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He's gone

- 1 juillet 2016 - Par Harper

Event #51 - Pot-Limit Omaha Championship 10 000$ (Day 2)
Patrick Bruel éliminé proche des places payées

Quand le directeur du tournoi lui a apporté un petit carton signifiant son changement de table, Patrick Bruel a fait la moue. « J'étais bien là... » avoua-t-il à ses partenaires de jeu avant de prendre la direction du nouveau siège qui lui a été assigné. Car à sa nouvelle table, le Boss s'est retrouvé coincé entre la légende Erik Seidel et Benjamin Pollak, actuellement classé numéro 2 Français. Et s'il est de coutume de dire que, pour gagner un tournoi, il faut battre tout le monde, certains chemins menant à la victoire sont parfois moins escarpés que d'autres, et être entouré de deux joueurs aussi talentueux n'est clairement pas un cadeau.

Deux heures plus tard, alors que 100 joueurs (sur les 400 entrants) restaient en course pour 60 places payées, Patrick Bruel a perdu son tapis. « J'étais monté à 220 000 (une fois et demi la moyenne, ndlr) en plus... » confie Patrick, « mais j'ai perdu un pot qui aurait pu me propulser très haut... J'avais 3467 sur un flop A25 dans un pot sur-relancé. J'ai essayé de piéger mon adversaire en espérant que le turn soit anodin mais c'est un 7 qui est venu... Il a continué d'agresser sur ce troisième pique et j'ai abandonné. »

Par la suite, Patrick a perdu un autre pot énorme face à Erik Seidel avec ce qu'on appelle un wrap, à savoir un tirage quinte amélioré. Par exemple, si sur un flop K-6-7, vous avez A-3-4-5, n'importe quel 3, 4, 5 ou 8 vous donne une quinte, vous avez donc un wrap ! Tombé à un maigre tapis après ce tirage raté, le Boss a perdu ses derniers jetons sur un bluff. Il est toujours difficile de sauter d'un tournoi mais, au Omaha plus qu'ailleurs, les tapis passent très vite de joueur en joueur. Deux Français restent en course alors qu'on s'approche des places payées : Aubin Cazals et Benjamin Pollak.