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Super High Rounders

- 28 avril 2018 - Par Benjo DiMeo

Event #7 - Super High Roller 100 000 € - Shot Clock - Single Re-Entry (Day 2)

Vogelsang
Photo : PokerStars Blog

La deuxième journée du tournoi le plus cher de l'EPT Monte Carlo s'est conclue avec l'élimination de Jan-Eric Schwippert à la bulle. Les six derniers joueurs sont tous des visages familiers du circuit High Roller (y compris le businessman iranien Ali Reza Fatehi), ils en ont tous gagné au moins un, ou vingt. Samedi, l'un d'entre eux deviendra millionaire pour la 259e fois de sa carrière, en direct devant les caméras de l'EPT Live, qui ouvriront le bal de sept jours de retransmission en direct de l'EPT Monte Carlo.

Si vous voulez mon avis, ces Super High Rollers remettent au jour un dialogue fameux du film Les Joueurs, qui était pourtant tombé en désuétude depuis longtemps. On peut l'entendre dans la scène où Matt Damon se fait une fois de plus engueuler par sa copine, qui ne croit pas au rôle du talent dans le poker :

"Pourquoi tu continues à penser que c’est un jeu de hasard ? Pourquoi tu crois que ce sont les cinq mêmes joueurs qui vont en finale des Championnats du monde de Poker, chaque année que Dieu fait ? C’est quoi ? Les joueurs les plus veinards de Las Vegas ? Il faut avoir du talent, Joe."

Ca oui, il faut en avoir.

Le casting

Christoph Vogelsang (Allemagne) 3 020 000 (121 BB)
Sam Greenwood (Canada) 2 065 000 (83 BB)
Isaac Haxton (USA) 1 680 000 (67 BB)
Ali Reza Fatehi (Iran) 1 840 000 (74 BB)
Ole Schemion (Allemagne) 1 490 000 (60 BB)
Justin Bonomo (USA) 1 405 000 (56 BB)

Les prix à distribuer

Vainqueur 1 520 000 €
Runner-up 1 046 000 €
3e 669 920 €
4e 513 000 €
5e 401 000 €
6e 313 000 $

46 inscriptions (dont 16 re-entries)
Dotation 4 462 920 euros

EDIT : Pour découvrir le classement final de cette épreuve, rendez-vous sur la page "Résultats"

Entente germano-américaine

- 27 avril 2018 - Par Benjo DiMeo

Event #7 - Super High Roller 100 000 € - Shot Clock - Single Re-Entry (Day 2)

Sporting
Les meilleures places de parking de l'EPT Monte Carlo ne sont hélas pas accessibles à ceux qui roulent encore en BX

Le moment pivot  de la première journée du SHR à 100K€ s'est produit en milieu d'après-midi, lorsque les joueurs encore en course ont demandé à ce que la partie soit mise en pause afin de procéder à un vote : fallait-il ou non laisser tomber la règle disant qu'un seul re-entry était autorisé ? Sans surprise, l'unanimité fut de mise : oui aux rebuys no-limit !

Ce vote a permis à Isaac Haxton, qui avait déjà mis la main à la poche deux fois, de prendre une troisième cave : quelques heures plus tard, il terminait le Day 1 avec le deuxième plus gros tapis. Jean-Noel Thorel n'aura pas profité de ce changement : lui aussi a investi 200K€ dans le tournoi, mais n'est jamais revenu pour une troisième tentative.

Au total, 44 inscriptions ont été enregistrées au cours du Day 1, dont 15 re-entries. Ils sont 22 à revenir pour le Day 2 en ce vendredi, un chiffre qui pourra augmenter puisque les inscriptions restent ouvertes jusqu'au coup d'envoi, programmé à 12h30.

Le field est dominé par les Allemands (comme d'habitude - ils sont encore 8), les Américains étant un peu moins nombreux (6, tout de même), la faute à la concurrence du partypoker Millions de Montréal : parmi eux, on compte le champion en titre Bryn Kenney.

