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Fini la rigolade

- 12 juillet 2015 - Par Benjo DiMeo

Fin du Day 4 - 237 joueurs restants


Les rires, les selfies et les accolades ont fait place à la tension et à la concentration. Après la joyeuse journée de bulle d'hier, l'atmosphère dans l'Amazon Room était autrement plus posée et studieuse en ce samedi, au cours d'une journée qui a vu le field se rétrécir de 691 à 237 joueurs, générant sa nouvelle fournée de déceptions et de frustrations, et faisant grandir les rêves et espoirs des joueurs parvenant à augmenter un peu plus leur tapis. A mesure que le field se réduit inéxorablement, l'atmosphère se fait de plus en plus pesante à l'intérieur de l'Amazon Room, comme si l'air se raréfiait à mesure que les décisions des joueurs gagnaient en importance. Aujourd'hui, chaque erreur fut chèrement payée, chaque coup de génie grassement récompensé. A la veille de sa cinquième journée, le Main Event n'appartient plus aux joueurs prudents, passant progressivement dans les mains des entreprenants, prêts à prendre des risques, prêts à faire preuve de créativité, bref, prêts à être galavanisés par l'importance de l'évènement et la magnitude de l'enjeu. On le sait déjà : si un joueur serrure peut espérer atteindre la finale du Main Event, c'est en revanche un joueur combattif qui la gagnera.

De huit représentants à midi, le clan Français n'est plus constitué que de trois joueurs. Anthony Picault fut le premier éliminé Tricolore de la journée (608e), envoyant rapidement ses dix blindes au milieu avec une main dominée. Yehoram Houri allait sortir une heure plus tard (465e), manquant de réussite sur plusieurs coups clés, tout comme Maxime Chilaud (449e), qui a raté un gros coin-flip qui aurait pu le propulser dans les hauteurs du classement. 

Pendant ce temps, les éliminations allaient bon train, n'épargnant pas les professionnels établis. Témoin Phil Hellmuth, éliminé sur le podium TV par son vieux pote Daniel Negreanu, ou Davidi Kitai, peu fourni en jetons au départ de la journée et pas verni d'entrée de jeu. Victor Ramdin, Jonathan Duhamel, Sebastian Ruthenberg, JC Tran, Ryan Riess, Phil Laak, furent aussi éliminés aujourd'hui dans le ventre mou des places payées, doublant plus ou moins leur investissement de 10,000$ pour leurs efforts.

En deuxième partie de journée, Harry Touil (291e) et Nesrine Kourdourli allaient confirmer la tendance malchanceuse des Français en ce Day 4, le premier se faisant craquer les As avant que le As-Roi de la seconde ne se mange les mêmes As en pleine poire. 

Avec encore trois journées entières au programme, les chances Françaises se résument donc à trois joueurs bien connus de nos services...

Patrick Bruel (164,000)


Et de cinq ! Patrick Bruel sera dimanche au départ de la cinquième journée du plus beau et du plus gros tournoi du monde. Sa qualification s'est faite dans la douleur. "J'ai fait le dos rond, je n'avais pas trop le choix", confiait t-il à propos de sa première table. "J'ai eu une paire de 6 durant les deux dernières heures, et c'est tout." Dans l'après-midi, Patrick trouvait un brelan de 9 au flop qui allait se réveler perdant, un adversaire trouvant la quinte max sur le turn. Comme dirait l'un de ses coéquipiers, tout n'est pas si facile et le Main Event n'est définitivement pas de tout repos. C'est avec seulement 10 grosses blindes que Patrick entamera le Day 5. Mais qu'importe, la bonne humeur reste de mise : tant qu'il y a des jetons, il y a de l'espoir, et l'amateur le plus célèbre du circuit Français va tenter de nous régaler aussi longtemps que possible dimanche.


