PPT, Day 1B : Pas mal de stars, dont Paul et Mickey

- 5 septembre 2012 - Par Benjo DiMeo

Mes excuses pour ce titre honteusement pompé chez les regrettés Noir Désir, mais force sera de constater que l'aspect « star system » de cette deuxième journée de départ du Partouche Poker Tour a quelque peu été occulté par une controverse d'ordre sémantique et monétaire. Pour ceux qui ont la flemme de relire l'ensemble de notre reportage aujourd'hui, retour sur une journée qui a titillé les nerfs de beaucoup.

Du grand nom en veux tu en voilà

Une chose que l'on ne pourra enlever au format « Re Entry », mis en place cette année au grand dam des joueurs préférant la pureté du format « Freezeout » : le fait que chacun avait l'option de retenter sa chance une fois après avoir sauté a amélioré la qualité du field en ce Day 1B.

Ainsi, moult têtes de séries ayant perdu leur tapis hier ont retenté leur chance aujourd'hui. Une seconde chance qui n'a pas souri à des joueurs comme Arnaud Mattern ou Scott Seiver, qui pourront donc se vanter auprès de leurs amis d'avoir sauté deux fois du même tournoi (sauf qu'ils ne le feront pas). De leur côté, David Benyamine, Bruno Launais, Ilan Boujenah, Dan Smith, Dan O'Brien, Marvin Rettenmeier, ou encore Tommy Vedes ont eux aussi payé deux fois leur entrée, leur persévérance étant récompensée par une accession au Day 2.

D'autres, comme Sam Trickett, ont préféré attendre le Day 1B pour faire leur entrée, et profité de la possibilité de se recaver immédiatement après avoir perdu ses jetons, peu après s'être assis. Le tenant du titre a ensuite géré son tapis assis à la droite de Patrik Antonius (qui, lui, était en mode « mono-cave ») : tous deux reviendront mercredi pour une nouvelle journée de poker. Ilari Sahamies, lui, est arrivé avec l'air du mec qui va faire un massacre, avant de filer sans demander son reste, ni une seconde chance, après quelques heures de jeu à peine.

Arrivés frais aujourd'hui, des joueurs comme David Williams, Tristan Clémençon, et Pedro Canali ont réussi à se constituer un capital envisable sans avoir à passer par la case « rebuy ».

Pour un apercu du classement des têtes de série du Day 1B, voir plus bas.

Bilan mitigé pour le Team Winamax

Antony Lellouche



L'homme mystère. Planqué qu'il était dans un coin de la salle, nous ne l'avons que peu suivi. Puis très vite, il a disputé un pot majeur, où sa quinte s'est heurtée à un full. Tombé à 10,000, 'AntonyL' a poussé son tapis avec As-Dame et est tombé contre As-Roi. "Next", comme on dirait les fans d'une certaine émission de télé-réalité.

Gaëlle Baumann



Après une arrivée sous les projecteurs et les caméras, notamment celles de « Dans la tête d'un pro », Gaëlle a subi une confrontation entre deux paires contre deux paires supérieures, un 3-barrel bluff qui n'est pas passé, puis un missclick et enfin un coin flip perdu : c'était suffisant pour perdre l'ensemble des jetons mis à sa disposition dans ce Partouche Poker Tour. Sa première participation à ce tournoi s'est achevée quelques minutes avant la pause diner.

Nicolas Levi



Après une livraison en début de journée, Nicolas a ensuite passé une journée somme toute tranquille, si ce n'est frustrante, la faute à peu d'occasions de réellement faire parler la poudre. Oscillant autour d'un tapis de 80 blindes tout au long de ce Day 1B, 'Croc' reviendra en seconde journée avec un tapis dans la moyenne (55,000) et un taux de confiance débordant.



« J'ai ramé toute la journée » explique Manuel Bevand, qui a donc connu une fameuse journée « aviron ». Le pro du Team Winamax est monté jusqu'à 50,000 dans les premiers niveaux avant de se faire peur en tombant à 14,000 dans la soirée. Au final, « ManuB » a quitté le chapiteau du Palm Beach avec un tapis de 37,000, soit plus de 45 blindes pour la reprise au Day 2. Mieux que rien, non ?

« 5 millions d'euros » : et le garanti, il est où ?