Mikita Badziakouski (Biélorussie) 1,381,000
Isaac Haxton (USA) 1,033,000
Ole Schemion (Allemagne) 949,000
Justin Bonomo (USA) 930,000
Christoph Vogelsang (Allemagne) 890,000
Jan-Eric Schwippert (Allemagne) 880,000
Matthias Eibinger (Autriche) 760,000
Sam Greenwood (Canada) 616,000
Timothy Adams (Canada) 536,000
Behzad Ahadpour (Iran) 479,000

Julian Thomas (Allemagne) 386,000
Steffen Sontheimer (Allemagne) 338,000
Bryn Kenney (USA) 236,000
Koray Aldemir (Allemagne) 223,000
Nick Petrangelo (USA) 220,000
Ali Reza Fatehi (Iran) 195,000
Rainer Kempe (Allemagne) 178,000
Dominik Nitsche (Allemagne) 175,000
Stephen Chidwick (UK) 172,000
Igor Kurganov (Russie) 164,000

Steve O'Dwyer (USA) 153,000
David Peters (USA) 139,000

Quels sont les enjeux de l'EPT Monte Carlo ?

- 26 avril 2018 - Par Benjo DiMeo

L'EPT Monte Carlo débarque dans un contexte bien différent des années précédentes, avec un calendrier en plein chamboulement, et de nouvelles règles en vigueur sur les tournois. Quelles sont les interrogations les plus brûlantes de cette édition 2018 ?

Est-ce que la concurrence va entamer l'affluence ?

MC
Vous êtes probablement au courant : en 2018, il est dans l'air du temps d'aller chercher des noises au géant PokerStars. Sur le terrain du live, cela se traduit par l'emergence de PartyPoker en tant qu'organisateur de festivals. La première tentative de l'ex-leader du pokeronline d'organiser un maxi-raout à Barcelone fut couronnée de succès, avec un Main Event à 10 000€ dépassant largement sa garantie pourtant énorme (10 millions !), et un déroulé des opérations qui a séduit la majorité des joueurs présents. Avec un bémol, cependant : en terres catalanes, c'est un field majoritairement "reggish" qui s'est pointé, rendant les parties plutôt difficiles, même sur les épreuves les moins couteuses.

Investi dans une stratégie agressive, PartyPoker a directement enchaîné en organisant un autre gros festival avec de gros garantis, cette fois-ci à destination des joueurs nord-américains puisque localisé à Montreal. Le combo Barcelone/Québec proposé par PartyPoker va t-il faire mal à Monte Carlo, destination résolument très chère et ne bénéficiant plus depuis longtemps de l'attrait de la nouveauté ?

Les chiffres à garder en tête au moment d'aborder cette édition 2018 :

Main Event Party Poker Millions Barcelone 2018 : 1 175 joueurs, re-entry inclus (buy-in 10 000 €)
Main Event EPT Monte Carlo 2017 : 727 joueurs (buy-in 5 000 €)
Main Event EPT Monte Carlo 2016 : 1 098 joueurs (buy-in 5 000 €)
Main Event EPT Monte Carlo 2015 : 564 joueurs (buy-in 10 000 €)

Est-ce que le re-entry va plaire aux joueurs du Main Event ?

Au moment de faire renaître l'EPT en début d'année, PokerStars a brisé un véritable tabou pour nombre de joueurs de poker, en annonçant que les Main Event de son circuit phare passeraient au format re-entry. Une première en treize ans ! Là où d'autres opérateurs ont largement favorisé la course à l'inflation en autorisant les re-entry à qui mieux-mieux, PS avance à pas plus mesurés en donnant le doit à un seul re-entry sur l'ensemble des deux Day 1. Un puriste comme Davidi Kitai nous a confié accepter le changement sans grand enthousiasme ("J'espère qu'ils ne le feront jamais sur le Main Event de Las Vegas, cela serait terrible !"). On estime que cette évolution permettra d'augmenter l'affluence globale de 20 ou 30% environ, et de faire venir des joueurs dès le Day 1A (une journée de départ historiquement délaissée en faveur du Day 1B), car ils auront la possibilité de tout recommencer à zéro un jour plus tard en cas de contre-performance lors de leur première tentative. Quoi qu'il en soit, c'est un fait le Main Event du plus gros circuit Européen à quelque peu perdu de sa pureté : les joueurs aux bankrolls les plus confortables vont forcément gagner un léger avantage sur ceux qui jouent leur "one time" après avoir gagné un satellite.... Mais contribueront au passage à faire gonfler le prizepool, chose dont personne ne se plaindra.