Paul-François Tedeschi (514,000) et Damien Lhommeau (455,000)


Il y a un an jour pour jour, Paul-François Tedeschi se trouvait au même endroit, dans la même situation : il quittait le Rio en étant encore en course dans le plus beau tournoi du monde et pouvait se laisser aller aux rêves les plus fous. Mais le rêve allait brutalement prendre fin très tôt le lendemain, le Corse se faisant éliminer en 251e place après avoir perdu la majeure partie de son tapis sur un bluff trop ambitieux. Un an plus tard, l'histoire se répète : Paul-François a réussi le pari de se qualifier de nouveau pour le Day 5 du Main Event. Ce n'était pourtant pas une mince affaire : « J'ai perdu deux 80/20, un 60/40 et les Valets contre les Dames » résume d'un trait le jeune tricolore qui n'a en fait pas gagné un seul coup à tapis pré-flop de la journée. Paul-François a donc dû aller chercher les jetons autrement. « Un semi-bluff qui s'est transformé en quinte max, et beaucoup de pots 3-bet en position gagnés post-flop » confie-t-il. Si l'histoire demeure la même, la fin pourrait cependant être cette fois bien différente. 

 « J'ai fait un road trip il y a plusieurs semaines où on choisissait les destinations avec des dés, et là ça fait trois places payées de suite aux WSOP que je fais en portant cette veste ! Y'a un truc non ? » Damien Lhommeau est semble-t-il en train de devenir superstitieux et vu comment c'est parti, il ne serait pas impensable de le voir débarquer au Day 5 avec le caleçon de la veille. Ce Day 5, le runner-up du Winamax Poker Open 2012 ne l'a pas entrevu de suite. Car Damien était plutôt sur la sellette au début de la journée, mais il a eu la chance de connaitre un rush d'enfer sur les premières heures de jeu, multipliant son tapis par huit durant ce laps de temps ! Déplacé par la suite à une nouvelle table plus dure à prendre en mains que la précédente, ce départ canon s'est alors transformé en pétard mouillé : Damien s'est mis à jouer de façon beaucoup plus conservatrice et cela n'a pas été payant. Mais demain sera un autre jour pour Damien dont c'est le tout premier cash dans le Big One.
 

Le Top 10 et les autres

(selon WSOP.com)



1/ Joseph McKeehen (USA) 3,122 millions
2/ Upeshka De Silva (USA) 3,067 m.
3/ Erasmus Morfe (USA) 2,502 m.
4/ Brian Hastings (USA) 2,464 m.
5/ Thomas Cannuli (USA) 2,271 m.
6/ Charles Chattha (UK) 2,157 m.
7/ Jewook Oh (USA) 2,153,000 m.
8/ Jay Sharon (USA) 2,118 m.
9/ Jake Toole (USA) 2,106 m.
10/ Mozheng Guan (USA) 2,034 m.

Ils sont encore en course

27. Toby Lewis (UK) 1,436 m.
31. Justin Bonomo (USA) 1,35 m.
32. Daniel Negreanu (Canada) 1,335 m.
61. Matt Waxman 5USA) 1,084 m.
107. Jake Cody (UK) 764,000
142. Vivek Rajkumar (USA) 580,000
205. Brandon Adams (USA) 307,000
217. Dan O'Brien (USA) 218,000
222. Antonio Esfandiari (USA) 195,000

Les sortants Français du jour

244. Nesrine Kourdourli 34,157$
291. Harry Touil 29,329$
449. Maxime Chilaud 21,786$
465. Yehoram Houri 21,786$
608. Anthony Picault 17,282$


C'est l'année de la Belgique



25. Kenny Hallaert 1,451 m.


39. Matthias De Meulder 1,272 m.


77. Pierre Neuville 956,000


Rendez-vous dimanche à 11h (20h) pour notre décrochage radio en direct histoire de récapituler tout ça. Shuffle up and deal du Day 5 à 21h, heure Française. Bisous.

Benjo & Kinshu

Level 20, une mauvaise nouvelle pour la fin

- 12 juillet 2015 - Par Benjo DiMeo

 Blindes 6,000/12,000, ante 1,000

Ness cassée



Il ne restait plus qu'une vingtaine de minutes à jouer lors de ce Day 4 lorsque Ness Kourdourli a trouvé un AK parfaitement adapté pour faire partir ses 25 blindes au milieu. Son timing ne pouvait pas être plus malheureux : Matthew Waxman avait de son côté reçu la combinaison numéro 1 du Texas Hold'em, les As, et le board n'a pas apporté de miracle à la Française, qui ne reviendra donc pas dimanche mais peut se satisfaire d'avoir joué une belle partition quatre jours durant. Pour ses efforts, Ness repart avec 34,157 dollars.