Après une édition 2011 sans histoires, le parfum de scandale qui avait laissé un arrière goût de gueule de bois à l'édition 2010 du Partouche Poker Tour (un ruling contesté dans un side-event, avec des centaines de messages vengeurs sur les forums à la clé, et bien sur l'affaire Tekintamgac, que personne n'a oublié) a fait son retour au casino Palm Beach de Cannes.

L'objet de la colère de nombreux joueurs aujourd'hui ? Un bête cafouillage au niveau de la communication sur la cagnotte du tournoi. Un cafouillage que, soyons honnêtes, les équipes de Partouche auraient du voir venir à dix kilomètres, mais que l'on peut suspecter de n'avoir pas fait énormément d'efforts pour éviter.

Ainsi, en ce Day 1B, quand il fut apparent à tous que l'affluence n'était pas spécialement au rendez-vous (à peine 240 inscriptions à raison de 8,500 euros par joueur, à coupler aux 326 participants de la veille – pas un mauvais score dans l'absolu, et même un score tout à fait honorable, mais un score légèrement inférieur à celui de l'année dernière), il furent nombreux parmi les joueurs à subitement se rappeler de la campagne publicitaire de Partouche autour du PPT, martelée sur les sites d'info poker, les magazines de poker, les ondes hertziennes, les kakémonos disséminés dans tous les casinos du groupe, et même jusque les petits trains à touristes sillonnant les rues de Cannes, cette campagne avec écrit en gros « 5 millions d'euros ».

5 millions d'euros ? Dans toutes les têtes, la calculatrice s'est mise en route. Alors, attends, 8,500 euros l'entrée, moins la taxe de l'Etat (4%), moins le bénéfice de Partouche... On arrive à 7,444 euros dans la cagnotte pour chaque inscription. Je multiplie le chiffre par le nombre de joueurs approximatif, et j'arrive à... Hmm, même pas 4,3 millions d'euros. Hé ho, dites, vous allez nous mettre de votre poche les 700,000 balles qui restent, hein ? Pas d'embrouille les gars !



Il faut tout lire, y compris les mots qui manquent... (Extrait d'une publicité datant de janvier 2012)

Mais embrouille, il y a eu. Car, par un effet subliminal qui mériterait d'être enseigné dans les écoles de manipulation mentale (si ce genre d'établissement existe), tout le monde, que ce soit joueurs, journalistes et même certaines personnes liées à Partouche, avait réussi à se convaincre de la présence du mot « garanti » à côté de « 5 millions d'euros ». Or, ce mot crucial, « garanti », qui change tout, nous avons eu beau le chercher, sur le site Internet de Partouche, sur les panneaux 4x3 placés un peu partout dans Cannes, sur les publicités publiées dans la presse poker depuis décembre 2011, on ne l'a jamais trouvé.

Mais à force de répéter partout, comme un mantra, cette expression (vide de sens en elle-même, imprimée sans contexte elle pourrait aussi bien réferer à la bankroll de François Montmirel qu'au rake total généré par LocSta sur Winamax en 2011), cette expression, « 5 millions d'euros », on avait fini par se convaincre qu'elle équivalait à « 5 millions d'euros GARANTIS », que le mot « garanti » était finalement superflu et que la somme dispensait de l'usage du mot qui devrait la suivre.

A tel point que certains sites liés à Partouche (nous en avons recensé deux au moins) avaient imprimé noir sur blanc ce fameux mot qui n'avait jamais existé, et furent, dans un exercice de rétropédalage que j'imagine pénible pour Partouche, censurés à la va vite pour effacer la confusion.

Trop tard : le mal était fait ! Et beaucoup de joueurs ne se sont pas privés d'exprimer un mécontentement somme toute légitime via les réseaux sociaux et forums de poker. Nous avons pu discuter – en toute franchise, comme d'habitude - avec l'un des responsables de l'organisation du tournoi, qui nous avoué avoir poussé le bouchon un peu loin en ce qui concerne cette forme de communication propice à confusion. Tout en jurant n'ayant jamais imprimé nulle part que cette somme de 5 millions était garantie – contrairement aux éditions 2011 et 2010, où 4 et 3 millions de cagnotte étaient respectivement assurés par Partouche. Notre interlocuteur nous a confirmé avoir initialement envisagé de poursuivre la progression graduelle du montant garanti, le faisant logiquement passer à 5 millions pour cette édition 2012. Avant, très vite, de se rétracter. Et, dans un « move » de businessman, d'escamoter ce mot « garanti », et, à la place, de laisser parler les esprits, de les laisser se convaincre tout seuls de la présence d'un mot qui n'était pas là. Et convaincus, les joueurs le furent, et je ne pense pas exagérer si j'affirme que l'on a pas fait/dit grand chose pour les contredire depuis l'annonce du tournoi en début d'année 2012. De bonne guerre, sur le mode "Hey, it's business" ? Peut-être, mais le procédé risque de laisser un goût amer dans la bouche de nombre de joueurs ayant eu l'impression d'être pris pour des cons !