Est-ce qu'il y aura plein de stars ?

Erik Seidel
Rien de moins sûr cette année. Le gros festival québécois cité plus haut a distrait l'attention de pas mal de gros noms nord-américains. Même un Daniel Negreanu, pourtant l'ambassadeur numéro 1 de l'organisateur, ne sera pas du voyage monégasque cette année ("mais il sera là à Barcelone", nous souffle t-on en coulisses). Parmi les légendes ayant fait le déplacement, on peut au moins compter sur l'indémodable Erik Seidel (photo).

Est-ce qu'un français va gagner ?

Edition 2016
Cela fait maintenant treize ans que Monte Carlo est visitée chaque année* par une meute de joueurs de poker, plus de 50% de nationalité Française. Pourtant, le titre nous échappe encore. A plusieurs reprises, nous avons cru très fort à une victoire tricolore dans le passé. En 2012, notamment, lorsque Lucille Cailly accomplit la performance d'une vie avant de chuter sur la dernière marche face à Moshin Charania. Puis en 2016, lorsque quatre Français étaient parvenus à atteindre la dernière table : Pierre Calamusa, Adrian Allain, Antoine Saout et Jimmy Guerrero. Las : le patibulaire Jan Bendik avait emporté le morceau. A en juger par le field du National 1K, nos joueurs sont toujours aussi friands de Monte Carlo. Cela se traduira t-il par une victoire sur le Main Event ? Réponse dans une semaine.

* Ou presque : en 2011, la Principautée s'est faite remplacer par Madrid au calendrier de l'EPT. Une expérience qui n'a laissé de bons souvenirs à quasiment personne, le casino de la capitale Espagnole étant situé en rase campagne, à quarante bornes de la ville.

Est-ce qu'il va faire beau ?

Monte Carlo
Qu'on aime ou pas Monte Carlo, ses gratte-ciels en perpetuel renouvellement, ses ruelles escarpées où foncent les voitures sport les plus coûteuses, ses boutiques de luxe où se promènent les milliardaires de toute la planète, ses restaurants à peu près tous chers et prétentieux, son gouvernement accueillant envers ceux pour qui contribuer à l'impôt relève de l'hérésie, il faut admettre que l'endroit n'est pas désagréable pour le visiteur séjournant le temps d'un festival de poker. Bon, en ce qui concerne le temps, c'est pas encore trop ça : le ciel reste désespérement couvert sur le Rocher, et les organisateurs n'ont pas encore osé ouvrir le toit de la Salle des Etoiles (un moment toujours inoubliable pour les grands enfants que nous sommes)

Est-ce qu'on pourra boire un coup sans se ruiner ?

Ha ha ha. Non.

Haxton croque la première boulette

- 26 avril 2018 - Par Benjo DiMeo

Event #7 - Super High Roller 100 000 € - Shot Clock - Single Re-Entry (Day 1)

SHR 100K
Avec trente minutes de retard sur l'horaire prévue (une broutille dans l'univers dysfonctionnel du poker high-stakes), le Super High Roller a débuté avec deux tables bourrées à craquer de joueurs habitués à ces rencontres de très riches en petit comité : Steve O'Dwyer, Justin Bonomo, Sam Greenwood, Christoph Vogelsang, Jean-Noel Thorel...

