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Martin Jacobson remporte le Main Event des WSOP 2014

- 12 novembre 2014 - Par Benjo DiMeo


 

Photo : Jayne Furman - WSOP


Pour une fois, le Champion du Monde de poker met tout le monde d’accord : la victoire de Martin Jacobson dans le Main Event des World Series of Poker est, de l’avis général, logique et méritée. Car contrairement à la plupart des récents vainqueurs des Championnats du Monde, le Suédois était déjà un joueur réputé, craint et respecté avant de remporter le titre suprême dans la nuit de mardi à mercredi. Présent sur le  circuit depuis 2008, le Suédois était abonné aux places de Poulidor lors des grandes compétitions Européennes, en témoignent deux secondes places à l’EPT (Vilamoura, 2010 et Deauville, 2011) ainsi  qu’au WPT (Venise, 2009), assorties de nombreuses finales un peu partout dans le monde. De longues années de formation qui lui ont permis de mûrir petit à petit, finalement récompensées par la plus belle des victoires.

Au sein de l’auditorium Penn et Teller du casino Rio, la performance de Martin Jacobson a été sans failles, nombre d’observateurs décrivant sa stratégie comme parfaite tout au long des deux jours de partie. Jacobson avait entamé la finale avec l’un des plus petits tapis, mais a su faire parler son expérience et profiter des erreurs de ses adversaires pour retrouver une position dominante. Rappelons cette statistique proprement incroyable et inédite : lors des six journées préliminaires du  tournoi disputées cet été, Jacobson n’avait JAMAIS quitté le top 30 au classement parmi les 6 683 participants à l’épreuve.

Pour la première fois de l’histoire des Championnats du Monde, les non-Américains dominaient en nombre les joueurs locaux autour de la table finale, et ils ont été de nombreux pros à remarquer que la domination non-Américaine n’étais pas seulement numérique, mais aussi technique lors de cette finale.

Le premier sortant fut celui que tout le monde attendait au tournant : Mark Newhouse, auteur d’un incroyable exploit : réendosser le rôle de November Nine un an après son élimination en neuvième place. Short-stack lors de l’édition 2013, Newhouse aura sans doute plus de regrets cette année : il possédait autrement plus de jetons, et aurait plus aller beaucoup plus loin si ce n’avait été pour un bluff mal avisé en début de partie. On revisitera au passage ce Tweet de Newhouse, publié à la veille du coup d’envoi du Main Event en juillet; une incroyable prophétie auto-réalisatrice à l’envers :



Les autres Américains de la finale doivent se contenter de la septième, cinquième et quatrième place (Daniel Sindelar, Billy Pappaconstantinou et William Tonking, respectivement).

Bruno Politano, le premier joueur de poker Brésilien à atteindre la finale du Main Event, termine quant à lui en huitième place.

On notera aussi qu’une singulière série entamée en 2008 a pris fin hier : pour la première fois depuis 2007, le plus jeune des neuf finalistes du Main Event n’a pas remporté le tournoi : l’Espagnol Andoni Larrabei s’incline en sixième place. (Edit : comme nous le fait remarquer un lecteur via Twitter, cette statistique n'est pas tout à fait exacte : en 2012, Jake Balsiger (21 ans) n'avait pas remporté le titre, le laissant à Greg Merson (25 ans))

Félicitations à Martin Jacobson, premier champion du monde Suédois de l’histoire du poker. Nous savions déjà qu’il était un grand du poker : le voilà désormais immortel !

Découvrez ci-dessous la 328ème et dernière main de la finale, suivie de l’interview et de la remise du trophée  à Jacobson

Résultats


Finale Main Event WSOP 2014 – 10 000$ - 6 683 entrées

Vainqueur : Martin Jacobson (Suède) 10 000 000 $
Runner-up : Felix Vincent Stephensen (Norvège) 5 147 911 $
3e : Jorryt van Hoof (Pays-Bas) 3 807 753 $
4e : William Tonking (USA) 2 849 763 $
5e : Billy Pappaconstantinou (USA) 2 143 794 $
6e : Andoni Larrabei (Espagne) 1 622 471 $
7e : Daniel Sindelar (USA) 1 236 084 $
8e : Bruno Politano (Brésil) 947 172 $
9e : Mark Newhouse (USA) 730 725 $

Vegas, t'es super mais j'te quitte

- 15 juillet 2014 - Par Benjo DiMeo



23h38 dans l'Amazon Room qui vibre pour la dernière fois de l'été tandis que la bulle de la table finale du plus gros tournoi du monde est en train de se jouer dans un bruit assourdissant. Quelqu'un a même ramené une vuvuzela : raison de plus pour quitter notre poste un peu plus tôt que d'habitude. Je sais, c'est pas très pro, mais après 19 journées et nuitées consécutives passées dans ce sanctuaire du poker, nous ne sommes pas mécontents de cette opportunité de nous coucher avant trois heures du matin !