Ah, si seulement les inscriptions avait dépassé le chiffre fatidique de 672, seuil permettant la constitution d'un prize-pool de 5 millions d'euros... Mais, la faute à différents facteurs, très peu étant imputables à Partouche dont le savoir-faire en matière de tournois est désormais une cause acquise, l'affluence escomptée n'a pas été au rendez-vous, et la prise de risque syntaxique du groupe casinotier s'est retournée contre eux. Leçon apprise pour l'édition 2013 ?

Un aperçu du classement

Marvin Rettenmeier 143,000
Benjamin Debard (Qualifié Winamax) 143,000
David Williams 120,000
Tristan Clémençon 120,000
Tobias Rekenmeier 110,000
Bruno Launais 110,000
Pedro Canali 100,000
Laurent Polito 97,000
David Vamplew 93,000
Bruno « Kool Shen » Lopes 91,000
Patrik Antonius 87,000
Thibaud Guenegou 81,000
Giuseppe Zarbo 70,000
Flavien Guenan 60,000
Nazim Guillaud 60,000
Alain Roy 60,000
Sam Trickett 55,000
Nicolas Levi (Team Winamax) 55,000
Aurélien Guiglini (Staff Winamax) 46,000
Dan Smith 38,000
Liv Boeree 37,000
Manuel Bevand (Team Winamax) 37,000
David Benyamine 36,000
Nicolas Cardyn (Qualifié Winamax) 24,000
Nicolas « chawips » Chappuis 20,000
Juha Helppi 20,000
Ilan Boujenah 13,000
Alexandre Coussy : couça

Tableau de bord
278 joueurs restants (sur 560 inscriptions au total – chiffre non définitif, puisqu'on peut encore s'inscrire jusqu'au départ du Day 2)
Blindes : 400/800, ante 100
Tapis moyen : 60,000

RDV à 13h pour le Day 2 du PPT !

Benjo, Harper & Kinshu

Level 7, on fait tourner les serviettes

- 5 septembre 2012 - Par Kinshu



Shadow of the river



L'ombre avant la lumière…

A une heure de la fin du Day 1B, Bruno Launais pointe à 100,000 jetons. Il doit donc nous raconter une main, c'est le tarif.

« Pas de problème » sourit le montpelliérain. « J'ai attrapé un bluff ! Avec une paire de Valets, je relance à 1,100, un joueur me paie et un mec squeeze à 6,100. Il est en tilt, mais je me contente de payer avec une paire de Valets. L'autre passe. Le flop est 8-7-3 avec deux carreaux. Je check, il mise 7,500 et je paie. On check tous les deux le turn, un 7, et je suis donc sûr d'être devant : il aurait misé avec deux Rois ou deux Dames. La river est un 8 : je mise petit, 5,600, afin de rentabiliser et il envoie 26,000 ! J'ai payé directement, il avait As-Roi. » Bien attrapé de la part de Bruno Launais, qui possède ainsi un tapis deux fois supérieur à la moyenne.

Quand y en a plus, y en a encore !



Vous prendrez bien un petit Re-Entry avant d'aller dormir ? Eliminé au début du dernier niveau de la journée à la suite d'un pile ou face perdu avec paire de 8 contre A-Q, Salman Behbenhani s'est aussitôt réinscrit dans ce Day 1B. Le temps de payer, puis de tirer sa place, et voilà l'Américain qui débarque à la table de Tristan Clémençon avec un tapis tout neuf !

Il les a Franchi



De nombreux observateurs se dirigent tout à coup autour de la table de Pierre Canali. Et pour cause : dans un multiway, après trois check sur un flop 3CarreauACarreauKCoeur, un joueur ouvre à 3,000 avant une avalanche de relances (bon, j'exagère peut-être un peu). La petite blinde avance 9,025, puis Dominique Franchi surenchérit à 21,500 en grosse blinde ! C'est désormais à Canali de parler : il tank, tank, tank et re-tank, avant de finalement passer. Le joueur qui avait dégainé sur le flop fait de même. On s'attend alors à une nouvelle relance de la petite blinde, ou au moins à un call, mais ce dernier décide de fold. Au final, c'est donc Franchi qui ramasse le pactole. Le bougre passe à 115,000 à une table au niveau relevé où figurent, hormis Canali (90,000), deux grosses pointures : Sam Trickett (40,000) et Patrik Antonius (60,000).

