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Level 10, pitié : mettez fin au supplice

- 14 juillet 2016 - Par Harper

Blindes 600/1200 ante 200

Le clan Français et/ou Winamax se réduit à toute vitesse : il est temps que ce Day 2C se termine ! Il reste une heure à tirer...

Il s'est bien battu

En mode short-stack ninja depuis le retour de la pause-dîner, Davidi Kitai s'est démené comme un lion quatre heures durant avec un tapis n'ayant jamais dépassé trente blindes. Le Belge a fini par rendre les armes suite à un banal coin-flip (Roi-Dame contre 77). Les WSOP de Davidi sont terminés : si le Belge ne ramène pas de bracelet supplémentaire à la maison, son séjour est plus que positif financièrement, avec une deuxième place valant plus de 400,000 dollars dans l'épreuve de 6-max à 10,000 dollars. Moi, ce qui me chagrine le plus avec cette élimination, c'est qu'on ne va plus voir Davidi avant un petit moment. C'est triste, non ?

Tout proche de la moyenne

Florian Decamps est debout, derrière la barrière... Pas bon signe. « Ne t'en fais pas, je regarde simplement où en est Pierre ! » sourit le Top Shark. De retour à sa table, Florian prend alors le soin de compter son tapis. Trois piles de jetons jaunes, une d'oranges... Ce qui nous fait 120,000, pas mal tout ça ! « Rien à signaler pourtant », souligne Florian. Allons, tu avais moitié moins il y a quelques heures ? « Que des petits pots, je t'assure ! » L'essentiel, c'est bien que le pro Winamax ait cent blindes devant lui.

Guignol a ses habitudes

« Aurélien Guiglini ? C'est le mec qui joue six tournois dans l'année et atteint cinq tables finales ! » Cette phrase, nous l'avons entendu des dizaines de fois depuis un mois. Il faut dire que le chef de produit Winamax, après avoir atteint la finale du SISMIX, s'est à nouveau glissé sur l'ultime table du Crazy 888 des championnats du monde. Mais s'il y a bien une finale qu'il aimerait connaître, c'est celle du Main Event. 

Auteur d'un bon départ, Aurélien a néanmoins perdu des plumes sur un tableau 645JT où, après avoir défendu sa grosse blinde, Guignol a payé trois mises de 3,500, 7,500 et 22,500. Son adversaire lui a montré Q4 pour une couleur. Pas vraiment de quoi lui faire frémir les orteils : Aurélien est encore assis derrière un (très) confortable tapis de 240,000.

Digestion difficile

Retour de dinner break difficile pour Bruno Soutavong. « J'avais 258,000 juste avant de partir dîner, pas de gros coup, principalement du grind, détaille-t-il, et maintenant j'ai 110,000. Je me suis un peu level sur le gros pot que j'ai perdu. J'ouvre une paire de 8 au cutoff. Le joueur au siège 2, qui vient juste d'arriver à table me 3-bet depuis la grosse blinde. Je 4-bet et il paie. Je c-bet ensuite le flop Roi-7-3 et il tank call et je mise mi-pot sur le 9 au turn. » La rivière est une brique sans conséquence qui invite le Français a envoyé une troisième salve pour mettre à tapis son adversaire, qui paie avec As-Roi.

Petit coup de barre chez Fabsoul

« C'est un vrai marathon ce tournoi, » me souffle Fabrice Soulier. Et s'il y en a bien un qui sait tenir la distance sur cette épreuve au long cours qu'est le Main Event, c'est bien le manager des Paris Aviators. Cela fait plus de dix ans que Fabsoul dispute le Big One, avec trois places payées à la clé, dont un joli deep run en 2009 : 49e pour 138,568 dollars. Aujourd'hui, il s'en sort admirablement avec un tapis de 160,000 pions, soit 70,000 de plus qu'en début de journée. Courage Fabrice, plus que quelques heures à tenir avant la fin de ce Day 2. Et si cela peut te rassurer, sur le banc de presse aussi, nous n'attendons que cela.

Le contingent Français se réduit

Nous rajoutons une palanquée de Français à la liste des éliminés du jour, avec guère plus d’informations à vous offrir que celle-ci : leur siège était occupé par quelqu’un d’autre lorsque nous avons voulu prendre des nouvelles d’eau (certains nous ont confirmé l’état de fait via SMS ou Facebook). L’hémorragie est conséquente en ce Day 2C : au moins vingt Tricolores (sur 58 au départ) ont pris la porte depuis onze heures ce matin. Sacrebleu, comme dirait notre confrère Hollandais Remko de Poker News (généralement, il ajoute en succession les mots « baguette », « fromage » et « saucisson », en Français dans le texte).

Stéphane Bazin
Jean Montury
Thomas Sobolewski
Romain Feriolo
Ilan Boubli
Pierre De Almeida
Roy Daoud
Yorane Kérignard

Anecdotes, statistiques et citations à la con

« Tu me payes avec ça ? Un 6-gapper ? Et pourquoi pas un 9 la prochaine fois ? Ouais, une main comme Dame-Trois ? Tu veux te foutre de moi, c'est ça ? » - Signé : un joueur n'ayant visiblement pas supporté de perdre une main.

 « Cette eau, je la ramène du Mexique, il faut me donner plus de pourboires ! » - Signé : un serveur peu satisfait des tips reçus durant la journée.

Peu, voir pas du tout aperçu jusque-là aux tables du Rio (le débat fait encore rage pour savoir s'il a disputé le moindre Event WSOP avant ce Main Event) Steve O'Dwyer n'en est que plus en forme aujourd'hui. Aux dernières nouvelles, il approcherait les 400,000 jetons.



Les reporters songeant qu'il leur reste encore à écrire un résumé de la journée une fois celle-ci terminée