur ce genre de panier.

Résultat : Noah Schwartz se blesse assez violemment, comme la photo l'atteste. Dans son malheur, Schwartz a eu le bonheur de ne pas voir la barre lui transpercer la gorge. Et lui même en avait plutôt conscience au moment de retourner s'assoir à sa table. Dans l'incapacité de jouer correctement, il a alors appelé le floor pour qu'on lui ramène de quoi se soigner.

Et Hellmuth dans l'histoire ? Il a juste ramassé Schwartz en se marrant sur le coup, lui a demandé de se mettre sur le côté et a affronté un autre joueur, sans se soucier de la santé de celui qu'il venait de blesser. Un drame, ça ne tient à rien du tout parfois...

Les deux barres blanches qui dépassent en bas de la photo... c'est ça que Noah Schwartz vient de se prendre dans le cou !

Michael Gathy s'arrête sur la seconde marche

- 30 juin 2016 - Par Harper

Event #47 : Deuce-to-Seven Triple Draw (Limit) Championship 10 000$

Statu quo entre Davidi Kitai et Michael Gathy ! Alors que ce dernier avait la possibilité de devenir le Belge le plus titré aux championnats du monde en remportant un quatrième sacre, sa route s'est arrêtée en deuxième place face à l'excellent John Hennigan. Dans le public, Thomas Boivin, compatriote et ami de Michael nous glissait d'ailleurs « qu'il n'était pas tombé contre le meilleur client en heads up. » En effet, l'Américain compte 6,5 millions de dollars de gains, essentiellement accumulés dans les Mixed Games avec notamment une victoire et une table finale sur le Poker Players Championship à 50 000 dollars l'entrée. « Mais après le No-Limit Hold'em, c'est également le meilleur jeu de Michael » confiait Thomas.

Pourtant mené six millions de jetons à un million à la pause, Michael restait lui confiant : « il jouait très bien lorsque la table était pleine mais il fait plus d'erreurs en heads up. » Dix minutes plus tard, le Belge revenait à hauteur ! Mais avec une moyenne de vingt big bets à peine, tout va très vite. Notamment sur cette main où Michael a décidé de 3-bet avant le flop et que les deux joueurs ont tiré deux cartes à deux reprises, plaçant un check après le premier tirage. Le deuxième entraîne une relance de John après une mise de Michael. Ce dernier paie et change une carte alors que John pat. Le Belge opte alors pour un check-raise mais prend un troisième bet ! S'ensuit une réflexion d'une vingtaine de secondes à l'issue de laquelle Michael préfère passer sa main...

Tout est allé très vite comme tout au long du heads up entre ces deux joueurs. On a senti une belle dose de respect, Michael et John ayant jugé qu'il n'était pas nécessaire de faire de cinéma entre eux. S'ils savaient qu'il était bon dans un coup de miser quelle que soit la carte qu'ils tiraient, alors ils le faisaient sans faire semblant de regarder ce qu'ils venaient d'obtenir. Sur la dernière main, John a obtenu un low au Valet alors que Michael avait encore une une chance d'améliorer... Mais il a fait une paire. John obtient son quatrième bracelet tandis que Michael reste posté à trois. Le Belge empoche tout de même 197 838 dollars pour ce qui s'agit, en plus de son bracelet gagné sur le 5 000$ 6-max, de sa deuxième seconde place de l'été. Le voilà désormais deuxième du classement du joueur de l'année derrière Jason Mercier ! « Ça va être dur d'aller le chercher mais ça fait plaisir... » sourit Michael. 

La première chose qu'il a fait après avoir terminé deuxième ? Enlever sa fameuse chemise dragon porte-bonheur pour la transmettre à son colocataire Sébastien Comel en piste sur le Bounty à 1 500 dollars.

Troisième table finale pour Sébastien Comel

- 30 juin 2016 - Par Veunstyle72

Event #46 : Bounty NLHE 1 500$ - Sébastien Comel pour raviver la flamme française ?

Et c'eeeest parti pour une nouvelle table finale d'un Français cet été sur les WSOP. Oui on est excité, non on n'est pas pressé de terminer encore deuxième.

Sébastien Comel va probablement essayer de faire déjà mieux que ses deux finales précédentes, 8e en 2013, 4e en 2012, et après seulement, pourquoi pas tenter de conjurer le mauvais sort qui s'acharne sur nos compatriotes.

Jamais évident de gagner un tournoi de poker, et pour y arriver, Sébastien va avoir besoin d'un brin de réussite, car pour le moment, il ne part pas favori en jetons. Puis il va falloir se débarrasser des 8 derniers clients qui composent cette table finale. Le chipleader par exemple, Ryan Leng, situé... juste à la gauche de Sébastien. Il y a également Kristen Bicknell, Will Failla...