Citation à la con

- « Elle a maigri du visage, si si je t'assure » - Signé : un couvreur à propos d'une joueuse qui n'a en revanche pas maigri en ce qui concerne les autres parties du corps, pour notre plus grand plaisir il faut bien le dire.

Tableau de bord
123 joueurs restants (sur 236 entrants au Day 1B)
Blindes 300/600 ante 75
Tapis moyen : 57,560

Harper & Kinshu

Level 6, bientôt l'heure du Pastis

- 4 septembre 2012 - Par Kinshu



Échec et Matheu

Quand vous faites un tour de table avec Stéphane Matheu, attendez-vous à deux phases : celle où on se marre quand le Team n'est pas impliqué, et celle plus sérieuse où (bordel) il faut monter des jetons.



Avec Chawips, notre coach préféré s'amuse. Nicolas Chappuis ne connaissant pas son voisin de gauche (Christophe Benzimra), Stéphane lui propose de taper dans Google l'identité du vainqueur de l'EPT Varsovie. Mais lorsque la recherche automatique lui propose comme résultat : « Benzimra vétérinaire Biarritz », Stéphane n'hésite pas à lui dire que c'est le bon résultat… Résultat : depuis quinze minutes, « Chawips » parle d'animaux malades à Christophe Benzimra (qui, pour rappel, travaille dans le plastique).



Cette fois, soyons sérieux. Manuel Bevand a été déplacé à la gauche de David Benyamine (qui possède un beau tapis de 55,000). Le débat à la table tourne autour d'une main : Roi-Neuf. Et justement, notre pro Winamax a pris un pot au meilleur joueur de tournoi du monde (et non, ce n'est même pas Benjo qui écrit) avec cette main : « Manub_ » est de retour à 35,000.

Liv bourrée



Liv Boeree a vu son tapis fondre brutalement à la suite d'une bataille bouton / blindes qui a mal tourné avec son voisin de gauche, l'Allemand Tobias Reinkemeier.

La joueuse anglaise relance du bouton à 1,200. En petite blinde, Reinkemeier 3-bet à 3,000. Boeree répond du tac-au-tac en déposant 8,000 devant elle. Son Allemand d'adversaire, relativement deep, choisit de payer. Le flop 9CarreauQCarreauKPique ne génère pas d'action, contrairement au turn 3Carreau : Reinkemeier attaque à 10,000. Boeree call. Sur la river, un 9Trèfle, Reinkemeier récidive en misant cette fois 20,000. Boeree réfléchit cinq bonnes minutes avant de faire le choix de payer. Elle le regrette aussitôt en voyant son voisin révéler JCoeurTCarreau pour la quinte flopée. Liv Boeree descend à 28,000 tandis que Tobias Reinkemeir s'envole à 130,000.

Un flop presque rêvé



Quand vous relancez avec 4Trèfle5Trèfle, c'est quoi votre flop de rêve ? Oh, bon, ça va, quinte flush, ce n'est pas tous les jours non plus. Mais là, après avoir payé en position avec cette main, Nicolas Levi a trouvé un flop 3Trèfle4Carreau6Trèfle. Pas mal, non ? Son adversaire a alors envoyé 3-barrel : sur le flop, puis sur un turn 4Pique et une river 5Pique. « Croc » a payé à deux reprises avant de relancer sur la rivière. Son adversaire a passé, permettant à Nicolas Levi de grimper à 65,000.

Harry Potter et les reliques d'eLquAIdris



On en rigolait tout à l'heure, mais on était finalement proche de la réalité : Idris Ambraisse n'aura pas fait long feu dans ce Day 1B du Partouche Poker Tour. Le degen' parisien a disparu de son siège. Et si l'on se fie à la hauteur des tapis sur la table, il y a fort à parier que ce soit David Vamplew qui a récupéré les pions d' « eLquAIdris ». Le « Harry Potter » Écossais étant de loin le chipleader de sa table avec plus de 100,000.