Un grand et sincère merci à tous nos lecteurs et auditeurs qui nous ont encouragé et apprécié nos efforts jour après jour. Se lever à l'aube chaque matin pour installer le studio de radio avec Jay Pee dans les couloirs déserts du Rio ne fut pas une sinécure, mais incroyablement, nous avons tous réussi à sortir du lit chaque jour, et si ce n'est pour un retard à l'allumage le jour de notre arrivée, toutes les émissions se sont passées sans encombres.

Merci à tous ceux qui ont rendu ce reportage possible, à commencer par Seth Palansky, responsable des médias aux World Series of Poker, qui nous a pour la troisième année consécutive permis de poser nos casques et micros au beau milieu de ce qui est déjà en temps normal un bordel ingérable. Merci, de manière générale, à toutes les personnes responsable de la bonne tenue des WSOP chaque année, depuis le mec qui passe le balai sous les tables jusqu'au grand manitou Ty Stewart en passant par les croupiers, les serveurs, les superviseurs, les cuisiniers, et les caissières. Vous ne lirez probablement pas ces lignes, je peux donc le dire avec encore plus de sincérité : votre formidable accueil nous touche, et fait de ce tournoi le plus agréable et le plus excitant à suivre parmi tous ceux que nous couvrons au cours des douze mois de l'année.

Bravo aussi à tous les joueurs qui ont perfé (et aussi à ceux qui n'ont rien foutu, on vous en veut pas) et que nous sommes venus emmerder du matin au soir avec nos questions super intelligentes du genre "T'avais 3-bet préflop ?" où "Comment tu te sens après cette élimination à la bulle ?"

Les WSOP, c'est fini... Jusqu'en novembre, avec une finale que nous suivrons selon toute vraisemblance de la même façon que vous : devant notre ordinateur, à 8000 kilomètres de distance. Hé oui, on ne peut pas être aux premières loges chaque année : il faudra attendre le prochain Antoine Saout ou Sylvain Loosli.

Benjo - Harper - Kinshu

Pour revivre les aventures des Français dans le Main Event, piochez dans nos articles rédigés tout au long du tournoi en sélectionnant une journée dans le menu au dessus de ce texte.

Et profitez d'une sélection d'articles consacrés aux tournois préliminaires :

Une heure en apnée avec Daniel Negreanu et Phil Ivey
Ladies : la journée de la femme
Ladies : Gwendoline Laurent a de l'ambition
Monster Stack : un bordel organisé
Monster Stack : un bordel monstre, une orga monstre, un plaisir monstre
Monster Stack : des profils différents, une passion identique
Monster Stack : interview d'Hugo Pingray après son sacre
Monster Stack : Victoire d'Hugo Pingray !
Monster Stack : Hugo Pingray, monstrueux !
One Drop, du poker grand luxe
Daniel Negreanu ne remporte pas le One Drop
Phil Ivey : la passe de dix
Un Brunson passe à deux doigts du bracelet

Le classement des gains Français aux WSOP 2014

Les dix prétendants au titre suprême

- 15 juillet 2014 - Par Benjo DiMeo

Les World Series of Poker méritent bien leur nom : pas moins de sept pays différents sont représentés parmi les dix joueurs encore en course pour le titre de Champion du Monde : il y a là un Hollandais, un Anglais, un Brésilien, un Espagnol, un Autrichien, un Suédois, un Mexicain (est-ce la meilleure perf’ d’un joueur Mexicain au Main Event ? Je crois bien), et seulement quatre Américains, du jamais vu ! Parmi ces dix joueurs, un seul ne reviendra pas à Las Vegas en Novembre pour disputer la table finale du plus beau tournoi de poker du monde.

