46 joueurs seront au départ du Day 4

- 6 septembre 2012 - Par Benjo DiMeo

Je vous avais promis de parler poker pour ce dernier article. Alors voici : des 119 joueurs qui ont entamé le Day 3 cet après-midi, seuls 46 ont survécu. La liste complète de ces veinards a été reproduite ci-dessous.

Une pensée pour ceux qui n'en sont pas, ayant chuté aujourd'hui : Davidi Kitai, Mads Wissing, Aubin Cazals, Fabrice Soulier, Paul Berende, Alain Roy, Rémy Biéchel, Thibaut Guenegou, Alexis Bouchiouane, Denis Patout, Philippe Gruissem, Thomas Wahlroos, Michael Mizrachi, Jan Heitman, Léo Margets, Raphaël Kroll, Alexandre Coussy, Pierre Canali, et notre bubble boy officiel, notre collègue chez Winamax (et ex-Team Pro) Aurélien Guiglini.

Classement

Belle journée pour Fabrice Touil, tandis que le chip-leader du Day 3 Gaston Onana se maintient. Les autres, on ne les connaît pas (encore).

SCEMION Ole 1 251 000
SARKISYAN Karen 957 000
TEDESCHI Paul 798 500
TOUIL Fabrice 760 000
FABRON incandela Magali 678 000
BACHMANN Roland 669 000
ONANA Gaston 647 000
SMITH Daniel 577 000
JAAKKOLA Enri 572 000
MARIGLIANO Marcello 558 000

REINKEMEIER Tobias 446 000
RAVNSBAEK Simon 439 000
ALNER Tom 426 000
GUERRERO Jimmy 410 000
SHEIKH Aurangzeb 396 000
LAOUINI Karem 396 000
GIACOMO Fundaro 376 000
Romero Gomild 368 000
STUER Julian 365 000
BONNET Yannick 362 000

CLERC Philippe 340 000
MOROZOVS Mihail 336 000
PIERRE Steve 330 000
HERBEZ David 298 000
SMURFIT Peter 297 000
JULIUS Kyle 277 000
JAATINEN Mikko 273 000
HAJIYEV Ramin 269 000
BONOMO Justin 267 000
FRANCHI Dominique 250 000

LIM Aaron 243 000
SAOUT Antoine 243 000
SADOUN Eric 207 000
OBRIEN Daniel 203 000
RAKUSS Edouards 182 000
GREENWOOD Maxwell 169 000
LAMY-CHAPPUIS Bertrand 165 000
WILLIAMS David 148 000
LICHTENBERGER Andrew 148 000
DEBARD Benjamin 137 000

WADE Tristan 134 000
JELASSI Ramzi 130 000
BITTON Gabriel 129 000
HUSSON Pierre 113 000
BEN MAHMOUD Imed 93 000
ANDRULIS Kristijonas 64 000

Bilan des joueurs Winamax

Il nous reste encore un représentant en course...



À une table compliquée où il faisait face au fantasque Fabrice Touil - l'un de ses Némésis du circuit -, Davidi Kitai a eu du mal à imposer son jeu. En difficulté, le pro Winamax a tout de même réussi à se maintenir à flot tout au long de la journée avant de s'engager dans un drôle de bluff face à l'amatrice Magalie Fabron, et ce, à quelques places de l'argent. Pris la main dans le sac, « Kitbul » n'a alors plus qu'une poignée de blindes devant lui. Le Belge ne s'en remettra jamais : il est éliminé dans les minutes qui suivent en 60ème position.



Aurélien Guiglini a connu une journée cauchemardesque. Petit tapis tout au long de la journée, 'Guignol' a fait de la résistance en se maintenant entre quinze et vingt blindes. Lors de la bulle, il n'avait alors qu'un souhait : « ne pas toucher de mains ! Donnez-moi des 72o et tout ira très bien… » Mais voilà, Aurélien a touché une paire de Rois, a poussé son tapis, et s'est heurté à une paire d'As. Cruel scénario pour le chef de produit Winamax, contraint de rejoindre la sortie à la pire des places : 58ème pour 57 joueurs payés.



Qualifié pour 750€ lors du satellite hebdomadaire de Winamax, Benjamin Debard dispute seulement son deuxième tournoi majeur à l'occasion de ce Partouche Poker Tour, le premier étant le WPT Cannes il y a quelques mois. Ayant accumulé une belle expérience online (il a notamment gagné l'XPERT et l'XTASE), 'justcall81' a fait preuve d'une impressionnante sérénité à la table et a réussi à maintenir son tapis à flot. Il reviendra en quatrième journée avec 137,000.

