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A ce jeu là, l'erreur est vite fatale

- 6 juin 2016 - Par Veunstyle72

Event #5 : Dealers Choice/Six Handed 1 500$

Les Golden State Warriors ont atomisé Cleveland, un peu comme prévu, dans ce game2 des finales NBA, on peut donc reprendre une activité normale, merci beaucoup Steph' Curry.

Photo de Maria Ho qui n'a rien à voir avec la NBA, mais photo de Maria Ho quand même

Ce tournoi de mixed games est vraiment particulier. Le moindre écart, une simple petite faute d'inattention, peut éjecter du tournoi même le meilleur des joueurs de ces variantes. Récémment, j'ai assisté à plusieurs éliminations de joueurs qui avaient oublié certaines subtilités de ces jeux. L'erreur classique rencontrée, c'est la confusion des genres entre le Badugi, Badeucy et Badacy. 

Sur la table d’Alex Luneau, un joueur s’est par exemple retrouvé en 3-way, avec notamment Alexandre dans le coup, sur un coup de Badeucy. Il change deux cartes sur le premier draw, deux cartes sur le draw suivant, et annonce « pat » sur le 3e. Quand on « pat », on est censé être bien, puisqu’on considère que notre main est formée et suffisamment forte pour ne plus demander de cartes. Alex et le 3e larron continuent de changer des cartes.

Au bout de tous ces tirages, ce joueur en question retourne sa main et annonce « Badugi ». Sauf qu’à ce moment là, nous sommes bien en Badeucy. Le joueur est confus, il revoit sa main, et réalise que son manque de concentration lui a couté assez cher dans cette histoire. Il disparaîtra du tournoi deux mains plus tard...

Des erreurs comme celles-ci sont plutôt courantes sur ce tournoi. Je rappelle qu’il s’agit d’un 1500$ et non d’un 10 000$. Et forcément, ça change pas mal de choses, puisque tous n’ont pas l’edge des mecs qui jouent à 10 000$ l’entrée. Et en même temps, je dis ça, mais même Daniel Negreanu s’est surpris lui même en jouant une main selon le Badugi, alors qu’il s’agissait de Badeucy à ce moment là.

Tous ne sont pas complètement stupides non plus. Sorel Mizzi a déjà monté un stack intéressant par exemple

Du spectacle, on n'en trouve pas forcément sur toutes les tables. Mais comme le hasard fait bien les choses, c'est chez un Français que j'ai trouvé l'une des tables les plus difficiles peut être de ce tournoi : Antoine Chuzeville partage en effet sa table avec Dan Kelly, Mike Sexton et désormais Michael Mizrachi ! Pour le moment, Antoine ne vit pas exactement le même parcours que l'an dernier : « Ça se passe moins bien, surtout que parce que c’est Mike Sexton qui fait le boulot. Il a déjà éliminé 3 joueurs ». Antoine joue avec un card guard qui fait plaisir à voir, un jeton de feu l’Aviation Club de France, que Mike a fini par remarquer quand même : « En fait, il a trop rien dit au début, et puis un moment donné, à force de me voir choisir du Badugi/badeucy, il m’a fait une réflexion du genre « mais pourquoi tu choisis toujours ça, on ne jouait pas ça à l’ACF ! », c’était assez marrant »

Et un Français bien entouré, un !

Des erreurs, certains ont l'air d'en faire peu. Sorel Mizzi fait partie de ceux qui ont déjà grapillé pas mal de jetons. Difficile néanmoins d'estimer le nombre de joueurs qui a déjà disparu depuis le début de cette journée (387 inscrits), on va déjà attendre que les inscriptions tardives se terminent, c'est à dire à la fin du niveau 6 qui est en cours, et on devrait y voir un peu plus clair.

Cigare au bec, ne manque plus qu'un saloon et nous voilà de retour en plein dans les stéréotypes du poker