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Davidi Kitai est dans l'argent

- 29 juin 2016 - Par Harper

Event #48 - No-Limit Hold'em Turbo 5 000$ (Day 1)
Le Belge atteint sa seconde place payée en trois tournois

Neuf. C'est, en temps de jeu effectif, le nombre d'heures qu'il aura fallu pour passer de 523 à 79 joueurs dans l'épreuve Turbo à 5 000 dollars. Il faut dire qu'avec des niveaux de trente minutes, ça va vite, très vite : la moyenne est de tout juste vingt blindes ! Parmi les payés, un unique joueur du Team Winamax a réussi à se frayer un chemin : l'incontournable Davidi Kitai.

Et quand on demande au Belge comment il a réussi à construire ce joli tapis de 160 000 (très exactement la moyenne), sa réponse est fluide : « deux As contre deux Valets et pas mal de petits pots. » Et voilà comment atteindre sa deuxième place payée en trois tournois disputés cet été aux WSOP. Ai-je besoin de vous rappeler la première ? Une seconde place sur l'épreuve 6-max à 10 000 dollars pour plus de 411 000 dollars de gains ! 

La dernière heure de jeu s'annonce intense pour Davidi, il vient d'arriver à la table du couple Jimmy Guerrero/Thi Nguyen, qui font partie des cinq Français dans l'argent en compagnie d'Antoine Saout, Fabrice Soulier et Adrien Allain. « Je déteste être à la même table qu'elle... » soupire Jimmy, faisant référence à sa partenaire Thi. En effet, comment interpréter une relance ? Une sur-relance ? Oserait-elle me bluffer ? Et on ne parle pas ici de collusion : il est juste clair que jouer contre celle avec qui on partage sa vie ne doit vraiment pas être évident. Tiens bon Jimmy, il ne reste plus qu'une heure et un nouveau tirage au sort des places aura ensuite lieu pour le Day 2 ! Les joueurs sont assurés de prendre 7 507 dollars tandis que le vainqueur gagnera un billet de 548 000 dollars.

Jour de finales

- 29 juin 2016 - Par Harper

Tenter de poser des mots pour vous expliquer ce qui se passe dans l'Amazon Room est un brin compliqué. Alors j'ai sorti mon téléphone afin de réaliser cette photographie panoramique pour que vous compreniez mieux ce qu'il se passe en ce mardi 28 juin au Rio. Trois tables finales sont en cours simultanément et, pour être franc, on n'y a pas porté une grande attention jusqu'à maintenant, aucun Français ni aucune tête d'affiche n'étant présentes. Mais c'est justement ce qui fait le charme de ces tournois : des hordes de fans encourageant leurs amis en buvant quelques bières, chantant, dansant et appelant les cartes durant les coups à tapis et, surtout, des vies et des destins qui changent devant l'ampleur des différentes échelles des prix.

Event #41 - NLHE Monster Stack 1 500$ 
C'est un des tournois les plus attendus de l'année. Et pour beaucoup, il s'agissait d'un one time, une occasion unique de tenter leur chance sur un tournoi à 1 500 dollars. 6 927 joueurs ont participé à l'aventure et ils ne sont plus que sept... Malheureusement, la légende TJ Cloutier a été éliminée en 14ème place. David Pham est lui toujours en course avec le cinquième tapis mais, avec une moyenne de moins de trente blindes, tout peut aller très vite ! Le joueur le plus encouragé est un certain Daniel DiPasquale - aucun lien de parenté avec le tennisman français. Annette Obrestad et une flopée d'autres joueurs secouent sans cesse un panneau "Action Dan !" pour le soutenir. Et comme il n'a plus que douze blindes, autant vous dire que le sol tremble dès qu'il pousse son tapis... Le vainqueur empochera 1,12 million de dollars !

Event #44 - NLHE 1 000$
2 076 joueurs au départ, ils ne sont plus que quatre et je dois vous avouer avoir été étonné de voir autant d'excellents grinders américains s'agglutiner autour de la table. Leur poulain s'appelle Steven Wolansky et il est à la recherche de son second bracelet après une breloque glané en 2014 en jouant au Deuce-to-Seven. Le vainqueur empochera près de 300 000 dollars et, si vous entendez des hurlements sans aucun rapport avec la finale du Monster Stack sur le streaming, c'est sûrement que Steven joue une main !