Le Day 4 s'achève donc avec 237 joueurs restants seulement, dont nos trois derniers Français :

Paul-François Tedeschi 514,000
Damien Lhommeau 455,000
Patrick Bruel 164,000


Tapis moyen 812,000
Blindes 8,000/16,000, ante 2,000


Restez branchés pour un compte-rendu de la journée.

Level 20, de l'action à rendre zinzin

- 12 juillet 2015 - Par Kinshu

Blindes 6,000/12,000, ante 2,000

256 joueurs au compteur alors que l'on attaque la dernière heure du Day 4 ! Nos Français restent TRES actifs.

C'est la musique qu'on aime

Avec une petite quinzaine de blindes, Patrick Bruel n'a pas hésité bien longtemps, se saisissant de la première occasion venue de doubler son tapis : dès les premières minutes du dernier niveau de la journée, le joueur Winamax s'est retrouvé dans une situation de coinflip, avec une paire de 6 contre le As-Roi de son pire ennemi à table, le détestable Justin Schwartz. Debout pour assister au verdict du croupier, Patrick a vu le board tourner en sa faveur : « Ça passe ! » a-t-il lâché en ne manquant pas de toiser du regard son adversaire, qui est resté plutot muet sur le coup. Patrick peut se rasseoir : le voilà complètement relancé dans le tournoi avec plus de 400,000 !



Ragaillardi, Patrick se risquera un peu plus tard à un 3-bet à 105,000 après une grosse relance à 37,000 d'un joueur suivie d'un call du même Justin Schwartz. Le relanceur initial forcera cependant Patrick (et Schwartz) à passer avec un lourdissimme 4-bet à 350,000. Cela tombe bien pour Patrick, d'ailleurs, car son adversaire lui montre les As.


France vs France


Sur un flop 229, Nesrine Kourdourli est de grosse blinde et check/raise à 95,000 les 26,000 misés par Matthew Waxman (on peut supposer qu'il est l'agresseur préflop). Paul-François Tedeschi est aussi dans le coup, au bouton. Waxman va jeter ses cartes après un bref temps de réflexion. Paul-François fera de même, mais après avoir réfléchi beaucoup plus longtemps, attirant l'attention des caméras d'ESPN.

Joli pot pour Nesrine, sans showdown : durant les trois prochains jours, on verra beaucoup plus de coups de ce genre, où le poker devient petit à petit un jeu de jetons plutôt qu'un jeu de cartes...

Level 19, un Français se mange la peuf

- 12 juillet 2015 - Par Kinshu

Blindes 5,000/10,000, ante 1,000

Nous avons perdu un Français durant le niveau qui vient de s'écouler. N'en restent donc plus que quatre alors qu'on entame les deux dernières heures du Day 4, tous en dessous de la moyenne. Allez, on tient bon ! Au compteur : 284 joueurs.

Raté Touil


C’en est fini d’Harry Touil, alias "le Français dont on n’a quasiment pas parlé en quatre jours de Main Event." Discret sous sa capuche, Touil a quitté le tournoi alors que nous avions le dos tourné. Nous avons du demander à un joueur de sa table ce qu’il s’est passé. Merci à ce joueur anonyme pour ce compte-rendu verbatim : « Relance, 3-bet [de Touil], c’est payé. Flop 8-9-10 rainbow, check, tapis [de Touil], c’est payé avec 76, l’autre [Tuil] montre une paire d’As. » Pour sa 292ème place, Harry Touil remporte 29,329 dollars.

Un coup d'épée dans l'eau


Suivre Paul-François Tedeschi n'est pas de tout repos. On passe devant sa table, on le voit éliminer un joueur, on a le dos tourné et le voilà qui perd un énorme pot avec deux As. Au final, le jeune corse s'en sort quasiment indemne, son tapis n'ayant finalement pas bougé suite à ces deux mains jouées à quelques minutes d'intervalle.

