Le Day 2 se termine plus tôt que prévu, aux portes des places payées
5 pros du Team Winamax seront au Day 2
Si on m'avait dit que j'entamerai mon post final à 18h30... j'aurais signé tout de suite, pour être tout à fait honnête ! La seconde journée de cet EPT Monte Carlo est bel et bien déjà terminée. De 300 joueurs à la reprise (après l'inscription tardive de 13 joueurs au buzzer), nous voilà désormais à 120 joueurs pour 111 places payées, à l'aube du jour 3. Dans ces conditions, l'organisation avait prévenue : soit cinq niveaux allaient être disputés, soit le chrono serait arrêté à 120 joueurs restants.
C'est la deuxième option qui prime pour aujourd'hui, et Thomas Gimie, l'un des directeurs de ce tournoi, tient quelques bonnes raisons à ça : "Entre la shotclok, le format BB/Ante, et le fait que 10 niveaux d'une heure sont disputés contre 8 niveaux de 75 minutes avant au jour 1, et bien on se retrouve avec un tournoi qui avance beaucoup plus vite. Je pense que PS n'avait pas calculé ça comme ça, et du coup, on a disputé que trois niveaux aujourd'hui, plus quelques courtes minutes sur le niveau 4. A l'avenir je pense que la bulle éclatera en fin de jour 2."
Que retenir de cette journée alors ? Bien que courte, elle fut toute de même à la fois passionnante mais aussi fatale à la moitié du Team Pro Winamax. Exit les Adrien Delmas, Sylvain Loosli, Michel Abecassis, Kool Shen et Patrick Bruel, aucun d'entre eux n'a #jouécommeVolatar et les voilà désormais spectacteurs de la fin de ce tournoi. Ça, c'était pour le verre à moitié vide.
Pour le reste, l'espoir et les jetons font encore vivre. Adrian Mateos est le leader de cette équipe Winamax survivante, avec pas moins de 181 000 jetons. Résumer la journée d'Adrian serait assez long, vous vous en doutez. Vous avez vu les épisodes de "Dans la Tête d'Un Pro", et vous savez donc que l'Espagnol n'est pas du genre à attendre les premiums pour bouger. Les masses montent, fondent, et remontent toujours au final. Avec plus de 60 blindes en sa possession à l'approche de la bulle, il serait plutôt honorable de plaindre par avance, ceux qui croiseront sa route dès la reprise.
Le patron Belge Davidi Kitai possède un peu moins, 150 000. Kitbul a terminé sa journée sur la table télévisée, sans jamais trop stresser. 50bb pour entamer la bulle, là encore, il va difficile de ne pas voir Davidi repartir avec un billet de ce tournoi. Gaelle Baumann a disputé un gros pot sur cette table télévisée, avec deux Valets en main. Un pot qu'elle a remporté face à un joueur plutôt serré, sur un board QT8xx les jetons n'ont donc pas volé dans tous les sens, mais au final, ils ont filé chez O RLY. Avec 115 000 en sa possession, elle devrait trouver le moyen de réaliser son 5e cash en 2018, le 3e en moins d'un mois.
Sous la barre des 100 000 jetons, deux joueurs se battent : Leo Margets (82 000) qui était ravie de pouvoir ranger ses jetons dans un sac plastique, une fois de plus, et Romain Lewis, 55 500, qui aura lutté aujourd'hui, avant de finir sur une bonne note : "122 left, un coup se déroule à ma table, et moi je prie pour que deux joueurs sautent très vite, pour ne payer BB/Ante... et là j'entends au micro "vous êtes 120, c'est terminé pour aujourd'hui" C'est la meilleure nouvelle possible, sinon ça m'aurait coûté 10% de mon stack !" Pour gagner un tournoi de poker, on ne cesse de répéter qu'il faut passer entre les balles. Romain a évité une grosse balle de sniper au dernier moment, jolie esquive !

En ce qui concerne le reste du field, il est tout de même plutôt solide. Tout en haut du classement, c'est une info à vérifier, mais il me semble que pas mal de Français sont confortablement installés. C'est le cas par exemple de Nicolas Dumont (photo), compté à plus de 500 000 à quelques minutes de la fin, et qui termine finalement avec 483 000, soit le troisième plus gros tapis de tout le tounoi. Une journée de poker, c'est souvent long (bon sauf aujourd'hui) et des dizaines de coups de poker sont disputés. Mais Nicolas a préféré n'en retenir qu'un seul, comme on le comprend : "J'ai gagné KK vs AA. J'avais 300 000 et lui 150 000, il m'a tout donné". Forcément, quand la balance penche de ce côté là, c'est tout de suite plus agréable le poker. Reste maintenant à confirmer cette bonne forme demain.

Eric Sfez tient bon la barre, une fois de plus. Avec plus de 400 000 devant lui, le Français en a fait tremblé plus d'un aujourd'hui... mais pas son voisin sur la photo, un certain David Peters, ancien numéro 1 du GPI. Cet homme possède plus de 600 000 jetons, il est chipleader et est aussi à l'origine de la dernière élimination du jour. Ce sont toujours les mêmes qui ont des jetons, et on entend encore parler de chance au poker, plutôt fou non ?
Une légende qualifié au jour 3, Erik Seidel. Bon ok, on l'a connu plus frais, mais n'empêche que s'il entre dans les places payées de ce tournoi demain, il s'agira tout simplement de son... 281e cash en carrière !
Tiens tiens, encore un Français avec énormément de jetons, Dan Abouaf. La dernière fois qu'on l'avait croisé, c'était lors des WSOP 2017, ces gros tournois, il les aime bien, et celui-ci semble plutôt bien lui réussir. Même pas peur du voisin moustachu Allemand, Philipp Gruissem.
Un beau sourire, des centaines de milliers de jetons, Antoine Saout n'a pas encore éclaboussé les lignes de ce coverage par son talent, mais avec le Breton, on sait que c'est au jour 8 qu'il faut revenir pour annoncer quelques bonnes nouvelles.
Et puis il faut regarder à l'étranger aussi. J'ai trouvé ce monsieur, à la gauche de Sam Greenwood, heureux comme un gosse lors du dernier break. Francophone, j'ai cru à un compatriote. Mais Davidi Kitai m'a mis un stop direct : "Je suis numéro 1 live en Belgique, lui c'est le numéro 1 online en Belgique, tout simplement !" Pour la petite histoire, Gary Hasson (c'est son petit nom) avait commencé le day avec 11 000. Lors du dernier break il m'a annoncé un tapis de 300 000 !! Tout est toujours possible à ce jeu...
La clock s'est arrêtée là, après seulement quelques minutes sur le niveau 14. Vous le voyez, nous sommes à 9 places de l'argent seulement.
Rendez-vous à midi pour la suite de ce tournoi. Je ne connais pas encore les plans des organisateurs, mais je crains une nouvelle courte journée à venir, wait & see !