Odwyer Haxton Bonomo
Quarante-cinq minutes plus tard, un premier joueur se levait pour aller acheter un nouveau ticket : Isaac Haxton. L'américain avait vu son tapis de 250,000 fondre comme une glace sur un radiateur après un cooler KK/AA contre Ali Reza Fatehi : il ne lui restait plus que 14,000 au moment de faire tapis avec QJ sur un flop Q75, après une mise de 6,000 d'O'Dwyer. Fatehi paie le tapis d'Haxton, mais s'écarte du chemin après une relance à 34,000 d'O'Dwyer, qui révèle la même paire qu'Haxton, mais avec le kicker supérieur : KQ.

Le turn 4 et la rivière 8 laissent les positions en l'état : Haxton s'éclipse quelques instants, le temps d'aller se réinscrire. Une heure après le coup d'envoi, on totalise 18 inscriptions, dont le re-entry d'Haxton. Avec une seule réinscription possible, il sera difficile d'atteindre les 61 entrées de l'édition 2017. Il faut dire que la concurrence sur le marché live n'a jamais été aussi rude : en ce moment même, partypoker décline son festival Millions à Montreal, avec d'autres tournois High Roller attirant nombre de joueurs que l'on aurait croisé à Monte Carlo en temps normal, comme Anthony Zinno, Darren Elias, Chance Kornuth, Niall Farrell...

Les High Roller ne commencent jamais à l'heure

- 26 avril 2018 - Par Benjo DiMeo

Event #7 - Super High Roller 100 000 € - Shot Clock - Single Re-Entry (Day 1)

Arnaud
Aidez Arnaud à sortir du chômage technique : sortez 100K€ de votre poche !

Alors que débutait dans la Salle des Etoiles le Day 1B de l'EPT National 1 100 € (270 joueurs environ étaient assis dès midi), les tables prévues pour le tournoi le plus cher du festival étaient désespérement vides, si ce n'est pour les croupiers surveillant cartes et jetons.

Un seul inscrit à midi pour le Super High Roller à 100 000 € : le coup d'envoi devra donc attendre. Une demi-heure plus tard, le compteur pointait à 3, un chiffre encore insuffisant pour envisager démarrer l'épreuve. Ceci alors que le satellite organisé hier a grimpé à 20 inscriptions.

Quels sont les objectifs des organisateurs pour cette épreuve ? Probablement de faire au moins aussi bien que le 100K organisé à Barcelone il y a trois semaines, dans le cadre de l'ambitieuse (et globablement réussie) première "Grande Finale" du partypoker Millions. Ce SHR avait rassemblé 48 inscriptions, re-entry inclus. A Monte Carlo, il y a un an, 61 inscriptions avaient été enregistrées dans le SHR.

En attendant le véritable coup d'envoi, penchons nous sur le paramétrage de l'épreuve. Elle durera trois jours, avec une table finale à six retransmise sur les canaux habituels de l'EPT. Le Day 1, lui, sera joué en 8-max et s'étalera sur huit niveaux d'une heure. Chacun débutera avec un stack de 250,000 aux blindes 500/1,000, plus une ante de 1,000. Le nouveau format "Big Blind Ante" entre en vigueur, ce qui signifie que le joueur de BB paie cette ante sur chaque main. Bien installée depuis 2 ou 3 saisons sur le circuit Highroller, la "Shot Clock" sera elle aussi en place : elle offre 30 secondes à chaque joueur pour prendre sa décision sur chaque street, plus 6 "jokers" à utiliser tout au long du tournoi, chaque joker donnant droit à 30 secondes supplémentaires.

Le compteur ne va pas rester figé indéfiniment : un des plus célèbres joueurs de poker de Monte Carlo va rejoindre à pied la Salle des Etoiles :
 


En revanche, on dirait bien qu'un des joueurs les plus dangereux du moment sera absent du field. Adrian Mateos Diaz nous a confié en privé son intention de passer le week-end chez lui à Madrid : il ne sera de retour à Monte Carlo que dimanche, à temps pour disputer le Day 1B du Main Event.