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Soulier ne retournera pas en finale

- 28 juin 2016 - Par Veunstyle72

Event #45 : Mixed NLHE/Pot-Limit Omaha : Soulier et ses compatriotes ont tous pris la porte de sortie

La Marseillaise ne résonnera pas grâce à ce tournoi. Pourtant la France avait envoyé plusieurs soldats au front, mais tous ont échoué dans la quête d'un premier bracelet cet été : Matthew Sanner (126e, 2 322$), Laurent Olive (94e, 2 437$), Christophe Charlet (62e, 3 550$), Fabrice Soulier (53e, 4 075$), Ludovic Lebeault (51e, 4 075) et Kurt Ravenet (45e, 4 759$) !

La colonnie a été décimée au fur et à mesure de la journée, et qui retrouve-t-on aux commandes de ce tournoi, à 28 joueurs restants, l'heure d'écrire ces lignes : John Racener, Niall Farrell, Dan Heimiller... Que des renards qui n'en sont pas à leur premier shot, et qui ont l'air de dérouler tranquillement. Il faut dire qu'il y a un paquet de têtes jamais vues ici et là. D'ici à dire que le bracelet se jouera forcément entre eux est un peu trop ambitieux, mais on peut tout de même avoir une belle finale. Ce sera sans nous néanmoins, on va désormais les laisser se battre entre eux tranquillement.

A la gagne, 241 427$ seront distribués au futur champion WSOP.

John Racener tente de trouver un tell sur Niall Farrell... bonne chance !

Fin du rêve pour Philippe Pelluault

- 28 juin 2016 - Par Veunstyle72

Event #41 : NLHE Monster Stack 1 500$ - Le Français prend la 36e place pour 31 421$.

Il aura vibré pendant longtemps et aurait même probablement signé sur le champ au coup d'envoi pour ça : Philippe Pelluault a rendu les armes avec les honneurs sur ce tournoi marathon en 36e position (sur 6 927 joueurs). La fatigue, le stress, probablement le manque d'expérience aussi auront eu raison de lui. Et puis les cartes évidemment, pas de raisons d'aller se chercher plus d'excuses. Son dernier coup est plutôt très standard, il s'est retrouvé avec 1,5 million, l'équivalent de 15 blindes pile poil à cette heure-ci, a relancé avec AJ et a accepté l'invitation à tapis d'un joueur avec un plus gros stack que le sien. Philippe est tombé sur AK et a vibré à l'apparition d'un flop avec deux trèfles, dont un roi quand même, puis un valet est venu caresser la turn, avant qu'une belle brique ne s'écrase sur la rivière et mette un terme à son aventure.

31 421$, c'est un gain qui satisfait énormément le recruteur de foot de l'Equipe des Celtics de Glasgow, c'est certain, un gain qui ne changera certainement pas sa vie, mais qui risque de lui donner encore plus envie de jouer à ce jeu. Mais Philippe a surtout vécu une expérience unique, en participant à un tel tournoi, et s'incliner ici à ce niveau de la compétition, est déjà plus que respectable. 

David Pham est actuellement dans le Top3 du tournoi, et pour vous donner une idée : une pile de jetons verts = 2 millions 

C'est l'heure du Martini, santé

- 28 juin 2016 - Par Veunstyle72

Event #44 : NLHE 1 000$ - Julien Martini chipleader à 41 joueurs restants !

C'est la surprise du chef, celle ci a bien failli nous échapper : un Français est chipleader du tournoi à 1000$ démarré dimanche, il s'agit de Julien Martini, alias « Lydie des L5 » sur Winamax.fr, et il ne reste plus que 41 joueurs sur les 2 076 du départ !

Il y a des tournois comme ça, qui ne restent pas longtemps dans notre radar. Et puis par curiosité, en jetant un oeil sur WSOP.com, ce nom de Julien Martini avec un drapeau américain, from San Antonio, Texas, paraissait un tantinet suspect. Après une enquête rondement mené pour trouver son identité, qui a consisté à bouger mes fesses du côté de l'Amazon où se débattent les derniers survivants pour en avoir le coeur net, je suis tombé nez à nez avec un visage déjà croisé dans le passé sur d'autres évènements poker, le visage de Julien Martini. Le petit logo sur la poitrine a effacé tous les doutes (Kill Tilt), et s'il en restait encore un peu, la couvreuse de WSOP.com m'a glissé qu'elle avait tenter de discuter avec lui, et qu'il lui aurait répondu « My english is not very good. »

L'enquête a donc rapidement été bouclé, le Français a été démasqué : « Je ne suis même pas planqué, c’est ça le pire. Je ne comprends pas pourquoi ils m’ont affiché le drapeau Américain, je dois avoir un homonyme. Et à cette heure-ci, il doit bien profiter de mes points sur la carte Player Total Reward d’ailleurs ! »

Julien est arrivé… il y a 48h à Las Vegas, et avait déjà prévu de disputer le Main Event, sous les couleurs de Winamax, puisqu'il s'est qualifié pour 750€ un dimanche soir sur le site : « C’est mon tout premier tournoi cette année, c’est incroyable comme je run super bien. J’ai pris un pot de 400 000 avec KK contre QQ et un pot de 300 000 avec AA contre KK. » La vérité éclate enfin : il n’y a tout simplement pas de secret à ce jeu pour aller loin dans un tournoi. Ajoutez à tout cela pas mal de grind pour récupérer les coups à tapis perdus, « j’ai du perdre 8 coups sur 13 à tapis préflop », et vous obtenez malgré tout un Julien Martini à plus de 900 000 jetons, pour une moyenne à 253 000. Tout simplement impressionnant de réussite.  « Je ne joue pas trop en tournoi, je suis là pour le cash game. Mais c’est vrai que c’est plaisant les tournois quand ça se passe comme ça. »

Et voilà une nouvelle chance de bracelet pour demain, on croise les doigts !

Luneau et Pollak dans le même bateau

- 28 juin 2016 - Par Veunstyle72

Event #47 : Deuce-to-Seven Triple Draw (Limit) 10 000$ - 109 joueurs, Alex Luneau a été rejoint par Benjamin Pollak dans la quête du bracelet.