Paul-François min-raise en milieu de parole et est payé par le bouton et la grosse blinde qui laisse le Français c-bet à 40,000 sur le flop T22. Très vite, le joueur au bouton pousse son talpis de 165,000 au milieu. Après un fold du joueur en BB, Paul-François paye tout aussi vite, avec une très belle main, AK. Son adversaire révèle de son côté AT. La turn fait bien les affaires du joueur tricolore, puisque c'est un K qui tombe. Mais elle apporte également un tirage couleur à son adversaire qui ne se matérialise cependant pas sur la rivière, une anodine Q.

Dix minutes plus tard, Paul-François 3-bet (45,000) après une relance (22,000) de l'un de ses adversaires qui rétorque par un 4-bet shove (210,000). « PFT » (ouais, c'est ses initiales, t'as vu) snapcall avec deux As et joue contre une paire de 9. Comme 20% du temps en moyenne, la plus petite paire se transforme en brelan, et ce dès la première carte retournée par le croupier. Aucun As à l'horizon en revanche pour le Français qui chute à un demi-million de jetons. Flûte !

C'est pas fini : peu avant la pause, PFT est au bouton et 3-bet à 62,000 la relance à 24,000 du cut-off. C'est payé. Le flop tombe QJ6. Paul c-bet à 48,000 (moins cher que préflop, donc). Son adversaire se tâte, mais passe finalement.

Il ne reste plus qu’un Champion du Monde en course


Après l’élimination de Joe Hachem (298e), un seul des 286 joueurs encore en lice peut se vanter d’avoir déjà gagné ce tournoi dans le passé : il s’agit de Jim Bechtel, vainqueur de l’édition 1993. A cette époque, le gagnant empochait un million de dollars : il « suffira » à Bechtel d’une neuvième place cette année pour gagner la même somme. Je viens de voir Bechtel perdre un coup de bonne taille en payant rivière la mise d’un joueur qui a montré deux paires max avec As-Valet. Pas de panique pour les fans des joueurs old-school, Bechtel possède encore 950,000 unités, bien au dessus de la moyenne. 

Fox trotte

Belle opération réalisée par Elio Fox à la table télévisée où se trouve Patrick Bruel. Tout part d'une relance à 22,000 du joueur UTG, payée par le pro Winamax, puis par Elio Fox, et aussi par le joueur suivant au cutoff (décidément, tout le monde a envie de jouer ce coup). Mais le bouton casse l'ambiance en plaçant un 3-bet à 93,000. Le relanceur initial sent la mauvaise affaire qui se profile et se retire aussitôt. C'est alors à Patrick de parler : grosse hésitation chez la star française qui hésite à pousser son tapis ou à passer. Il opte finalement pour la seconde option ( « J'avais paire de 10 ! J'aurais du y aller » regrette t-il après-coup). Son voisin Fox ne manque pas l'occasion pour sa part, et saisit sa chance en avançant son tapis de 345,000  au centre de la table. Bien vu, car après un fold du joueur au cutoff, celui au bouton, sans aucun doute en pleine tentative de vol, passe dans la seconde !

Anecdotes, statistiques et citations à la con

 Le clan Français
Damien Lhommeau 425,000
Nesrine Kourdourli 425,000
Paul-François Tedeschi 420,000
Patrick Bruel 195,000

 Ils ont sauté durant le Level 19, remportant 29,329$ :
292e : Harry Touil
298e : Joe Hachem
301e : Irina Batorevich
305e : Marc-Etienne McLaughlin
310e : Andre Akkari

Level 19, on espère que ça va se terminer en teuf

- 12 juillet 2015 - Par Benjo DiMeo

Blindes 5,000/10,000, ante 1,000

Au compteur : 306 joueurs a mi chemin du Level 19. La main que nous vous racontons ci-dessous s'est jouée un peu plus tôt, en fin de Level 18.


« Hier, y’a un mec qui voulait me payer pour que j’arrête de parler. »
« Si ça t’intéresse, ça ne coûte pas très cher. »

Ainsi répond Justin Schwartz à un Patrick Bruel lui demandant - gentiment - de se taire un instant. Contemplant une mise de 68,000 sur la rivière d’un board 6109K3, cela fait deux minutes que le Français se demande si son brelan de 9 est gagnant.