Vainqueur : 1,000,000€
Runner-up : 592,570€
3e : 355,970€
4e : 291,590€
5e : 228,070€
6e : 190,560€
7e : 152,190€
8e : 118,940€
9e : 89,870€
10e : 63,940€
11e : 55,420€
12e-13e : 46,890€
14e-15e : 42,630€
16e-17e : 38,360€
18e-19e : 34,100€
20e-25e : 29,840€
26e-33e : 25,570€
34e-39e : 21,310€
40e-49e : 17,050€
50e-57e : 14,920€

Tableau de bord
46 joueurs restants (sur 573 inscriptions au total)
Blindes : 4,000/8,000, ante 1,000
Tapis moyen : 373,000

Benjo, Kinshu & Harper

Requiem for a drame

- 6 septembre 2012 - Par Benjo DiMeo

Une fois encore, le sujet qui nous intéresse habituellement (le poker, à la table, avec des cartes, des jetons et de l'action) nous est presque complètement passé au dessus de la tête aujourd'hui. C'était prévisible, ceci dit, puisque la publication de l'échelle des prix hier, et le dévoilement de la cagnotte, à laquelle il manquait plus de 700,000€ sur les 5 millions auxquels tout le monde s'attendait, n'avait pas été accompagnée par une déclaration officielle du groupe Partouche. Ce fut chose faite aujourd'hui, et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on a pas été déçus, avec le big boss en personne, Patrick Partouche, annonçant officiellement la fin du tournoi qui porte son nom, après cinq années d'existence.

Si vous avez manqué cette déclaration faite peu avant le départ du Day 3 devant les joueurs et les médias, vous pouvez vous rencarder en lisant cet article. Pour le reste, nous autres couvreurs allons en rester là, ayant laaaargement dépassé ce qui nous était éthiquement possible de faire comme travail journalistique en tant qu'employés d'une société commercialement concurrente de Partouche, avec laquelle il nous est parfois arrivé d'être ouvertement en conflit.

Afin donc de ne pas ajouter de l'eau au moulin de l'ambiance exécrable qui règne ici, et qui malheureusement ne s'en ira pas (c'est bien trop tard), on n'analysera donc pas ce que représente la fin annoncée du Partouche Poker Tour pour le paysage du poker français, pour l'économie du poker, pour les centaines de croupiers, superviseurs, créateurs, organisateurs, employés divers qui vivaient du PPT tout au long de l'année à travers la mécanique globale du tour à travers toute la France (sans parler des hôtels, restaurants et autres boîtes de strip-clubs des alentours). On n'essaiera pas de chercher la petite bête en argumentant que la mort du PPT pourrait bien être une aubaine pour le groupe Partouche, qui ne gagnait pas d'argent avec et qui soutient désormais un autre projet d'envergure, l'International Stadium Poker Tour, qui aura lui aussi besoin de beaucoup d'argent pour tourner. On ne se posera pas la question de savoir si tous les joueurs qui ont exprimé leur mécontentement auraient choisi de ne pas participer au tournoi s'il n'avait jamais été fait mention d'un prix garanti. Et, enfin, on ne reviendra pas sur l'interminable liste de manquements, de cafouillages, d'erreurs de communication, d'occurences de confusion savamment entretenues, de brouillage de pistes et, dans certains cas, de mensonges inavoués qui ont mené à cette situation.

Il y aura beaucoup à écrire là dessus, et j'espère qu'un journaliste indépendant s'y attaquera avec la tête froide et toutes les cartes en main pour offrir une analyse sereine de tout ce qui s'est passé. Il y aura beaucoup à écrire, mais je me contenterai pour ma part de conclure en disant qu'il me manquera, ce PPT.

Il était parfois bancal, il avait un peu le melon, il avait une grande bouche quand il voulait, et des fois il était pas très pro, mais putain qu'il était agréable, ce tournoi, avec un coeur gros comme ça, un accueil royal au bar, le sourire et la poignée de main franche, un amour du poker que je ne mettrai pas en défaut, et une volonté qui a fait de lui un evenement majeur du poker européen en très peu de temps, avec infiniment moins de moyens que se concurrents.

