Nos deux Team Pro réalisaient une ascension magnifique pour culminer dans les hauteurs du High Roller. Très en jambes, le Portugais est l’un des premiers à parvenir au deuxième refuge tandis que Romain Lewis, a subi une glissade dramatique, à quelques mètres seulement de l’arrivée. Quatre Français peuvent encore rêver des sommets, à 32 left d’un petit million d’euros.
10 300 € High Roller (Fin de Day 2)
Romain Lewis gérait pourtant parfaitement la fin d’ascension. Parti à la dernière pause avec 350 000 jetons, il passe le flip deux dix contre As-Dame et enchaine avec un 5-bet shove sur la tête de Robin Ylitalo dans un duel bouton contre BB : Romain passe le million.
Notre Team Pro est à quelques mains de bag un gros stack pour un Day 3 High Roller EPT, mais bute une première fois sur Ehsan Amiri, avant d’être mêlé à une dernière bataille. Quatre joueurs sont dans le coup. Roiter Klemens a open MP, Ylitalo a call bouton, Ehsan call SB et Lewis complète en BB.
Le flop vient 5
8
J
. Tout le monde check jusqu’au bouton qui envoie 40 000. Payé en SB, payé en BB… Et tapis 305 000 de Klemens. On ne l’avait pas vu venir. Ylitalo demande un compte, puis paie le tapis adverse, fold rapide en SB et Romain entre dans le tank. Il prend le temps d’analyser ce spot de mutant, calcule les côtes, les ranges… Et annonce “all-in” !
Pas de fold chez le Suédois qui a 250 000 à ajouter, on va vivre à showdown à 1,5 million sur la dernière main du jour : QJhd chez Klemens, A
J
chez Ylitalo et A
9
pour Romain, à un trèfle de prendre ce pot monstrueux. Turn A
, river 10
. C’est finalement le busto pour notre Français, qui se contente de la 34e place, pour 23 750 €. Un résultat frustrant bien sûr, mais superbe prestation de Lewis qui valide deux bons deep runs sur les deux gros morceaux du festival. Pour représenter le W, il reste encore un Joao Vieira, lui aussi très en forme.
« J’ai du me battre aujourd’hui. Beaucoup de calls, beaucoup de bluffs… C’est un de ces jours où le stack monte et redescend mais j’ai réussi à bien m’en sortir, explique Naza, quelques minutes après le coup de sifflet de ce Day 2. Juste après la bulle, j’ai pu capitaliser sur quelques erreurs adverses et à partir de là, j’ai monté un stack. C’était un jour de patience. Je savais que je pouvais trouver mon spot et quand il viendrait, je saurais en profiter pour creuser l’écart ».
Le scénario a bien eu lieu. Joao a pris la mesure de sa table et bonifie son stack tout le long de la soirée, sans nécessairement joué de gros pots. Il perd même l’un des seuls coups pré-flop sur la dernière main du jour, un flip à 10 blindes face à Michail Manolakis, mais qu’importe. Joao avait fait le travail et reviendra demain avec 1 300 000, soit le 7e plus gros tapis.
Joao a fait preuve d’endurance et imposé un rythme d’enfer à des adversaires, qui peuvent parfois accuser le coup sur ces fins de festival. « C’est un point crucial. Tous mes gros scores dans ma carrière, sont arrivés en fin de festival. Tous ! Mes deux bracelets, mes gros scores online… La majorité des joueurs jouent de moins en moins bien, et généralement, je me sens de mieux en mieux. J’ai la condition pour ça, je joue quatre à cinq jours par semaine toute l’année. Pour moi, plus c’est long, mieux c’est, et je suis prêt à jouer toute la nuit s’il le faut. J’ai un gros edge et je pense savoir comment l’extraire quand les gens sont fatigués. Les erreurs sont plus fréquentes, donc il y a plus de value. Même si les séries ou festivals commencent mal, et ça m’est arrivé plusieurs fois ces derniers-temps, je sais qu’une chance peut se présenter sur la fin. Ce n’est pas la première fois ».
