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« Je commençais à sentir le Jetlag… »

- 5 juin 2016 - Par Veunstyle72

Event #3 - Seven Card Stud Championship 10 000$

Alex Luneau a beau être l’un des meilleurs joueurs de cette planète avec des cartes dans les mains, il n’en reste pas moins un homme. Un homme qui était encore en Angleterre il y a deux jours, et forcément, un moment donné, le décalage horaire ça pique : « Il est 6h du mat’ dans ma tête, ça commence à être difficile » confiait-il au moment de cette 3e pause du tournoi.

Une troisième et dernière pause pour le Français, qui va finir par rendre les armes quelques instants après la reprise. « Il me restait 6 big bet, je ne pouvais pas faire grand chose. Quand t’as pas les cartes, c’est dur. Il faut en toucher des cartes à la 7e pour gagner. »

En effet, muni de 30 000 et sur des limits 2000/4000, ante 500, Alex n’avait pas des masses de marge d’erreur. Son bourreau du jour ? Le numéro 75 et premier fan des Warriors (enfin depuis que Steph Curry est là, #basketix), Phil Hellmuth. « Un bust assez standard. J’ai paire de valets cachés (les deux premières cartes que chaque joueur reçoit) et un 8 affiché. Lui a un 9 affiché et un autre caché, avec une dame. Tout part à la cinquième street, et il finit par faire deux paires dames-neuf. »

Alex aura joué pas mal de coups contre Robert Mizrachi. Et vu la tête de l'Américain, on peut facilement deviner qu'il n'a pas vécu que des bons moments contre le Français

« Quatre niveaux encore à jouer, ça s’annonce difficile », confiait-il quelques instants avant son bust. Honnêtement, je compatis, m'étant moi-même laissé emporter par quelques bâillements lors de cette dernière heure. Dur dur de se régler en quelques jours. Alex avait pourtant décidé d’activer le mode pilote automatique : « Je connais les spots par cœur. Ce n’est pas comme en no-limit, où ta décision ne sera pas toujours la même. Il suffit d’observer les autres joueurs du tournoi, et tu t’aperçois que tous les mecs jouent à l’arrache. C’est ça les joueurs de Limit, ils ne t’observent même pas. Prenons par exemple Nick Schulman, assis en face de moi. Enorme expérience de live, et pourtant, il ne me regarde jamais. C’est dommage parce qu’il y a des tells en limit, si on observe bien. Quand t’es en value, c’est facile d’être calme, ça l’est beaucoup moins quand tu es en bluff et qu'il faut balancer le jeton au milieu de la table, comme si tout allait bien. »

Alex ne rencontrera plus tous ces problèmes là, puisque le premier chapitre de son aventure américaine est terminé. Le programme maintenant, c’est du repos et du sport : « Je pense que je vais aller me faire un peu d’escalade, histoire d’être en forme pour le 10k head’s up mardi. » A moins qu’il ne se laisse tenter par un peu de poker entre temps…  « Je vais aller jouer un peu en cash game. Sûrement la 200$/400$, mais pas de 1000$/2000$. Ah et puis il y a un petit 2-7 lowball lundi… humm… le problème c’est que si j’ai un stack pour le day2, je ne pourrai pas faire le HU. Surtout qu’il n’y a pas d’enregistrement tardif… je verrai bien. »

Alexandre Luneau est plus que jamais motivé pour faire les choses correctement sur ces WSOP. Mais pour ça, il faudra déjà dormir quelques longues heures pour récupérer.

David Benyamine et Georges Danzer sont encore dans ce tournoi, et pour eux, ça va plutôt pas trop mal en ce moment

Des débuts compliqués pour Luneau

- 5 juin 2016 - Par Veunstyle72

Event #3 - Seven Card Stud Championship 10 000$

Quatre niveaux se sont déjà écoulés sur cet Event 3, un Seven Card Stud Championship, et pour le moment, seulement 80 joueurs ont posé les 100 billets de 100$ nécessaires pour entrer dans le tournoi. Ça paraît peu, mais en même temps l’an passé ils n’étaient pas beaucoup plus, 91 au total. C’est Brian Hastings qui avait alors remporté le premier de ses deux bracelets. Le champion en titre manque à l’appel pour le moment, mais on m’a confié que les joueurs avaient jusqu’au niveau 9 pour s’inscrire. En NL Holdem, on aurait déjà probablement raconté 17 coups de poker, dont 9 ou 10 coin flips, mais en Stud, c'est beaucoup plus compliqué. Le jeu est lent, les stacks n'évoluent pas tant que ça.

