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Retour à la réalité

- 8 juillet 2016 - Par Flegmatic

Event #63 - No-Limit Hold'em 1 000$ (Day 1) : début de tournoi compliqué pour nos qualifiés.

16 heures passées de 40 minutes à Las Vegas. La grosse épreuve du jour, ou du moins celle qui concentre le plus de tables aujourd'hui au Rio, a débuté depuis très exactement cinq niveaux. Cinq heures de jeu effectives qui ont été fatales à une bonne partie des qualifiés online Winamax. Entre mon premier passage ce matin à 11 heures et mon retour dans la Brasilia Room après le match de l'équipe de France, j'ai ainsi perdu trace du vainqueur du Sunday Surprise Jean-Marc Séphaire, de notre expert-comptable parisien Jacques La (photo, à gauche), de Gilles Frère (une sombre histoire de full contre full avec As-Dame contre deux As sur un board Roi-Valet-Dame-As-Dame) ou encore de Jimmy Kebbach.

Hasard du seat draw, plusieurs d'entre eux se sont retrouvés à la même table, dont Cynthia, alias woodscat (ci-dessus au centre) et Antonio Guerrero (à droite), eux-même assis à la gauche de... Gaëlle Baumann. Si je ne connais pas les circonstances des éliminations des deux premiers cités, j'en sais en revanche un peu plus sur la sortie - malheureusement - de la joueuse du Team Winamax. Cela s'est joué en trois temps pour O RLY. Sur la première main, l'Alsacienne décide de relancer à 450 depuis la grosse blinde avec As-Dame (blindes 75/150) après un limp du joueur au bouton, qui place alors un 3-bet à 1 700. C'est payé par Gaëlle, qui check/call ensuite le flop As-Roi-5 pour 2 000 jetons, avant d'abandonner sur le turn 3, après que son adversaire a demandé son tapis. La jeune maman subira un nouveau coup dur par la suite en s'inclinant avec une paire de Rois face à une paire d'As, avant que n'intervienne cette ultime main. Après trois limps, Gaëlle décide de simplement check en BB avec 3-5 dépareillés, avant d'envoyer ses 2 300 jetons restants sur le flop As-6-4. C'est payé un peu plus loin par un joueur qui retourne une paire de 4, et met ainsi fin au tournoi de notre joueuse.

Autre table à forte concentration tricolore - du moins en début de journée - celle de Timothée MorinFrançois Pirault et Guillaume Mercey (de gauche à droite). Quelques heures plus tard, seul le dernier était encore assis, avec une dizaine de blindes devant lui. En situation précaire, il peut néanmoins compter sur le soutien dans le rail de ses deux coéquipiers de La river winamax assasine, équipe finaliste du KING5, Benoît - "Tournoi catastrophique, rien n'est rentré" - et Alexandre.

La forme est un peu meilleure du côté des BADGER74, quatrièmes de votre tournoi par équipes gratuit favori, dont deux des membres sont encore en vie. Avec respectivement 6 500 et 7 300 jetons sur des blindes 200/400, Cédric et Loïc (photo), ne sont pas dans une forme olympique mais peuvent encore espérer poursuivre l'aventure un peu plus longtemps. "Cela fait maintenant quatre, cinq ans que l'on forme cette équipe, me racontait plus tôt Xavier alias zorgaz sur Winamax, disparu du tournoi depuis. Le fait de beaucoup se concerter, de prendre nos décisions ensemble, c'est ce qui a fait notre force je pense," m'explique celui qui travaille dans une imprimerie plastique en Charente, d'où sont d'ailleurs originaires le reste de ses compères. "C'est grandiose ici," conclut-il. Effectivement, il y a largement de quoi perdre la tête à Vice City.

Copains de couvre-chefs.

Les distractions de Vegas, Mathieu (photo, à gauche) a déjà pu y goûter depuis son arrivée, avec plusieurs sessions de cash game et quelques petits tournois disputés ça et là dans divers casinos du Strip. Mais aujourd'hui, celui qui a monté sa propre entreprise de production de friandises pour chiens dans le New Jersey, est bien décidé à rester assis le plus longtemps possible autour d'une table. Je l'ai notamment vu éliminer un joueur short stack, pour revenir au tapis de départ, avec AsQ contre une paire de 6, sur un board où le croupier a gentiment faire apparaître quatre carreaux. "Tu devrais aller voir Yann, c'est lui qui est bien," me lance-t-il.

Direction donc la table 77 dans la section Red de la Brasilia Room, où Sisko_R Nuts (photo, à droite) a effectivement monté pas mal de jetons. 27 000, pour être précis. "Je suis parti très fort, m'explique-t-il. Ensuite j'ai fait un bon call qui m'a rapporté gros, et j'ai sorti quelques short stacks." Ne reste plus qu'à continuer comme cela pour entrevoir le Day 2.

Au milieu de tout ce chahut (près de 2 400 entrées recensées juste avant la fin des enregistrements tardifs), Pierre Calamusa semble quant à lui parfaitement à l'aise. Au moment de passer à sa table, LeVietF0u se targuait d'un joli tapis de 33 000 jetons, soit plus de six fois et demi le stack de départ. Preuve de la réussite du Grenoblois en ce début de journée ? Une main remporté avec As-Dame contre As-Roi pour éliminer un short stack, le board venant 9-10-Roi-Valet-7.

Toujours côté Français, j'ai par ailleurs vu Alexandre Réard se diriger vers la sortie, ainsi que Johan Guilbert. "Un simple flip perdu dans un pot à 20 000, m'explique Yoh_Viral. La tuile pour moi c'était surtout hier. J'ai fait la pré-bulle du satellite pour le High Roller for One Drop (111 111$). Je saute 8e alors que cinq tickets étaient distribués et que le 6e repartait avec 70 000 dollars." À noter aussi l'arrivée tardive de Quentin Lecomte, qui a pris la place de Gaëlle Baumann. "Je suis arrivé à 15 heures, après avoir regardé le match de l'équipe de France dans ma chambre, détaille 2balla2lose, et je suis déjà monté à 12 000. Si je fais ça toutes les deux heures, je vais être bien en fin de journée."

Malgré ce regard circonspect, Damien Lhommeau est bel et bien le Français a avoir jusqu'à présent réalisé le plus de places payées sur ces WSOP (6 ITM, 25 126$ de gains).