Citations à la con

- Citation : « On se fait chier depuis qu'il est parti... » - Signé : un Aurélien Guiglini, triste depuis que le fantasque Jean-Noël Thorel s'est fait éliminer.
- Citation : « C'est vraiment le type le plus sympa du circuit » - Signé : un Aurélien Guiglini apparemment amoureux de Jean-Noël Thorel.

Tableau de bord
144 joueurs restants (sur 233 entrants au Day 1B)
Blindes 250/500 ante 50
Tapis moyen : 48,541

Harper & Kinshu

Level 6, à l'heure où il faire preuve de malice

- 4 septembre 2012 - Par Benjo DiMeo

Retour à la case départ



Une erreur de jugement a couté relativement cher à Nicolas Cardyn. Dans un pot 3-bet par son adversaire, Cardyn check-call 3,500 sur un flop 9Pique5Trèfle8Trèfle, puis fait face à une deuxième banderille (6,100) sur le turn, un ACoeur. Problème : l'opposant du tricolore n'a plus que 7,200 derrière. A-t-il l'As, ne l'a-t-il pas ? Cardyn hésite un moment, mais finit par pousser son adversaire à tapis. Celui-ci snapcall, avec ACarreauKCarreau. Cardyn révèle de son côté 7Carreau7Pique. Pas de miracle pour le qualifié Winamax qui tombe à 28,000, soit grosso modo le tapis de départ.

Fifty shades of grey



Thibaud Guenegou est plongé dans une lecture et semble particulièrement concentré… Mais qu'est-ce que tu lis, Thibavol ? « 50 shades of grey ! » Je fais la moue, ne connaissant pas le bouquin, et son voisin américain m'interpelle alors : « Quoi ? Tu connais pas ? C'est un roman érotique qui a fait un tabac sans précédent ! Il y a tout dedans : sadisme, masochisme, tout ce que tu veux ! » Je lui demande alors si ça ne lui fait pas peur d'être à côté d'un mec qui lit ça. « S'il touche les As, tout va partir ! » se marre l'Américain. Thibaud conseille lui de lire ce bouquin, et livre un spoiler : « c'est quand même assez girly… Ils ne s'embrassent pas avant la page 100 ! » [ND Benjo : En tant qu'amoureux des livres, je suis résolument contre tout type d'autodafé. Mais je dois dire que j'ai fait une exception pour cette sombre merde qu'est « Fifty Shades of Grey », à qui je décerne haut la main le titre d'œuvre littéraire la plus atrocement ridicule jamais publiée depuis l'invention de la machine à imprimer. Amateurs de bons livres, passez votre chemin, y'a rien à voir dans ce pavé affreusement mal écrit et à l'intrigue inerte et triste à mourir ! Et dire qu'il s'en vend actuellement des centaines de milliers outre-Atlantique...]

Dans la tête d'un robusto



Parmi les chipleaders de ce Day 1B, Christophe Benzimra avec un tapis de 120,000 : « J'ai une tête d'Américain, tout le monde me parle en Anglais ! » plaisante le vainqueur de l'EPT Varsovie.

To rail or not to rail, that is the question



Des dernières blindes qui volent, un Roi-Valet qui tombe contre deux Rois, et voilà Jean-Noël Thorel éliminé du tournoi… « C'est définitivement le joueur le plus sympathique du tournoi » s'enthousiasme Aurélien Guiglini. Et je peux vous assurer que cette phrase n'est pas au second degré, tant le Français ne se prend jamais la tête à une table. Quand il gagne, il est content. Quand il perd, il est content aussi. C'est beau, non ? De son côté, Guignol déroule avec un tapis de 70,000 devant lui.



Pendant ce temps-là, Davidi prépare son Day 2...

Statistiques et citations à la con

- Nombre de joueurs restants en ce Day 1B après 5 niveaux (7,5 heures de jeu) : 162, pour environ 232 inscriptions enregistrées (re-entry compris)



- "Après avoir destacké Ilari Sahamies, je passe un gros bluff a Sam Chartier, je passe une bonne value sur Quoss et j acheve Scott Seiver : Up à 120k. J ai du respect à la table" - Signé : Giuseppe Zarbo, en mode braggi braggo sur Facebook.

Harper & Kinshu

Merci Tristan, et à très bientôt

- 4 septembre 2012 - Par Benjo DiMeo



La nouvelle avait été communiquée à l'équipe et à vos couvreurs préférés samedi, et a commencé à filtrer publiquement hier, durant la première journée du Partouche Poker Tour. Cet article vient donc confirmer ce que beaucoup d'entre vous savent déjà : à compter de cette semaine, Tristan Clémençon ne fait plus officiellement partie de la joyeuse troupe du Team Winamax.