Comment va Alex Luneau ? Ce n’est pas encore la grande fête du slip, celle qu’on attend tous avec impatience, mais le meilleur représentant Français est toujours bien là.

Parti avec 50 000 jetons, Alex a rapidement perdu la moitié de son stack dans les deux premiers niveaux. « Ils font n’importe quoi, c’est fou. Ça faisait longtemps que je n’avais pas joué en live du Stud. Rien à voir avec le online ». Dans les deux niveaux suivants, il est même parti à tapis avant même que toutes les cartes ne soient distribuées, face à Robert Mizrachi. Une paire et un tirage quinte pour Alex, contre une simple paire de rois pour Mizrachi. Alex a rentré sa quinte… et il est revenu à 25 000 au moment de la seconde pause. 

Durant tout ce temps, j'ai évidemment noté plusieurs coups de cartes, même si parfois, il faut bien avouer que cela va tellement vite, qu'à moins d'être véritablement à table, il est plutôt difficile de tout suivre. J'ai retenu ce coup disputé contre Phil Hellmuth.

Alex Luneau :  x-x- A 2 4 9-x
Phil Hellmuth : x-x- 7 J 3:5-x

Alex a bet trois fois et s’est fait trois fois min-raise par Hellmuth, qui après avoir reçu sa dernière carte, sans que les deux joueurs ne remettent de l’argent au milieu, a annoncé « Aces up », en retournant deux as. « Not Enough » (insuffisant) lui a répondu Alex, qui a montré A-2 pour deux paires. « Oh but that’s a cooler ! » s’est exclamé Hellmuth.

« Hellmuth, c’est peut-être le seul qui me fait encore un petit quelque chose. Il a une façon de t’observer qui est déstabilisante, un peu comme Davidi. » En plus de ça, Hellmuth a marqué Luneau il y a quelques années et ça, Alex ne l’a pas oublié : « Il m’avait own en NL Simple Draw, il m’avait snap hero call dans un spot où ça n’aurait jamais du arriver. » Un Phil Hellmuth égal à lui même sur cette table, qui parle beaucoup, beaucoup, beaucoup, et qui whine évidemment aussi beaucoup. Hellmuth quoi. « Je me souviens l'an passé au day3 du Main Event, j'ai reçu 9-3, 9-3 et dix-4 d'affilée. Tu te rends compte ?! »

Pour le moment, le bracelet WSOP est loin de la portée d'Alex, mais la partie est encore très longue : « Je suis content de mon jeu, je n’ai pas l’impression de faire beaucoup d’erreurs, ce qui est rare à ce jeu », et ce qui n’est pas exactement le cas de tous ses adversaires (il y a notamment Anthony Zinno, Phil Hellmuth donc et Robert Mizrachi, pour les plus connus) : « Ils over fold beaucoup et ne bluff pas assez. En plus de ça, ils jouent surtout au feeling, alors que le stud est un jeu compliqué, un jeu mathématique, où il faut savoir se poser un peu pour réfléchir. Non eux regardent leur main, et s'ils sentent le coup, ils y vont ou non, c’est une grosse erreur »

Au regard de la composition de la table, on pourrait croire qu’elle est un tantinet compliqué… pas pour Alex. « Je suis un des meilleurs à ce jeu, alors forcément, mon avis va être un peu tronqué. On va dire que la table est soft, ça va ».

La partie s'apprête à reprendre, Alex est parti s'acheter un petit burger à 25$ de chez All American Dave, le food truck des ballas, installé sur un des parkings du Rio. « Oh Alex, you run so bad », vient lui glisser un ami à lui, également installé à sa table. Un peu de soutien, ça fait toujours du bien. Au même moment, Alex en profite pour saluer Eli Elezra qui passe devant lui. Elezra lui a répondu avec un grand sourire, mais aussi avec la tête du mec simplement poli : « Là, c'est sûr et certain qu'il ne m'a pas reconnu », me glisse-t-il, « alors qu'avant le Black Friday on jouait beaucoup en Heads up tous les deux. »

Il reste encore beaucoup de temps pour qu'Alex fasse vibrer les foules, et ça tombe bien, puisqu'on est là pour ça et pour toute la nuit.

