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One Drop, du poker grand luxe

- 30 juin 2014 - Par Benjo DiMeo

Event #57 : Big One for One Drop 1,000,000$ (Day 1)

Prestige et prix d’entrée obligent, le Big One For One Drop a débuté dans une atmosphère style « prison haute sécurité ». Ce qui signifie que les journalistes de seconde classe tels que votre serviteur sont relégués derrière les barrières, sans pouvoir circuler entre les tables, comme cela nous est permis sur les épreuves classiques.

Je ne m’en plaindrai pas : après tout, si je dépensais 1 million de dollars pour disputer une partie de poker, je préférerais sans doute jouer sans avoir en permanence douze crétins collés à mes basques. Il nous sera donc difficile de raconte précisément ce qu’il se passe dans ce tournoi comme il n’y en a qu’un tous les deux ans, mais nous avons tout de même pu nous rapprocher suffisamment des tables pour saisir quelques clichés.



Corbeilles de fruits, snacks, café, thé, jus d'orange, pâtisseries, et des fauteuils spéciaux bien plus confortables que ceux des 64 autres épreuves des WSOP, et y'a même un pot de fleurs : pour un million de dollars, les joueurs sont en effet en droit de s'attendre au traitement VIP. Un repas spécial préparé par un traiteur grand luxe sera en outre servi pour le dinner break.





Vanessa Selbst est la première joueuse à participer au One Drop, et figure parmi les favoris pour la victoire.



Trois jours après avoir remporté son dixième bracelet et un paquet de paris, Phil Ivey est toujours dans une forme olympique. Normal : avec le One Drop, Ivey joue entre potes, avec des joueurs qu'il connaît depuis longtemps. Le One Drop, c'est le home game des plus grands pros.

Une heure après le coup d’envoi, on compte 41 joueurs autour des tables - il reste donc 15 places de libres, si jamais l’un d’entre vous dispose d’un million de dollars en trop. Malgré la structure aussi deep que le prix d’entrée du tournoi (3 millions en jetons, blindes 3,000/6,000 avec une ante de 1,000), un joueur a réussi à sauter durant le premier niveau : David Einhorn (3e en 2012), éliminé par Sam Trickett (2nd en 2012). Bon, il faut le dire, c’est un setup : Einhorn a floppé le brelan max sur J-6-2, l’action s’est intensifiée sur le turn, un 3, et les tapis ont volé sur la rivière, une Dame. Tricket avait touché sa quinte ventrale avec 5-4 !

Parmi les derniers inscrits : le légendaire Erik Seidel et ses huit bracelets... Un joueur qui en a vu d'autres, ayant traversé les modes depuis trois décennies, et capable de résister à la pression intrinsèque au fait de jouer pour une vingtaine de millions de dollars, sans broncher devant les petits-jeunes-du-Net-qui-gagnent-tout-en-ce-moment. J'ai bien envie d'en faire mon favori. Et vous ?