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Le patron c'est Nicolas Dumont

- 4 mai 2018 - Par Veunstyle72

nicolas dumont

Minuit passé ici à Monaco, la table finale officielle de cet EPT Monte Carlo... n'est toujours pas officielle, puisqu'il reste encore 8 joueurs. Les organisateurs avaient prévenu, si le field ne s'écrémait pas à 6 joueurs avant la fin du niveau en cours, le 28e, le tournoi serait de toute façon mis en pause, avant de revenir le lendemain.

Et demain, à partir de 12h30 pour vous en streaming, j'espère que vous assisterez à autant de spectacle qu'aujourd'hui, car on s'est littéralement ré-ga-lé. Grâce au Français Nicolas Dumont, officiellement chipleader, grâce à la légende Patrik Antonius, toujours aussi souriant, blagueur et imprévisible à une table de poker, grâce au fantasque Ole Schemion, mais aussi grâce à un joueur qualifié sur Internet pour 5€, et qui a décidé de profiter de SON moment, un certain Krisztian Gyorgyi. Il en a foutu partout, il s'est fait plaisir à bluffer toute la table, bien qu'au final, il termine avec le second plus petit tapis parmi les huit joueurs restants.

Et puis cette journée a bien évidemment été animée également par un Français de 31 ans, légèrement inconnu de nos services, originaire de Paris, Nicolas Dumont. Très sérieux à table, mais tout aussi ouvert et généreux quand il faut converser, Nicolas s'est confié : 

"Dans la vie, je suis moniteur d'auto-école, depuis 2014. Le poker, c'est une passion pour moi. Je joue très peu, une fois par semaine online comme tout le monde, parfois le lundi, et ça s'arrête là. J'ai d'ailleurs un cercle "d'amis poker" très limité, on est juste un petit groupe de 3 ou 4 personnes. Je suis un autodidacte du poker, je n’ai appris que en regardant les autres jouer et donc par exemple, me retrouver avec Antonius, c’est un peu étrange. Parce qu’il n’est pas tout jeune et pourtant il est encore là !"

Mais alors, comment s'est-il retrouvé à disputer ce tournoi à 5 300€ ? "Parmi mes amis poker, il y en a qui vit au Canada et qui est un shark du .com, c’est Julien Perouse (qu’on a récemment croisé à Barcelone sur le Party Poker Millions) et à force de le regarder, de le voir, c’est comme ça que j'ai appris aussi. C'est lui qui m'a permis de jouer ce tournoi en me stakant"

Bien que son tournoi avait parfaitement commencé, Nicolas a du s'adapter vers la fin, alors qu'il était shortstack. Une situation qui ne l'a plus dérangé que cela : "Au jour 1, j'avais une table facile, et les jetons montaient tout seul. Au jour 2, je me suis retrouvé sur une table beaucoup plus difficile, mais j'ai bien setup et j'ai bien touché aussi, sans compter que je me suis bien fait livrer. Et lors des jours 3 et 4, j'ai passé mon temps à me maintenir, avec une vingtaine de blindes, sans paniquer. 20bb en live c’est beaucoup, surtout sur des niveaux de 1h30. Je ne suis jamais parti derrière par exemple. Mais après c’est de la chance aussi. Quand je fais QQ contre JJ chez Schemion, on voit bien qu’il joue très bien le coup et si j’avais été à sa place, j’aurais fait pareil et j’aurais perdu mon stack aussi. De toute façon, le poker de tournoi on sait comment ça marche : il faut run good et quand c’est le cas, il faut bien jouer. Parce que sinon, tu te retrouves à tout spew bêtement."

Calme tout au long du tournoi, Nicolas Dumont donnait l'impression de parfaitement maitriser son sujet. "Ma future femme vous dira que c’est ma qualité principale : je suis ce qu’on appelle une force tranquille, et ça aide pas mal à ce jeu. Sur la fin, j’étais chipleader, j’aurais pu agresser un peu plus, profiter de mon stack, mais c’est vrai que les mains n’étaient pas là. Ça m’embêtait, parce que normalement je pense que j’aurais pu un peu plus rouler sur la table. Mais j’ai une stratégie et je sais juste qu'il faut s’y tenir."

Pas impressionné pour deux sous, Nicolas Dumont se méfiera tout de même d'un joueur en particulier demain : "C’est bien d’être là je respecte tout ce que mes adversaires ont fait dans la vie, mais le poker ça reste un jeu de cartes, tout simplement. Je pense que le plus fort c’est Schemion, parce que peut etre un peu plus fou que les autres. Mais tant qu’il reste short, ça m’arrange."