Bref la route est longue, une route qui mènera au succès ce soir et à plus de 290 000$ pour le vainqueur.

Un tournoi de Omaha grandiose

- 30 juin 2016 - Par Veunstyle72

Event #51 : Pot-Limit Omaha 10 000$ Championship - Patrick Bruel dans l'arène 

Une épreuve prestigieuse, grandiose, fascinante… les superlatifs vont manquer pour qualifier l’event qui a débuté à 15h aujourd’hui, un Pot-Limit Omaha à 10 000 billets verts l’entrée.

Si, souvent pour ces tournois à plus 10 000$ ou plus, il n’y a pas énormément beaucoup de monde, cette épreuve est bien bien partie pour faire le plein. Alors que la première pause de ce tournoi a déjà été donnée, près de 300 joueurs sont déjà installés autour des tables. Et évidemment, dites vous que beaucoup d’autres vont arriver beaucoup plus tard, les enregistrements se terminant à la fin du niveau 8.

50 000 jetons à faire fructifier, et des niveaux à 100/200, voilà qui devrait laisser la place au beau jeu… et pourtant vous allez voir qu’on a déjà trouvé des joueurs qui se sont retrouvés à tapis rapidement !

C’est le cas par exemple de Patrick Bruel. Le Boss, qui est presque arrivé dès le début du tournoi a pris un excellent départ, en ajoutant 11 000 jetons supplémentaires. Puis peu de temps après, je l’ai aperçu disputé un énorme pot…

Depuis la petite blinde, il complète suite à une relance à 700 de son voisin au bouton. Avant cela, deux joueurs avait limp et ont pris l’initiative de payer également.

Quatre joueurs sur le flop QT5. Patrick check, les deux suivant check et le joueur au bouton mise 2 000. Patrick Bruel paye, tout comme Jason DeWitt (le second limpeur).

Puis sur la turn A, Patrick prend le temps de la réflexion avant de poser 9 000 au milieu de la table.

Jason DeWitt va alors lui répondre en annonçant « Pot ». Le joueur au bouton s’efface très vite, Patrick Bruel ne demande même pas le compte et pousse son tapis au milieu de la table. DeWitt paye très vite et les deux joueurs retournent leurs cartes :

Patrick Bruel : AKJ4
Jason DeWitt : K7JQ

Les deux joueurs ont la quinte, avec Roi-Valet en main, mais l’Américain peut encore potentiellement améliorer sa main, grâce à son tirage flush supérieur ! Heureusement pour Patrick, c’est un A qui tombe sur la rivière, et les deux joueurs partagent.

« Content que le carreau ne sorte pas finalement... », glissera après coup un Patrick Bruel soulagé et forcément pas mécontent de partager ce coup avec son adversaire, fraichement millionnaire sur ces WSOP (c’est lui le vainqueur du Millionaire Maker)

Petite anecdote en passant comme ça, pendant que Patrick Bruel rangeait ses jetons : le joueur au siège 1, un Américain peu connu, interpelle Patrick : « Tiens au fait, l’Aviation Club de France est toujours fermé ? » Patrick confirme cette info, et le monsieur poursuit :  « Et on fait quoi de nos jetons maintenant, goodbye? Non parce que moi, j’en avais beaucoup, j’ai voulu les changer un jour, et on m’a proposé des petits billets, des billets de 20€. Ils sont gentils, mais je serai reparti avec une valise grande comme ça si j’avais accepté (il mime le geste de tendre son bras très haut). Du coup, je suis parti en vacances, et j’avais dit que je reviendrai après mes vacances. Et quand je suis revenu, le cercle était fermé. »

J’ai eu de la compassion pour ce joueur, et en même temps, pourquoi avoir cracher sur des billets de 20€ j’ai envie de dire. Chacun son Black Friday, mais c’est sur que la fermeture de l’ACF a du en décevoir plus d’un. Et des mois plus tard, les plaies ne semblent toujours pas pansées.

D’autres joueurs du Team Winamax vont se joindre à ce tournoi, comme Davidi Kitai par exemple ou encore Sylvain Loosli, qui vient d'arriver à la table de Patrick Bruel justement. On a le temps de toute façon, ce tournoi est très long, et le début très lent, n’est-ce pas Fabrice Soulier ?

Pour un autre Français, l'aventure a tourné au vinaigre très rapidement, il s'agit de Thibault Klinghammer (gauche sur la photo). Grand spécialiste de ce jeu, Thibault n'a pourtant pas réussi à se sortir d'une situation où il possédait le second jeu le plus fort, avec full as par les dix, quand son adversaire détenait... carré de 10 ! Il ne lui restait plus grand chose par rapport au stack de départ au moment d'être déplacé sur la table de David Benyamine.

Eric Sfez, autre Français également de la partie aujourd'hui