Une séparation « à l'amiable » et « en bons termes », pour reprendre le vocabulaire matrimonial : c'est en tout cas ce que l'on m'a assuré des deux côtés. Après trois années passées à représenter l'équipe de poker la plus titrée d'Europe, les envies de Tristan ont évolué, et ce travail à part entière qu'est celui de joueur sponsorisé ne correspondait plus entièrement aux aspirations de celui qu'on surnomme affectueusement le « PDG », un jeune homme aux projets allant bien au delà du poker.

Rassurez-vous, je ne suis pas en train de vous annoncer la fin de la carrière pro de Tristan, loin de là. Celui que beaucoup de ses pairs considèrent comme l'un des vrais petits génies du circuit français ne va pas s'en arrêter là, et continuera d'aller chercher les succès autour des tables de poker du monde entier, qu'elles soit réelles ou virtuelles.

Peut-être de manière moins régulière, il est vrai, mais surement de manière plus libre aussi, d'après ce que j'ai pu comprendre au cours d'une brève conversation avec Tristan cet après-midi. Plus de temps pour voyager, et aller courir ces épreuves exotiques organisées à l'autre bout du monde, sur le continent asiatique notamment. Plus de temps pour jouer chez les concurrents, bien entendu... Et, évidemment, moins de contraintes liées à la présence de ce sponsor qui, s'il donnait beaucoup, demandait autant ! (Ah, ces articles et compte-rendus qu'il fallait régulièrement écrire et qui étaient si difficiles à envoyer à l'heure... Entre autres contraintes !)

« Ce passage chez Winamax aura été riche en termes d'expérience et de bons moments », a confié Tristan dans un message adressé à l'ensemble de ses coéquipiers. « J'ai beaucoup appris, que ce soit au niveau de la technique ou de la maturité. Plus qu'une équipe, vous êtes aussi une bande de potes que j'estime beaucoup, et à qui je souhaite la plus grande réussite. » Je sais, je sais : le coup de l'amitié éternelle, on vous l'a déjà fait, mais le fait est que rien de ce que j'ai pu observer ces trois dernières années entre tous les joueurs de l'équipe ne me laisse à penser qu'il ne s'agit pas tout simplement d'un sentiment véritable. Si leurs chemins respectifs se séparent, Winamax restera néanmoins proche de Tristan, et Tristan restera proche de Winamax et de ses joueurs pros.

Et pour nous couvreurs, pas de réel changement d'attitude à prévoir vis à vis de Tristan : nous continuerons plus que jamais à chroniquer ses succès sur le circuit, à commenter ses coups de génie, et à boire des coups lors des soirées mémorables qu'il organise régulièrement en marge des tournois pros.

Merci donc, cher « PDG », pour cette belle aventure que nous avons eu le privilège de pouvoir vivre en ta compagnie, et à très bientôt, autour d'un pot, un petit ou un gros : c'est toi qui vois en fonction de ta soif, et de ta main !

Benjo

Tristan Clémençon et Winamax, c'est :

- Sur Winamax, trois victoires sur le High Roller à 300€, une victoire au Top 50, une victoire à l'XTASE 100€, pour ne citer que les victoires les plus marquantes, et une quantité incalculable de finales en MTT.

- En live, c'est 24 places payées en trois ans, depuis cette 14e place à l'épreuve Hold'em/Omaha des WSOP-E 2009 jusqu'à ce très, très beau deep run au Main Event des championnats du monde en juillet dernièr : 46ème sur un total de 6,598 participants. Avec, entre deux, quelques centaines de milliers d'euros de gains accumulés notamment lors de deux finales World Poker Tour (Barcelone, 2010 et Malte, 2011), et des demi-finales marquantes à Marrakech, Cannes, Las Vegas et Madrid. Bref, une régularité qui n'a jamais cessé de nous épater, et un talent incontestable qui inspirera pendant encore longtemps tous les joueurs qui ont croisé la route de Tristan.

Album souvenir

Coverage par Winamax

A Deauville début 2010 : les premiers mois au sein du Team



A Berlin en avril 2011



Au PPT en septembre 2011 : demi-finales communes pour Tristan et Cuts, sous l'oeil du coach Stéphane Matheu