Et maintenant qu'il en est là, le Français se verrait bien aller jusqu'au bout du tournoi, tout simplement : "J’avais dit qu’à partir de la 7e place, 100 000€, je serais content, j’avais dit ça au jour 2. Mais si je fais des tournois, c’est parce que j’aime la compétition, c’est comme le sport et je jouerai donc pour gagner ! Je sais qu'ils me voient comme un gentil qui est un peu arrivé là par hasard, et j’aime bien qu’on ait cette image de moi, c’est un énorme avantage."

Le show de Krisztian Gyorgyi

Qui ça ?? On s'est tous posé cette question à un moment de la semaine. Joueurs, croupiers, couvreurs, hendon mob, personne ne connait ce jeune Hongrois. Et c'est bien normal, puisqu'il ne s'agit pas d'un joueur professionnel mais d'un qualifié sur Internet pour cinq petits euros. Hier déjà, après avoir remporté un joli coup pour le sauver dans ce tournoi, il avait piqué un sprint à l'autre bout de la salle, en hurlant toute sa joie. Aujourd'hui, le bougre a récidivé en terme de spectacle, disputant un coup de poker qui va surement entrer dans la légende des finales EPT, et que je vous propose de revivre en vidéo, plutôt qu'à l'écrit, tellement plus prenant ! Seul bémol, il a terminé la journée avec le second plus petit tapis. 

patrik antonius

Patrik Antonius sera l'une des grandes vedettes de cette finale. Le Finlandais débutera ce jour 5 avec près de 3 millions de jetons et un statut de favori presque logique. Mais dans le lot, Patoche devra aussi se méfier de quelques cadors, comme l'ami d'Adrian Mateos, l'Espagnol Javier Fernandez, ou bien encore l'Américain David Peters ainsi que ce diable d'Ole Schemion.

Siège 1 - Javier Fernandez : 2 755 000
Siège 2 - Tomas Jozonis : 3 800 000
Siège 3 - David Peters : 2 400 000
Siège 4 - Krisztian Gyorgyi : 1 940 000
Siège 5 - Patrik Antonius : 2 975 000
Siège 6 - Ole Schemion : 1 160 000
Siège 7 - Nicolas Dumont : 5 225 000 - chipleader
Siège 8 - Jiang Honglin : 2 985 000

La partie reprendra à midi sur les blindes 50 000/100 000, ante 100 000

L'échelle des gains

Vainqueur : 712 000 €
Runner up : 434 000 €
3e : 308 000 €
4e : 232 000 €
5e : 184 000 €
6e : 139 050 €
7e : 99 900 €
8e : 68 300 €

Une finale de qualité, c'est assuré

- 3 mai 2018 - Par Veunstyle72

Les neuf derniers survivants du Main Event sont réunis sur la table finale.
Il manque encore trois éliminations pour arrêter la journée.

TF

Neuf joueurs, sur 777 inscriptions au total, on dirait bien que le bout du tunnel n'est plus très loin. C'est désormais le début du sprint final sur ce Main Event, qui débute maintenant sur ce jour 5 et qui s'achèvera demain. Et bien que les derniers espoirs de voir un nouveau trophée partir dans les mains d'un membre du Team se sont envolés depuis quelques temps, il reste pas mal de bonnes raisons de bien vouloir suivre attentivement la fin de ce tournoi.

antonius

L'un des raisons principales se trouve exactement sur la photo ci-dessus. Elle se compose de talent, de chance, de bogossitude et d'un Allemand, toujous un Allemand. Dans l'ordre, on retrouve ainsi l'ancien numéro 1 GPI, l'Américain David Peters, puis le joueur le plus heureux de la terre à cette heure-ci, j'en mettrais ma main à couper, promis, il s'agit de Krisztian Gyorgyi, qualifié pour 5€ sur un petit Spin'n'Go (l'Expresso de PS) des familles. Et avec plus de 3 millions de jetons en sa possession (80bb), le jeune homme a réussi se mettre dans une position plutôt confortable, notamment après éliminé Josip Simunic, en 10e position, avec JJ contre AJ.

Il a d'ailleurs bien fait de prendre un peu d'avance au chipcount, car au siège suivant... comment dire... doit on encore vous présenter Patrik Antonius ? La légende Finlandaise aux 11 millions de dollars de gains en tournoi (certainement beaucoup plus en cash game) et déjà auteur de deux tables finales EPT (dont une victoire, à Baden en 2005) débarque sur cette table avec le statut de star presque sans précédent en Europe. Le poker a besoin de ses stars et la présence d'Antonius n'apportera forcément qu'un peu de beau spectacle. Car ne vous détrompez pas, Patrik n'a pas encore vieilli dans son jeu et tient encore tête aux petits jeunes. Comme celui qui sera juste à gauche peut-être. Encore un virtuose du poker sans limite de pot, l'excellent Ole Schemion. Sa bonne humeur, ses coups de poker éclatant, son charisme, avec Ole, on ne s'ennuie jamais. Encore plus quand il possède près de 100bb devant lui.