A 15h, débutait le 11e tournoi à 10 000$ « Championship » de ces WSOP, et donc une nouvelle aubaine pour une grosse centaine de joueurs de tenter d'attraper un nouveau bracelet à leur poignet. Alexandre Luneau fait bien évidemment partie du casting, il est d'ailleurs partisans du clan des joueurs qui arrivent pile à l'heure au tournoi. Ce n'est pas le cas de tout le monde, comme Benjamin Pollak par exemple, qui a tranquillement débarqué au début du niveau 5. 

Pour être franc, ce n'est pas la folie du côté d'Alexandre Luneau qui a pris un départ dans le mauvais sens lors de ce tournoi. Son stack n'a jusque là jamais vraiment grimpé, et il n'y a juste pas grand chose à dire là dessus malheureusement. Sur cette variante, on ne peut pas parler de flips ou de 80/20 perdu, on est servi, on touche les bonnes cartes... ou pas. Parfois c'est aussi simple, bête et malheureux que ça. « alexonmoon » vit un peu ce genre de journée. Bon, mais on ne va pas l'enterrer tout de suite non plus, il est capable d'une folle remontée aussi. Tout peut aller très vite à ce jeu.

Côté Ben Pollak... bé, il vient d'arriver donc bon, pas grand chose à noter : « On a trop de jetons au début par rapport à a taille des mises. Je n’ai pas estimé nécessaire d’arriver à l'heure ». Benjamin Pollak, un joueur qui a déjà hautement fait ses classes en NLHE, mais qu’on connaît un peu moins sur les variantes exotiques. En ça, Vegas et les WSOP ont du bon pour tous ces joueurs qui peuvent venir se faire plaisir sur ce genre d’épreuves : « Surtout quand on gagné un bon paquet à ce jeu en cash game la veille ! » 

 « Coucou, je freeroll tout en détente »
 

Les joueurs ont l'air de s'éclater sur cette variante, même en Limit. Ce n'est pas le cas sur d'autres jeux, mais ici, il est facile de trouver sur chaque table des joueurs qui se parlent tout au long d'un coup, et qui se chauffent mutuellement, ce qu'on ne voit que rarement sur les jeux de NLHE, où finalement montrer la moindre expression, sortir la moindre phrase suspecte, pourrait vous être fatale. Ici, c'est du limit, ça joue vite chaque coup sur la plupart des tables, ça tape sur la table, ça claque des cartes, une, deux, ça « pat » en bluff, tout le monde se connait, tout le monde se retrouve, et l'air de rien, cela fait 1 mois que tous ces joueurs se cotoient sur les mêmes tournois, la métagame évolue aussi, les historiques grandissent. On sait qui commence à être frais financièrement, et qui ne fait jamais « in the money ». Je peux vous dire que par rapport à ça, Jason Mercier est plus détendu que jamais. 

Chaud d'action, le Belge Michael Gathy joue dans la cour des grands, aux côtés de l'Américain Phil Galfond

Daniel Negreanu est redevenu « Kid Poker » à l'occasion de ce tournoi, tellement plaisant à voir

28 jours de WSOP, c'est bon, les petites piles de jetons, ça l'a gonflé Eli Elezra

Quelques chiffres à mi-parcours

- 28 juin 2016 - Par Veunstyle72

Avec déjà 35 tournois bouclés, sur les 69 proposés cette année, il est temps de faire un petit point sur les chiffres clés de cette année. Et vous vous en doutez, il y en a beaucoup. Comme prévu, puisqu’on vous l’annonce pratiquement à chaque tournoi, l’affluence est en hausse. C’est LA bonne nouvelle de ces WSOP, les Series attirent toujours autant les joueurs.

69 072 845 : en dollars, la totalité des prizepools cumulés sur les 35 premiers tournois. Il fait tourner la tête ce chiffre, n’est-ce pas ?

1 973 510 : toujours en dollars, la moyenne des prizepools sur chacun des tournois.

124 844 : entre les tournois WSOP, les tournois quotidiens du Rio, ainsi que les satellites proposés quotidiennement, ce nombre correspond ainsi au total d’inscriptions à l’intérieur du Rio.

59 507 : le nombre d’entrées cumulées sur ces 35 premiers tournois. Difficile de comparer exactement avec l’année passée, dans le sens ou certains tournois ont disparu/sont apparus dans le calendrier, mais on est sur une hausse globale tout de même.

8 964 : nombre de joueurs ayant atteint les places payées. L’an passé, 11 638 personnes avaient atteint l’ITM… sur l’ensemble des 68 tournois. Mais comme cette année, les WSOP paient 15% du field (contre 10% auparavant), on arrive forcément à un chiffre plus élevé.

1 700 : la moyenne du nombre de joueurs par Event. Forcément, les tournois à 10 000$ et plus n’attirent pas grand monde, et à contrario, un tournoi comme le Monster Stack ou le Millionaire Maker faussent un peu ce chiffre.

98 : le nombre de pays ayant participé à au moins un tournoi des WSOP. Soit le même chiffre que l'an passé.

42,91 : la moyenne d’âge des participants aux WSOP.

40,44 : la moyenne d’âge des personnes ITM sur ces WSOP.

Sans surprise, les hommes représentent 95,1% des participants, avec 56 601 hommes, contre 2 906 femmes.


Top 5 des participants par pays :

USA : 49 323 (ils sont chez eux en même temps)
Canada : 2 287
Royaume Uni : 1 889
Allemagne : 580
Russie : 549

Vous ne remarquez rien ? Et oui, la France n’est pas dans ce top 5. (6e, avec 516 inscriptions, c'est pas si mal non plus)

Classement par pays

USA : 25
Jason Mercier (un pays à lui tout seul) : 2
Russie : 2
Espagne : 2
Royaume Uni : 2 (les deux pour Benny Glaser)
Belgique : 1
Suède : 1
France : 0
Dzmitry Urbanovich : 0

Statistiques qu'on ne sait pas où ranger : 

- Il y a trois joueurs qui ont sont devenus millionaire cette année aux WSOP grâce à un ITM : Jason DeWitt, Benjamin Keeline, Garrett Greer.
- Ryan Laplante a réalisé 9 cashs, il est premier au classement. Il a gagné un total de 221 926$.
- Jason Mercier est actuellement numéro 1 au classement WSOP GPI joueur de l'année, devant l'Australien Martin Kozlov et l'Anglais Benny Glazer. Le premier Français est 107e, il s'agit d'Alexandre Luneau. 
- Thi Nguyen est la joueuse à avoir réalisé le plus gros cash jusque là (41 328$).
 