Toute l'organisation du Partouche Poker Tour ne peut être résumée, et ne peut en aucun cas être jugée uniquement à travers ceux de ses membres qui ont fauté. J'aurai donc une pensée ce soir pour tous ceux, et ils sont beaucoup plus nombreux, qui ont abattu un boulot formidable durant ces cinq années, les petites mains comme les grandes. Et aux autres, ceux qui ont merdé, j'ai envie de dire... Tout le monde fait des erreurs : c'est pour ça que les crayons ont des gommes.

Promis, dans le prochain article, qui sera le dernier de la journée, on parle de poker.

Benjo

Touil et Onana inarrêtables

- 6 septembre 2012 - Par Kinshu



En mode rouleau compresseur, Fabrice Touil n'a jamais cessé de grimper dans ce Day 3. Le Parisien a fait une nouvelle victime dans le dernier niveau de la journée en éliminant David Vamplew avant de redonner quelques pions à Yannick Bonnet, venu s'installer à sa droite quelques heures avant. Bref, Touil n'est pas loin du million alors qu'il ne reste plus que 50 joueurs en vie.

Tapis de Fabrice Touil à 13h00 : 197,300
Tapis à 14h50 : 200,000
Tapis à 16h00 : 340,000
Tapis à 17h45 : 520,000
Tapis à 21h20 : 900,000


Bonnet, en souffrance depuis deux heures, a donc doublé aux dépens du régulier des cercles parisiens : le joueur amateur 3-bet all-in pour 93,000 suite à une ouverture de Touil à 16,000 payée par un autre joueur. Touil hésite un peu, mais prend l'option de payer avec son ACarreauJCarreau. L'autre joueur passe et Bonnet peut ainsi dévoiler son jeu : ATrèfleAPique. Le tableau ne vient pas contrarier Yannick qui se donne un peu d'air en doublant à 210,000.

Tapis de Yannick Bonnet à 13h00 : 185,300
Tapis à 14h50 : 230,000
Tapis à 16h00 : 220,000
Tapis à 17h40 : 360,000
Tapis à 19h20 : 160,000
Tapis à 21h00 : 100,000
Tapis à 21h20 : 210,000


Euphorique

Du côté de Gaston Onana, c'est la fiesta : le Belge, euphorique, enfile les pions comme des perles ! Le voilà désormais à la tête d'un capital de 530,000 ! « C'est un miracle ! » s'exclame « Justice » qui devrait encore martyriser ses compagnons de table jusqu'à l'arrêt de la journée.

Tapis de Gaston Onana à 13h00 : 442,000
Tapis à 14h50 : 410,000
Tapis à 15h40 : 130,000
Tapis à 16h20 : 110,000
Tapis à 17h30 : 60,000
Tapis à 20h20 : 150,000
Tapis à 20h30 : 300,000
Tapis à 21h20 : 530,000


Tableau de bord
50 joueurs restants (sur 573 entrants)
Prix assuré : 14,920€
Blindes 3,000/6,000 ante 1,000
Tapis moyen : 344,000

Kinshu

En d'autres nouvelles

- 6 septembre 2012 - Par Benjo DiMeo

Peu avant que Guignol saute, c'est Michael Mizrachi qui nous quittait, après un pot massif disputé entre As-Roi, les Rois et les Dames, à tapis avant le flop. Les Rois ont tenu malgré l'apparition d'un tirage couleur sur le flop, l'américain avait l'As de la même couleur. Du coup, rentabilité zéro pour le double vainqueur WSOP.

C'est ce monsieur qui a remporté l'énorme pot de plus de 700,000, je ne sais pas encore qui c'est :



Et sinon, avec 1,6 millions de stack (comême !), le chip-leader s'apelle Ole Scemion, voici une photo :



Parmi les joueurs payés

David Wiliams, Dan O'brien, David Vamplew, Thomas Wahlroos, Fabrice Thuil, le qualifié Winamax Benjamin Debard, Ramzi Jelassi, Tobias Rettenmeier, Alan Smurfit...

Du coup, c'est le bon moment pour rappeler....

