Chipleader au départ de la finale, Enis Rouissi échoue finalement au pied du podium. L’amateur a joué crânement sa chance, prenant le large en début de finale, avant d’être pris la main dans le sac, pour finalement terminer sur un set-up imparable. Son bourreau, Blaz Zerjav prend une sérieuse option.
1 100 € FPS Main Event (Finale)
Enis nous avait prévenu : il n’était pas venu pour jouer les paliers. Selon lui, la pression était sur les épaules des joueurs “dont c’est le métier”. Rouissi a lié les actes aux paroles, déroulant son poker téméraire, agressif. Et le plan a parfaitement marché. Du moins, au début.
Démarrant la partie avec deux 3-bet light, Rouissi creusait l’écart avec ses poursuivants. Il dicte le rythme, encaisse plusieurs petits pots, jusqu’à tutoyer les 60 millions de jetons. Le tournant survient quelques mains après l’élimination de Pyzara.
Open Rouissi sur la blinde de Zerjav, qui défend avec Q
10
. Le flop vient 9
A
Q
, premier barrel 2BB, c’est payé. Sur la turn 3
, Enis continue son histoire : 6 800 000, un peu plus de mi-pot, payé encore. River 8
, Enis va au bout de son idée… Tapis pour les 7 000 000 restant au Slovène. Zerjav prend une petite minute, mais la côte est trop belle : Payé avec deuxième paire et Rouissi montre alors… 6
2
. Pampa total.
Zerjav vient de remporter le plus gros pot du tournoi et passe directement de la dernière à la première place, avec 40 000 000, juste devant Rouissi.
Parti bon dernier au départ de la finale, Blaz Zerjav récupère le chiplead qu'il avait abandonné au moment du 30 left
Dans la foulée, Zerjav gratte un autre petit pot au Français, qui se retrouve juste sous les vingt blindes. L’affaire se conclut sur un “cooler”. Deux Dames chez Rouissi, deux Rois chez Zerjav, tout part au milieu. Le même set-up que contre Kopçar Pyzara, aux portes de la finale. Mais cette fois, aucune dame ne viendra sauver Rouissi. Le Franco-Tunisien tire sa révérence en 4e position, pour 161 710 €. Une performance exceptionnelle pour le joueur qui s’est mis aux tournois Live depuis seulement un an.
Notre dernière chance française répond au nom de Yassine Baqal. Le Parisien s’accroche à l’arrière du train depuis le début de journée et refuse de mourir. Saura-t-il renverser les deux top regs hollando-slovène qui le sépare d’un exploit monumental ?




