Arrivés en retard au casino Palm Beach, vos couvreurs favoris ont été accueillis par une nouvelle qui sonnait comme une blague, au vu les évènements d'hier : peu avant le départ du Day 4, Patrick Partouche a repris le micro devant les joueurs restants pour... contredire ses propos de la veille, et annoncer que finalement, la cagnotte du PPT serait bel et bien de 5 millions d'euros, le groupe casinotier mettant la main à la poche à hauteur de 736,880 euros, tout en confirmant cependant que le PPT était bel et bien en train de vivre ses derniers jours.
Une décision inattendue mais pour le moins bienvenue : enfin, on allait pouvoir mettre le scandale derrière nous, et parler de poker. Et du bon poker, on en a vu aujourd'hui, au cours de huit heures de jeu qui ont vu le field se réduire de 46 à 14 joueurs, nous mettant aux portes de la table finale.
Nombre de têtes de série ont quitté le tournoi aujourd'hui, dans le ventre mou des places payés, collectant des prix compris entre 19,997 et 49,999 euros. On a ainsi rapidement perdu Ramzi Jelassi, Justin Bonomo et Andrew Lichtenberger dès le début de la journée, de même qu'Antoine Saout, atteignant ainsi le Top 50 de cette épreuve pour la troisième fois en cinq édition. Ensuite, nous a quitté le dernier représentant Winamax en course, en la personne du sympathique Benjamin Debard, qui n'avait pas entamé la journée en position de force. L'ont suivi Eric Sadoun (finaliste du France Poker Tour en 2010), Yannick Bonnet, Tobias Reinkemeier, l'immortelle barre de fer Alan Smurfit.
Après les éliminations de Dominique Franchi et Daniel Pelletier, les demi-finales furent constituées : il ne restait plus que deux tables, qui furent rapidement désertées par David Williams, Mihail Morozov, Simon Ravnsbaek, et un ou deux autres joueurs aux patronymes imprononcables.
Onana s'excusant auprès de Alner : il s'apprête à le payer avec une Dame et un 6
Ce Day 4 s'est conclu par une belle livraison de Gaston Onana, qui a 4-bet un petit Q
6
des familles et fut donc contraint, cote oblige, de payer le tapis de l'anglais Tom Alner qui n'était pas rassuré au showdown en retournant son As-Valet (le flop Valet-Valet-X lui a fait pousser un grand soupir). On espère bien que le fantasque belge (régulier des casinos Partouche de Belgique et du nord de la France) sera au rendez-vous de la finale, histoire que les livetards (j'emploie le terme avec affection) soient représentés.
Analysons le field
A quoi ressemble le field restant de cette ultime édition du Partouche Poker Tour ? Voyons voir.
- 2 : Le nombre de joueurs français restants, en la personne de Fabrice Touil et Paul Tedeschi. Le premier a poursuivi aujourd'hui la démonstration entamée hier, et a donc accru son capital aujourd'hui. 2 français seulement parmi 14 joueurs restants dans un tournoi qui a vu presque 500 participants uniques*, c'est effroyablement bas comme chiffre, ma bonne dame. Comparons avec les éditions précédentes (à 14 joueurs restants, donc), et l'on remarquera que ce chiffre suit une tendance aisément identifiable : 2008 (10), 2009 (7), 2010 (7), 2011 (6). On notera cependant que, d'après Patrick Partouche, l'édition 2012 du PPT fut la première où le nombre d'inscriptions étrangères à dépassé le nombre d'inscriptions françaises.
- 2 : Le nombre d'américains encore en course, ils s'appellent tous deux Dan, ils sont tous deux excellents, ils seront probablement tous les 2 en finale : Smith et O'Brien. Harper vous a présenté Smith aujourd'hui dans cet article. O'Brien est un des meilleurs potes de poker de Jason Mercier (ils voyagent tout le temps ensemble depuis leurs débuts sur le circuit), avec presque 1,5 millions de palmarès en live, comprenant une 3e place dans un WPT en 2010 (San Jose), et trois finales aux WSOP entre 2008 et 2011.
- 12 : Le nombre de nationalités différentes représentées parmi les 14 joueurs, certaines qu'on ne croise que rarement autour de nos tables. En plus des Yankees et des Grenouilles cités plus haut, nous aurons le plaisir d'observer des joueurs venus de Russie, Australie, Espagne, Allemagne, Azerbaïdjan, Italie, Royaume-Uni, Belgique, Pakistan, et Danemark.
- 60 : En blindes, le tapis moyen à l'heure actuelle. Six joueurs se trouvent en dessous. En haut du classement, les mieux stackés se tiennent dans un mouchoir.
* Le chiffre de 573 inscriptions que nous mentionnons un peu partout prend en compte les re-entry (aux alentours de 80)
Les 14 survivants du Day 4
Karen Sarkisyan (Russie) 1,833,000
Dan O'Brien (USA, photo) 1,828,000
Aaron Lim (Australie) 1,667,000
Fabrice Touil (France) 1,697,000
Tomeu Gomila (Espagne) 1,590,000
Ole Schemion (Allemagne) 1,506,000
Ramin Hajiyev (Azerbaidjan) 1,497,000
Marcello Marigliano (Italie) 1,335,000
Tom Alner (UK) 1,110,000
Dan Smith (USA) 906,000
Gaston Onana (Belgique) 732,000
Paul Tedeschi (France) 554,000
Aurangzeb Sheikh (Pakistan) 429,000
Simon Ravnsbaek (Danemark) 383,000
Les prix restants à distribuer
Vainqueur : 1,172,850€
Runner-up : 693,494 €
3e : 417,499 €
4e : 341,991 €
5e : 267,492 €
6e : 223,498 €
7e : 179,496 €
8e : 139,499 €
9e : 105,404 €
10e : 74,992 €
11e : 64,999 €
12e-13e : 54,995 €
14e : 49,999 €
Tableau de bord
14 joueurs restants (sur 573 entrants)
Prix assuré : 49,999 €
Blindes : 10,000/20,000, ante 3,000
Tapis moyen : 1,228,000
Benjo & Kinshu


entraine un check des deux joueurs encore munis de jetons. Sur le turn 3
, l'Espagnol Gomila dégaine à 50,000. Onana call. Rebelote sur la river 5