Michel Abecassis a faim de bounty

- 28 juin 2016 - Par Veunstyle72

Event #46 : Bounty NLHE 1 500$ - Michel Abecassis face à un ancien candidat de la Top Shark Academy

Quelle belle épreuve ce tournoi bounty ! 1 500$ posés sur la table, 7 500 jetons en échange et des bounty de 500$ pour chaque joueur éliminé ! Les gambleurs présents à Vegas ne se sont pas trompés, et plus de 2 000 joueurs participent déjà à ce tournoi. Michel Abecassis est le seul pro du Team a s'être inscrit à ce tournoi, et pour cause, celui-ci lui avait plutôt bien réussi l'an passé, puisque Michel avait terminé 12e (sur 2 178 joueurs). 

« mik22 » a trouvé un adversaire à sa table qu’il connaît bien, un certain François Tosques qui n’est autre qu’un ancien candidat de la Top Shark Academy, saison 5, c’est à dire la toute dernière saison de la TSA, remporté par Florian Decamps.

« J’ai déjà pris un Bounty ! », me faisait remarquer « Francisco83 » pas mécontent, « chaque dollar est bon à prendre dans cette ville tu sais ». Arrivé il y a une semaine à Vegas, François n’a pas arrêté de jouer au poker : « J’ai fait le tournoi Solstice, puis le Monster Stack et le Mixed NLHE/PLO d’hier. C’est mon 4e tournoi aujourd’hui. Sans oublier le cash game... et je me suis quand même laissé entrainer dans une soirée, celle organisée par Ronan Monfort pour fêter sa perf' ». Et avec ce bounty dans la poche, c’est donc la première fois qu’il « gagne » de l’argent, même si concrètement il lui faudrait encore éliminer deux joueurs pour être en freeroll complet. « Je suis déjà content, surtout quand tu sais que je suis rapidement tombé à 4 500. J’ai triple up peu de temps après, d’où le Bounty déjà, puisqu'il y avait un joueur plus short que moi notamment. »

Quant à Michel, au moment ou je débarquais près de sa table, il perdait KJ contre A4 chez un shortstack. Et donc l’opportunité de prendre 500$. Heureusement, Michel a de l’expérience, et n’a pas perdu de temps pour récupérer des jetons, car il est très important de ne pas se laisser mourir à petit feu dans ce tournoi.

Derrière l’ouverture d’un joueur UTG, Michel décide de compléter depuis sa big blinde, tout comme son voisin l'avait déjà fait depuis la petite blinde.

Puis sur un tableau T9453, le Doc a pris l’option de donk-bet 3 fois : 700 au flop, 1 600 sur la turn et 6 600 sur la rivière, l’équivalent d’une mise à la hauteur du pot.

Son adversaire, le joueur UTG a tank un moment avant de rendre ses cartes en faisant la moue : « J’aurais fait la même chose que toi si tu avais check », lui a glissé son adversaire.

« J’étais en plein bluff », est venu me souffler Michel, « J’avais 96 ! » Un joli bluff qui lui permet de reprendre quelques couleurs et de passer à plus de 12 000. Si pour le moment, cela ne lui garantit en rien de remporter ce tournoi, cela le place surtout dans une position de pouvoir potentiellement éliminer d'autres joueurs, ce qui est tout de même la base dans un tournoi Bounty. 

Philippe Pelluault vit le rêve de tout amateur

- 27 juin 2016 - Par Veunstyle72

Event #41 : Monster Stack NLHE 1 500$ - Philippe Pelluault, dernier rescapé Français

N’importe quel amateur débarquant à Las Vegas pour disputer les WSOP, rêverait d’être à la place de Philippe Pelluault aujourd’hui. Ce Français, passionné de poker, vit aujourd’hui un véritable conte de fées : à 165 joueurs restants (sur 6 927 joueurs au départ), et sur des blindes 10 000/20 000, ante 3 000, Philippe affiche un sympathique tapis de 1,28 million de jetons.

« Ce n’est que du plaisir d’être là. C’est même incroyable… » confiait-il entre deux coups de poker, « Le poker c’est un hobby, et partout où je me déplace pour le travail, j’essaie de trouver un petit tournoi à jouer. »

Ceci expliquant un peu mieux pourquoi il a déjà plusieurs petits résultats à son actif, et souvent sur des petites loteries. Son plus beau résultat (en terme de loterie, on s’entend bien), c’est surement sa victoire sur ce splendide tournoi de « Omaha flip championship » à Copenhague en 2013. « Je n’avais vraiment pas beaucoup de temps ce jour là, et j’ai vu ce tournoi, je me suis inscrit directement ». Autant vous dire que le skill est la dernière chose qu’il faut avoir dans ce tournoi, mais Philippe s’en moque, lui aime toucher des cartes, des jetons, et en soi, s’il prend son pied comme ça, qui peut l’en empêcher ?

Après avoir passé 12 ans en tant que recruteur de foot à Valenciennes, Philippe a rencontré Greg Ceran Maillard, notre collègue reporter poker chez PMU, à l’époque ou ce dernier travaillait également pour le club de football, et c’est lui qui l’a gentiment initié au poker. Depuis, Philippe en est fou et joue dès qu’il peut à ce jeu.

« Je suis désormais recruteur pour le Celtic Glasgow, en Ecosse, je voyage pas mal et j’ai toujours l’occasion de jouer un peu. »

Son plus « gros coup » en tant que recruteur, c’est d’avoir fait venir Abdul Majeed Waris en Ligue 1, du côté de Valenciennes. L’attaquant Ghanéen était passé par la Suède puis par la Russie, avant de faire un passage par Valenciennes, grâce à Philippe Pelluault. Il avait alors disputé 16 matchs pour 9 buts inscrits, puis était reparti à Moscou et  en Turquie. Au début de la dernière saison de Ligue1, c’est ce joueur qui devait signer à Rennes… avant de changer au dernier moment de destination, pour finir à Lorient, dans un scénario rocambolesque.