Eli Elezra et Daniel Negreanu, également in dans ce tournoi de Stud

Profitons-en également pour vous présenter l'un des joueurs qui sera surement le plus surveillé cet été, Dzmitry Urbanovich, qui a un pari énorme contre Vanessa Selbst pour remporter 3 bracelets ! 

Alexandre Luneau fait son entrée sur les WSOP

- 5 juin 2016 - Par Veunstyle72

V-E-G-A-S !

Et bien voilà, nous y sommes, tout simplement : Winamax a posé sa première valise pour un mois et demi dans la ville du vice, au beau milieu du désert du Nevada aux Etats Unis. Moi c’est Steven, et je suis ravi d’être votre hôte pour la quarantaine de jours à venir.

Bienvenue dans cette ville si incroyable, magique et délurée à la fois, bourrée de choses toujours plus inattendues et surprenantes, une ville qui a fait entrer des joueurs de poker dans la légende, tout comme elle en a englouti surement pas mal à tout jamais au fin fond du désert. Las Vegas et ses 42°C extérieur, Las Vegas et ses 12°C à l’intérieur. Las Vegas et sa folie des grandeurs, toutes ces filles dénudées sur le strip, tous ces personnages costumés qui posent avec les touristes du monde entier, tous ces hôtels en papier mâché mais qui nous font pourtant tous rêver. C’est tout ça Las Vegas, la ville de l’illusion, du rêve, de l’émotion, du paraitre. Vegas possède ce côté magique qui nous fait pourtant revenir ici tous les étés, aussi excité que la première fois qu’on y a mis les pieds.

Parlez en aux quelques Français qui sont déjà arrivés. Du petit qualifié qui va vivre cette expérience américaine pour la première fois, à des cadors que sont Alexandre Luneau et Sylvain Loosli, croyez moi, au 4 juin 2016, tout le monde à le sourire jusqu’aux oreilles. « Je ne dirais peut-être pas ça dans une dizaine d’events », précisait tout de même Alex Luneau à ce sujet, « mais il est évident que je suis comme un gosse pour le moment, et je veux toucher des cartes très vite ! »

Les World Series Of Poker restent la rolls des tournois de poker. N’importe quel joueur serait enchanté de remporter un EPT, un WPT ou un SISMIX. Mais on pourrait parier ce que vous voulez (c’est l’un des nombreux avantages à Vegas aussi ça) que n’importe quel champion échangerait son trophée pour un bracelet. Entrer dans la légende mondiale, marquer l’histoire de ce jeu, devenir respecté par ses adversaires, ça passe in-dé-nia-ble-ment par les WSOP de Las Vegas. Fabrice Soulier ou Bertrand Grospellier, vous confirmeraient probablement tout ça aisément. Ils étaient déjà très bons, ils sont devenus des légendes de ce jeu une fois la breloque au poignet. Remporter un bracelet, c’est un peu battre le boss final d’un jeu vidéo. La seule motivation qui existe derrière ça, c’est d’arriver à battre une seconde fois ce boss final du jeu. Et ça, ils sont très peu à y être arrivé.

Le Team Winamax débarque à Las Vegas avec un capital confiance pas loin de 100%. On commence par qui ? Par « Kool Shen », vainqueur du dernier SISMIX ? Sylvain Loosli, vainqueur du High Roller de ce SISMIX ? Aurélie Quelain, vainqueur du Ladies Event toujours à Marrakech ? Pierre Calamusa, récent finaliste de l’EPT Monaco ? Peut-être préfériez vous qu’on s’attarde sur Guillaume Diaz, qui réalise une année online assez exceptionnelle ? La liste est longue, les pros du Team sont dans une forme olympique, ça tombe bien c’est la bonne année, même s’il faudra être encore plus fort que cela pour vaincre ici.