On vous présent rapidement les dix prétendants...

Jorryt van Hoof (Pays-Bas)
A l’heure où nous « mettons sous presse » (23h06 heure de Las Vegas, nous ne sommes plus qu’à une élimination de la finale), Jorry van Hoof est bien parti pour succéder à Michiel Brummelhuis au poste de November Nine Hollandais. Il s’agit de sa première participation aux WSOP après cinq ans d’absence, mais ses résultats ici (grosso modo une poignée de min-cashes) sont loin de pouvoir comparer avec la perf’ qu’il est en train d’accomplir aujourd’hui. A la maison, en revanche, van Hoof est plutôt solide : une victoire aux Utrecht Series of Poker en 2013 (pour 32,000€), et plein de finales à Amsterdam. Son (très) gros tapis et profil de grinder online en fait un candidat tout à fait crédible pour la victoire finale.

Felix Stephensen (Norvège)
Felix nous vient d’Oslo mais est installé à Londres. A 24 ans à peine, il a gagné plus de 300,000$ sur Internet ces trois dernières années, notamment en Pot-Limit Omaha. En live, son expérience est plus limitée, avec seulement deux ITM, mais Chris Moneymaker et la plupart de ses successeurs nous ont démontré que cela ne constituait pas un handicap pour devenir Champion du Monde.

Martin Jacobson (Suède)
L’une des deux vraies têtes de série de cette finale, ayant déjà prouvé à de nombreuses reprises son talent sur le circuit pro : si vous suivez les tournois Européens, vous n’avez aucune excuse pour ne pas connaître le foutrement talentueux Martin Jacobson, Scandinave au style . Laissons son palmarès en live parler pour lui : 6e du One Drop High-Roller à 111,111$ en 2013 (800K de prix), runner-up au WPT Venise en 2009, runner-up - encore !  de l’EPT Villamora en 2010 (300K euros), runner-up - décidément - à Deauville face à Lucien Cohen (plus de 500K euros), 4e à l’EPT Berlin en 2011… Et je ne vous parle pas de ses perfs sur Internet, qui sont à l’avenant. Que manque t-il à cette bonne grosse machine de guerre ? Un titre, un vrai. Pourquoi pas celui de Champion du Monde, tout simplement ?

William Pappaconstantinou (USA)
C'est l'énigme de cette finale. Un joueur avec un nom à coucher dehors (son pseudo online est probablement "Smith") ayant accumulé 16,000 dollars de gains sur le circuit, à peine plus que le prix d'entrée du tournoi ! Sa place en finale, il la doit notamment à un coup énorme gagné avec une paire de valets à tapis contre As-Valet et As-Roi. Sa main est restée en tête, et le joueur affublé d'une casquette à l'effigie de Yoshi, le personnage de Mario Kart, s'est envolé au classement. Soutenu par une importante communauté, il est un joueur se montrant particulièrement agressif avant le flop.

Dan Sindelar (USA)
Sindelar n'est pas un visage familier du circuit, mais son attitude dans ce Main Event a prouvé qu'il avait l'étoffe d'un grand champion. L'Américain, qui cumule jusqu'à maintenant 335 000 dollars gains en live, est apparu à nos yeux comme un sérieux candidat au titre lorsqu'au Day 6, à la table du Français Yorane Kerignard, il est passé de 5 à 12 millions de jetons en deux temps trois mouvements. Dans les phases finales du tournoi, Sindelar a bluffé tout autant qu'il a valorisé ses mains, mêmes les moins belles. Très agressif, ne livrant que très peu de tells, Sindelar a joué cette semaine de manière quasi parfaite. Il ne lui manque d'un résultat pour éclater au grand jour. Et pourquoi dans ce tournoi ?

Luis Velador (Mexique)
On aime bien charrier les mexicains. Ca tombe bien, en voilà en finale du Big One ! Professionnel de notre jeu de cartes favori, Luis Velador accumule près de 1,5 millions de dollars de gains sur le circuit. Il est d'ailleurs classé troisième de la All Time Money Liste de son pays. Sous ses apparences de livetard, Velador est un sacré candidat : le bougre ayant déjà deux bracelets WSOP à son actif, l'un acquis en 2008 dans un tournoi de Hold'em à 1 500 dollars, l'autre en 2010 dans un tournoi de Omaha à 2,500 dollars. S'il l'emporte, une chose est sûre, la Corona coulera à flot !    

