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Le Boss est on fire

- 6 juillet 2016 - Par Flegmatic

Event #59 : NLHE 5 000$ - Patrick Bruel passe la barre des 100 000 jetons.

Les yeux revolver.

Il y a un homme qu'on arrête plus sur cette prestigieuse épreuve remplie à ras bord de têtes de série, et pour notre plus grand plaisir, il s'agit de Patrick Bruel. Une poignée de minutes après le retour du dinner break, le Boss affichait un tapis d'un peu plus de 100 000 jetons, soit quatre fois le starting stack. P14B s'est tout d'abord chargé de renvoyer chez eux deux joueurs short stacks... munis d'une paire de Rois et d'une paire d'As. Patrick a payé leur tapis avant le flop avec Roi-Valet suités, et le croupier a eu l'amabilité de lui offrir une couleur dès le turn. "Mais c'est surtout le coup d'après qui est beau, me glisse-t-il. J'ai passé un gros bluff à un Italien à ma gauche. À la fin du coup il tenait absolument à voir mes cartes, du coup je les lui ai montré, il était bien dégoûté. J'ouvre As-3 préflop avant de miser cher flop et turn. Je check la river et il mise 6 000, en se laissant 8 000 derrière. Je le mets à tapis et il finit par lâcher l'affaire. Je n'avais absolument rien." Voilà le genre de coup qui peut définitivement lancer un tournoi.

Les connaisseurs auront noté l'arrivée à la gauche du Boss d'un certain Benjamin Pollak. À en juger par les regards complices et autres tapes amicales que se sont échangés les deux hommes pendant les quelques minutes passées autour de leur table, ils n'ont visiblement pas fini d'en découdre. Une table où continue de se battre Davidi Kitai. J'ai notamment vu le Génie empocher un pot après avoir misé turn et river sur un board 5As956, pour remonter aux alentours des 16 000 jetons.

Non loin de là, ce n'est pas franchement la fête chez Sylvain Loosli. Après être monté jusqu'à 45 000 deux heures de partir dîner, le November Nine 2013 a vu son tapis fondre à moins de 10 000. "J'ai perdu plein de coups, m'explique le Toulonnais, dont un gros récemment avec paire de 7 contre paire de 10. Il trouve une couleur river. Mais bon, j'aurais tout aussi bien pu tout perdre. Là il me reste vingt blindes, il faut être patient." Malheureusement pour lui, Sylvain n'a pas dégoté la table la plus facile de ce tournoi avec les deux November Nine Amir Lehavot (2013) et Joseph Cheong (2010), en plus de l'un des hommes en forme de ses WSOP Ryan Laplante, en quête de son 12e ITM cet été. Ce serait un nouveau record.

Les deux derniers hommes sus-cités, côte à côte.

Amir Lehavot (à gauche).

Et du côté de Guillaume Diaz, qu'est-ce que ça donne ? "Je dois avoir la table la plus soft du tournoi, lâche-t-il, ils font n'importe quoi." En grand professionnel, Volatile38 nous offre même une hand history pour étayer ses propos. Le Grenoblois ouvre UTG+1 avec 10-9 suités. C'est payé une première fois, puis une seconde par "le fish de la table" dans les blindes. Ce dernier ne perd pas une seconde et prend les choses en main sur le flop 9-6-3 avec deux coeurs en poussant 3 500 jetons au milieu. Guillaume paie, mais c'était avant que le troisième joueur dans le coup n'envoie son tapis de 23 000. L'early raiser prend alors tout son temps avant de finalement payer avec Roi-9. Il parvient ensuite à rester devant le 67 adverse pour s'adjuger ce pot pour le moins farfelu. De son côté, après être tombé à 10 000, notre Top Shark est parvenu à revenir au stack de départ à la force du poignet. C'est un tout petit peu moins que Pierre Calamusa, pointé à 30 000.