31 concurrents accompagnent le Portugais au Day 3 de ce High Roller record de 512 entrées. Parmi eux, quatre mousquetaires ! Alex Réard a proposé une démonstration de conservation de stack, traversant les épreuves avec solidité sans jamais monter de gros tapis. Le Team Pro Unibet reviendra demain avec 20 blindes, soit deux de moins que Cédric “CrazyDonkey” Schwaederle. Le top reg online français n’a pas eu beaucoup de jetons, ni beaucoup de mains sur la fin de journée, mais Cédric a fait parler sa science de la grind. Quelques re-steals, quelques défenses, et quelques fines values, à l’image de cette paire de valets sournoisement valorisée sur un board K
Q
6
6
3
dans un pot 3-way où tout le monde avait check jusqu’à la river.
En bas de chipcount, n’enterrons pas non plus nos deux amateurs. Qualifié sur le satellite à 1 100 € pour son premier 10k, Badr Douch représentera le clan des “regs parisiens”. « Enfin, plus vriament reg, corrige le joueur. Avec le boulot et la familles je ne vais plus trop en cercle. Je me prends des vacances pour jouer ce genre de tournoi. C’est une expérience géniale, j’ai eu des tables de fou, notamment celle avec Fabrice Bigot, Ben Heath, Ancras Nemeth, Kaverman… Mais ça va, j’ai su bien gérer ». En position de lanterne rouge, avec 7 blindes, il reste encore Mikael Guenni. L’amateur français n’est certes pas favori mais ne vous inquiétez pas : cela fait environ cinq heures que Mikael est dernier du tournoi et refuse de mourir. N’hésitant pas à se laisser tomber à cinq blindes, Mikael a encore trouvé le double-up à cinq minutes de la fin sur un duel A
8
contre A
2
. Une chose est sûre, Mika ne lâchera pas.
Chipcount High Roller 10 300 € - 32 left
| Joueur | Nationalité | Jetons |
|---|---|---|
| Ehsan Amiri | Australie | 2 860 000 |
| Robin Ylitalo | Suède | 2 330 000 |
| Olivier Weis | Allemagne | 1 930 000 |
| Luca Marki | Italie | 1 625 000 |
| Niukita Kuznetzov | Russie | 1 450 000 |
| Alex Keating | USA | 1 305 000 |
| Joao Vieira | Portugal | 1 300 000 |
| Mario Arrocha | Moldavie | 1 045 000 |
| Vladas Tamasauskas | Lituanie | 1 010 000 |
| Ihar Soka | Biélorussie | 915 000 |
| .... | Séléction | ... |
| Timothy Adams | Canada | 635 000 |
| Daniel Smiljkovic | Allemagne | 560 000 |
| Scott Margereeson | UK | 535 000 |
| Cédric Schwaederle | France | 455 000 |
| Marton Czuczor | Hongrie | 410 000 |
| Alex Réard | France | 390 000 |
| Ben Heath | UK | 365 000 |
| Badr Douch | France | 280 000 |
| Mikael Guenni | France | 145 000 |
Julien Sitbon n'a pas démérité non plus, résistant pendant de longues heures malgré son shortstack, pour finalement terminer en 51e position (20 650 €). Fabrice Bigot, Frédéric Popot (17 950 €), Jean-Noël Thorel (20 650 €), Fabrice Maltez et Jérome Finck (23 750 €) repartent également avec un min-cash honorable.
| Classement | Gains |
|---|---|
| 1er | 970 200 € |
| 2e | 606 750 € |
| 3e | 433 350 € |
| 4e | 333 400 € |
| 5e | 256 500 € |
| 6e | 197 300 € |
| 7e | 151 800 € |
| 8e | 116 750 € |
| 9e | 90 950 € |
| 10-11e | 75 800 € |
| 12-13e | 63 150 € |
| 14-15e | 54 900 € |
| 16-17e | 47 750 € |
| 18-20e | 41 500 € |
| 21-23e | 36 100 € |
| 24-27e | 31 350 € |
| 28-31e | 27 300 € |
| 32-39e | 23 750 € |







