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Huit, ça suffit

- 2 juillet 2016 - Par Benjo DiMeo

Event #54 - NLHE Crazy Eights 888$ (Day 1A et 1B)

Vous vous en souvenez peut-être : lors de l’édition 2015 des World Series of Poker s’était tenu un tournoi appelé « Lucky Sevens ». Une épreuve de No-Limit tout ce qu’il y a de plus classique, mais au buy-in symbolique de 777$ évoquant les jackpots des machines à sous à rouleaux du temps jadis. Un gimmick, donc, mais un gimmick tout de même utile pour différencier les tournois de No-Limit les uns des autres. Il n'est pas si loin, le temps où la moitié des épreuves des WSOP étaient des « donkaments » génériques à 1000 ou 1500 dollars l’entrée dont on oubliait généralement le vainqueur en moins de 24 heures : il faut donc saluer l’effort des organisateurs d’introduire un peu de marketing dans les tournois de NLHE des WSOP, avec l’invention du Colossus, du Little One for One Drop, du tournoi « Top Up », le « Millionaire Maker », le « Monster Stack », le « Summer Solstice », etc, etc.

Bref, revenons en 2016 : le « Lucky Sevens » à 777$ a disparu du programme, mais les pouvoirs en place ont de la suite dans les idées : ils l’ont remplacé par le « Crazy Eights ». Vous aurez donc facilement deviné le prix d’entrée : 888$, assorti d’un premier prix garanti de 888,888 dollars. Pas mal pour un gimmick !

Avec 5000 jetons au départ (blindes 25/50) et des niveaux de 30 minutes, il s’agit dans les faits d’une épreuve plutôt Turbo, mais sachez tout de même que les heureux survivants de l’un des quatre Day 1 au programme bénéficieront de niveaux de 60 minutes durant les journées suivantes.

Sans surprise vu le prix d’entrée, il y avait foule au Rio aujourd’hui : 1291 participants ont pris part au Day 1A (qui avait débuté à dix heures ce matin dans la Brasilia Room) et l’Amazon Room entière s’est remplie à seize heures avec les joueurs du Day 1B.
 

Crazy Eights : début du Day 1B dans un Amazon comble...

... Tandis que le Day 1A se termine dans une Brazilia désertée.

Je me suis pointé dans la Brasilia Room sur le coup de 19 heures pour observer la fin du Day 1A : celle-ci était presque entièrement désertée avec seulement une poignée de tables actives et pas plus de soixante joueurs restants ! (Du coup, si l’on prédit que l’affluence sera similaire sur les Day 1B, 1C et 1D, on ne devrait avoir guère plus de 200 joueurs au Day 2 d’un tournoi qui en aura rassemblé plus de 4000 !) Et magie de l’organisation, ceux-ci sont déjà ITM, chose inhabituelle pour un tournoi avec plusieurs journées de départ, mais les WSOP ne sont pas un festival de poker comme les autres. Parmi ces joueurs quasiment qualifiés pour le Day 2, j’ai reconnu la joueuse d’échecs Jennifer Shahade, Allen Kessler, la détentrice de bracelet Loni Harwood, et l’Anglais David Vamplew. Difficile de vous dire à l’heure actuelle si des joueurs Français sont ITM et/ou encore en course, mais nous ne devrons pas attendre longtemps avant d’avoir la réponse : le Day 1A se terminera avant 20 heures 30.

A la même heure, dans l’Amazon Room, le Day 1B bat son plein avec une affluence comparable. En faisant un tour entre les tables, je peine à retrouver des joueurs pourtant croisés au moment du coup d’envoi, comme Pierre Calamusa ou Maxime Chilaud. J’en trouve d’autres qui sont arrivés entre temps, comme le toujours souriant Antonin Teisseire (photo). Le finaliste de la première édition du Partouche Poker Tour (2008) donne un coup de main au groupe casinotier pour animer la salle de poker du Palm Beach à Cannes, et ne participera donc pas au Main Event. Pas grave, dit-il, ce genre de marathon n’est plus de son âge et puis, Antonin est largement gagnant sur son séjour, ayant raflé plus de 400,000 dollars avec une seconde place sur un énorme tournoi du Venetian il y a deux semaines. Non loin, je retrouve un Guillaume Diaz disputant son second tournoi de la journée après avoir sauté peu avant la bulle du 3,000 dollars. Le Volatile est plutôt frais, ayant rechargé les batteries à mi-chemin des WSOP avec un road-trip dans l’état voisin de l’Utah, où se trouvent des parcs nationaux magnifiques, parfaits pour s’évader des excès en tout genre de Las Vegas.