masquer le menu
   

Un tournoi de Omaha grandiose

- 30 juin 2016 - Par Veunstyle72

Event #51 : Pot-Limit Omaha 10 000$ Championship - Patrick Bruel dans l'arène 

Une épreuve prestigieuse, grandiose, fascinante… les superlatifs vont manquer pour qualifier l’event qui a débuté à 15h aujourd’hui, un Pot-Limit Omaha à 10 000 billets verts l’entrée.

Si, souvent pour ces tournois à plus 10 000$ ou plus, il n’y a pas énormément beaucoup de monde, cette épreuve est bien bien partie pour faire le plein. Alors que la première pause de ce tournoi a déjà été donnée, près de 300 joueurs sont déjà installés autour des tables. Et évidemment, dites vous que beaucoup d’autres vont arriver beaucoup plus tard, les enregistrements se terminant à la fin du niveau 8.

50 000 jetons à faire fructifier, et des niveaux à 100/200, voilà qui devrait laisser la place au beau jeu… et pourtant vous allez voir qu’on a déjà trouvé des joueurs qui se sont retrouvés à tapis rapidement !

C’est le cas par exemple de Patrick Bruel. Le Boss, qui est presque arrivé dès le début du tournoi a pris un excellent départ, en ajoutant 11 000 jetons supplémentaires. Puis peu de temps après, je l’ai aperçu disputé un énorme pot…

Depuis la petite blinde, il complète suite à une relance à 700 de son voisin au bouton. Avant cela, deux joueurs avait limp et ont pris l’initiative de payer également.

Quatre joueurs sur le flop QT5. Patrick check, les deux suivant check et le joueur au bouton mise 2 000. Patrick Bruel paye, tout comme Jason DeWitt (le second limpeur).

Puis sur la turn A, Patrick prend le temps de la réflexion avant de poser 9 000 au milieu de la table.

Jason DeWitt va alors lui répondre en annonçant « Pot ». Le joueur au bouton s’efface très vite, Patrick Bruel ne demande même pas le compte et pousse son tapis au milieu de la table. DeWitt paye très vite et les deux joueurs retournent leurs cartes :

Patrick Bruel : AKJ4
Jason DeWitt : K7JQ

Les deux joueurs ont la quinte, avec Roi-Valet en main, mais l’Américain peut encore potentiellement améliorer sa main, grâce à son tirage flush supérieur ! Heureusement pour Patrick, c’est un A qui tombe sur la rivière, et les deux joueurs partagent.

« Content que le carreau ne sorte pas finalement... », glissera après coup un Patrick Bruel soulagé et forcément pas mécontent de partager ce coup avec son adversaire, fraichement millionnaire sur ces WSOP (c’est lui le vainqueur du Millionaire Maker)

Petite anecdote en passant comme ça, pendant que Patrick Bruel rangeait ses jetons : le joueur au siège 1, un Américain peu connu, interpelle Patrick : « Tiens au fait, l’Aviation Club de France est toujours fermé ? » Patrick confirme cette info, et le monsieur poursuit :  « Et on fait quoi de nos jetons maintenant, goodbye? Non parce que moi, j’en avais beaucoup, j’ai voulu les changer un jour, et on m’a proposé des petits billets, des billets de 20€. Ils sont gentils, mais je serai reparti avec une valise grande comme ça si j’avais accepté (il mime le geste de tendre son bras très haut). Du coup, je suis parti en vacances, et j’avais dit que je reviendrai après mes vacances. Et quand je suis revenu, le cercle était fermé. »

J’ai eu de la compassion pour ce joueur, et en même temps, pourquoi avoir cracher sur des billets de 20€ j’ai envie de dire. Chacun son Black Friday, mais c’est sur que la fermeture de l’ACF a du en décevoir plus d’un. Et des mois plus tard, les plaies ne semblent toujours pas pansées.

D’autres joueurs du Team Winamax vont se joindre à ce tournoi, comme Davidi Kitai par exemple ou encore Sylvain Loosli, qui vient d'arriver à la table de Patrick Bruel justement. On a le temps de toute façon, ce tournoi est très long, et le début très lent, n’est-ce pas Fabrice Soulier ?

Pour un autre Français, l'aventure a tourné au vinaigre très rapidement, il s'agit de Thibault Klinghammer (gauche sur la photo). Grand spécialiste de ce jeu, Thibault n'a pourtant pas réussi à se sortir d'une situation où il possédait le second jeu le plus fort, avec full as par les dix, quand son adversaire détenait... carré de 10 ! Il ne lui restait plus grand chose par rapport au stack de départ au moment d'être déplacé sur la table de David Benyamine.

Eric Sfez, autre Français également de la partie aujourd'hui