"N'en jetez plus la coupe est pleine", allez vous me dire. Et bien non, puisqu'un Français est également venu se glisser dans ce casting. Pas le plus connu des 148 Français présents sur ce Main Event, je vous l'accorde, mais tout de même, il s'agit de Nicolas Dumont (photo ci-dessous). Croisons les doigts pour qu'il s'immisce dans les six derniers, car j'ai vraiment hâte de le découvrir de plus près. Nicolas a longtemps lutté en ce début de journée, avant de réussir à se donner un peu d'air. Il aborde la fin de ce jour 5 sur l'ultime table, avec un joli tapis de 55 blindes. J'ai envie de crier fort "cocoricoooo" dans cette salles des étoiles.

nicolas dumont
   

Table finale non officielle
Siège 1 - Javier Fernandez (Espagne) 3 005 000 (75bb)
Siège 2 - Tomas Jozonis (Lituanie) 4 015 000 (100bb) - Chipleader
Siège 3 - David Peters (USA) 1 170 000 (29bb)
Siège 4 - Krisztian Gyorgyi (Hongrie) 3 190 000 (80bb)
Siège 5 - Patrik Antonius (Finlande) 2 210 000 (55bb)
Siège 6 - Ole Schemion (Allemagne) 3 890 000 (97bb)
Siège 7 - Sadri Saleh (Canada) 2 415 000 (60bb)
Siège 8 - Nicolas Dumont (France) 2 190 000 (55bb)
Siège 9 - Honglin Jiang (Nouvelle Zélande) 1 155 000 (29bb)

Level 25 - Blindes : 20 000/40 000, ante 40 000
Moyenne : 2,59 millions

L'échelle des gains

Vainqueur : 712 000 €
Runner up : 434 000 €
3e : 308 000 €
4e : 232 000 €
5e : 184 000 €
6e : 139 050 €
7e : 99 900 €
8e : 68 300 €
9e : 54 000 €

Privé de dessert

- 3 mai 2018 - Par Veunstyle72

Davidi Kitai est éliminé 11e. Rien n'aura été dans le sens du Belge aujourd'hui et du Team Winamax globalement.

Davidi kitai

"On est à 11 places d'une belle Ferrari", me glissait Davidi Kitai lors du dernier break, l'esprit pensif face à ce bijou d'automobile, garé juste devant l'entrée de la salle de tournoi. Malheureusement, Davidi devra gagner un autre tournoi que cet EPT MonteCarlo pour pouvoir se l'offrir, puisque l'aventure s'est brutalement arrêtée sur les coups de 14h30 pour le Belge, dernier rescapé du Team Winamax dans ce tournoi. 7e l'an passé, Davidi repart cette fois avec la 11e place du tournoi pour un gain de 44 100€

"Là tout de suite, je suis forcément déçu, mais avec du recul, je ne peux qu'être content. Bien évidemment, je voulais faire encore mieux que l'an dernier, la seule différence, c'est que le field me paraissait plus difficile qu'en 2017. J'avais besoin de chance et surtout de remporter mes coups à tapis, ce que je n'ai pas réussi à faire. Hier j'ai perdu trois coups à tapis, aujourd'hui j'en ai perdu un et c'était celui qui était fatal. That's poker et je suis tout de même heureux de ma performance."

dario sammartino

Limité dès le début de journée, Davidi savait qu'il allait probablement falloir passer par la case "all in couvert", un moment où un autre. Mais comme disait sa femme Caroline après le coup, son dernier, "T'as beau être le meilleur à ce jeu, les cartes ont toujours le dernier mot".

Oui car sur son dernier coup, Davidi était tout de même dans de très bonnes conditions. Après un open au bouton de l'Espagnol Javier Fernandez, Davidi a pris l'option de resteal à tapis pour 14bb avec KQ et l'Espagnol a pris le choix de call avec KT. "Je n'aime pas trop trop son call, même si en vérité, quand je vois sa main, je suis forcément content." Ça, c'était préflop, car par la suite, la croupière a claqué un board T9839. Malgré un tirage quinte ventrale et une over card, Davidi a du jeter les armes.

