Nico Vayssières (13e), Mehdi Chaoui (10e) et Hugues Mazerolle (9e) échouent aux portes des gros sous
Eureka High Roller 2 200 € (Day 3 et finale)
Ils ont manqué le coche. Nicolas Vayssières, Mehdi Chaoui et Hugues Mazerolle, les trois francophones encore présents à 24 joueurs restants dans l'Eureka High Roller, n'ont finalement pas pu se mêler à la lutte pour le titre. Pourtant, les raisons d'y croire étaient nombreuses au moment de la constitution des trois dernières tables : s'il ne faisaient pas partie des chipleaders, aucun des trois compères n'était shortstack, tous naviguant avec des tapis dans la moyenne. Et une fois l'élimination du Suisse Stefan Huber actée en 23e place, aucun joueur de standing international ne se dressait sur leur route. Et évidemment, il fallait aussi prendre en compte le talent des trois bonhommes en question, tous habitués à battre de gros fields, en live et online, notamment un Nico Vayssières qui avait déjà fini 4e de ce tournoi en mars. Malheureusement, les choses n'ont pas tourné dans le bon sens.
Si nos Français sont passés sans encombre en demi-finales, Chevre.miel avait déjà perdu des plumes : après qu'il ait passé un 5-bet all-in à Kubanychbek Abakirov à 22 joueures restants pour grimper à 45 BB, on l'avait observé faire tapis à deux reprises à 16 joueurs restants. Puis vient une main où, avec un stack d'environ 18 BB, Nico décide de 3-bet shove J
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après une ouverture au bouton. Mais son adversaire Jorge Pardo le paye avec As-Roi, une main qui reste devant à l'issue du board. Tombé à 120 000, soit moins d'une blinde, le demi-finaliste du Main Event des WSOP 2021 sera éliminé quelques mains plus tard à une 13e place qui doit lui laisser un goût amer, pour un gain de 27 450 €. Alors que les planètes semblaient alignées pour qu'il réédite sa perf' de l'an passé, les dieux du poker en ont voulu autrement.
EDIT 13/12 -16h : la réaction de Chevre.miel : "J'ai perdu As-Dame contre As-Roi chez Mehdi Chaoui en demi, alors que j'avais deux fois la moyenne à un moment. La structure était bien turbish, ils veulent toujours finir le tournoi en deux jours...Il y a davantage de variance. Mais il fallait déjà avoir de la réussite pour en arriver là. Et les paliers étaient hallucinants..."
Pour Mehdi Chaoui également, tous les espoirs étaient permis : en demi-finales, il s'était même payé le luxe d'éliminer deux adversaires : Carsten Girst en 16e place, pour monter à 4,2 millions, soit 35 BB, puis Fatih Aydin (14e), grâce à un runout plutôt sympathique. Monté à 5 millions juste avant l'élimination de Nico Vayssières, le Marocain allait cependant perdre un gros coinflip à 5 millions pour tomber shortstack. Le vainqueur de l'APO 2500 engageait ensuite un tapis de 15 BB préflop depuis le bouton avec 9
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, tombant sur les deux Neufs de Nichita Verbitchii dans les blindes. Lui qui restait sur trois finales en live doit cette fois se contenter d'une frustrante 10e place, bonne pour 32 950 € tout de même, ce qui entre dans le top 5 de ses plus gros gains en carrière.
Restait donc un Hugues Mazerolle sur la dernière table pour défendre les chances françaises et tenter de faire mieux que Quentin Guivarch sur le Main Event Eureka la veille. Et "Chotec" n'était pas forcément celui des trois qu'on attendait : à 22 joueurs restants, il était tombé à 650 000, soit 8 BB ! Mais le Français parvenait à se refaire une belle santé, notamment avec un call pas si facile contre Kubanychbek Abakirov, grimpant dans le top 3 à deux tables left. Sauf que Hugues reperdait des plumes par la suite, tenant cependant jusqu'à la TF, qu'il abordait avec le 8e tapis des 9 finalistes. Il ne savait pas que ce serati la finale la plus courte de sa carrière : Hugues en était ainsi éjecté dès la première main, quand son As-8, qu'il avait 3-bet shove préflop, ne parvenait pas à l'emporter contre le As-9 de Nichita Verbitchii. Chotec se console avec un chèque de 45 850 €, son second plus gros gain live en carrière tout de même, qui devrait lui permettre de jouer les derniers beaux tournois de cet EPT en freeroll...
On ne va pas se mentir, la déception est bien présente à l'issue de ces quelques heures qui ont tourné au vinaigre pour le clan francophone, même si notre trio peut se targuer d'avoir dominé la très grande majorité d'un field dantesque et record de 1 534 entrées à 2 200 € : le tournoi comptait d'ailleurs 106 joueurs Français au départ, notre pays étant le plus représenté dans ce tournoi. Et quand on vous disait que le reste du field semblait moins expérimenté, on ne se trompait pas : le champion, Sander Ostlyngen, ne facturait que 28 000 $ de gains en live avant le deeprun de sa vie, achevé tard dans la nuit, alors qu'il encaisse ici 463 850 €. On espère en tout cas retrouver nos jeunes loups en pleine forme sur le Day 1B du Main Event !
Crédit photo : PokerStars - Eloy Cabacas
EPT Prague 2022 #2 - Eureka High Roller 2 200 €
1 534 entrées - Prizepool : 2 945 280 €
| # | Joueur | Pays | Gains |
|---|---|---|---|
| Vainqueur | Sander Ostlyngen | Norvège | 463 850 € |
| Runner-up | Stanislav Koleno | Slovaquie | 289 420 € |
| 3e | Jorge Pardo | Espagne | 206 740 € |
| 4e | Andrew Hulme | UK | 159 020 € |
| 5e | Nichita Verbitchii | Moldavie | 122 330 € |
| 6e | Kasparas Klezys | Lituanie | 94 130 € |
| 7e | David Hu | Pays-Bas | 72 390 € |
| 8e | Marius Gicovanu | Roumanie | 55 680 € |
| 9e | Hugues Mazerolle | France | 42 830 € |











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