« L’an dernier j’ai sauté juste avant le premier dinner break de ce tournoi. Donc là, je suis ravi évidemment d'en être là ! C’est la première fois depuis 2010 que je viens là, que je réussis quelque chose d’aussi beau. »

La route paraît encore interminable pour aller succéder à Hugo Pingray, vainqueur de ce tournoi en 2014, mais Philippe avance dans ce tournoi sans trop se prendre la tête. « Je n’ai pas fait grand chose depuis le début de la journée. J’ai remporté un gros pot, dans lequel j’ai défendu ma blinde avec une paire de six. J’ai trouvé brelan au flop, et le relanceur initial a fait tapis en faisant un énorme overbet. Il avait brelan inférieur… »

Pour finir avec Philippe, je suis revenu lui parler deux minutes de foot, pour avoir son avis sur l’Euro, et il n’a pas fait dans la grande surprise : « Je ne vois pas qui peut battre l’Allemagne… Je vois d’ailleurs bien les Français perdre contre eux en demi-finale ».

A vos paris, vous savez sur qui mettre la pièce désormais.

Quentin Lecomte a été éliminé aujourd'hui, 178e pour 6 357$ de gains

Matt Affleck fait partie des têtes d'affiche de ce tournoi encore in. Les années passent, j'ai toujours les mêmes frissons quand je me souviens de son coup de poker folie contre Jonathan Duhamel sur le Main Event WSOP. Brrrr...

Chad Holloway est à la base un Harper, un Benjo, un Steven, un conteur de flips, pour Pokernews. Sauf que lui tient un peu mieux les cartes que nous, et possède déjà un bracelet WSOP !

T.J. Cloutier est surement le plus vieux joueur du field, mais surement pas le plus mauvais non plus. 

Andy Bloch

Lundi 27 juin : demandez le programme !

- 27 juin 2016 - Par Veunstyle72

Six tournois au programme de cette journée, et une seule finale de prévue, celle du Stud-Hi-Lo à 10 000$. Il n'y a plus que deux Français dans le Monster Stack, sans oublier Fabrice Soulier bien placé sur l'Event #45, et les tournoi Bounty et Deuce-To-Seven qui débutent aujourd'hui aussi. Gros début de semaine en prévision ! 

11h (20h en France) : Event #46 - Bounty NLHE 1 500$ (Day1)

Surement le tournoi qui vous permet de gagner de l'argent le plus rapidement possible : à chaque élimination, c'est 500$ dans la poche. Un rapide calcul de savant vous permet d'en conclure qu'après 3 éliminations, chaque joueur se retrouve en freeroll pour la suite du tournoi. Beaucoup de joueurs sont attendus dans ce tournoi, dont Michel Abecassis, qui avait terminé 12e l'an passé sur cette épreuve !

11h : Event #41 - Monster Stack NLHE 1 500$ (Day 3)

Le marathon du Monster Stack se poursuit encore. Ils sont 276 en course, sur les 6 927 au départ. Malheureusement, l'aventure est terminée pour Gaëlle Baumann (496e, 3 482$) et Sylvain Loosli (386e, 4 319$) qui auront réalisé un magnifique parcours. Si le chipleader est un peu inconnu, Nabil Mohammed (1,928 million), nous avons encore la chance de vibrer grâce à deux Français qui font toujours de la résistance : Quentin Lecomte (172e, 263 000 jetons) et Philippe Pelluault (13e, 867 000 jetons). Pour le moment, tous les joueurs sont garantis de repartir avec 5 542$, et l'objectif du jour sera de se hisser jusqu'au day4, le dernier jour de ce tournoi.

12h : Event #44 - NLHE 1 000$ (Day2)

Encore un franc succès pour ce tournoi du dimanche, puisque 2 076 joueurs ont déboursé la dizaine de billets de 100$ pour participer. L'écrémage a été massif puisque seulement 225 joueurs ont passé ce day1, la bulle ayant éclaté en fin de journée. Dominique Terzian (59e), Allan Tirel (62e, et récent 8e du WiPT), David Fhima (110e) et Jacques Dermegreditchian (166e) semblent être les seuls rescapés Français. Ce tournoi offrira presque 300 000$ à son vainqueur.

14h : Event #43 - Stud Hi-Lo Championship 10 000$ (Day3 et Finale)

12 joueurs sur 136 reviennent cet après midi, pour en découdre une dernière fois et aller chercher un bracelet WSOP et 338 646$. Justin Bonomo est le chipleader de ce tournoi, dont on reconnait à peu près tous les visages : Georges Danzer, Todd Brunson, Scott Clements, Esther Taylor-Brady, Eli Elezra, Randy Ohel ou encore le Français David Benyamine. C'est en tout cas l'event qu'il vous sera proposé de suivre en live streaming cette nuit.

14h : Event #45 - Mixed NLHE/Pot-Limit Omaha 1 500$ (Day2)

Les WSOP ont l'air d'avoir démarré bien tard pour Fabrice Soulier... mais une fois qu'il a mis la machine en route, difficile de le calmer. Après un très bon Day1, « fabsoul » a réussi à se glisser 17e au classement. Ils étaient pourtant 919 au départ, et seulement 138 joueurs ont passé cette première journée. Patrick Bruel n'a malheureusement pas réussi à se qualifier pour ce Day2. Fabrice ne sera pas le seul réprésentant bleu blanc rouge, puisqu'on retrouve également Kurt Ravenet (27e), Ludovic Lebeault (97e), Matthew Sanner (104e) et Laurent Olive (112e) au Day2 de ce tournoi. 241 427$, c'est ce que le premier remportera (mais ça, c'est prévu pour demain seulement)

15h : Event #47 - Deuce-to-Seven Triple Draw Limit Championship 10 000$ (Day1)

C'est le second tournoi du jour, il est proposé en milieu d'après midi et il ne regroupera surement que peu de joueurs, la crème de la crème uniquement, et aussi les gens avec une bien belle bankroll. Alexandre Luneau en fera partie, lui qui adore cette variante. Ce tournoi durera 3 jours. 