Deux minutes durant lesquelles Schwartz n’a pas cessé de parler une seconde, lancé qu’il est dans une tirade contre l’organisation des World Series of Poker, la hauteur du rake, la façon dont les joueurs sont traités. Personne n’écoute vraiment Schwartz mais il n’en n’a cure. Il parle, et il parle fort.

Une précision : Schwartz a jeté ses cartes avant le flop et est donc, comme le reste de la table moins deux joueurs, spectateur du coup. 

« S’il te plaît, j’essaie de réfléchir », plaide Patrick en Anglais. 

Le fait que son monologue bruyant et interrompu puisse être vu comme, au mieux, de l’impolitesse et, au pire, un manque flagrant de fair-play ne semble aucunement déranger Schwartz. Ce qu’il confirme avec cette réponse de mauvaise foi :

« Désolé, je me suis fait slowroll beaucoup trop de fois par des joueurs Français. »

Et Schwartz de continuer son one-man show pour le bénéfice des caméras d’ESPN, désormais massées autour de la table. Les rares fois où il n’est pas en train de parler, il se couvre la bouche avec une écharpe.

« C’est parce que je n’ai plus de dents », explique t-il sans que personne ne lui ait demandé, car tout le monde l'a remarqué depuis longtemps. « Faudrait pas que les gonzesses qui vont me voir à la télé se rendent compte que je suis hideux. »


Les remarques sur l’apparence n’ont pas leur place dans un travail journalistique respectable, mais puisqu’avec cette remarque, Schwartz m’en donne la permission tacite, je ne peux m’empêcher de me faire la remarque : cet homme a le physique de son attitude. Nous avons devons nous l’incarnation humaine d’un Troll.

Pendant ce temps, Patrick continue de réfléchir, refaisant le film du coup dans sa tête : call préflop avec une paire de 99 au bouton après le shove d’un joueur short-stack (12,000, même pas deux blindes), puis c-bet après avoir floppé le brelan. La grosse blinde (qui avait payé préflop) reste dans le coup, et mise après l’apparition du K sur le turn. Patrick paie, et fait face à une dernière mise sur la rivière, un 3

Deux quintes sont possibles, ainsi qu’une couleur. Que faire avec le brelan ? Et que faire de ce mec qui ne s’arrête pas de parler ?

« Je te demande juste deux minutes de silence », implore Patrick.

La réponse de Schwartz ne se fait pas attendre : « Clock ! Ca fait trop longtemps, là. »

L’enfoiré. 

Patrick finit par avancer les jetons. Son adversaire montre QJ. Une quinte gagnante.

Schwartz n’avait pas ouvert la bouche depuis quinze secondes. Il reprend aussitôt :

« J’arrive pas à croire que j’ai gagné sept minutes de ma vie pour un coup aussi naze ! »
« Mec, t’avais brelan ! C’est un bad beat, c’est tout ! Tu peux jamais jeter sur la rivière ! »
« Il aurait pu être en bluff, non ? »
« Allez, sois pas result oriented, ne fais pas comme tous ces mauvais joueurs idiots qui refont le match. »

Face à ce barrage de mots et malgré qu’il vienne de perdre une bonne partie de ses jetons, même Patrick sera obligé de sourire.


Patrick a changé de table au retour de la pause-dîner : le voilà sur l'un des quatre podiums TV. Diffusion prévue sur ESPN dans le courant de l'été.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

 8 : Le nombre de joueuses encore en course alors que le compteur affiche 313 joueurs.

 « Il est bon, Paul. » - Signé : Ness Kourdourli, désormais installé deux crans à gauche du Corse.

 Le Top 5 actuel selon wsop.com :

Daniel Fuhs (USA) 2,215 millions
Joseph McKeehen (USA) 1,845 m.
Lucas Fauth (Brésil) 1,834 m.

 Les joueurs suivants remportent 29,329$ :

317e : Pim de Goede (Pays-Basà
369e : Lars Bonding (Danemark)
360e : Tim Reilly (USA)
412e : Phil Laak (USA)

Les adversaires de Ness Kourdourli lorsqu'elle a révélée qu'elle était mariée