Moolhuizen, le roi zen

- 19 février 2024 - Par Fausto

Dominateur lors du heads-up, Mateusz Moolhuizen musèle Blaz Zerjav et remporte le plus gros FPS de l'histoire, pour un gain de 470 830 €. La victoire d'un joueur agréable, fantasque, aux antipodes de cette génération internet parfois aseptisée. Animateur de table dans tous les sens du terme, à bon équilibre entre l'effervescence et la zénitude, il incarne la victoire du poker qui pour reprendre ses mots, “fait se sentir vivant”.

1 100 € FPS Main Event (Fin)

Mateusz Moolhuizen

“Mateos a gagné” entendait-on autour du spot télévisé. Comment ça ? Notre Team Pro espagnol nous aurait-il dissimulé sa présence sur ce FPS ? Serait-il fort au point de gagner des tables finales sur lequel il n’est même pas aligné ? Non, il s’agit en réalité de sa traduction dans la langue de Vogel, qui dans un accent français sonne comme le nom de famille d’Adrian : Mateusz.

Cette machine-là est de production néerlandaise. Plus chevelu, plus bouclé, plus prolixe et plus low-stakes que notre Team Pro, il partage avec Adrian l’habitude des coups d’éclat, sur tout type de buy-in et de tournoi. Mateusz Moolhuizen se montre même très à son avantage sur les énormes fields. Il y a deux ans, il terminait runner-up du 1 500 $ Monster Stack des WSOP, devant un field de 6 051 joueurs. Aujourd’hui, le Néerlandais est venu à bout d’un field de 4 149 joueurs, remportant ainsi un FPS record et plus gros tournoi jamais organisé sur le sol français (en nombre d’entrées).

« Je suis comme dans un rêve. J’ai commencé le Day 2 avec six blindes, je disais à mes potes qui allaient sur le HR “J’arrive dans deux trois minutes, je bust je vais prendre un petit-dej, et j’arrive”. Trois heures plus tard, j’avais un stack énorme… Et j’avais toujours très faim, plaisante Mateusz, amateur de plaisanteries et de digression. C’est du poker de tournoi, tout peut arriver. Peu importe combien de blindes tu as. Une seule peut suffire à aller très loin et même remporter un tournoi ».

Mateusz Moolhuizen

Des succès, Mateusz en a connu plus d’un en douze ans de carrière. À Malte, Chypre, Amsterdam ou Vegas, le Hollandais ne compte plus les titres et grosses performances. Cependant, ce FPS acquis à Paris gardera une place particulière dans son album photo. « L’organisation est magnifique. Par rapport à l’année dernière, ça n’a rien à voir, mais de manière générale, le lieu est fantastique. Et puis Paris, c’est la ville de l’amour !
- D’ailleurs, on va se marier en France, coupe sa compagne Dehlia De Jong, arrivée ce matin par le premier train pour assister à la finale de son homme. À Béziers (prononcé "Baysiay"), on a trouvé un château. Notre année 2024 en France, c’est fantastique !

Mateusz Moolhuizen

Le poker qui fait se sentir vivant

Effectivement, le good run semble accompagner Monsieur (et bientôt Madame) Moolhuizen sur cette année. Un joueur épanoui, plutôt verni qui savoure son temps passé aux tables, en sentant pleinement toutes les vibrations que procurent ce jeu.

Mateusz Moolhuizen

« Cette victoire a beaucoup à voir avec la distribution des cartes. Je ne veux pas faire croire que je suis un magicien. J’aime la magie, j’en fais par ailleurs, mais c’est un autre sport. On parle de poker, c’est un jeu de technique, mais qui inclut énormément de variance, surtout sur un tournoi. Et les choses se sont bien passées pour moi, affirme Moolhuizen. Sur la finale, je me sentais très bien. Tout ce que j’ai entrepris a plus ou moins marché. J'ai passé quelques bluffs, ceux qui vous font se sentir vivant. Le poker, c’est ça. L’adrénaline m’a permis de garder l’énergie, de continuer malgré les swings. Je passais de la 2ᵉ à la 4ᵉ place, mais je restais en vie… Je me sentais vivant ».