Las Vegas : le guide officiel Winamax

- 27 juin 2016 - Par Benjo DiMeo

Après avoir brillamment décroché votre qualification pour les World Series of Poker via l’un des satellites Winamax, vous voilà débarquant à Las Vegas pour disputer les Championnats du Monde. Félicitations ! Avant, ou après avoir remporté le bracelet tant convoité (c’est du moins tout ce que l’on vous souhaite), vous disposerez de pas mal de temps pour découvrir cette ville étrange, pareille à nulle autre au monde, un véritable Disneyland pour adules où la démesure est la norme. Vous ne savez pas par où commencer ? Suivez le guide : nous vous proposons ci-dessous un parcours de presque 24 heures, avec nos adresses et visites préférées, testées et approuvées aux cours de nombreux étés passés à couvrir les Championnats du Monde.

Pour encore plus de bons plans et des récits hauts en couleur, téléchargez sur iTunes « Welcome to Fabulous Benedard », le guide de Sébastien, grand habitué des tables de Winamax et de la Ville du Vice : 269 pages de bons plans et anecdotes pour découvrir Las Vegas de A à Z !


6 heures du matin

Je vous entends déjà hurler. « T’es sérieux ? Tu penses vraiment nous faire lever aussi tôt ? Je suis en vacances, alors mollo. » Un sentiment bien légitime, mais le fait est que si, comme la majorité des voyageurs Européens, votre vol vers Vegas a atterri en début de soirée, vous n’y couperez pas le lendemain matin : les neuf heures de décalage horaire vont vous tirer du lit bien avant l’horaire souhaité… généralement en parfaite synchro avec le lever du soleil. Ne paniquez pas : malgré un quota d’heures de sommeil bien inférieur à la moyenne, vous vous sentirez bizarrement en pleine forme. Autant en profiter : débout, Vegas vous attend !

7 heures

Vous êtes probablement affamé. L’occasion rêvée de vous laisser tenter par l’une des options culinaires emblématiques de Las Vegas, ville no-limit par excellence : le buffet all you can eat où vous pourrez vous resservir à volonté en pâtisseries, œufs brouillés, bacon, céréales, pancakes, gaufres, fruits, café et jus d’orange autant de fois que votre appétit le dictera. La majorité des grands hôtels-casinos disposent d’un buffet ouvert aux aurores, leur qualité allant généralement de pair avec le nombre d’étoiles de l’hôtel. Chaque année, nous retournons avec plaisir au buffet du Bellagio (21$ en semaine, 31$ le week-end), non sans avoir fait un petit détour par la salle de poker, où l’aura des chances de pouvoir observer quelques high-stakers connus en train de terminer une long nuit de cash-game dans la fameuse Bobby’s Room.

Si vous recherchez une ambiance plus conviviale hors du gigantisme des casinos, éloignez-vous un peu du Strip et dirigez-vous vers le Black Bear Diner (au croisement de Tropicana et Jones), petite chaîne de restaurants familiale où l’on se sent comme à la maison dès la première visite. Le thé glacé maison est un must !

bellagio.com

blackbeardiner.com (photo : redding.com)


IMPORTANT : il faut bien qu’on en parle, car c’est souvent un sujet qui fâche chez les Français : dans les restaurants américains, le pourboire n’est pas une option mais bel et bien une nécessité, ancrée dans la culture du pays, et représentant dans la majorité des cas la seule source de rémunération de votre serveur. Vous y soustraire serait considéré comme une offense encore plus condamnable que, disons, vous ronger les doigts de pied à table. Quel est le montant optimal du tip ? Au moment de régler, laissez sur la table 15% de la note totale en cash pour ne pas passer pour un radin (si vous n’êtes pas fort en calcul mental, contentez-vous de multiplier par deux le montant de la TVA (tax) indiquée sur le ticket de caisse : le compte y est, grosso modo)

8 heures

Vrai ou faux : autour de Las Vegas, il n’y a rien à part le désert, aride et brûlant, sur des centaines de kilomètres à la ronde. Faux ! Certes, le Nevada ne regorge pas d’autant d’espaces naturels aussi beaux que ceux des états voisins (Californie, Utah, Arizona…), mais il serait dommage de se priver d’une excursion hors du bitume de Sin City : de très belles balades en voiture s’offrent à vous, la plupart réalisables en quelques heures seulement.

Pour nous, un séjour à Vegas est incomplet s’il ne comprend pas un détour vers le Red Rock Canyon, accessible à seulement trente minutes de bagnole depuis le strip. Depuis le Strip, engagez-vous sur l’I-15 vers le sud, puis enchaînez l’autoroute 215 vers l’ouest et sortez à Charleston. Tournez à gauche et poursuivez sur trois kilomètres : ça y est, vous avez quitté la civilisation. Les sommets aux fameuses pierres rouges, résultat d’une érosion vieille de dizaine de milliers d’années, s’étalent devant vous. Dépaysement garanti et bol d’air garanti dans un calme olympien ! Pour 7 dollars, vous pourrez parcourir les vingt kilomètres de la « Scenic Drive » à sens unique à l’intérieur du parc. N’hésitez pas à garer la voiture pour vous dégourdir les jambes sur l’un des nombreux sentiers de randonnée proposés. Un peu d’escalade (de difficulté « grand débutant », on vous rassure) vous permettra de prendre de la hauteur et de profiter d’une vue à couper le souffle. N’oubliez pas votre bouteille d’eau, et chaussez des baskets confortables (les chaussures de randonnée ne sont pas obligatoires, en revanche, vous pouvez oublier les tongs.)

Envie de poursuivre la ballade ? Juste derrière le Red Rock, le Mont Charleston culmine à 3632 mètres : ses cimes restent enneigées même au plus fort de l’été, et ses forêts vous permettront de retrouver une couleur plus ou moins absente du Strip : le vert. Pour l’atteindre, il vous faudra retourner sur l’autoroute 215, puis bifurquer sur la 95.