Pour chacun des membres du Team, il sera assez facile de trouver une performance récente pour se motiver. Il y en a pourtant un qui est arrivé à Vegas hier, vierge de tout palmarès récent, mais avec une motivation peut-être encore plus grande que celle de tous ses coéquipiers. Lui, il va tout jouer. Enfin tout jouer, tout ce qui comporte au moins quatre zéros sur le buy in. S’il est dans le Team, c’est aussi et surtout pour ces WSOP, on parle bien entendu de l’homme qui marche sur la lune, qui min-bet bluff tous les texans à chapeaux plus vite que son ombre, et qui possède plus de cheveux qu’Harper, Jaypee et Loosli réunis, Alexandre Luneau messieurs dames.

Son ambition ? Un bracelet ni plus ni moins, pourquoi s’embêter. Comment compte-il s’y prendre pour arriver à ses fins : « Je vais jouer tous les 10 000$ et pourquoi pas des 50 000$ aussi. » Vous ne risquez d’entendre que très peu souvent qu’Alex a sauté sur un flip, pour deux raisons : la première, c’est que sauter ne fait pas parti de ses plans, la deuxième c’est parce qu’il ne risque pas de mettre dans ce genre de spots, vu que ses tournois devraient plutôt se disputer sous diverses variantes, telles que le Stud, le Razz, le 2-to-7… « Si si, je vais quand même faire du Hold’em, dès mardi, je compte bien participer au NL Holdem Heads’up à 10 000$ ». Nous voilà rassuré. « Mais je préfère quand même jouer en Limit », précise-t-il, « et d’ailleurs, je compte bien arriver à l’heure de chacun de tournois à 10 000$ et plus cette année, car les organisateurs ont changé quelques petits détails que je trouve bien avantageux, notamment la vitesse du jeu. Désormais, les day1 seront un peu plus rapides que par le passé. Il ne faudra donc pas arriver en retard. Et puis, quand tu commences avec 75 big bets, c’est difficile d’être all-in tout de suite. Donc pour l’edge et pour le kiff, je pense que ce sera mieux d’arriver à l’heure. »

Vous allez découvrir à travers cet été, un personnage qui ne ressemble pas beaucoup au commun des mortels (les mortels qui jouent au poker, on s’entend bien). Luneau a gagné énormément d’argent dans sa vie, ce n’est un secret pour personne. Mais c’est un également un compétiteur… qui n’a au final rien « gagné » dans sa vie de joueur de poker. L’an passé, il n’était pas là sur les WSOP. Il y a deux ans, il est venu, mais est reparti les mains vides. Aucun titre, simplement une table finale. Cet été, fort et fier de son W sur la poitrine, Alex semble plus que jamais décidé à s’imposer. Quand ça ? « Dès aujourd’hui, sur ce tournoi de Stud à 10 000$. Je pense avoir de grandes chances. » La prétention de ce jeune homme a souvent été pointé du doigt. Ce n’est pas de la prétention, c’est de l’assurance. On ne va pas lui reprocher de se croire plus fort que le field… vu qu’il l'est ! Alex Luneau est en mission cet été, et je serai l’un des soldats au bord du rail pour ne rien rater.

Evidemment, hors de question d’être seul durant tout l’été. J’ouvre le bal, mais d’autres danseurs vont s’inviter sur la piste avec moi très bientôt. Le premier d’entre eux, c’est Harper, qui, s’il arrive à terminer sa valise, devrait arriver dans moins de 48h dans cette ville. A nous deux, on vous fera vivre à travers ce reportage, tous les exploits des joueurs du Team Winamax, mais également les performances des autres Français, si tant est qu’ils fassent mieux que leurs nombreuses secondes places de 2015. Puis à la fin du mois, Benjo et Flegmatic viendront nous suppléer, notamment pour réaliser, comme tous les ans, la meilleure couverture possible du plus beau tournoi de l’année, le Main Event à 10 000$ l’entrée. Pour saupoudrer le tout, et pour égayer vos débuts de soirée, Winamax a pensé à tout, et a également décidé d’envoyer un Bordelais au milieu du désert, votre animateur radio préféré, l’homme que l’on nomme ici même Jaypee, et qui sera aux manettes du Multiplex Poker, tous les jours à partir de début juillet.

Accrochez vous bien, on est parti pour un été de folie sur Winamax.fr !