Vivant n'est pas synonyme ici d'hyperactif. On a affaire à un joueur élégant, amateur de méditation, et même impassible au moment de revêtir sa poker face. En revanche, on ne se trompe pas en le décrivant comme extravagant, bavard ou plaisantin. Mateusz est aux antipodes des grinders de la nouvelle génération, qu’on décrit parfois comme des robots sans émotion.

Mateusz Moolhuizen

« Cela ne m’empêche pas de bosser comme eux,complète Moolhuizen. Aujourd’hui, il n’y a pas de secret : il faut travailler dur. Mais c’est vrai que j’aime parler. Je suis une personne colorée, ça se voit d'ailleurs avec ce que je porte aujourd'hui. J’aime vivre comme ça. Parfois, il y a des pros qui viennent à table, qui ne disent même pas bonjour. Je me dis, “Attends, tu viens pour me prendre mes jetons, fais-moi au moins un bisou avant”. Tout ça pour dire que j’essaie de détendre les gens, de les rendre plus loose. Ca s’est vu avec Blaz (Zerjav, son runner-up), qui est un joueur très sérieux, très concentré. Et bien sur le heads-up, je le voyais sourire, devenir un peu “loose” dans sa manière d’être. On profite bien plus du temps à table comme ça, et je pense que c’est mieux pour le poker de manière générale. Faire des vannes, rigoler, profiter... Cela produit aussi un effet aux tables. On peut prendre de l’information, il y a définitivement un skill à tirer dans le dialogue ».

Blaz Zerjav

Son dernier adversaire Blaz Zerjav n’a pas démérité. Le jeune Slovène, lui aussi en attente d’un heureux évènement, était déjà reconnu par ses pairs comme un joueur complet, redoutable.  Durant ses trois derniers jours, il nous en fait la démonstration. Planant dans les hauteurs du tournoi jusqu’à 25 left, Blaz a subi les foudres de la variance, pour accrocher in extremis la table finale, qu’il démarrait en dernière position. Un 80/20 contre Pyzara lui permettait de se relancer puis derrière, le Slovène a parfaitement manœuvré pour revenir dans la partie. Ce bon bluff-catch face à Enis Rouissi lui permettait même de reprendre les rennes, et il s’en est fallu de peu pour que Blaz aille au bout.

Mateusz Moolhuizen

En heads-up, Moolhuizen a davantage touché, prenant quelques pions pour créer un premier écart. Derrière, le Hollandais check-raise Zerjav avec K10 sur un flop 943, et trouve le 10 turn. Mateusz enchaine avec un bet 12 millions puis tapis sur la river 2. Posté avec Q4, Blaz trouvera le bon fold, mais tombe près des dix blindes.

Le Néerlandais pliera l’affaire sur sa première balle de match. Un duel classique A7 contre KQ. Un board 105562. Mateusz Moolhuizen vient de remporter le FPS Main Event devant 4 189 joueurs, pour 470 830 €.

Place Joueur Pays Prix
1 Mateusz Moolhuizen Pays-Bas 470 830 €
2 Blaz Zerjav Slovénie 294 530 €
3 Yassine Baqal France 210 220 €
4 Enis Rouissi France 161 710 €
5 Kacper Pyzara Pologne 124 390 €
6 Scott Margereson UK 95 680 €
7 Juien Duveau France 56 590 €
8 Pietro Corsi Italie 43 540 €

Immortel Baqal

- 19 février 2024 - Par Fausto

Après un numéro de résistance mémorable, Yassine Baqal finit par tomber en 3e position. Porté par un kop bouillant, le joueur de cash-game réalise une performance exceptionelle, pour un gain de 210 220 €.

1 100 € FPS Main Event (finale)

Baqal

Une horde de joueurs qui hurlent sur les bords du rail. Ils sont près d’une vingtaine à appeler les cartes, à chanter pour leur copain Yassine Baqal. A chaque tapis-payé, c’est le même scénario. Yassine rejoint le gang, près de Malcolm Franchi, son pote de toujours, qu’il initiait au poker il y a 18 ans de cela, et qui ne l’a pas quitté d’une semelle depuis le début du Day 2.

