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Les dix prétendants au titre suprême

- 15 juillet 2014 - Par Benjo DiMeo

Les World Series of Poker méritent bien leur nom : pas moins de sept pays différents sont représentés parmi les dix joueurs encore en course pour le titre de Champion du Monde : il y a là un Hollandais, un Anglais, un Brésilien, un Espagnol, un Autrichien, un Suédois, un Mexicain (est-ce la meilleure perf’ d’un joueur Mexicain au Main Event ? Je crois bien), et seulement quatre Américains, du jamais vu ! Parmi ces dix joueurs, un seul ne reviendra pas à Las Vegas en Novembre pour disputer la table finale du plus beau tournoi de poker du monde.

On vous présent rapidement les dix prétendants...

Jorryt van Hoof (Pays-Bas)
A l’heure où nous « mettons sous presse » (23h06 heure de Las Vegas, nous ne sommes plus qu’à une élimination de la finale), Jorry van Hoof est bien parti pour succéder à Michiel Brummelhuis au poste de November Nine Hollandais. Il s’agit de sa première participation aux WSOP après cinq ans d’absence, mais ses résultats ici (grosso modo une poignée de min-cashes) sont loin de pouvoir comparer avec la perf’ qu’il est en train d’accomplir aujourd’hui. A la maison, en revanche, van Hoof est plutôt solide : une victoire aux Utrecht Series of Poker en 2013 (pour 32,000€), et plein de finales à Amsterdam. Son (très) gros tapis et profil de grinder online en fait un candidat tout à fait crédible pour la victoire finale.

Felix Stephensen (Norvège)
Felix nous vient d’Oslo mais est installé à Londres. A 24 ans à peine, il a gagné plus de 300,000$ sur Internet ces trois dernières années, notamment en Pot-Limit Omaha. En live, son expérience est plus limitée, avec seulement deux ITM, mais Chris Moneymaker et la plupart de ses successeurs nous ont démontré que cela ne constituait pas un handicap pour devenir Champion du Monde.

Martin Jacobson (Suède)
L’une des deux vraies têtes de série de cette finale, ayant déjà prouvé à de nombreuses reprises son talent sur le circuit pro : si vous suivez les tournois Européens, vous n’avez aucune excuse pour ne pas connaître le foutrement talentueux Martin Jacobson, Scandinave au style . Laissons son palmarès en live parler pour lui : 6e du One Drop High-Roller à 111,111$ en 2013 (800K de prix), runner-up au WPT Venise en 2009, runner-up - encore !  de l’EPT Villamora en 2010 (300K euros), runner-up - décidément - à Deauville face à Lucien Cohen (plus de 500K euros), 4e à l’EPT Berlin en 2011… Et je ne vous parle pas de ses perfs sur Internet, qui sont à l’avenant. Que manque t-il à cette bonne grosse machine de guerre ? Un titre, un vrai. Pourquoi pas celui de Champion du Monde, tout simplement ?

William Pappaconstantinou (USA)
C'est l'énigme de cette finale. Un joueur avec un nom à coucher dehors (son pseudo online est probablement "Smith") ayant accumulé 16,000 dollars de gains sur le circuit, à peine plus que le prix d'entrée du tournoi ! Sa place en finale, il la doit notamment à un coup énorme gagné avec une paire de valets à tapis contre As-Valet et As-Roi. Sa main est restée en tête, et le joueur affublé d'une casquette à l'effigie de Yoshi, le personnage de Mario Kart, s'est envolé au classement. Soutenu par une importante communauté, il est un joueur se montrant particulièrement agressif avant le flop.

Dan Sindelar (USA)
Sindelar n'est pas un visage familier du circuit, mais son attitude dans ce Main Event a prouvé qu'il avait l'étoffe d'un grand champion. L'Américain, qui cumule jusqu'à maintenant 335 000 dollars gains en live, est apparu à nos yeux comme un sérieux candidat au titre lorsqu'au Day 6, à la table du Français Yorane Kerignard, il est passé de 5 à 12 millions de jetons en deux temps trois mouvements. Dans les phases finales du tournoi, Sindelar a bluffé tout autant qu'il a valorisé ses mains, mêmes les moins belles. Très agressif, ne livrant que très peu de tells, Sindelar a joué cette semaine de manière quasi parfaite. Il ne lui manque d'un résultat pour éclater au grand jour. Et pourquoi dans ce tournoi ?

