masquer le menu
   

Les montagnes de Rémi Castaignon

- 18 juin 2016 - Par Harper

Event #25 - NLHE 2 500$ (Day 2)
Le Français chipleader à 66 joueurs restants

Et si c'était la bonne ? On ne va pas se mentir, depuis 2014 et la victoire d'Hugo Pingray sur le Monster Stack, on trépigne. Et oui les amis, on veut entendre une Marseillaise au Rio ! Une nouvelle chance se présente dans l'Event #25 où Rémi Castaignon a un énorme tapis à 66 joueurs restants. Certes, nous ne sommes pas encore sur le podium, ni même en finale, mais ce garçon-là a une telle capacité à retourner le cerveau de ses adversaires quand il a des jetons qu'on a envie d'y croire. « J'ai poussé un joueur à tapis sur un tableau T76-8-A alors que j'avais paire de Neufs dans un pot 3-bet. Il a payé avec les Dames » explique Rémi. « Ensuite, j'ai gagné un coin flip avec paire de Sept contre As-Roi. » Voilà pour la partie visible de l'iceberg car, lorsqu'on reste quelques minutes à sa table, on comprend comment fonctionne la machine : des relances, des sur-relances et une pression constante mise sur ses adversaires. Même l'autre champion EPT de la table, Adrian Mateos Diaz, a décidé de laisser le contrôle de la table au Français. Bilan : un tapis de 700 000 jetons soit trois fois et demi la moyenne !

Plus discret, un autre Tricolore est en course avec un tapis un poil supérieur à la moyenne : Sonny Franco possède 250 000 jetons

Parmi les autres joueurs encore dans le coup, Rainer Kempe avec un impressionnant tapis de 450 000. Le nom de l'Allemand ne vous dit rien ? Vous avez dû le voir passer dans l'actualité récente du poker. Il a effectivement remporté l'énorme tournoi à 300 000 dollars organisé à l'Aria pour un prix de 5 millions de dollars, juste devant son compatriote et ami Fedor Holz. Et je me dis que si Rainer a des jetons sur cet Event #25, c'est un peu grâce à moi. Hier matin, je me suis effectivement retrouvé dans son appartement pour regarder le match de l'Allemagne. Et l'endroit ressemblait à n'importe quel lieu où vivent des grinders : des énormes stocks de bière, des vêtements qui trainent partout, des papiers avec une inscription "5 000$" qui zonent et, comme seul objet propre et bien rangé, une PlayStation 4. Et Rainer était un tantinent faignant ce jour-là, hésitant à se rendre au Rio pour jouer le tournoi. Alors, devant l'ennui du jeu proposé par l'Allemagne, on l'a poussé à éteindre la télévision et à venir jusqu'au casino. Et voilà comment on se retrouve le lendemain avec deux fois le tapis moyen à 66 joueurs restants !