Les gars plissent les yeux pour observer les cartes sur le tapis. « On appelle quoi ? Un Valet ? ALLLEZ LE VALET ! ALLEZ PETIT VELOOOOO ! L’HAMECON DU PECHEUUUUUR ! ». Voilà le genre de séquence auquel on assistait, et qui revenait comme un refrain. Invincible à tapis, le joueur a trouvé non pas une, ni deux, mais bien cinq fois les cartes salvatrices pour rester debout.

Baqal

Numéro 1 : J10 contre le 106 d’Enis qui avait ouvert un peu gourmand ? Yassine fait la quinte sur 77KAQ.

Numéro 2 : 1010 contre 88 chez Moolhuizen, pour les 6 dernières blindes du Français ? Ca tient tranquille.

Numéro 3 : A7 contre A10. Ca sent la fin sur le board 3294… PAN ! River 5, split et nouvelle explosion dans le rail.

Baqal

Numéro 4 : Retombé à 10 millions, Yassine envoie tout avec 97, payé par le 33 de Zerjav… Le 7 au flop, rien d’autre, et nouveau double-up de Baqal.

Numéro 5 : Après un nouveau coup perdu contre Mateusz Moolhuizen, qui bluffera avec Q6 sur un flop 95J, le Parisien est de retour dans la zone rouge… Et repart à tapis avec J7 en SB. Snap-call de Zerjaz avec son 88.

Toute la France appelle un vélo, un hameçon, un capitaine, un valet quoi, quelque chose qui puisse faire repasser Yassine devant. Rien sur le flop 2K3, rien sur la turn A… J river. Yassine l’a encore fait ! Les supporters chantent « Ici, c’est Paris ». Mais qui pourra abattre Yassine Baqal ?

Baqal

Malheureusement, entre la montée des blindes et les petits coups perdus, Yassine ne fait que respirer juste au delà des 10 blindes.

La nouvelle balle d’élimination arrive deux mains plus tard. Open-shove Q10, capté par le KJ de Zerjav. Le flop vient JA2, pas le meilleur pour Yassine. Le rail appelle fort un Roi, puis un 9 après la turn 8. C’est finalement le 10 qui s’écrase sur la river. Cette fois, c’est fini. Yassine Baqal prend la 3e place de ce FPS, après cet incroyable numéro de résistance.

« Comme depuis le début, observe Yassine, quelques secondes après sa sortie. J’ai bien tenu. J’ai beaucoup suivi mon intuition, quitte à dériver un peu sur mes ranges. Quand je le sentais, j’y allais ».

Tel un apnéiste professionnel, Yassine a effectivement passé l’essentiel de son tournoi dans les profondeurs du chipcount. À force de patience, de résilience et de run, il a trouvé les spots pour revenir dans la partie. Son rush mémorable en fin de Day 3 restera comme l’une des plus belles remontadas de ce festival. Elle lui a permis de ressurgir dans le money-time, pour revenir sur une finale FPS, la plus grande de l’histoire, devant tous ces amis qui ont hurlé son nom, jusqu’à faire trembler le spot télévisé

Baqal

« C’était incroyable ! Ça fait plaisir d’avoir ses amis près de soi. On parle souvent poker, on est toujours ensemble et on sera toujours ensemble ». Devant les copains, Yassine est allé chercher une perf et un gain hors norme. L’homme qui n’avait jamais gagné plus de 7 briques dans un tournoi de poker vient de remporter 210 220 €.

« Je ne réalise pas encore… Mais on va rester modeste et se dire qu’on peut faire mieux et être encore plus performant les prochaines fois, commente sobrement le joueur, peu coutumier du poker de tournoi. Honnêtement, je ne fais presque que du cash-game. Le tournoi, c’est de temps en temps, pour le plaisir. Je vais rester comme ça, je vais rester le même, je ne vais pas changer mes habitudes. Jouer le Main Event ? Je vais voir avec mon staker. C’est possible, mais d’abord, je vais me reposer et on verra pour les prochains jours. Il faut garder à l’esprit que ça reste de l’argent. 5 000 €, c’est une somme, tout le monde ne peut pas se permettre de mettre ça sur la table. On va rester sérieux, c’est pas parce qu’on a gagné 200 000 qu’aujourd’hui, il faut aller flamber ou aller jouer tel tournoi. Mais ce qui est sûr, c’est que je vais me faire plaisir sur un autre tournoi. Je ne sais pas encore lequel, mais vous allez me revoir ».