Dommage, car dans cette salle, il avait pourtant quelques bonnes sensations : "L'endroit est important, quand t'as de bons souvenirs, tu peux perf' à  nouveau. Et puis il a aussi le fait que j'ai bien perf' déjà à Barcelone, j'étais plein de confiance et quand je suis comme ça, je suis dangereux", confiait Kitbul, qui sera plus chaud d'action que jamais à Vegas cet été pour les WSOP, croyez le bien !

stefan huber

Et juste avant l'élimination de Davidi Kitai, le Suisse Stefan Huber a lui aussi pris la porte, 12e. Shortstack, il a snap call lorsque Honglin Jiang le mettait à tapis. JT pour Stefan contre K7 chez son adversaire. Le flop 546 n'était pas le meilleur pour Stefan, tout le contraire de la turn J qui lui offrait une paire. Mais la croupière claque alors un 8, offrant ainsi la quinte à Honglin Jiang

Il reste 10 joueurs (sur 777 inscriptions)
Level 24 - Blindes : 15 000/30 000, ante 30 000
Moyenne : 2,331 millions
Gain assuré : 44 100€

Davidi en zone dangereuse

- 3 mai 2018 - Par Veunstyle72

Après le premier break, faisons un point sur l'état des tapis de chacun.

Vous vous rendrez compte que le top 4 a quand même beaucoup de gueule, mais qu'il manque quand même la présence d'un petit Belge et même d'un petit Français. Problème, les deux francophones se talonnent, mais en bas du classement. Evidemment, rien n'est encore joué. Je vous rappelle que la journée s'arrêtera lorsqu'il ne restera plus que six joueurs.

chips

Chipleader - Tomas Jozonis Lithuania 5 065 000 (168bb)
2e - Ole Schemion Germany 4 580 000 (152bb)
3e - Patrik Antonius Finland 2 760 000 (92bb)
4e - David Peters USA 2 490 000 (83bb)
5e - Honglin Jiang New Zealand 2 375 000 (79bb)
6e - Javier Fernandez Spain 1 540 000 (51bb)
7e - Krisztian Gyorgyi Hungary 1 360 000 (45bb)
8e - Sadri Saleh Canada 995 000 (33bb)
9e - Nicolas Dumont France 720 000 (24bb)
10e - Davidi Kitai (Belgique, Team Winamax) 595 000 (20bb)
11e - Josip Simunic (Autriche) 490 000 (16bb)
12e - Stefan Huber (Suisse) 255 000 (8,5bb)

La partie reprend sur les blindes 15 000/30 000, ante 30 000
Moyenne : 1,94 million
Gain assuré : 39 300€

Pas de finale pour Adrian

- 3 mai 2018 - Par Veunstyle72

L'Espagnol termine 13e pour 39 300€. Mais la déception est tout de même là.

Adrian Mateos

La première tuile de la journée vient de tomber : on perd Adrian Mateos dans ce Main Event, en 13e position. Le Team Pro Winamax n'aurait pas pu vivre une pire journée que celle-ci : "Je suis déçu de sortir aussi tôt, mais je ne peux pas être déçu de mon jeu. Les cartes n'étaient pas avec moi aujourd'hui."

Adrian est lucide et préfère positiver. Mais clairement, rien n'aura été dans le bon sens pour lui. Son dernier coup de cartes dans ce tournoi, il l'a disputé à tapis, après être tombé à 20 blindes : derrière un open d'Ole Schemion, l'Espagnol annonce tapis avec 55 et se fait call par l'Allemand avec 99

Le board 87AK7 ne lui est d'aucune aide, et Adrian Mateos est obligé de quitter le tournoi prématurément, pour un gain de 39 300€. Sa vengeance sera terrible, et Adrian n'a pas fini de faire vibrer les foules. Tout spécialement lorsqu'il nous glisse discrètement qu'il y a de fortes chances pour qu'il participe au One Drop cet été, le tournoi à 1 million de dollars l'entrée, vivement Vegas !

En attendant Sin City, sa folie, ses bracelets et ses millions, Adrian abandonne Davidi Kitai comme dernier rescapé W. Un Davidi Kitai pas au mieux de sa forme d'ailleurs, après avoir vu son tapis fondre jusqu'à 600 000. "Ça me fera 20bb après le break, et je serai directement BB. Donc je vais tomber à 18bb. J'ai refusé de disputer un coup à tapis un peu plutôt contre le dernier Français, mais là, plus le choix, je vais devoir prendre des risques..." 

On est prévenu, Davidi devrait rentrer dans le feu de l'action très bientôt, à suivre.

Davidi kitai

caro kitai

Dans le rail, sa femme Caroline est prête à passer la journée ici s'il faut, elle veut voir son génie en table finale

Il reste 12 joueurs (sur 777 inscriptions)
Level 24 - Blindes : 15 000/30 000, ante 30 000
Moyenne : 1,94 million
Gain assuré : 39 300€