Atteindre la Vallée de Feu vous demandera un peu plus de temps (une heure de route en direction du nord-est de Las Vegas), mais la visite vaut est inoubliable, une rapide recherche sur Google Images vous en convaincra (grosso modo, le Red Rock en plus vaste). Au sud de Vegas, le lac artificiel Mead vous permettra de piquer une tête ou de louer un bateau, mais aussi de constater que l’approvisionnement en eau potable de Las Vegas (fonction principale du lac) est menacé à très court terme : le niveau de l’eau baisse chaque année, la faute à une sécheresse persistante dans l’ouest des Etats-Unis depuis dix ans, et les dernières nouvelles à ce sujet n’ont rien de rassurantes.

redrockcanyonlv.org (photo : Guillaume Gleize)

gomtcharleston.com

parks.nv.gov/parks/valley-of-fire-state-park

nps.gov/lake/index.htm


10 heures

Las Vegas est une ville jeune (son centenaire a été fêté en 2005) qui n’a jamais voulu s’appesantir sur son passé. Sa morphologie est en reboot perpétuel : il suffit de voir à quelle vitesse se renouvellent les hôtels-casinos du Strip, dont la vie quotidienne est rythmée par les implosions spectaculaires d’anciens établissements passés de mode (invariablement retransmises en direct sur les chaînes de télé locales), remplacés en quelques mois par de nouveaux projets toujours plus gros, toujours plus kitsch. Chaque été, les visiteurs réguliers des WSOP font le compte des établissements disparus au cours des douze derniers mois, et de ceux nouvellement baptisés entre temps.

Bref, vous l’avez compris, à Vegas, seul le présent compte (pas étonnant qu’on ne trouvera aucune horloge dans les casinos : hors de question que vous commenciez à vous demander si vous n’avez pas passé trop de temps à cette couteuse table de black-jack…) Néanmoins, quelques musées originaux vous permettront de vous plonger dans quelques compartiments bien spécifiques de la jeune histoire de la ville.

Dans les années 50 et 60, au plus fort de la Guerre Froide, le gouvernement Américain conduisait ses essais nucléaires à ciel ouvert, dans le désert du Nevada. Les casinos du Strip y ont très vite vu une opportunité de business, invitant leurs clients à observer depuis les toits de leurs établissements les éruptions de champignons atomiques ! Le National Atomic Testing Museum (sur Flamingo Road, à l’est du Strip) vous plonge dans cette période troublée de l’après-guerre, où régnait la paranoïa envers l’ennemi communiste, et où un père de famille responsable se devait d’investir dans la construction d’un abri antiatomique dans le jardin.

C’est un fait connu : Las Vegas et le crime organisé Italo-Américain sont intimement liés, les casinos de la ville ayant été contrôlés des décennies durant par des familles mafieuses de Chicago, Kansas City ou New York. Situé dans le Vieux Vegas, le Mob Museum explore l’histoire sulfureuse de la Mafia et de ses grandes figures : Bugsy Siegel, Meyer Lansky, Al Capone, Lucky Luciano… Il s’agit d’un des repaires favoris de Michel Abécassis, grand connaisseur du sujet : un signe de qualité qui ne trompe pas.

Où vont les néons et enseignes des vieux casinos avant que ceux-ci ne soient réduits en cendres ? Réponse : au cimetière des néons, bien entendu. Unique au monde, le Neon Museum propose depuis 1996 une balade à ciel ouvert entre les vieilles enseignes des casinos mythiques de Las Vegas, abandonnées là à même le sol. Certaines des pièces remontent aux années 30 ! Les passionnés de poker de la première heure l’ont déjà vu à la télévision : c’est là qu’a été tournée la première scène de « That’s Poker », le documentaire d’Hervé Martin-Delpierre et Jérôme Schmidt chroniquant les WSOP 2006 de Fabrice Soulier et Isabelle Mercier et diffusé sur ARTE l’année suivante. La visite de cet incroyable musée se fait uniquement sur rendez-vous (via leur site Internet), accompagné d’un guide : comptez une heure pour en faire le tour.

A Las Vegas, on peut aussi jouer en famille en laissant complètement de côté l’appât du gain (et les risques inhérents à la disponibilité 24h/24h des jeux de hasard), en témoigne le Musée du Flipper (Pinball Hall of Fame en VO) dirigé par Tim Arnold, l’un des plus grands collectionneurs de ces machines au monde. 150 machines de sa collection privée, de toutes les époques depuis les joujoux simplets des années 40 jusqu’aux modèles derniers cris du 21ème siècle, sont exposées dans un hangar non loin de l’aéroport. Pour y aller, engagez-vous sur Tropicana Est depuis le Strip et conduisez une dizaine de minutes en surveillant les bâtiments sur votre gauche : vous ne tarderez pas à apercevoir un grand panneau vous indiquant être arrivé à destination. Le musée est accessible gratuitement, et toutes les machines sont jouables moyennant quelques pièces de 25 cents. Tous les grands classiques s’offrent à vous: The Addam’s Family, Medieval Madness, Haunted House, Terminator 2, Lord of The Rings... Il y a aussi plein de machines d’arcade (genre Street Fighter 2), plus quelques machines farfelues. Cerise sur le gâteau : cette entreprise est entièrement à but non lucratif, le retraité Tim Arnold remettant l’intégralité de ses bénéfices à l’Armée du Salut du Nevada. Pour se remettre d’un bad-beat aux tables, rien de tel que de passer ses nerfs sur un multiball endiablé…

nationalatomictestingmuseum.org (photo : archure.net)

themobmuseum.org

neonmuseum.org (photo : technosis.com)

pinballmuseum.org (photo : Guillaume Gleize)


Midi

On repasse à table ? L’une des meilleures chaînes de hamburger du monde (si ce n’est LA meilleure) s’offre à vous à Las Vegas : In-N-Out. Croyez-nous : après avoir goûté le fameux « Double Double », constitué entièrement de produits frais (zéro congélation !), le Big Mac vous semblera bien fade. D’autant que le prix est imbattable. Si vous avez faim, n’hésitez pas à demander vos frites « Animal Style », pour un supplément « sauce secrète + oignons frits » pas très diététique mais ô combien succulent. Le In-N-Out le plus proche du Strip se trouve à l’ouest des casinos Excalibur et New-York New-York, juste après l’autoroute (vous ne pouvez pas louper l’enseigne géante).