Mark Newhouse (USA)
Mark Newhouse n'est pas un inconnu, loin de là. Ce jeune Américain de 29 ans s'est fait un nom il y a un an jour pour jour en atteignant la finale du Main Event des WSOP. Eh oui, Newhouse a réussi l'exploit de rallier deux années consécutives l'ultime table du Big One, une performance exceptionnelle dont le dernier à l'avoir réalisé n'était autre que Dan Harrington, en 2003 et 2004. Newhouse a d'ailleurs entamé sa carrière dans ces années-là, en se lançant, comme beaucoup d'autres après la victoire de Moneymaker en 2003, dans cette ruée vers l'or qu'était le poker à l'époque. Après avoir terminé neuvième l'an dernier, Newhouse ne peut que faire mieux. Mais peu importe son classement final, la performance est déjà grande, très grande. Pour une biographie (beaucoup) plus complète, consultez notre présentation réalisée avant la finale 2013.

Bruno Politano (Brésil)
Supporté par un public brésilien en transe, Bruno Politano est le joueur ayant fait, par le biais de ses supporters, résonner le plus de décibels à travers le Rio. Disputant essentiellement des tournois au Brésil, où il a déjà accumulé plus de 110 000 dollars de gains (moins d'un cinquième du prix qu'il s'assure en atteignant la finale du Main Event...), Bruno a monté son tapis en se montrant essentiellement patient avant le flop, et en rentabilisant ses belles mains à la suite de rencontres, comme cette paire de rois l'ayant propulsé parmi les chipleaders après une rencontre face aux neufs de Jiganti.

Andoni Larrane (Espagne)
Représentant ibérique des demi-finales, Andoni Larrabe est un joueur s'étant montré particulièrement patient et conservateur durant les deux derniers jours précédents la finale. Du haut de ses 341,000 dollars de gains en live, essentiellement acquis lors d'une victoire aux Bahamas face à Justin Bonomo (pour plus de 218 000,dollars), l'Espagnol a fait parler son expérience pour rallier les dix dernières places du tournoi malgré un maigre tapis. Bien que possédant un maigre tapis, il est un habitué des tournois en ligne ayant une grande expérience de la gestion d'un tapis de trente blindes.

William Tonking (USA)
Sa première place payée sur les championnats du monde, William l'a obtenue en 2010, lorsqu'il a terminé 56ème d'une épreuve à 1 000 dollars pour 6 571$. Mais depuis, il a multiplié les mini-performances, se contentant d'engendrer 90 000 dollars de gains sur le circuit, parmi lesquels trois mini-prix obtenus aux World Series of Poker. Cette performance constitue d'ores et déjà le plus gros prix de sa carrière.
 

Les éliminations du jour

11e : Maximilian Senft (Autriche) 565,193$
12e : Christopher Greaves (USA) 565,193$
13e : Craig McCorkell (Royaume-Uni) 565,193$
14e : Oscar Kemps (Pays-Bas) 441,940$
15e : Thomas Sarra (USA) 441,940$
16e : Eddy Sabat (USA) 347,521$
17e : Andrey Zaichenko (Russie) 347,521$
18e : Scott Mahin (USA) 347,521$
19e : Scott Palmer (USA) 286,900$
20e : Dan Smith (USA) 286,900$
21e : Leif Force (USA) 286,900$
22e : Iaron Lightbourne (Royaume-Uni) 286,900$
23e : Yorane Kerignard (France) 286,900$
24e : Kyle Keranen (USA) 286,900$
25e : Bryan Devonshire (USA) 286,900$
26e : Brian Roberts (USA) 286,900$
27e : Sean Dempsey (USA) 286,900$

Blindes : 150,000/300,000, ante 15,000

Les prix restants

Vainqueur : 10 millions de dollars
Runner-up : 5,145,968$
3e : 3,806,402$
4e : 2,848,833$
5e : 2,143,174$
6e : 1,622,080$
7e : 1,235,862$
8e : 947,077$
9e : 730,725$
10e : 565,193$

