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Il va falloir cravacher

- 19 juillet 2011 - Par Barbitoudurr

Quelques mains après le retour du break, nous somme plusieurs à observer la table de Guillaume Darcourt. Tous les français encore à Vegas sont venus supporter le dernier français encore en course dans le main event.
Puis alors qu’on observe le rail et discute le bout de gras, on entend le speaker annoncer : «All in and a call» et on voit Guillaume Darcourt se lever désabusé. Il est à tapis contre Brian Devonshire et cela ne s’annonce pas bon, il se tourne vers le rail et lance : « Les rois chez moi, les as chez lui».

Pour les esthètes du poker, Devonshire a raise à 230k du cutoff. Darcourt la 3-bet à 475k depuis la BB. Devonshire n'en reste pas là et place un 4-bet à 1 100k. Darcourt annonce all-in. L'américain saute sur sa chaise et paie dans l'instant avec les flèches.



Darcourt ne se veut pas défaitiste et sourit même à ses amis qui appellent un roi de toute leur force.
Tout le monde s’y met de Rémy Biechel à Emile Petit, même Caroline, sa femme, est en mode prière.



Mais le miracle ne se produit pas et à l’issue d’un flop 3Trèfle 3Pique QCarreau QCoeur TCoeur vierge de tout as, Guillaume perd le coup. Tout d’abord abattu, pensant être couvert il semble résigné et prêt à quitter le tournoi mais en fait Devonshire n’avait pas tant que ça. Darcourt n’est pas mort et conserve même deux millions devant lui soit une vingtaine de blinds.



Le Boa sert le poing et lance un regard déterminé vers son clan. Et comme le dit si bien Rémy Biechel : «Il est temps que le Boa se transforme en phénix ! »



Darcourt se rassoit, après s’être informé du prochain palier financier, le sourire aux lèvres, remet ses lunettes et est prêt à retourner au combat.