Envie de quelque chose d’un peu plus gourmet ? Notre resto italien préféré de Vegas se trouve sur Spring Mountain Rd, non loin du casino Rio. L’un des secrets les mieux gardés de la ville, Roma Deli est autant une épicerie fine qu’un restaurant, et ne ferme donc pas très tard : loin des pièges à touristes du Strip, vous n’y croiserez que des « locals », mais vous vous y sentirez comme à la maison dès votre première visite.  

C’est aussi sur Spring Mountain que vous pourrez vous laisser tenter par un établissement argentin, lui aussi hors de portée des touristes : Rincon de Buenos Aires. Une cantina authentique qui elle aussi fait office d’épicerie, et où vous pourrez déguster d’excellentes viandes pour un prix dérisoire.

in-n-out.com

romadelinv.com

14 heures

Amateurs de shopping, vous allez vous régaler à Las Vegas : toutes les grandes marques y possèdent une antenne. Pour remplir votre valise à ras bord de jeans, godasses, chemises, t-shirt, etc sans trop vous ruiner, les « Premium Outlets » et leurs prix d’usine feront parfaitement l’affaire. Vous en trouverez deux à Las Vegas : l’un au sud du Strip, pas loin de l’aéroport, l’autre au nord, non loin du Vieux Vegas (Downtown), accessible après avoir emprunté l’autoute principale (I-15) et emprunter la sortie Charleston.

Si d’aventure vous remportez un bracelet et que les liasses de dollars vous encombrent les poches, les grands casinos offrent tous des rangées de boutiques, certaines orientées grand luxe (Bellagio, Caesar’s Palace), d’autre un peu plus « hipster » (on aime bien le Urban Outfitters et les boutiques de gadgets du « Miracle Mile Shops » du casino Planet Hollywood.)

En face du Wynn, le Fashion Show est aussi une excellente adresse, gigantesque centre commercial où vous pourrez là encore vous gaver en fringues mais aussi en appareils électroniques et gadgets divers.

En fouillant un peu dans le Vieux Vegas, vous pourrez trouver des boutiques entièrement dédiée au gambling (jeux de cartes, jetons livres de stratégie, on peut même y acheter des machines à sous ou une table de craps !) ainsi que des antiquaires poussiéreux. Pour aller plus loin dans la couleur locale : les prêteurs sur gages (« Pawn Shops ») disséminés un peu partout en ville (mais surtout dans les quartiers craignos) où les joueurs malchanceux viennent échanger leurs biens les plus précieux : bijoux, appareils électroniques, etc contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Brrrrr.

premiumoutlets.com/outlet/las-vegas-north

premiumoutlets.com/outlet/las-vegas-south

miraclemileshopslv.com

thefashionshow.com (photo : sincitypresents.com)

gamblersgeneralstore.com
 

16 heures

Prenons de la hauteur, et allons voir à quoi ressemble depuis le ciel : trônant au milieu du Strip, la tour Stratosphere (vous ne pouvez pas la louper : elle mesure 400 mètres et il n’y a pas de bâtiment plus élevé à Vegas) vous propose de prendre un ascenseur à hauteur vitesse pour le centième étage, où vous pourrez observer la vue à ciel ouvert sur 360 degrés… Et pourquoi pas monter sur l’un des manèges suspendus dans le vide, ou sauter à l’élastique ! Il ne vaut mieux pas être cardiaque.

stratospherehotel.com (photo : las-vegas-trip.com)

18 heures

On vous l’a dit : Las Vegas ne s’appesantit guère sur son passé… Mais il n’empêche que la visite au « Vieux Vegas » (« Downtown » en VO) est indispensable. C’est là qu’on y trouvera les plus anciens hôtels-casinos de la ville. Certains, comme le El Cortez (1941) ou le Golden Gate (1955) semblent ne pas avoir subi la moindre rénovation depuis leur ouverture. D’autres, comme le Golden Nugget, ont été refaits de A à Z à grand coups de millions de dollars, et leur luxe n’a rien à envier aux gros établissements du Strip. Entre les deux, il y a le Binion’s : la face a changé suite à la revente de l’établissement en 2004 (avant cela, c'est là que s'y jouaient les WSOP depuis 1970), mais à l’intérieur, la moquette est garantie d’époque (traduction : n’y laissez pas tomber votre hamburger, il risque d’être englouti par une armée de mycoses datant de l’époque où Doyle Brunson gagnait trois bracelets par semaine en Stud High-Low)

Freemont Street, la zone piétonne du Vieux Vegas, est le lieu incontournable du divertissement bas de gamme : stands de gadgets à cinq dollars, boutiques de T-shirts et mugs « I Love Vegas », acteurs à la petite semaine déguisés en Batman ou Robert de Niro, traversée aérienne en mode « zipline », concerts de groupes de seconde zone, et un spectacle « son et lumière » on ne peut plus kitsch toutes les demi-heures au-dessus de vos têtes, sur le plafond d’écrans surplombant la rue.