Baqal

Ces belles émotions n’empêchent pas un constat fâcheux. Le plus gros France Poker Series de l’histoire ne sera pas remporté par un Français. Mais bien par Blaz Zerjaz ou Mateusz Moolhuizen. Deux joueurs dont le talent n’est plus à prouver. La jeune pépite slovène ou le top grinder hollandais ? Le geek discret ou le prolixe chevelu ? Faites vos jeux. Les deux joueurs sont quasi à égalité parfaite : 62 millions partout. Messieurs, que le meilleur gagne !

All good things come to an Enis

- 19 février 2024 - Par Fausto

Chipleader au départ de la finale, Enis Rouissi échoue finalement au pied du podium. L’amateur a joué crânement sa chance, prenant le large en début de finale, avant d’être pris la main dans le sac, pour finalement terminer sur un set-up imparable. Son bourreau, Blaz Zerjav prend une sérieuse option.

1 100 € FPS Main Event (Finale)

Enis Rouissi

Enis nous avait prévenu : il n’était pas venu pour jouer les paliers. Selon lui, la pression était sur les épaules des joueurs “dont c’est le métier”. Rouissi a lié les actes aux paroles, déroulant son poker téméraire, agressif. Et le plan a parfaitement marché. Du moins, au début.

Démarrant la partie avec deux 3-bet light, Rouissi creusait l’écart avec ses poursuivants. Il dicte le rythme, encaisse plusieurs petits pots, jusqu’à tutoyer les 60 millions de jetons. Le tournant survient quelques mains après l’élimination de Pyzara.

Open Rouissi sur la blinde de Zerjav, qui défend avec Q10. Le flop vient 9AQ, premier barrel 2BB, c’est payé. Sur la turn 3, Enis continue son histoire : 6 800 000, un peu plus de mi-pot, payé encore. River 8, Enis va au bout de son idée… Tapis pour les 7 000 000 restant au Slovène. Zerjav prend une petite minute, mais la côte est trop belle : Payé avec deuxième paire et Rouissi montre alors… 62. Pampa total.

Zerjav vient de remporter le plus gros pot du tournoi et passe directement de la dernière à la première place, avec 40 000 000, juste devant Rouissi.

Zerjav

Parti bon dernier au départ de la finale, Blaz Zerjav récupère le chiplead qu'il avait abandonné au moment du 30 left

Dans la foulée, Zerjav gratte un autre petit pot au Français, qui se retrouve juste sous les vingt blindes. L’affaire se conclut sur un “cooler”. Deux Dames chez Rouissi, deux Rois chez Zerjav, tout part au milieu. Le même set-up que contre Kopçar Pyzara, aux portes de la finale. Mais cette fois, aucune dame ne viendra sauver Rouissi. Le Franco-Tunisien tire sa révérence en 4e position, pour 161 710 €. Une performance exceptionnelle pour le joueur qui s’est mis aux tournois Live depuis seulement un an.

Rouissi

Notre dernière chance française répond au nom de Yassine Baqal. Le Parisien s’accroche à l’arrière du train depuis le début de journée et refuse de mourir. Saura-t-il renverser les deux top regs hollando-slovène qui le sépare d’un exploit monumental ?

Le guerrier méditant pose les armes

- 19 février 2024 - Par Fausto

Talentueux, technique, Kaçper Pizara a également illuminé ce tournoi par son attitude exemplaire aux tables. Encaissant quelques coups terribles en demi, puis à l’entame de la finale, le Polonais a trouvé les ressources pour revenir dans la partie, jusqu’à ce nouveau bad-beat, contre Yassine Baqal.