Event #45 - Mixed NLHE/Pot-Limit Omaha 1 500$ 
Sur la troisième table principale, cette épreuve suscite un peu moins d'engouement. C'en est presque dérangeant. Personne ne veut se faire passer pour un ami des cinq survivants ? Il y en a un qui va prendre 241 000 dollars quand même, il vous paiera peut-être un coup à la fin si vous chantez pour lui ? Non ? Bon, dommage. Cinq Américains s'affrontent et le chipleader se nomme actuellement Loren Klein. Il s'agit l'air de rien de la cinquième finale WSOP de sa carrière.

 

Sébastien Comel roule sur le tournoi

- 29 juin 2016 - Par Harper

Event #46 - Bounty NLHE 1 500$ (Day 2)
À 79 restants, le Français est chipleader avec quatre fois la moyenne

Il y a des visages qu'on ne voit qu'à Las Vegas. C'est le cas de celui de Sebastien Comel (photo) qui, depuis 2012, a chaque année réalisé au moins une place payée à Las Vegas. Avec en point d'orgue une quatrième place sur une épreuve à 1 000 dollars lors de sa première année ici pour 215 000 dollars de gains. L'année suivante, nouvelle table finale (8ème) en compagnie de deux compatriotes : Nicolas Levi et Nicolas Faure. Depuis, malgré neuf places payées lors des trois dernières éditions (2016 compris), Sebastien court après sa troisième finale. Le voilà avec une vraie opportunité d'y parvenir sur le tournoi bounty.

Alors qu'il reste 79 joueurs sur les 2 158 ayant investi les 1 500 dollars pour participer, Sebastien possède un tapis de 820 000 jetons alors que la moyenne est de 204 000 ! Il a presque un tapis deux fois supérieur à son premier poursuivant... Que s'est-il passé ? « J'ai eu de nombreuses mains clés » nous raconte Sebastien alors qu'il vient d'abandonner sa petite blinde. « Mais la rencontre principale, c'est celle-là : je relance UTG avec As-Dame, un joueur paie au hi-jack et la grosse blinde défend. Je mise sur AQ5 et la grosse blinde me paie avant de me check-raise à tapis sur une brique au turn. Il avait As-Cinq. »

Résultat : un pot de près de cent blindes en poche et un bounty de plus à ajouter à sa collection. Car c'est la particularité de l'épreuve : dès qu'on élimine quelqu'un, on récupère la prime présente sur sa tête, soit 500 dollars. « J'en suis à neuf pour l'instant » précise Sébastien. Malheureusement, les bountys ne sont pas progressifs comme cela peut être le cas sur Winamax. Car si tout est géré informatiquement en ligne, ce serait beaucoup plus compliqué à gérer en live ! Le prix assuré étant de 3 151 dollars, la prime a encore une importance. Mais plus on va avancer dans le tournoi, moins ce sera le cas. Avec un montant minimum de 23 678 dollars à gagner en finale, elles seront même dérisoires. Promis au vainqueur en plus des bountys accumulés, un joli chèque de plus de 290 000 dollars. Sébastien, pour aller chercher le bracelet, c'est tout droit...

Ne pas confondre turbo et précipitation

- 29 juin 2016 - Par Harper

Event #48 - No-Limit Hold'em Turbo 5 000$ (Day 1)
Le Team Winamax n'a pas pris le meilleur départ

Cette épreuve Turbo est particulièrement plaisante à suivre. Mais en même temps, les infos que nous possédons sont vite périmées. Entre le temps où j'ai quitté la salle Brasilia, où se trouve le tournoi, et celui où je suis arrivé à mon bureau, situé dans la salle Amazon, nul doute que l'identité du chipleader a changé, qu'une table a cassé et qu'un Français a gagné ou perdu un gros pot. Mais telle est la magie de ce tournoi : les jetons volent dans tous les sens et, au final, 79 des 524 entrants seront récompensés d'un minimum de 7 700 dollars alors que le vainqueur empochera 548 139 dollars. Pas mal pour deux jours de boulot, non ?