L'échelle des prix

Vainqueur : 1,000,000€
Runner-up : 592,570€
3e : 355,970€
4e : 291,590€
5e : 228,070€
6e : 190,560€
7e : 152,190€
8e : 118,940€
9e : 89,870€
10e : 63,940€
11e : 55,420€
12e-13e : 46,890€
14e-15e : 42,630€
16e-17e : 38,360€
18e-19e : 34,100€
20e-25e : 29,840€
26e-33e : 25,570€
34e-39e : 21,310€
40e-49e : 17,050€
50e-57e : 14,920€

Debard de sécurité

Après les déceptions engendrées par les éliminations de Davidi Kitai et Aurélien Guiglini, il ne reste plus qu'un joueur arborant un logo Winamax dans le tournoi : notre qualifié Benjamin 'justcall81' Debard. Qualifié pour 750€ lors du satellite hebdomadaire de la plateforme W, Benjamin ne semble pas perturbé par l'enjeu… Il ne s'agit pourtant que de son deuxième tournoi majeur après le WPT Cannes ! Et bonne nouvelle : Benjamin vient de doubler son tapis avec une paire de Neufs contre As-Roi. Il est de retour à 200,000, ce qui n'est pas encore suffisant pour le ramener au tapis moyen.

Tapis à 13h00 : 127,000
Tapis à 14h40 : 147,000
Tapis à 15h25 : 200,000
Tapis à 17h00 : 105,000
Tapis à 18h45 : 100,000
Tapis à 20h30 : 200,000


Baraque Onana !



Gaston Onana semblait condamné dans la période précédant la bulle : après avoir dilapidé son énorme tapis en début de journée, le joueur belge a dû improviser avec une poignée de blindes. Mais Onana a toutefois réussi à atteindre les places payées. Mieux, il se reconstruit petit à petit un tapis digne de ce nom : le bougre possède désormais 50 blindes !

Celui qui est surnommé « Justice » au Casino de Saint-Amand paye au bouton une relance à 12,000 effectuée par le joueur UTG+1, avant de coller (oui, le verbe coller s'approprie mieux pour Onana) 13,000 sur le flop 6Coeur2Carreau8Coeur. C'est sur le turn QCoeur que l'action s'emballe : le joueur en début de parole place un second tonneau (31,000) et entend Onana annoncer immédiatement « All-in » pour 115,000. L'adversaire du Belge n'a pas l'air enchanté : il réfléchit deux bonnes minutes avant de call, à contrecœur, avec ACoeurTCarreau. Notre ami « Justice » se lève de son siège en criant « Allez, pas de cœur ! ». Et pour cause, il retourne 7Coeur4Coeur. La river ressemble à tout sauf à un cœur, ce qui permet à Onana de passer à près de 300,000, soit grosso modo la moyenne.

Tapis à 13h00 : 442,000
Tapis à 14h50 : 410,000
Tapis à 15h40 : 130,000
Tapis à 16h20 : 110,000
Tapis à 17h30 : 60,000
Tapis à 20h20 : 150,000
Tapis à 20h30 : 300,000


Statistiques et citations à la con

- Nombre de blagues en salle de presse tournant autour du mot « garanti » lâchées depuis hier : 29. Exemples ci dessous :

- « Écoute, j'avais estimé qu'on aurait 9 joueurs du Winamax en table finale, j'avais rien garanti du tout » - Signé : Harper, couvreur Winamax, à Stéphane Matheu, Team Manager Winamax.

- « Je te garantis que mon agacement face à tout ce cirque est estimé très, très haut. » - Signé : Benjo, couvreur Winamax.

- « Hé, on va se fumer une clope garantie ? » « J'peux pas, j'estime ma charge de boulot à environ une demi-heure non-stop » - Signé : d'autres couvreurs.

Tableau de bord
56 joueurs restants (sur 573 entrants)
Prix assuré : 14,920€
Blindes 3,000/6,000 ante 1,000
Tapis moyen : 307,000

Benjo, Harper et Kinshu

Vous reprendrez bien une eau de boudin ?

- 6 septembre 2012 - Par Benjo DiMeo

La bulle sacrifie un mec qu'on aime bien

Triste bulle que celle de cette ultime édition du Partouche Poker Tour, puisque c'est collègue, un mentor, un proche, un soutien de tous les jours bref, un ami qui fut le dernier éliminé avant l'argent : Aurélien Guiglini.

Celui avec qui je partage un bureau chez Winamax a mordu la poussière au cours d'une confrontation absolument inévitable au vu de la taille modeste de son tapis : les Rois contre les As.

Pas de miracle, et Guignol sort à la pire place possible. D'autant que, contrairement à l'édition 2011 du tournoi, hors de question d'inviter le bubble boy pour l'année suivante, comme ce fut le cas pour Jean-Jacques Mars il y a un an.

Coverage par Winamax

Comme on s'en doute, Guignol ne faisait pas cette tête au moment de sauter (photo d'archives - Dublin, 2009)