Good luck, folks

- 15 juillet 2014 - Par Harper

Lors des deux dernières années, les Français nous avaient fait vibrer jusqu'à la (presque) table finale, Sylvain Loosli devenant november nine et Gaëlle Baumann s'inclinant aux portes de la plus prestigieuse des tables (10ème). Sur le Main Event 2014, le parcours des Bleus s'arrêtent donc en 23ème place avec l'élimination de Yorane Kérignard. Dans le clan français, de la déception, et un brin de frustration également tant le dernier Bleu en course a fait preuve de patience et d'abnégation. On ne va pas se mentir, il nous est difficile de nous passionner pour la suite de ces demi-finales dont le principal attrait est désormais de savoir si Martin Jacobson va concrétiser sa régularité des six jours passés et si Mark Newhouse va réussir à rallier la finale pour la seconde année d'affilée. Nous vous laissons donc profiter de votre nuit du 14 juillet, les amis, et vous donnons rendez-vous au petit matin pour la conclusion de cette septième journée.

L'état des tapis à vingt joueurs restants

Dan Sindelar (USA) 25 millions
Bruno Politano (Brésil) 20,05 m.
Martin Jacobson (Suède) 18,06 m.
Luis Velador (USA) 13,9 m.
William Pappaconstantinou (USA) 11,7 m.
Thomas Sarra (USA) 11,3 m.
William Tonking (USA) 10,7 m.
Maximilian Senft (Autriche) 9,74 m.
Mark Newhouse (USA) 9,59 m.
Felix Stephensen (Norvège) 8,925 m.
Andrey Zaichenko (Russie) 8,465 m.
Eddy Sabat (USA) 7,71 m.
Jorryt van Hoof (Pays-Bas) 7,48 m.
Dan Smith (USA) 7,04 m.
Oscar Kemps (Pays-Bas) 6,475 m.
Scott Mahin (USA) 6,222 m.
Craig McCorkell (Royaume-Uni) 6,2 m.
Andoni Larrabe (Espagne) 5,25 m.
Scott Mahin (USA) 4,5 m.
Christopher Greaves (USA) 3,1 m.
Scott Palmer (USA) 2,8 m.

Les éliminations du jour

21e : Leif Force (USA) 286,900$
22e : Iaron Lightbourne (Royaume-Uni) 286,900$
23e : Yorane Kerignard (France) 286,900$
24e : Kyle Keranen (USA) 286,900$
25e : Bryan Devonshire (USA) 286,900$
26e : Brian Roberts (USA) 286,900$
27e : Sean Dempsey (USA) 286,900$

Tableau de bord
20 joueurs restants (sur 6883 entrants)
Blindes 100 000/200 000 ante 25 000
Tapis moyen : 10 millions
Prix assuré : 286 900$
 

La fin d'une belle aventure

- 14 juillet 2014 - Par Kinshu

Tout s'est passé très vite, trop vite peut-être dans la tête de Yorane Kerignard. Après avoir joué deux coups à tapis en l'espace de quelques minutes - le premier a été gagné, le second partagé -  le Français n'a pas levé le pied, conservant au contraire cette dynamique frénétique.

C'est donc un Yorane un transe qui relance de nouveau, pas à tapis cette fois, mais à 320 000 depuis le hijack. Mais dans les blindes, Christopher Greaves le sur-relance à tapis. La balle est donc dans le camp du Français qui a une grosse décision à prendre. Au bout d'une bonne minute, Yorane a fait son choix : c'est un call ! Avec KQ, il est en situation de coin-flip face à Greaves qui révèle JJ. La balance penche alors du côté de l'Anglais qui est cependant couvert, d'à peine une blinde, par le joueur tricolore. Trop peu pour espérer s'en sortir... Yorane est donc à tapis la main suivante, avec J7, face à deux autres joueurs également à tapis - l'Espagnol Andoni Larrabe avec JJ et l'Anglais Christopher Greaves avec AK. Des mains trop dures à battre pour Yorane qui tire d'ailleurs mort dès le turn.

C'est donc ainsi que se termine le parcours de Yorane Kerignard, en 23e position, une très belle place d'honneur récompensée d'un substantiel prix de 286 900 dollars. Véritable modèle de patience et d'endurance, le grinder de 29 ans nous aura tenu en haleine pendant ces deux derniers jours. Il réalise au passage la meilleure performance tricolore de cette 45e édition des championnats du monde. Chapeau l'artiste !

Yorane se lève, remet sa veste : ce marathon de plusieurs jours se termine pour lui en 23e position