1 100 € FPS Main Event (finale)

Pyzara

Tombé dans la zone rouge sous les coups de butoir d’anis Rouissi, Kacper Pyzara savait l’épée de Damoclès qui était sur sa tête. Le Polonais trouve le bon spot en payant l’open-shove de son voisin Yassin Baqal. Explication entre shortstacks, et Kaçper domine avec A10 contre A7.

Le flop Q22 laisser planer le doute, puis un terrible 7 fait pencher la balance côté Baqal. Le clan français exulte et crie encore plus fort sur la river 6. Un sourire amusé sur le visage de Pyzara qui salue un à un ses adversaires avant de s’écarter du spot télévisé.

« Evidemment, je ressens un peu déception sur le moment. Mais quand je prends recul. Je suis reconnaissant d’avoir eu cette opportunité, cette possibilité d’être là. Et de manière général, je suis très heureux, déclare Kaçper, quelques minutes après sa sortie.

Le joueur relativise vite l’expérience qu’il vient de vivre, pour en voir le côté positif. La méditation, qu’il pratique quotidiennement, et qu’on le voyait pratiquer sur les bords du tournoi pendant les pauses, facilite ce genre de mise en perspective.

Pyzara

« J’essaie d’être dans la gratitude. Je n’aime pas prendre les choses pour acquises. Je suis aussi un grand fan de bouddhisme. C’est ma manière d’être, ça me rend moins déçu et plus heureux ».

Cette philosophie, il l’applique directement dans le poker, notamment au moment de digérer les downswings, les bad beats, et les coups du destin qui peuvent survenir dans un tournoi. Et cette semaine, il en a vécu plus d’un, à l’image de ce bad beat infligé par Enis Rouissi avec deux Dames contre deux Rois, ou encore cet énorme pot perdu au tout début de la finale face à Moolhuizen.

« J’essayais de comparer ça pour des vagues. Elles vont, elles viennent et on ne sait jamais ce qui arrive derrière, explique Kaçper. Il n’y a aucune raison de s’inquiéter après ce genre de coups, puisque vous pouvez toujours remporter le tournoi. Sur le moment, ça n’aide absolument pas, et ça serait stupide d’être triste, down, même temporairement, alors que de grand “up-swings” peuvent t’attendre derrière. ».

Grinder online se présentant régulièrement sur les beaux festivals chypriotes, Pyzara retiendra biensûr ce FPS, sur lequel il bat de justesse sa plus belle performance, acquise il y a 6 ans sur un 10 000 $ à Kyrenia.

« J’étais déjà venu à Paris une fois avant ce festival. J’aime tout ici. La cuisine, les sorties, me promener avec mon fils de neuf ans ou avec mon chien. Et puis, l’organisation du tournoi était très belle. Je vais revenir plus souvent ».

Margereson le glas

- 19 février 2024 - Par Fausto

Une demi-heure de jeu dans ce Day 4 et une première élimination. Scott Margereson prend ses responsabilités et s’empale contre Mateusz Moolhuizen. Le Britannique prend la 6e place, pour 95 680 €.

1 100 € FPS Main Event (Finale)

TF FPS

Parti avec 15 blindes, Scott Margereson se livrait un duel à distance avec Blaz Zerjav, l’autre shortstack de la table. L’Anglais a trouvé le premier spot et envoie tout depuis le bouton avec son 33. Malheureusement pour lui, Mateusz Moolhuizen se réveille avec 99 en big blinde, snap-call !

Margereson

Un board sans saveur met fin au parcours du finaliste EPT Barcelone 2022. Après un départ compliqué, où il s’est notamment pris plusieurs 3-bet light d’Enis Rouissi, Mateusz revient au-dessus des 25 millions.

Zerjav

Tous les regards sont désormais tournés vers Blaz Zerjav. Le Slovène trouve à son tour le spot avec un re-steal à tapis A5ds sur un open KJdd de Rouissi. Le Français paie et ça sera une nouvelle balle d’élimination. Cette fois, le board 4487Q donne l’avantage au shortstack. Zerjav remonte à 20 millions, Enis est à 38.