Luis Velador (Mexique)
On aime bien charrier les mexicains. Ca tombe bien, en voilà en finale du Big One ! Professionnel de notre jeu de cartes favori, Luis Velador accumule près de 1,5 millions de dollars de gains sur le circuit. Il est d'ailleurs classé troisième de la All Time Money Liste de son pays. Sous ses apparences de livetard, Velador est un sacré candidat : le bougre ayant déjà deux bracelets WSOP à son actif, l'un acquis en 2008 dans un tournoi de Hold'em à 1 500 dollars, l'autre en 2010 dans un tournoi de Omaha à 2,500 dollars. S'il l'emporte, une chose est sûre, la Corona coulera à flot !    

Mark Newhouse (USA)
Mark Newhouse n'est pas un inconnu, loin de là. Ce jeune Américain de 29 ans s'est fait un nom il y a un an jour pour jour en atteignant la finale du Main Event des WSOP. Eh oui, Newhouse a réussi l'exploit de rallier deux années consécutives l'ultime table du Big One, une performance exceptionnelle dont le dernier à l'avoir réalisé n'était autre que Dan Harrington, en 2003 et 2004. Newhouse a d'ailleurs entamé sa carrière dans ces années-là, en se lançant, comme beaucoup d'autres après la victoire de Moneymaker en 2003, dans cette ruée vers l'or qu'était le poker à l'époque. Après avoir terminé neuvième l'an dernier, Newhouse ne peut que faire mieux. Mais peu importe son classement final, la performance est déjà grande, très grande. Pour une biographie (beaucoup) plus complète, consultez notre présentation réalisée avant la finale 2013.

Bruno Politano (Brésil)
Supporté par un public brésilien en transe, Bruno Politano est le joueur ayant fait, par le biais de ses supporters, résonner le plus de décibels à travers le Rio. Disputant essentiellement des tournois au Brésil, où il a déjà accumulé plus de 110 000 dollars de gains (moins d'un cinquième du prix qu'il s'assure en atteignant la finale du Main Event...), Bruno a monté son tapis en se montrant essentiellement patient avant le flop, et en rentabilisant ses belles mains à la suite de rencontres, comme cette paire de rois l'ayant propulsé parmi les chipleaders après une rencontre face aux neufs de Jiganti.

Andoni Larrane (Espagne)
Représentant ibérique des demi-finales, Andoni Larrabe est un joueur s'étant montré particulièrement patient et conservateur durant les deux derniers jours précédents la finale. Du haut de ses 341,000 dollars de gains en live, essentiellement acquis lors d'une victoire aux Bahamas face à Justin Bonomo (pour plus de 218 000,dollars), l'Espagnol a fait parler son expérience pour rallier les dix dernières places du tournoi malgré un maigre tapis. Bien que possédant un maigre tapis, il est un habitué des tournois en ligne ayant une grande expérience de la gestion d'un tapis de trente blindes.

William Tonking (USA)
Sa première place payée sur les championnats du monde, William l'a obtenue en 2010, lorsqu'il a terminé 56ème d'une épreuve à 1 000 dollars pour 6 571$. Mais depuis, il a multiplié les mini-performances, se contentant d'engendrer 90 000 dollars de gains sur le circuit, parmi lesquels trois mini-prix obtenus aux World Series of Poker. Cette performance constitue d'ores et déjà le plus gros prix de sa carrière.
 

Les éliminations du jour

11e : Maximilian Senft (Autriche) 565,193$
12e : Christopher Greaves (USA) 565,193$
13e : Craig McCorkell (Royaume-Uni) 565,193$
14e : Oscar Kemps (Pays-Bas) 441,940$
15e : Thomas Sarra (USA) 441,940$
16e : Eddy Sabat (USA) 347,521$
17e : Andrey Zaichenko (Russie) 347,521$
18e : Scott Mahin (USA) 347,521$
19e : Scott Palmer (USA) 286,900$
20e : Dan Smith (USA) 286,900$
21e : Leif Force (USA) 286,900$
22e : Iaron Lightbourne (Royaume-Uni) 286,900$
23e : Yorane Kerignard (France) 286,900$
24e : Kyle Keranen (USA) 286,900$
25e : Bryan Devonshire (USA) 286,900$
26e : Brian Roberts (USA) 286,900$
27e : Sean Dempsey (USA) 286,900$

Blindes : 150,000/300,000, ante 15,000

Les prix restants

Vainqueur : 10 millions de dollars
Runner-up : 5,145,968$
3e : 3,806,402$
4e : 2,848,833$
5e : 2,143,174$
6e : 1,622,080$
7e : 1,235,862$
8e : 947,077$
9e : 730,725$
10e : 565,193$