Certains écarts sont déjà créés. Pour Gaëlle Baumann, il est malheureusement définitif : « Éliminée avec As-Roi contre les Valets de Byron Kaverman. As flop, Valet rivière ! » confie-t-elle. Sur ce type de format, il est clair que perdre un coin flip n'est pas autorisé. Oui, je vous vois venir, vous allez me dire que, couvert, quel que soit le tournoi, il n'est jamais bon de perdre un coup à tapis. Je vous l'accorde... Comprenez juste qu'avec une profondeur amoindrie, on se retrouve plus souvent dans ce genre de situations dans un Turbo, et run good est d'autant plus primordial que sur un tournoi classique.

Cette petite dose de réussite tourne à l'avantage de deux Français pour l'instant : Antoine Saout, second du chipcount officiel avec 120 000 jetons et Jimmy Guerrero (photo) qui possède 70 000. Tout peut néanmoins aller très vite, même quand on a beaucoup de jetons, n'est-ce pas Kool Shen ? « J'avais 90 000, j'ai perdu deux coups, j'ai plus que 20 000. » Soit... vingt blindes ! Et oui, après moins de cinq heures de jeu, le tapis de départ ne représente plus que vingt-cinq blindes ! Près de 200 joueurs ont d'ailleurs déjà rejoint la sortie.

Du côté du Team Winamax, j'ai vu Michel Abécassis placer un check-raise sur la rivière d'un tableau 7534J de 5 000 à deux jetons oranges de 5 000, un jeton jaune de 1 000 et trois jetons noirs de 100, soit... 11 300. C'est bien, vous calculez vite. Son adversaire a hésité deux bonnes minutes avant d'envoyer 20 400 ! Notre Doc préféré a sagement passé et a finalement été éliminé quelques mains plus tard pendant que ses compères Davidi Kitai et Sylvain Loosli tournent toujours autour du tapis de départ.

Sur la scène internationale, Jason Mercier a déjà réussi à monter 70 000 jetons entre deux parties de poker chinois. Même topo pour Fedor Holz qui a plus de trois caves de départ devant lui... 

Le Poker Players Championship en vue

- 29 juin 2016 - Par Harper

Event #47 - Deuce-to-Seven Triple Draw Limit Championship 10 000$ (Day2)
Alexandre Luneau éliminé à quelques places de l'argent

En ligne, Alex Luneau aime retrouver Dzmitri Urbanovitch. « Il fait partie de ces joueurs qui, quand ils gagnent beaucoup en tournois, viennent tenter leur chance sur les tables de cash game high stakes » nous confiait il y a quelques temps le Français. Avec, forcément, moins d'expérience de maitrise technique que les habitués des limites. Mais aujourd'hui, c'est bien le Polonais qui est venu à bout du joueur du Team Winamax.

« Je suis dans ma zone habituelle » souriait Alex alors que je l'ai retrouvé avec 40 000 jetons alors qu'il restait 23 joueurs pour 19 payés. « Shortstack à la bulle, comme d'habitude ! » Et avec quatre big bets, il est vrai qu'Alex n'était pas très frais. Après avoir rapidement observé le tapis de ses adversaires aux autres tables (les deux plus petits tapis suivants étaient à hauteur de 75 000 puis de 120 000), une conclusion s'est imposée pour le Français : « je ne peux pas attendre, il va falloir prendre des risques. »

Alors, quand Dzmitri a relancé à 10 000, Alex a 3-bet à 15 000. Payé et les deux joueurs ont décidé de changer deux cartes. Dzmitri place un donk bet à 5 000, relancé à 10 000 par Alex, payé. Une carte pour les deux joueurs et les derniers jetons d'Alex sont engagés. Le Polonais pat alors qu'Alex en change une dernière. Mais il n'a même pas l'occasion de tenter sa chance : Dzmitri retourne 7-5-4-3-2, le meilleur jeu possible du Deuce-to-Seven et Alex, qui avait gardé une hauteur Huit, est drawing dead. Alex termine donc à une frustrante 23ème place et va s'octoyer quelques jours de repos. « Je vais à Zion Park avec ma copine. Prochain tournoi : le 50 000$ ! » Le Poker Players Championship, donc. Cette épreuve comprenant huit variantes est son principal objectif de l'été.