Mais Downtown, c’est aussi un effort récent des promoteurs locaux de redonner sa place au piéton, en lui proposant une ballade à taille humaine dans un quartier disposant de vrais trottoirs où prendre sa bagnole toutes les dix minutes n’est pas une fatalité (ceux qui ont essayé de se promener à pied sur le Strip comprendront). Ainsi, juste au sud de Fremont Street, vous trouverez toute une rangée de bars et restaurants sympa donnant au quartier des airs de Brooklyn en miniature. On vous recommande le Commonwealth, un bar où le « rooftop » se situe au deuxième étage (bref, à l’opposé des tendances mégalomaniaques du Strip) et où les bières et cocktails sont à prix d’ami.

vegasexperience.com (photo : mapio.net)

commonwealthlv.com


20 heures

Le soleil va bientôt se coucher : c’est le meilleur moment pour observer les fontaines du Bellagio en action, sur le lac artificiel devant le casino. A raison d’une « salve » toutes les quinze minutes de vingt heures à minuit, vous n’aurez guère longtemps à attendre pour observer un ballet aquatique mis en musique par Frank Sinatra, Céline Dion, Elvis Presely, Ennio Morricone, et bien d’autres. C’est kitsch, c’est cliché, mais comme l’équipe de braqueurs d’Ocean’s 11 à la fin du film, on regarde tout ça avec des yeux ébahis.

bellagio.com

21 heures

On vous le recommande chaque année, mais c’est bien parce que chaque année, on y retourne avec plaisir : situé juste en face des fontaines du Bellagio sus-citées, Mon Ami Gabi est notre faux resto Français favori de Las Vegas. Ben oui, soyons honnêtes : on y sert surtout des steaks. Mais la carte offre aussi escargots, pâté, soupes à l’oignon, huitres, tartares et autres poulet-rôti dans une ambiance de bistrot parisien assez irrésistible. Tuyau : réservez durant la journée, et pointez-vous avec quelques minutes d’avance afin d’obtenir une table dans le patio donnant vers le Strip. La vue sur les fontaines du Bellagio est imprenable ! Si vous cherchez un vrai chef Français, on vous dirigera vers l’Atelier de Joël Robuchon, au casino MGM, mais attention : mieux vaut avoir disputé une table finale la veille afin de pouvoir régler la note, qui sera immanquablement élevée (soyons honnêtes, ça vaut le coup.)

Une autre steak-house tout à fait recommandable : N9NE, située au Palms, le casino préféré des post-ados bruyants venus de Los Angeles, situé en face du Rio. Ambiance « lounge » un poil prétentieuse, mais barbaque inoubliable. Et si, en bon Français, le pinard vous manque à table, on ne saura trop vous conseiller une visite hors du Strip chez Chada Thai & Wine qui mélange, comme son nom l’indique, une excellente cave avec des plats Thailandais. (3400, Jones Boulevard)

monamigabi.com (photo : hospitalityonline.com)

palms.com/n9ne-steakhouse.html

chadavegas.com


23 heures

Fatigué des excès de strass du Strip ? Rendez-vous au Gold Coast pour revenir sur terre : ici, nous sommes dans un casino familial, sans prétention, où l’on croise des cow-boys pur jus autour des tables de jeu low-stakes et où le pichet de « Blue Moon » (une excellente bière blanche américaine) ne vous coutera qu’une poignée de dollars.

Située à l’étage (cherchez l’escalator), la gigantesque salle de bowling (70 pistes) du Gold Coast est ouverte 24 heures sur 24 et est un échappatoire favori de nombre de travailleurs des WSOP : journalistes, croupiers, serveurs, et même pas mal de joueurs pros venant évacuer la frustration des bad-beats avec quelques strikes. Certaines journées, vous tomberez au beau milieu de compétitions de haut niveau rappelant les meilleures scènes de The Big Lebowski, mais la nuit, la partie est fixée à un dollar, et le bar niché au milieu du couloir est toujours accueillant. Un must pour décompresser à n’importe quelle heure du jour et de la nuit !

goldcoastcasino.com/entertain/bowling (photo : orleanscasino.com)


01 heure

Habillez-vous : on part en boîte. Las Vegas regorge de méga-clubs aux ambitions démesurées et les DJ les mieux payés au monde y ont élu résidence (notez-bien que nous n’avons pas écrit « les DJ les meilleurs du monde », mais bon, c’est une question de goût). Du coup, pour vous amuser dans les établissements les plus réputés (Bank et Hyde au Bellagio, le Hakkasan du MGM, le Marquee au Cosmopolitan, le XS au Wynn…), il faudra immanquablement raquer, que ce soit pour rentrer (que vous aimiez faire la queue ou pas), commander une tournée (idem), voire (pour les plus fortunées) réserver une table avec service VIP et bouteilles de champagne à gogo. Bref, la facture risque de grimper encore plus vite que le niveau des décibels à l'intérieur de l'établissement.

On aime tout de même bien le Ghostbar, au sommet du Palms, avec sa vue imprenable sur le Strip, et son ambiance un poil plus intime que les établissements précédemment cités (c’est petit). Même si nous n’avons pas encore pu tester, on nous dit le plus grand bien des soirées « Techno Taco Tuesday » organisées tous les mardis chez Tacos & Beer, un bar underground situé sur Paradise Road (22h-02h).

Pour ce qui est de l’after, c’est la même adresse qui revient régulièrement : le Drai’s au Cromwell (en face du Caesar’s Palace), qui n’ouvre pas avant une heure du matin et vous offre la possibilité de danser jusque huit heures. N’oubliez pas les lunettes de soleil, qui vous seront très utiles au moment de revenir sous le cagnard du Strip.

thebanklasvegas.com

bellagio.com/en/nightlife/hyde.html

hakkasanlv.com (photo : freevegasclubpasses.com)

marqueelasvegas.com

xslasvegas.com

palms.com/ghostbar.html

tacosandbeerlasvegas.com

draislv.com


04 heures

Cela fait maintenant presque 24 heures que vous êtes debout. S’il vous reste encore de l’énergie à cette heure-ci, vous n'avez probablement plus besoin de nous pour vous amuser, et les chauffeurs de taxi du Strip connaissent mieux que nous les meilleures adresses pour faire la fête à cette heure tardive. Prenez les strip-clubs, par exemple : comme les casinos, la plupart ne ferment jamais. Je dis ça, je dis rien. Vous pouvez tout aussi bien aller vous coucher tout de suite ! Votre compte en banque vous remerciera le lendemain… Tout comme votre dignité, la seule chose que l’on ne peut se payer à Vegas.

Tous ces conseils sont donnés à titre indicatif. N’hésitez pas, histoire d’être prudent, à visiter les sites Internet des établissements indiqués afin de vérifier l’heure d’ouverture, l’adresse, les prix, etc. Sans oublier, bien sûr, que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, de même que pas mal d’autres tentations Végassiennes. Amusez-vous bien !